La création du Conseil souverain
en Nouvelle-France en 1663

Structures administrative de la Nouvelle-France Augustin de SAFFRAY de Mézy,
gouverneur de la Nouvelle-France
de 1663 à 1665
Sources : Charles Walter Simpson / BIBLIOTHÈQUE  
ET ARCHIVES Canada / C-013950 in http://www.recitus.qc.ca/images/main.php?g2_itemId=663
 Sources : 
http://www.axl.cefan.ulaval.ca/francophonie/
HISTfrQC_s1_Nlle-France.htm 
    Sources: http://www2.ville.montreal.qc.ca/
  archives/portraits/en/cards/P1464.shtm

 


Filles du roi en 1663

Couvent des Soeurs de la Providence, rue
Albert 1er à La Rochelle, congrégation qui administrait l'ancien hospice Saint-Joseph de la Providence d'où sont parties les 25 premières Filles du roi en 1663, aujourd'hui l'emplacement est occupé par le lycée Fénelon Notre-Dame.

Suite du Neptune françois, ou  atlas

nouveau des cartes marines
(cota  CA-11-3-R) 

Biblioteca Nacional de Portugal


Cette flûte est très semblable à L'Aigle d'Or, venue à Québec à deux reprises, en 1662 et 1663. La deuxième fois il y avait à bord 35 jeunes filles, les premières Filles du roi. De plus les premiers chevaux de Nouvelle-Frances ont arrivés sur ce même navire, soit quatre juments et un étalon.

Schéma sur le nombre d'hommes 

et de femmes célibataires en 1665
Sources : Collection de l’auteur, mars 2008 Sources : http://www.bnportugal.pt/ et http://purl.pt/23070/1/index.html#/16/html

Sources : Service national du RÉCIT de l'univers

social in http://www.recitus.qc.ca/images/

main.php?g2_itemId=483

1663

Arrivée des premières Filles du roi

Un nouveau gouverneur pour la Nouvelle-France et une rébellion à Plaisance

     
    L'historien J.-Roger Comeau écrit dans la biographie du capitaine Nicolas GARGOT de La Rochette dit Jambe de bois dans DBC (1) que tous les passagers pour Québec se sont embarqués sur le navire du roi l'Aigle d'Or. Une commission est accordée au capitaine le 28 mars 1663 pour Terre-Neuve et le Canada. Puis elle est enregistrée le 26 avril suivant à l'Amirauté de La Rochelle (2). Ensuite le 4 mai suivant il reçoit un ordre et des instructions pour le voyage de son navire et du Jardin de Hollande (3). Parmi les passagers il y a à bord le nouveau gouverneur et lieutenant général de la Nouvelle-France, Augustin de SAFFRAY de Mésy, l'évêque de Pétrée, François de LAVAL, qui revient d'un voyage en France, le secrétaire du gouverneur d'Avaugour, Louis PÉRONNE de Mazé et le commissaire envoyé par le ro i pour faire rapport sur le Canada, Louis GAUDAIS de Dupont. Le Journal des Jésuites de 1663 mentionne que ces derniers sont arrivés le 15 septembre dans une chaloupe venant de Tadoussac.

    Des deux navires du roi partis de La Rochelle seul le Jardin de Hollande relâche à Plaisance. L’hiver précédent les soldats de la garnison ont assassiné le gouverneur, frère du capitaine GUILLON, et l’aumônier du fort, puis ont commencé de s’entretuer. Quelques uns des coupables sont capturés par le capitaine qui les ramène à Québec. GARGOT fait alors leur procès et fait pendre un des assassins sur un râdeau au milieu de fleuve. Les deux navires du roi sont arrivés ensemble à Québec le 22 septembre .

Le legs des Filles du roi, « les mères de la nation québécoise »

    Les Filles du roi en 1663 se sont embarquées comme tous les autres passagers pour Québec dans l'un des deux navires du roi venus directement sans escale dans le fleuve Saint-Laurent, soit  l'Aigle d'Or de Brouage, et sont arrivées à Québec le 22 septembre 1663, comme le mentionne le Journal des Jésuites. 

