François de LAVAL  (Montigny-sur-Avre 1623 - Québec 1708)

Sources : http://www.geocities.com/hgig.geo/lav_eveques_quebec.htm


La Grande Recrue de 1659

(colons pour Montréal)

 

Navires à Québec en 1659

 

L’historien Marcel Trudel parle d’une flotte de trois navires en 1659, soit le Sacrifice d’Abraham, le Prince Guillaume et le Saint-André. Ce dernier est commandé par le

capitaine Guillaume Poulet. Les maîtres Isaïe GUYESMEUX et Guillaume HEURTIN sont à bord de ces navires mais il ne sait lesquels. Les marchands Pierre GAIGNEUR,

Arnauld PÉRÉ, Daniel BAILLE, Thomas AMARY et Mathurin MORISSET sont de passage à Québec. Trudel identifie 248 nouveaux immigrants sur 300 personnes, dont

109 pour Montréal. Il mentionne aussi la confirmation de 84 pêcheurs normands en mai à l’île Percée.

 

Premier évêque de Québec

Le 16 juin 1659 le Sacrifice d'Abraham jette l'ancre à Québec. Parmi les passagers qui débarquent le lendemain il y a un nouvel évêque, François de LAVAL. Il a amené avec lui

quelques prêtres : Jean TORCAPEL, Philippe PELLERIN, Henri de BERNIÈRE et Charles de LAUZON de Charny. Il arrive dans la controverse. En effet les Associés de

Montréal avaient proposé leur candidat, le sulpicien Gabriel de THUBIÈRES de Levy de Queylus, avec l'appui des autorités royales mais non celles des Jésuites. Ces derniers

soumettent alors à la cour leur ancien élève François de LAVAL. Cela réveille un conflit latent avec l'archevêché de Rouen et Rome sur la juridiction ecclésiastique en Nouvelle-France.

Le 8 décembre 1658, secrètement mais avec l'appui de la cour qui s'est rangée du côté des Jésuites, François de LAVAL est consacré « évêque de Pétrée » * dans la chapelle de la

Vierge (aujourd'hui disparue) de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Le 27 mars 1659 des lettres patentes, ordonnées par la régente mère Anne d'Autriche, nomment François de

LAVAL vicaire apostolique. Fruit d'un compromis entre Mgr HARLAY, archevêque de Rouen et Rome avec les autorités royales, c'est enfin le départ le 13 avril suivant à La Rochelle

pour LAVAL « pour faire les fonctions épiscopales, sans préjudice des droits de la juridiction ordinaire, et cela, en attendant l’érection d’un évêché dont le titulaire sera

suffragant de l’archevêque de Rouen ». Cette querelle prendra fin lorsque LAVAL recevra de France une lettre de cachet ordonnant le retour immédiat de l'abbé de Queylus.

 

En mai 1659 le nouvel évêque s'est déjà mis à l'œuvre, il confirme 84 pêcheurs normands (voir la liste en cliquant sur le lien autres gens de mer et immigrants de 1659 en bas

de la page) lorsque son navire, le Sacrifice d'Abraham, fait escale à l'île Percée. François de LAVAL venait d'arriver dans un vaste pays qui s'étendait des rives du fleuve Saint-

Laurent et de l'Acadie à celles du Mississippi. Toutefois la population française avoisinait à peine 2 000 âmes réparties en trois centres principaux sur une distance d'environ 60 

lieues (240 km). La région de Québec avec la ville même, les seigneuries de Beauport, Beaupré, Notre-Dame-des-Anges et Lauson, avait près de 1 200 habitants; quelques centaines

de colons étaient établis à Trois-Rivières et dans les seigneuries du Cap-de-la-Madeleine, de Sainte-Anne et de Champlain et l'avant-poste de l'île de Montréal. Puis finalement 

l'Acadie avec plus de 500 habitants. Les fidèles étaient desservis par des missionnaires. Il n'y avait que trois églises avec un curé, deux de ville : Québec et Ville-Marie; et une de

campagne : Beaupré.

 

Craignant d'avoir les mêmes querelles qu'il avait rencontré en France et soucieux d'assurer son autorité LAVAL crée trois mois après son arrivée une officialité, un tribunal ecclésiastique.

Il y aura de « grandes brouilleries », notamment avec le gouverneur parfois pour de simples querelles de préséance mais surtout pour le trafic de l'eau-de-vie, de même qu'avec les

commerçants. LAVAL voulait empêcher ces derniers, soutenus par l'état, de faire le trafic de l'eau-de-vie avec les Indiens pour pouvoir mieux les exploiter par la suite. Sa défense de la

dignité des Indiens contre ce commerce montre qu'il était désireux de répondre aux besoins spirituels de tous ses ouailles, sans exception, éparpillés aux quatre coins de son immense

diocèse, LAVAL ira donc faire des visites pastorales chez eux à pied, en canot ou en raquette. En 1660 il complète déjà sa première visite à Gaspé. De plus voulant défendre son autorité

et les intérêts de son Église, cet infatigable voyageur se rendra trois fois en France. En 1662 il obtient le soutien des autorités royales contre le commerce de l'eau-de-vie et pour le renvoi

du gouverneur, l'établissement du séminaire de Québec ainsi que d'une dîme pour la subsistance des curés, pour pouvoir établir de nouvelles paroisses. De retour son autorité est encore

contestée, non seulement par le gouverneur, mais aussi d'une part par la Compagnie des Indes occidentales pour la nomination de prêtres et l'établissement de cures, et d'autre part par

les colons pour la perception de la dîme. Son église menacée de ruine LAVAL, déterminé à ne pas revenir sans avoir obtenu son diocèse, part en 1671 et reste quatre ans en France. Il

revient enfin en 1675 avec le titre d'évêque. Il part alors faire une autre visite de son diocèse au printemps de 1676. Il s'embarque pour la France de nouveau en 1678, encore une fois 

pour convaincre, mais en vain, le roi de révoquer le libre commerce de l'eau-de-vie et de l'érection des cures. Revenu à l'automne 1680 il fait une autre visite de son diocèse au 

printemps de 1681. Ce qui l'épuise et il tombe gravement malade. Cela le persuade alors qu'il faut un évêque plus jeune. Au cours de son dernier voyage en France en 1684 il remettra 

sa démission. Sur les 30 années de son épiscopat il en aura passé 18 à Québec. Malgré son différend avec le nouvel évêque qui voulait modifier profondément l'organisation de l'église

canadienne, dont le rôle du séminaire, sur promesse de ne lui causer aucun embarras, il obtient de ses supérieurs la faveur de revenir à Québec pour y finir ses jours. Revenu le 3 juin 

1688 il se met alors au service de son successeur : Jean-Baptiste de LACROIX de Chevrières et de Saint-Vallier.

 

Durant sa retraite il eut la terrible douleur de voir l'oeuvre de sa vie partir en fumée deux fois : en 1701 le séminaire, la chapelle et le presbytère brûlent dans un incendie; de même
qu'en 1705 après la reconstruction du séminaire qui flambe de nouveau.
 
Malgré les difficultés de l'établissement des dîmes les colons aimaient profondément et vénéraient cet évêque
courageux, tout dévoué à son Église, pieux, humble et surtout immensément charitable. Il ne ménagea ni son dévouement, soignant les malades à l'hôpital lors de l'épidémie apportée
par le
Saint-André en 1659; ni ses biens pour aider les pauvres, lui qui n'avait que 1000L de revenu assuré, il distribua en secret d'énormes sommes (dont 10 000 écus en trois ans selon
un contemporain, Bertrand de LATOUR). Tous étaient conscients des grands progrès accomplis sous Mgr de
LAVAL : de 1659 à 1688 le nombre des paroisses est passé de 5 à 35, 
des prêtres de 24 à 102 (36 jésuites, 19 sulpiciens, 14 récollets et 33 séculiers, parmi eux 13 Canadiens) et des religieuses de 32 à 97 environ (parmi elles 50 Canadiennes). Il avait non
seulement jeté les bases mais commencé l’édification d’une nouvelle Église nationale. Après son décès le 6 mai 1708 « 
les peuples l’ont pour ainsi dire canonisé, écrit l’intendant
Jacques RAUDOT
, ayant eu la même vénération pour son corps qu’on a pour ceux des saints, étant venus en foule de tous côtés ».

 

François de LAVAL est béatifié le 22 juin 1980 par le pape Jean-Paul II en la basilique de Saint-Pierre de Rome. Durant la même cérémonie mère Marie de l'Incarnation
et la religieuse iroquoise Kateri TETAKWITHA sont reconnues bienheureuses. Le 3 avril 2014 François de LAVAL est sanctifié par le pape François.

 

La Grande Recrue de 1659

 

En mai.

********* 

Sources : Canada-Québec; Synthèse historique, pages 180-182. Denis Vaugeois et Jacques Lacoursière; Canonisation François de Laval in http://www.francoisdelaval.com/canonisation.html; 
Catalogue des Immigrants, page 392. Trudel, Marcel; Dictionnaire bibliographique du Canada en ligne, François de Laval in http://www.biographi.ca/FR/ShowBio.asp?BioId=35012&query=laval;
Relations des Jésuites, Journal des Jésuites, vol. 45, pages 96-114 in http://puffin.creighton.edu/jesuit/relations/; François de Montmorency-Laval - Wikipédia in http://fr.wikipedia.org/wiki/Francois_de_Laval

* Pétrée, «
siège suffrageant d'Hiéropolis », est situé en Mésopotamie. Sources : Canada-Québec; Synthèse historique, page 182. Denis Vaugeois et Jacques Lacoursière.