      

   Dans son autobiographie écrite en 1697-1698, Marguerite BOURGEOYS, fondatrice de la Congrégation de Notre-Dame, est selon Yves Landry, la première à avoir employer l'expression « Filles du roi » pour désigner les filles à marier envoyées par le roi trente ans  plus tôt. L’historien Étienne-Michel Filion, qui a publié une vie de la religieuse en 1853, a écrit sur le sens qu’elle en donne : « elle désigne sous le nom de filles du roi de jeunes personnes que le roi faisait élever à l'hôpital général de Paris, toutes issues de légitimes mariages, les unes orphelines et les autres appartenant à des familles tomées dans la détresse ». 

       La contribution des Filles du roi, surnommées avec raison les « mères de la nation québécoise », dans l'histoire de la Nouvelle-France a été exceptionnel. La plupart des Québécois ont dans leur généalogie au moins une, et parfois même plusieurs, de ces filles.  L'arrivée des Filles du roi et des soldats du régiment de Carignan-Salières a fait passer la population de la Nouvelle-France de 3200 habitants en 1663 à 6700 en 1670. Durant la période 1663-1673 il y a eu 835 mariages d'immigrantes dont 774 pour ces filles. Elles ont servi à établir l'équilibre des sexes dans la colonie. Avant l'arrivée de ces filles à marier le nombre de femmes mariables était dérisoire et les hommes célibataires n'avaient le choix que de repasser en France ou de courir les bois. Les candidats au mariage étaient, selon les années entre 1640 et 1670, de six à dix-huit fois plus nombreux que les candidates nubiles. Après cette période la proportion d'hommes mariables par rapport aux femmes n'était plus que de deux pour un. Toutefois la fin abrupte de l'envoi de contingent annuel de Filles du roi après 1673 a empêché au minimum 500 hommes encore célibataires en surplus à la fin de 1679 de trouver une épouse. De plus la pression matrimoniale, sur de très nombreuses Canadiennes à peine pubères pour épouser des hommes beaucoup plus âgés, ne s'est pas relâché de sitôt.

       
Les Filles du roi ont aussi joué un rôle historique fondamental en précipitant l'émergence du français comme langue d'usage commune dans la colonie. Venant en grande majorité, à 58 pour cent, de régions francisantes c'est-à-dire où l'on parlait une variante ou l'autre du parler de l'Île-de-France, en tant que mères avec leur nombreuse descendance elles ont servi de catalyseur linguistique. Dans le temps seulement un Français sur cinq en France était francisant, les quatre autres étaient patoisants. Toutefois malgré leur remarquable fécondité il semble, d'après certains rapports administratifs que plusieurs de ces femmes, nées en ville, étaient mal préparées et n'étaient pas assez robustes, pour le travail et la vie ardue à l'époque, sur une ferme canadienne. 

Premier contingent de chevaux embarqués pour Québec


       Le 22 septembre 1663 cinq chevaux sont débarqués des vaisseaux du roi à Québec. Selon l'état de la dépense faites pour le radoub et l'armement des navires du roi, l'Aigle d'Or et le Jardin de Hollande, l'achat de « quatre cavalles * plaines et un cheval qui servira d'estalon pour les porter audit lieu de Québec [a coûté] la somme de BIIICLT », soit 800 livres tournois. Embarqué sur l'Aigle d'Or c'est le premier contingent de chevaux envoyé pour Québec. D'autres contingents de chevaux viendront grossir le groupe en 1665, 1667 et 1669. Ils sont distribués aux gentilshommes et habitants ayant le plus contribué au défrichement et à l'agriculture, qui les utiliseront pour les travaux des champs et le transport. Se multipliant assez rapidement et presque sans aucun apport de sang étranger jusqu'à la Conquête (un petit commerce de chevaux avec la Nouvelle-Angleterre se fera dans les années 1730), ils seront 683 en 1698, 5063 en 1720 et 12 000 en 1760. Ils sont les ancêtres du cheval canadien. Fruit d'une sélection naturelle seuls les plus robustes ont pu survivre aux rigueurs du climat et aux privations d'une colonie naissance. Cette misère et ces épreuves ont amené une réduction de leur taille mais par contre les a doté d'une résistance à toute épreuve. Leurs descendants demeurent grâce à un tel passé, les plus rustiques, les plus robustes et les mieux adaptés au pays. Désigné cheval national par le Parlement canadien en 2002, toutefois avec moins de 1000 chevaux à travers le monde, cette race de chevaux a failli disparaître deux fois ces dernières années.

Premier Conseil souverain

 

     De plus en 1663 la Nouvelle-France est reprise à la Compagnie des Cent Associés et placée sous l’autorité directe du roi. Elle sera gouvernée et administrée par des fonctionnaires royaux.