  1659

No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

734

« navire de Nicolas DENYS »

   

Nicolas DENYS

 

France d début mai

Acadie dép oct

735

Le Sacrifice d’Abraham

300 Tx

Isaïe GUYESMEUX ou Guil. HEURTIN

 

Pierre GAIGNEUR

La Rochelle

Île Percée mai, Québec 16 jun

18 hres, dép 4 aoû 11 hres

 

736

Le Prince Guillaume, de Flessingue

150-180 Tx

Isaïe GUYESMEUX ou Guil. HEURTIN

 

Jcs PÉPIN, Jehan RAULE

idem

Acadie et (p-ê) Québec

 

737

Le Saint-André, de La Rochelle

300 Tx

Guillaume POULET, capitaine

Jn NEZEREAU

Jacques MOUSNIER

La Rochelle

Qc 7 sep 19 hres, dép 22 oct

 

 

No

Membres d’équipage et passagers

Observations diverses

Sources

734

Voyage annuel du navire de Nicolas DENYS pour la pêche et la traite.

DENYSNICOLAS in web DBC

735

Passagers arrivée :

- BERNIÈRES (de), Henri

- LALEMANT, Jérôme

- LAUZON (de), sieur de Charny, Charles

- LAVAL (de), François

- PELLERIN, Philippe

- TORCAPEL, Jean

(prob. dans ce navire)

- * DURAND, …

- * GAIGNEUR, Pierre

- * POÈTE ou Poite, Rolline

- * RAINVILLE (de), Anne

- * RAINVILLE (de), Charles

- * RAINVILLE (de), Jean

- * RAINVILLE (de), Marie

- * RAINVILLE (de), Marthe

- * RAINVILLE (de), Paul

- * ROBERDON, André

 

Passagers départ :

- LeVAILLANT, Georges

- FREMIN, Jacques

- NAU de Fossambault, Marie-Catherine

- PEUVRET, sieur DuMesnu, Jean-Baptiste

- RICHARD, André

Engagement pour trois ans à Antoine GRIGNON, marchand à La Rochelle, au nom d’Eustache LAMBERT de Québec (P. Moreau, notaire à La Rochelle). Cet engagé s’est probablement embarqué dans ce navire :

- (503) 20 avril - André ROBERDON, de Nantes, 25 ans,  meunier, 80L par an.

 

Le 16 juin  sur les six heures du soir arrive de France à Québec le premier navire de l'année, avec à son bord : un nouvel évêque François de LAVAL, M. de Charny, le père jésuite LALEMANT et les prêtres MM. Jean TORCAPEL et Philippe PELERIN, « que leurs infirmités, dit M. de la Tour, obligèrent l’année suivante de retourner en France » et M. Henri de BERNIÈRES. Le vaisseau de Pierre GAIGNEUR repart le 4 août sur les 11 heures du matin emmenant vers la France : MM. Le Vaillant et du Menu, Mme La Citière (Marie-Catherine NAU de Fossambault) et les pères jésuites RICHARD et FREMIN. Le nouvel évêque confirme 84 pêcheurs normands et une famille immigrante : Paul de RAINVILLE, Rolline POÊTE et leurs enfants Anne, CharlesJean, Marie et Marthe de RAINVILLE. Cette famille s’est sans aucun doute embarquée sur ce navire, de même que le valet du nouvel évêque DURAND.

 

Trudel mentionne que les maîtres Isaïe GUYESMEUX et Guillaume HEURTIN sans dire sur quel navire ils servaient. Peut-être ce navire ? De plus le marchand Pierre GAIGNEUR, qui arme ce navire, est de passage à Québec en 1659. Il s'y est sans aucun doute embarqué.

 

En 1659 l’armateur Pierre GAIGNEUR, marchand à La Rochelle, devant le notaire Cherbonnier, à La Rochelle, « vend à Pierre BOURDAULT, marchand, 1150 livres ‘d’orignatz ratz bons marchans’ au taux de 28S tournois, le tout livrable à La Rochelle ou à l’Île de Ré ».

CI : 392

DGFQ : 664, 665

RHAF, 4 : 494
Cherbonnier 1659, 14/03 (LR)

RJ, 45 : 96, 104

736

 

Le navire est affrété par Jacques PEPIN et Jehan RAULE représentés par Jean GHELEIN pour 1250L par mois pour une traversée à destination de « la coste de l'Acadie, Baston, et autres endroits qui luy semblera bons ». Trudel mentionne les maîtres Isaïe GUYESMEUX et Guillaume HEURTIN sans dire sur quel navire ils servaient. Est-ce sur ce navire et qui d'après lui, est peut-être aussi venu à Québec ?

 

CI : 392

NNCC : 183

BMUN de L.R., Moreau 1659, 26/05 (LR)

RHAF, 4 : 494
Moreau 1659, 26/05 (LR)

737

 

Passagers arrivée :

- ALTON, Étiennette

- ARDOUIN dit Lafontaine, Étienne

- AUGRIN, Jean

- AVERTY dit Langevin, Julien

- AVRARD, Catherine

- BAILLY dit Lafleur, François

- BAUDREAU dit Graveline, Urbain

- BEAUJEAN, Élie

- BEAUJEAN, Suzanne

- BELOY ou BLOIS dit Servigny, Julien

- BÉRIAU, Jacques

- BOUET, Françoise

- BOUET/BOVET, Renée

- BOUMIN ou BONNIN, Jacques

- BOURGEOYS, Marguerite

- BOURGET, André

- BOUVIER, Michel

- BRIGEARD (de), Claude

- BROTHIER, Jean

- CAMUS, Élisabeth

- CARDINAL, Jacques

- CARDINAL, Jean

- CARDINAL, Simon

- CELIER, Jean

- CHARBONNEAU, Anne

- CHARBONNEAU, Olivier

- CHARLES, Catherine

- CHARRIER, Élie

- CHATEL ou CHASTEL, Edmée ou Aimée

- COCHELIER dit LePicard, Respin

- COIGNON, Antoine

- COIGNON, Suzanne

- CONDRAT, Jean

- COURTEMANCHE dit Jolycoeur, Antoine

- CRÉPEAU, Jeanne

- CROLEAU, Catherine

- CUILLERIER dit Léveillé, René

- DARDENNE, Marie

- DAVIGNON, Noël

- DELUGERAT dit Desmoulins, Pierre

- DERIÉ, Gabriel

- DeROUVRAY, Julien

- DESBORDES, Mathurine

- DEVESNE dit Chagnolet, Gilles

- DUVERGER, Françoise

- DUVERGER, Suzanne

- FABREQUET (de), Madeleine

- FEZERET, Claude

- FEZERET, René

- FONTENEAU, Jérémie

- FONTENEAU, Marie

- GABRIEL (de), Suzanne

- GARNIER, Louise

- GARNIER, Marie

- GARNIER Michèle

- GAUCHET de Belleville, Catherine

- GOYER ou GOGUET, Marie-Anne

- GOYER ou GOGUET, Pierre

- GRIMAULT, Jacques

- GUIBERGE, Jeanne

- GUIBERGE, Marie

- GUIBERGE, Pierre

- GUILBAULT, Suzanne

- HIOU, Anne

- HODIAU, Urbaine

- HUET, Antoine

- IMBERT, …

- LAPLACE (de), …

- LAVAL ou DUVAL, Jacques

- LAVIGNE, Jean-Baptiste

- LEBLANC, Jean

- LEBREUIL, Louise-Thérèse

- LÉGAL, Noël

- LEMAÎTRE, Denise

- LEMAÎTRE, Jacques

- LEPRÊTRE, Jacques

- LOTIER, Catherine

- MACLIN, Marguerite

- MAGNÉ, …

- MAILLET, Marie

- MANCE, Jeanne

- MARCHAND, Catherine

- MARTINEAU, Jean

- MASSÉ ou Macé, Catherine

- MASTA, Jacques

- MASTA, Mathurin

- MATHIEU, Jean

- MÉTIVIER, Jacques

- MEUNIER ou LeMousnier, Marie

- MILLET, Jacques

- MOREAU de BRÉSOLES, Judith

- MOREAU, Pierre

- MOREAU, René

- MOUSNIER ou Monier, Thomas

- NEVEU dit Laverdure, Pierre

- PAJOT, Richard

- PAULO, Marie

- PELLETIER, Antoine

- PERROY, Robert

- PÉRUSSEAU, Pierre

- PICOTÉ de Belestre, Perrine

- PICOTÉ, sieur de Belestre, Pierre

- RACAULT, Jean

- RACAULT, Jeanne

- RACAULT, Marguerite

- RAISIN, Marie

- REBOURS, Marguerite

- REGRENY, Mathurin

- RENAUD dit Desmoulins, Antoine

- RENOUIL Jean

- ROBUTEL, sieur de Saint-André, Claude

- ROUILLÉ ou Roulier, Mathurin

- ROY, Jean

- SAULNIER dit Duverdier, Françoise

- SIMON, Grégoire

- THIBODEAU, Catherine

- THIBODEAU, Jacques

- THIBODEAU, Jeanne

- THIBODEAU, Marguerite

- THIBODEAU, Mathurin

- TRAJOT, André

- TRUDEAU, Étienne

- VIGNAL, Guillaume

(prob. dans ce navire)

LAMARRE (de), Françoise

- DESORCY, Michel

- DESORCY, Michel

Passagers départ :

- …, Fiacre

- CHARTIER, sieur de Lotbinière, Louis-Théantre

- DENOYON, Jean

- ROBINEAU, sieur de Bécancour, René

- ROUER, sieur de Villeray, Louis

- THUBIÈRES de Levy de Queylus, Gabriel

- VIMONT, Barthélemi

La Recrue de 1659 pour Montréal fut une expédition très dramatique. Dès avant le départ de La Flèche les habitants de l'endroit, en apprenant que des religieuses et des jeunes filles vont partir pour s'embarquer à La Rochelle à destination du Nouveau Monde, sont sceptiques à la pensée que « ces frêles demoiselles » vont le faire de leur plein gré et croient plutôt qu"elles seront embarquées de force. Le 26 mai à la vue des chevaux ils leur bloquent la route et M. ROBUTEL de Saint-André et d'autres gentilshommes formant leur escorte forcent leur passage à travers la foule, la menaçant de leur épée. ROBUTEL amène avec lui sa nouvelle épouse Suzanne de GABRIEL.