*********

Sources : Dictionnaire biographique du Canada en ligne, Nicolas Gargot de La Rochette in http://www.biographi.ca/en/bio.php?id_nbr=295  (1); Journal de Montréal, 30 juillet 2006, page 18; Les Filles du roi au XVIIe siècle, pages 28, 64, 65, 121, 122, 123. Yves Landry; web Archives Canada-France : ANOM, COL C11A COL 77/fol.271-276v et 285-289 et 78/fol.52-54v 113/fol.3-8 in http://bd.archivescanadafrance.org/acf/home.shtm.

1663       

      

   

        

             
      
No Navires Tge Maître Proprio Armateur Provenance Destination Retour
764 L'Aigle Blanc ou L'Ange Blanc,
de La Rochelle ou de Flessingue
80 Tx


Frs PERON Pre GAIGNEUR La Rochelle

Québec (p-ê) 30 jun, (p-ê) d 23 jul


765 Le Phoenix, de Flessingue
200 Tx Guillaume HEURTIN, capitaine
Jehan BOSSEMAN
idem Canada, pêche, Qc (p-ê) 30 jun, (p-ê) d 23 jul
766 « navire de Nicolas DENYS »

Nicolas DENYS
France d
début mai
Acadie dép oct
767 Le Taureau 300 Tx Élie RAYMOND, capitaine Frs PERON Frs PERON, Jn GITTON La Rochelle
d 10 mai
Québec 24 jul, d
19 sep
LR 20 oct
768  « vaisseau de Normandie »




Québec 30 jul, d
6 sep

769 « barque anglaise »

 

 

 

 

 

Québec 30 jul 

 

770 L'Aigle d'Or, de Brouage 300 Tx Nicolas GARGOT de La Rochette dit Jambe-de-bois Le roi
La Rochelle Québec 22 sep, d
26 oct

771 Le Jardin de Hollande,
de Brouage
300 Tx Jean GUILLON de Laubiatel idem
La Rochelle
d 3 jun
Terre-Neuve, Qc 22 sep, d 26 oct
    
No Membres d’équipage et passagers Observations diverses Sources
764
Passagers départ :
(p-ê dans ce navire)

-DESCARTES, sieur de Mesnil, Augustin

- * Dubois, baron d'Avaugour, Pierre

Le 30 juin le vaisseau de M. GAIGNEUR arrive (peut-être ce navire ou le Phœnix) et l’ancien gouverneur de la Nouvelle-France, Pierre DUBOIS, baron d'Avaugour, repart pour la France dans ce vaisseau le 23 juillet. Il est accompagné par son lieutenant Augustin DESCARTES, sieur de Mesnil.

DGFQ : 366-367

NNCC : 133

Cherbonnier 1663, 23/03/1663 (LR)

RJ, 47 : 304

765 idem

Pierre GAIGNEUR loue le navire pour 925L par mois au capitaine hollandais Jehan BOSSEMAN, de Flessingue plus 120L pour le capitaine. Le 30 juin le vaisseau de M. GAIGNEUR arrive (peut-être ce navire ou l'Aigle Blanc) et l’ancien gouverneur de la Nouvelle-France, Pierre DUBOIS, baron d'Avaugour, repart pour la France dans ce vaisseau le 23 juillet. Le navire est commandé par le capitaine Guillaume HEURTIN.

NNCC : 180

BMUN de L.R., Moreau 1662, 08/12 (LR); Teuleron 1663, 23/04 (LR) liasses

RHAF, 4: 496
Moreau 1662, 08/12 (LR); Teuleron 1663, 23/04 (LR)
766

Voyage annuel du navire de Nicolas DENYS pour la pêche et la traite.

Nicolas DENYS in  DBC en ligne

767

Membres d’équipage :

- BEAUX, Challé

- BEAUX, Pierre

- BERTRANT, Guillaume

- BON, Jaques

- CHAMBERT, Jacques

- CHAUBERT, Hélie

- CHAUMES, Jean

- CUSSET, Jean

- DAGUERRE, Jean

- de SAUVIEUR, ...