 

Le navire est loué à Jean ou Jacques MOUSNIER pour 1400L par mois qui l'arme. À La Rochelle le propriétaire du navire Jean NEZEREAU ne veux pas appareiller, sans doute influencé par les événements, il exigeait que les passages soient payés d'avance et il semble même qu'il en profita pour augmenter ses prix au dernier moment. D'après Marguerite BOURGEOYS il demandait alors 175L au lieu des 50 convenues pour elle et chacune de ses compagnes y compris les provisions et les coffres. Jeanne MANCE, à la suite d'un contrat passé avec les colons venus en famille, obtint d'un marchand l'argent nécessaire. La somme exigée pour leur passage et leur nourriture par mademoiselle MANCE semble être de 75L par adulte et jeunes gens, 50L pour les adolescents et 25L pour les tout petits. Le 5 juin les familles s'étaient obligées solidairement à lui rembourser d'ici deux ans ces avances. Elles resteront longtemps débitrices de Jeanne MANCE puisque celle-ci ne leur remettra une quittance définitive devant le notaire Basset qu'en 1669, soit dix ans après.

 

En juillet le navire le Saint-André est prêt à partir mais il a servi pendant deux ans à la marine de navire hôpital et il n'a pas eu depuis de quarantaine et est infecté de la peste. À peine en mer la contagion gagne tous les passagers. Huit à dix personnes mourront en mer et peut-être dix-huit en tout avec ceux décédés à l'arrivée à Québec selon l'abbé Faillon qui en a fait le relevé. Le navire est arrivé à Québec le 7 septembre vers les 7 heures du soir et vu l'heure avancée on ne débarque que le lendemain. L'hôpital de Québec est rempli des malades les plus mal en point et les autres sont logés dans le « magasin de Montréal », un entrepôt où les marchandises étaient placées en attendant de partir sur de petits navires pour Montréal. Ce ne fut pas la seule épreuve qu'ils durent endurer car le navire « essuya les plus furieuses tempêtes et fut en danger évident de périr ». Les Relations signalent l'arrivée sur ce navire de deux prêtres : Jacques LEMAÎTRE et Guillaume VIGNAL, Sulpiciens. Sur le Rôle est mentionné que les deux prêtres sont :

« pour Monsieur Labbé de QUEYLUS ».


Voici les engagements relevés par Archange Godbout :

 

Engagements pour passer à Québec sur le Saint-André pour trois ans à Guillaume VIGNAL, prêtre logé au logis du Dauphin, à La Rochelle, paroisse St-Nicolas (Cherbonnier, notaire à La Rochelle) :
- (447) 11 mai - Respin COCHELIER dit Le Picart, 29 ans, de Clermont en Beauvaisis, compagnon menuisier, « 
travaillant présentement de son travail en la boutique de Guillaume VERGALIER, maître menuisier et sculpteur de cette ville, qui servira les soeurs Ursulines de son métier ou d’un autre emploi honnête », 110L par an, « avec tous les outils qui lui seront fournis », dont 40L d’avance.
- (448) 19 mai - Noël LEGALL, 22 ans, du Conquet, pays de Bretagne, compagnon menuisier, pour Québec ou Montréal. « 
Il servira VIGNAL ou un autre, en son métier ou en autre emploi », 80L par an, dont 40L d’avance. Sur le Rôle il est mentionné « pour Monsieur Labbé de QUEYLUS ».

Autre engagement d'après le Rôle « pour Monsieur VIGNAL » :

- Thomas MOUSNIER.


Engagements à Jeanne MANCE, pour l’Hôtel-Dieu de Montréal (Cherbonnier, notaire à La Rochelle) :

- (449) 5 mai - Pierre PERUSSEAU, de St-Jean d’Angély, laboureur.
- (450) Grégoire SIMON, de la Mauguignière, de Benay, près de Civray, laboureur à bras, pour 3 ans, 60
L par an.
- (451) 8 juin - Jean CELIER, de Riom en Auvergne. (D'après Archange Godbout (1) c'est devant le notaire Demontreau à La Rochelle aussi le 8 juin que ce défricheur et boulanger signe un engagement à la sœur Judith MOREAU, pour l'Hôtel-Dieu de Montréal pour 4 ans à 75
L par an).
- (452) René CUILLERIER, de Clermont près de La Flèche en Anjou, défricheur.
- (453) 12 juin - Jacques LAVAL ou DUVAL, de Paris, nom raturé sur le Rôle et remplacé par le suivant :

- Robert PERROY.
- (454) 21 juin - Pierre MOREAU, de La Rochelle.
- (455) 12 juin - Jacques BOUMIN, natif « 
de la paroisse delle » se trouvant à La Rochelle, engagé le 21 juin pour 3 ans pour Montréal à 60L par an.
- (456) Noël DAVIGNON, de La Rochelle, maître maçon, pour 3 ans à 100
L par an.
- (457) 18 juin - Marie POLÉON ou PAULO, elle sait signer (d'après Godbout engagée par Judith MOREAU). Elle était la servante des religieuses hospitalières.
« 
à la même obligations pour passage », familles de Maran :

- (458-459) 5 juin Olivier CHARBONNEAU et Marie GARNIER, son épouse et leur fille Anne, le couple s'engage à payer 175L à Mlle MANCE. Les deux dernières sont mentionnées sur le Rôle « pour Mr SOUART ».
- (460-461) Pierre GOYER et Louise GARNIER, et leur fille Marie-Anne, le couple s'engage à rembourser 175
L à Jeanne MANCE. Les deux dernières sont mentionnées sur le Rôle « pour Mr SOUART ».
- (462-463) Simon CARDINAULT et Michèle GARNIER, celle-ci est mentionnée sur le Rôle « 
pour Mr SOUART », et leurs deux fils, Jacques et Jean, le couple s'engage à payer 225L à Mlle MANCE.
- (464-465) Jean LEROY et Françoise BOVET, le couple s'engage à rembourser 150
L à Jeanne MANCE. Cette dernière est mentionnée sur le Rôle « pour Mr SOUART ».
- (466-467) Mathurin THIBAUDEAU et Catherine CRAT/AVRARD, le couple s’engage à cette date à payer à Mlle MANCE 350
L « pour frais de passage à Québec avec leurs quatre enfants » : Catherine, Jeanne, Jacques et Marguerite THIBODEAU. L'épouse et les trois filles sont mentionnées sur le Rôle « pour Mr SOUART ».

- (468-469) Jean RACAULT et Renée BOVET, leurs deux filles, Jeanne et Marguerite RACAULT et le fils de la dite BOUET, Antoine PELLETIER, le couple s'engage à rembourser 275L à Jeanne MANCE. La famille se désiste le 21 juin et est remplacée par la suivante :

- Pierre De LUGERAT, né à Gemozac en Saintonge, charpentier, nommé Desmoulins sur le rôle et Jeanne CRESPAULT, celle-ci est mentionnée sur le Rôle « pour Mr SOUART », et le fils de cette dernière Antoine REGNAULT, le couple s'engage à rembourser 225L à Jeanne MANCE.
- (470-471) Pierre GUIBERGE et Mathurine DESBORDES et leurs deux filles, Jeanne et Marie GUIBERGE, le couple s'engage à payer 225
L à Mlle MANCE. Ces dernières sont mentionnées sur le Rôle « pour Mr SOUART ».
- (472-473) Élie BOJON/BEAUJEAN et Suzanne COUGNON/COIGNON, à aller « 
s’habituer en l’île de Montréal » et leur fille, Suzanne BEAUJEAN et le frère de sa femme, Antoine COIGNON, le couple s’engage à rembourser 225L à Jeanne MANCE pour la traversée. Les deux femmes sont mentionnées sur le Rôle « pour Mr SOUART ».

Autres engagements d’après le Rôle du navire à Jeanne MANCE :

- Urbain BAUDREAU dit Graveline.

- MAGNÉ.

- André TREIAULT ou TRAJOT.


Engagements ou obligations pour passage à Jérôme LE ROYER au nom de l’abbé de CAYLUS de Montréal (Demontreau, notaire à La Rochelle) :

- (474-475) 8 juin - Claude FEZERET, maître serrurier et sa femme, Suzanne GUILLEBAULT et leur fils René, serrurier qui les accompagnait.