- DESPOT, Jean

DUPUY, Jean

GILLE dit Raudot (ou Raudit), Jean

- GUIBERT, Pierre

- HARRECONCHE, Isat

- LIMOUNOS ou LIMONNOS, Pierre

- LIROIS, Jean

- LIROIS, Rabin

- MASSE, Jean

- PREVAUT, André

- RESSIE, Louis

- SAMSON, Jacques

- SAUVAT, Jean

- TANNIBOURT, Marc

- TROUSSEROS, François
Passagers arrivée :

- BANCHAUD ou BRANDCHAUD, Étienne

- BERNARD, Guillaume

- BOYER, Charles

- CERISIER, Jeanne

- GITTON, Jean

- GOSRION, Pierre

- LAMBERT, Pierre

- LAURENT, Pierre

LEMELIN dit Tourangeau, Jean

- OLIER, Daniel

- PETIT, Jean

- POIRIER, Mathurin

- ROUER, sieur de Villeray, Louis

- SEVESTRE, Catherine

- THOMAS, Jean


Passagers départ :


- * PÉRONNE, sieur Du Mesnil, Jean

« Liste d'esquipage du Thoros navire de trois cents tonneaux de la ville de La Rochelle armé de six pièces de canon vingt mousquet cinq cent livre de poudre deux cent balle a canons cent livre a canons cent livre balle à mousquet pour Canada païs de la Nouvelle Fransse. Dieu nous en fasse la grasse.

Les noms de 27 personnes d'esquipage :
(1) Le Cappitaine Helie RAIMON, dolleron
(2) Jhan CHAUMES, dolleron
(3) Le Jhan DESPOT, contremaître de la Rochelle
(4) le chirurgien de SAUVIEUR
(5) Jacques SANSON, de thonnelier de Bayonne
(6) Helie CHAUBERT, dolleron
(7) Jhan DUPUY, dolleron
(8) Louis RESSIE, dolleron
(9) Jacques BON, de la Tramblade maître vallet

(10) Jhan LIROIS, de Corq en Irelande
(11) Jhan DAGUERRE, de charpentier de Jiadelat
(12)
Jhan CUSSET, de la Rochelle
(13)
Handre PREVAUT, de la Rochelle
(14)
Frs TROUSSEROS, de la Rochelle
(15)
Pierre BEAUX, de la Rochelle
(16)
Jhan GILLE dit Raudot (ou Raudit) dolleron
(17)
Jacques BON, de la Tramblade maître vallet
(18)
Marq TANNIBOURT, de Abredat

(19) Guilleaume BERTRANT, dolleron
(20)
Jhan MASSE, dolleron
(21)
Pierre LIMOUNOS ou LIMONNOS, de Marenne
(22)
 Jhan SAUVAT, dere
(23)
Jacques CHANBERT, dolleron
(24)
Isat HARRECONCHE, dolleron
(25)
Rabin LIROIS, garçon de Limerit
(26)
Challé BEAUX, de la Rochelle
(27)
Pierre GUIBERT, dolleron.




Les 15 passaigers qui passent dans ledit navire que je sache tout
(1) Monsieur deVilleray
(2) et sa femme (Catherine SEVESTRE), d'Ambroise
(3) et sa femme et sa servante (Jeanne CERISIER)
(4) Monsieur GITTON, de la Rochelle
(5) Monsieur BRANCHAUT, d'ive
(6) Monsieur Jehan PETIT, de la Rochelle
(7) (523)
Pierre LAMBERT, de Tours
(8) (524)
Guilleaume BERNARD, d'Angers
(9) (525)
Jehan THOMAS, de Poitiers
(10) (526)
Daniel OLIER, de serrurier de Poictiers
(11) (527) Charles BONIER ou BOUIER, laboureur de Parthenets
(12) (528)
Maturin POIRIER, de Lorent de la Salle en Poictou
(13) (529)
Pierre GOSRION, d'Aigre, Poitou (14) (530) Pierre LORAN, de Tours
(15)
TOURENGEOS, abitant de Quebecq
Mis les ut et memoire cy dessus au greffe de l'amirauté de cette ville de La Rochelle par moy ledit RAIMON fit a La Rochelle ce cinquesme may mil six cents soixante trois, Helie RAIMON. »

Desbiens a trouvé les contrats d'engagements de huit des passagers ci-dessus (ceux avec un numéro 500 et +), engagés le 5 mai 1663 à La Rochelle devant le notaire Cherbonnier.

Le 26 avril 1663 (gr. Savin) Jean LEMELIN dit Tourangeau, Mre menuisier demeurant à Québec, consent une obligation de 207L 4S à François ROY, Mre menuisier de La Rochelle, pour la vente et la livraison d’un Tx de vin, d’un manteau de drap, d’un certain nombre de paires de bas, etc. Au bas de l’acte en date du 9 juin 1655 ce dernier reconnaît avoir reçu du Sr LEMELIN par l’intermédiaire de Jean GITTON, marchand de La Rochelle, 14 livres et 12 onces de castor gras à 14L la livre. Le même jour (gr. Savin) Jean LEMELIN consent une autre obligation à Abel POTHIER, marchand de La Rochelle, de 55L pour des souliers neufs qu’il doit emporter avec lui dans le Thoreau.

Le marchand et armateur Jean GITON arrive à Québec dans une chaloupe « ayant laissé son vaisseau à l'Isle aux Coudres », puis son navire vint le 24 juillet. Le capitaine ne put décharger sa cargaison que dix jours après son arrivée à Québec et GITON dut même avoir recours à la justice pour se faire. Le navire est armé par Jean GITTON mais la cargaison est détenue pour les trois quarts par Antoine ALLAIRE et Alexandre PETIT.


Le contrôleur général de la Compagnie des Cent Associés
Jean PÉRONNE, sieur Du Mesnil s’embarque pour la France le 21 octobre, sans doute dans ce navire. Par ses accusations et inquisitions il s’est aliéné tous les hommes en place. Le Conseil souverain charge Villeray et Jean de BOURDON de reprendre les documents saisis par PÉRONNE et de le chasser avec l’aide d’une dizaine de soldats de la maison de la Cie qu’il occupe.

Sources : http://www3.telus.net/michel_robert/passengerslists/taureau1663.html

AG-ERNF : 149

DGFQ : 161, 636, 661, 896, 1079

RHAF, 4 : 496; 6 : 391-392
Cherbonnier 1664, 26/03 et B 5664 no 138 (LR)
MSGCF, 24 : 157-160

RJ, 47 : 304

Louis ROUER in DBC en ligne

NNCC : 206

Cherbonnier 1663, 24 et 26/04; 1665, 30/03 (LR)

Web Michel Robert

768

Passagers départ :

- SIMON, Charles
Le 30 juillet le « vaisseau de Normandie » jette l’ancre à Québec avec une « barque anglaise » qui portaient sept Français rescapés des Iroquois. Il repart pour la France le 6 septembre avec le père jésuite Charles SIMON, arrivé au pays en novembre 1662. RJ, 47 : 306
769

Une « barque anglaise » portant sept Français sauvés des Iroquois arrive à Québec le 30 juillet avec le « vaisseau de Normandie ».

idem

770
Membres d’équipage :

- DELISLE, …

- LARENIEVRE (de), … (?)

- un aumônier

- un chirurgien

- 55 hommes d’équipage dont

12 officiers mariniers, 43 matelots et 

soldats

 Passagers arrivée :

- 225 passagers pour Québec dont 35 

Filles du roi, 4 charpentiers de navires 

- AGATHE, Marie-Anne

- ALBERT, Marie

- ARDION, Marguerite

- BARRÉ, Catherine

- BEAUDET, Laurent

- BOISANDRÉ (de) Catherine 

- BRUNET, Françoise 

- CHARRIER, Louise

- CHEVRAINVILLE (de) dit Lafontaine, Marie-Madeleine

- DUFIGUIER, Hélène

- DUPUIS, Catherine

- DURAND, Françoise

- DURAND, Jeanne

- FAUCON, Marie

- FIÈVRE, Catherine

- GARGOTTIN, Louise

- GAUDAIS, sieur de Dupont, Louis

- GENDREAU, Anne

- LABBÉ, Anne

- LAFAYE, Marie

- LAFLEUR, Joachine

- LAUVERGNAT, Jacqueline

- LAVAL (de), François 

- LEMAITRE, Anne

- LÉPINE, Anne

- LICERACE (de), Suzanne

- MENACIER, Louise

- MOISAN, Françoise

- MOITIÉ, Catherine

- MOITIÉ, Marguerite

- PAULO, Catherine

- PEUVRIER, Marguerite

- PILLAT, Catherine

- RAGOT, Marthe

- REPOCHE, Jeanne

- REPOCHE, Marie

- SAFFRAY (de), sieur de Mésy,
Augustin 

- TARGER, Marie

- THIBAULT, Mathurine

- VALADE, Marie

(peut-être sur ce navire)