- (476) André BOURGET, maçon et tailleur de pierre, demeurant à La Rochelle, pour aller travailler à Montréal pour 3 ans à 100L par an. En marge de son nom sur le rôle est écrit : « s'est caché », il n'est donc pas venu au pays.
- (477) Jean CONDRAT, maçon et tailleur de pierre, demeurant à La Rochelle, pour 3 ans à 100
L par an. En marge de son nom sur le rôle est écrit : « s'est caché », il n'est donc pas venu au pays.
- (478) Gilles de VIME ou DEVESNE dit Chagnolet, maçon et tailleur de pierre, pour 3 ans à 100
L par an.
- (479) Jacques MESTIVIER, maçon et tailleur de pierre, pour 3 ans, 100
L par an.
- (480) Jacques MARETEAU ou MARSETTEAU ou MASTA, maçon et tailleur de pierre, pour deux ans avec son fils (suivant), 140
L par an pour les deux.
- (481) Mathurin MARETEAU ou MARSETTEAU ou MASTA, maçon et tailleur de pierre.
- (482) Étienne TRUTEAU, de La Rochelle, charpentier.
- (483-484) Henri ou François BAILLY, maître mâcon et entrepreneur de bâtiments et sa femme, Marie FONTENEAU et d’après le Rôle du navire son beau-père Jérémie FONTENEAU.
- (485) René MOREAU, de Clermont en Auvergne, défricheur, pour 5 ans.
- (486) Étienne HARDOUIN, de Clermont en Auvergne, défricheur, pour 5 ans.
- (487) Jacques LE PRETRE, du Loreau-Beconnais, près d’Angers, pour 5 ans, 60
L par an.
- (488) Julien AVERTY, de La Flèche en Anjou, serrurier, pour travailler cinq ans à Montréal, avance de 75
L.

- (489) Pierre NEVEU, de Béré près d’Angers, fendeur de bois et défricheur.
- 29 juin - Gabriel de RIÉ, défricheur.

 

Autres engagements d’après le Rôle du navire « pour Monsieur Labbé de QUEYLUS » :

- Jacques BÉRIAU, maçon.

- Antoine HUET, défricheur, probablement décédé en mer.

- Mathurin ROUILLÉ, défricheur.


Engagements à Jérôme LE ROYER au nom de M. SOUART, prêtre de Montréal (Demontreau, notaire à La Rochelle) :

- (490) 8 juin - Jean RENOU, de Mézéré au Maine, défricheur.
- (491) Jean MARTINEAU, de St-Germain du Val, défricheur, pour 5 ans, 70
L par an.
- (492) Antoine COURTIMANCHE, de St-Pierre de Chavillé, défricheur pour 5 ans pour Montréal à 65
L par an.

- Julien BLOYS, de Clermont, Maine, défricheur,  pour travailler à Montréal pour cinq ans à 70L par an.
- Marie DARDENNE, son nom est mentionné sur le rôle comme «
la femme de Jacques BEAUCHAMPS, pour Mr SOUART ».

- Catherine GAUCHET, cousine de Mr SOUART dont il a défrayé les frais de passage.


Engagements pour Montréal à Claude RABUSSEL, sieur de Saint-André (Demontreau, notaire à La Rochelle) :

- (493) 8 juin - Michel BOUVIER, de La Flèche en Anjou, maçon, pour 3 ans à 80L par an.
- (494) Jean LEBLANC, de La Flèche en Anjou, maçon. « Jehan LEBLANC
, défricheur » est rayé sur le Rôle du navire.

Engagement d’après le Rôle du navire à Claude ROBUTEL, sieur de Saint-André :

- Étiennette SALTON ou ALTON, de la Flèche, Anjou.

Engagements pour Québec ou Montréal à Jacques MOUSNIER (Demontreau, notaire à La Rochelle) :

- (495) 26 juin - Jean AUGRIN, du bourg de Commer, Bas-Maine, pour travailler à Montréal ou à Québec, 50L par an. Pas sur le Rôle du navire.
- (496) 30 juin - Jacques MILLET, du village de Bourgain, paroisse de Bourneau en Bas Poitou, défricheur et faiseur de treilles, pour Montréal ou Québec pour 3 ans, 60
L par an, avec passage aller et retour gratuit.

 

Engagements à François PERRON et Michel DESORCIS (Cherbonnier, notaire à La Rochelle) :

- (497) 27 juin - Mathurin REGRENY, de Ré, 25 ans, tonnelier et laboureur, pour Montréal pour 3 ans, à 75L par an dont une avance de 55L.

- (498) 27 juin - Jacques GRIMAUX, de Champigné le Sec à une lieue de Mirebeau en Anjou, 23 ans,  laboureur, à 75L par an dont 55L d'avance, s'embarquera sur le Saint-André.

- (499) Élie CHARRIER, des Herbiers en Poitou, 37 ans, 80L par an dont une avance de 35L pour aller servir Mathurin GAGNON, habitant de la côte de Beaupré, « sera nourri aux frais du dit PERRON jusqu'à son embarquement sur le St-André ».

- (500) Jean MATHIEU, de Tapy, Angoumois (Charente), 23 ans, pour trois ans à 75L par an, 55L avancées, pour servir Pierre LEFEBVRE, des Trois-Rivières, « a été nourri dès il y a sept semaines et le sera jusqu'à son embarquement sur le St-André, aux frais du dit PERRON ».

- (501) Jean BROTHIER, né au bourg d'Aytré en Aunis, 18 ans, fils de Pierre BROTHIER, laboureur et d'Anne CHAPOTTE pour 4 ans à 25L par an.