- * JEAN, Pierre

- * PÉRONNE, sieur de Mazé, Louis

La nouvelle de la venue des deux vaisseaux de guerre du roi vint à Québec le 7 septembre. Il y a à bord des navires 35 jeunes femmes soit le premier contingent de Filles du roi. Parmi les autres passagers, l’évêque Le Petrée (François de LAVAL) et le secrétaire du gouverneur d’Avaugour, Louis PÉRONNE, sieur de Mazé, arrivent en chaloupe de Tadoussac le 15. D'après J.-Roger Comeau dans DBC en plus de Mgr de LAVAL il y a à bord le nouveau gouverneur et lieutenant général de la Nouvelle-France, Augustin de SAFFRAY de Mésy et le commissaire envoyé par le roi pour faire rapport sur le Canada, Louis GAUDAIS de Dupont. Les deux navires du roi accostent le 22 septembre. La traversée dut être assez pénible puisque 60 des passagers moururent en mer, 75 furent laissés à Terre-Neuve et les 159 autres qui débarquent à Québec, sont dans un état lamentable. Le conseiller Louis ROUER de Villeray signale au roi dans une lettre datée du 18 juin 1664 qu'il n'y avait que 20 hommes prêts à travailler, les autres si faibles qu'ils tenaient à peine sur leurs pieds. D'ailleurs 38 des passagers furent conduits à l'hôpital et 12 y moururent. Le Conseil souverain  prit la décision de retourner en France une dizaine de personnes qui ne s'était pas bien intégrés au milieu de travail dont Pierre JEAN en tête de liste. Ils sont peut-être repassés en France dans l'Aigle Blanc de Flessingue en 1664.


« Etat pour la dépense... pour le radoub et l'armement des deux vaisseaux de Sa Majesté nommés l'Aigle d'Or et le Jardin de Hollande qui doivent porter à Québec et à Plaisance... le secours que Sa Majesté y envoie et pour la levée, subsistance et vivres des familles qui doivent passer èsdits lieux dépenses :
(1) pour le radoub des deux vaisseaux, journées et ouvriers employés au radoub, carène, radoub, lestage et délestage, clous, brai, planches, et autres marchandises nécessaires sans comprendre celles qui seront prises au magasin du roi la somme de mille livres ….
(2) pour les bidons, les goupillons, la chandelle et l’huile et autres ustensiles de l’armement, les fer des barques et le raccommodage de cent tonneaux de futailles à eau et pour les autres dépenses … la somme de 1800LT
(3) l’armement du vaisseau l’Aigle d’Or : au sieur
GARGOT capitaine commandant ce dit vaisseau pour ses appointements par mois la somme de 300LT
(4) au sieur de L’ISLE lieutenant 100LT
(5) au sieur de la RENIEVRE (?) enseigne 50LT
(6) à l’aumônier 30LT
(7) au chirurgien compris le coffre 50LT
(8) à 12 officiers mariniers à raison de 21LT chacun par mois de solde la somme de 252LT
(9) à 43 matelots et soldats à raison de 12LT chacun par mois de solde la somme de 541LT
(10) somme par mois de solde 1343LT
(11) et pour 4 mois de solde 5 292LT
(12) et pour la nourriture pendant six mois de 55 hommes de l’équipage dudit vaisseau l’Aigle d’Or à raison de 12LT chacun par mois la somme de 3 300LT
(13) autres dépenses pour la subsistance pendant deux mois et demi de 225 personnes qui doivent passer sur les dits vaisseaux pour l’habitation de Québec la somme de 5 050LT à raison de 10LT chacune par mois
(14) pour la subsistance pendant 45 jours de 80 personnes pour l’habitation de Plaisance la somme de 1200LT à raison de 10LT chacune par mois
(15) pour 16 barriques d’eau de vie à 70LT la barrique la somme de 1200LT
(16 et 17) pour 200 barriques à mettre les farines et pour 20 autres à mettre le lard à raison de 3LT chacune la somme de 660LT
(18) pour 100 couvertures de lit à raison de 110 sols la somme de 600LT
(19) pour 200 paires de souliers pour les soldats à 5 deniers 5 sols pièce la somme de 600LT
(20) pour l’achat de 4 « cavalles » * pleines et d’un cheval qui servira d’étalon pour les porter audit lieu de Québec la somme de 800LT
(21) pour 4 bâtiments en bois pour les ports audit Québec savoir 2 barques longues et 4 chaloupes y compris leurs agrès la somme de 400LT
(22) 4 charpentiers de navire pour les faire passer audit Québec pour y bâtir des vaisseaux la somme de 440LT
(23) pour achat de clous de toutes sortes de longueurs et grosseurs pour la construction des dits vaisseaux et toutes sortes d’outils nécessaires audits charpentiers la somme de 300LT
fait à Paris le 22 avril 1663