Le marchand Michel DESORCY n’est pas sur le rôle du navire. Pourtant associé de François PERRON, il lève des engagés à La Rochelle en 1659 et écrit Archange Godbout : « ils devront servir le dit DESORCIS ou d'autres et s'embarqueront sur le St-André ». Comme il est cité à Québec le 10 janvier 1660 nous croyons donc qu’il s’est aucun doute embarqué sur ce navire avec sa femme Françoise de LAMARRE et leur fils Michel

Engagements selon le Rôle de la recrue comme soldats pour le fort :

- Monsr. de BELAISTRE.

- Mr de BRIGEAT, de Ligny en Barrois.

- Mr de la PLACE, probablement décédé en mer.

- Mr De La VIGNE.

- Mr De ROUVRÉ.

- Mr IMBERT, probablement décédé en mer.

 

Religieuses :

- Sœur Catherine MACÉ, d'après le Rôle « religieuse hospitalière ».

- Sœur Marie MAILLET, d'après le Rôle « religieuse hospitalière ».

- La Mere Judith MOREAU de Bresolles superieure.

 

Jeunes filles recrutées par Jeanne MANCE :

- Mlle BELAISTRE.

- Catherine CHARLES.

- Françoise DUVERGER.

- Suzanne DUVERGER.

- Louise-Thérèse LEBREUIL.

- Denise LEMAISTRE.

- Catherine LOTIER.

- Catherine MARCHANT.

- Françoise SAUNIER.

- Anne YOU.

 

Personnes accompagnant Marguerite BOURGEOYS :

- Edmée ou Aimée CHASTEL, engagée comme maîtresse d'école.

- Catherine CROLO, une des fondatrices de la Congrégation Notre-Dame se trouvant au couvent de la Congrégation de la ville de Troyes et voulant aller à Ville-Marie.

- Richard PAJOT, engagé, probablement décédé en mer.

- Marie RAISIN, recrutée comme auxiliaire.

 

« Pour lhabitation Envoies par le Sr de La Dauversière » :

- Madeleine FABRECQUE.

- Élisabeth LECAMUS.

- Marguerite MACLIN.

- Marguerite REBOURS.

 

Autres passagers :

- Urbaine ODIAU et Marie MOUSNIER, sur le Rôle on mentionne : « Pour ODIAU dict la flèche : Marie MOUSNIER, femme du dit ODIAU : la fille du dit ODIAU ». Elles venaient rejoindre Sébastien HODIAU, leur père et époux.

 

D'après E.-Z. Massicotte 8 à 10 personnes sont décédées en mer et d'autres meurent peu après leur arrivée. Ces victimes sont : les sieur IMBERT et de la PLACE, soldats, Jérémie FONTENEAU, Jacques MARETEAU, Antoine HUET, Richard PAJOT, Jacques BONNIN, André TÉRIAULT, Pierre et Marie GUIBERGE, Jacques MARGUERITE, Catherine, Jacques et Jeanne THIBODEAU. Il faut rajouter à cette liste les noms de Jacques MÉTIVIER, Madeleine FABRECQUE et Marguerite THIBODEAU qui décèdent peu après leur arrivée à Montréal.

 

Le 22 octobre repart le vaisseau du capitaine POULET avec le père jésuite Barthélemy VIMONT, Fiacre et Jean DENOYON, domestique des Jésuites, M. l’abbé de QUEYLUS, MM. de Bécancour, CHARTIER, Villeré et la plupart des marchands. Le navire relâche et ne peut repartir que le 26. L'abbé de QUEYLUS retournait en France avec deux autres Sulpiciens après que Mgr de LAVAL eut reçu de France une lettre de cachet, datée du 11 mai, exigeant leur retour. Cette lettre mettait fin au désaccord entre les deux hommes au sujet de la juridiction de l'archevêque de Rouen.

AG-59 : 20

AG-ERNF : 84
CI : 392

DGFQ : 19, 34, 35, 41, 69, 160, 171, 197, 225, 238, 284, 294, 295, 324, 336, 418, 513, 539, 667, 695, 703, 718, 782, 803, 829, 902, 903, 963, 975, 976, 979, 1000, 1050, 1078, 1095, 1127, 1129

NNCC : 190

RHAF, 4 : 494
Moreau 1659, 28/06 (LR)
RJ, 45 : 108, 110, 114

 

                                        autres engagés de 1659                      autres gens de mer et immigrants de 1659                      autres émigrants de 1659

Code de couleur des navires

marchands français

royaux

cabotage

construits en Nouvelle-France

anglais

autres Européens

pêcheurs

en traite et/ou saisies

prises anglaises ou autres

aux Antilles et autres îles

à la baie d’Hudson et/ou au nord

corsaires, flibustiers et pirates

combats, captures et/ou mutineries

avaries, échouages, naufrages et tempêtes

maladies et/ou décès

 

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