Les membres du Conseil Souverain écrivent le 18 juin 1664 à propos des Filles du roi arrivées en 1663 que : « trente huict filles ont depuis esté dispersées tant icy [Québec] et ez environs qu' aux Trois-Rivières et Montreal Et depuis mariées Excepté trois dont une a esté prise par les Iroquois dans l'Isle d'orleans et emmenée captive ». Yves Landry a pu identifié 34 de ces jeunes filles :

(1) Marie-Anne AGATHE, de St-Germain-en-Laye, év. Chartres, Île-de-France

(2) Marie ALBERT, de St-Pierre, Île d’Oléron, év. Saintes, Saintonge

(3) Marguerite ARDION, de v. de La Rochelle, Aunis; veuve arrivée avec son fils d’un an, Laurent BEAUDET

(4) Catherine BARRÉ, de v. La Rochelle, Aunis

(5) Catherine de BOISANDRÉ, de par. St-Jean, v. Caen, év. Bayeux, Normandie

(6) Françoise BRUNET, de La Tour-du-Chatel, v. de Quimper-Corentin, év. Quimper, Bretagne; veuve arrivée avec ses filles Jeanne et Françoise DURAND

(7) Louise CHARRIER,de Ste-Gemme-la-Plaine, ar. Fontenay-le-Comte, év. Luçon, Poitou

(8) Marie-Madeleine de CHEVRAINVILLE dit Lafontaine, par. de St-Nicolas-des-Champs, v. Paris, Île-de-France

(9) Hélène DUFIGUIER, de par. St-Barthélemy, v. Paris, Île-de-France

(10) Catherine DUPUIS, de par. St-Germain-l’Auxerrois, v. Paris, Île-de-France

(11) Marie FAUCON, de St-Pierre du bourg d’Hiers, év. Saintes, Saintonge

(12) Catherine FIÈVRE,  de par. St-André, v. Niort, év. Poitiers, Poitou

(13) Louise GARGOTTIN, de La Jarne, ar. et év. La Rochelle, Aunis

(14) Anne GENDREAU, de par. St-Nicolas, v. Les Sables d’Olonne, év. Luçon, Poitou

(15) Anne LABBÉ, de Notre-Dame d’Huisseau-sur-Cosson, ar. et év. Blois, Orléanais

(16) Marie LAFAYE, de par. St-Pierre, v. Saintes, Saintonge

(17) Joachine LAFLEUR, du bourg de La Châtaigneraie, év. Maillezais, Poitou

(18) Jacqueline LAUVERGNAT, v. Orléans ou de St-Patoine de Sandillon, ar. et év. Orléans, Orléanais

(19) Anne LEMAÎTRE, de par. St-Rémy, v. Dieppe, Normanie; veuve venue rejoindre son fils Nicolas et sa famille

(20) Anne LÉPINE, de Pointe-de-Coureilles, près d’Aytré, ar. et év. La Rochelle, Aunis

(21) Suzanne de LICERACE, de St-Jean de Canéjean, ar. et archev. Bordeaux, Guyenne

(22) Louise MENACIER, de Ste-Colombe-sur-Seine, év. Langres, Bourgogne
(23) Françoise MOISAN, de par. St-Barthélemy, v. La Rochelle, en Aunis

(24) Catherine MOITIÉ, de par. St-Bathélemy, v. La Rochelle, Aunis; arrivée avec sa sœur Marguerite

(25) Marguerite MOITIÉ, de par. St-Barthélemy, v. La Rochelle, Aunis; arrivée avec sa sœur Catherine

(26) Catherine PAULO, de par. Notre-Dame-de-Coigne, v. La Rochelle

(27) Marguerite PEUVRIER, de par. St-Séverin, v. Paris, Île-de-France

(28) Catherine PILLAT, de par.  Ste-Marguerite, v. La Rochelle, Aunis

(29) Marthe RAGOT, de Loizé, év. Poitiers, Poitou

(30) Jeanne REPOCHE, de  par. Notre-Dame-de-Coigne, v. La Rochelle, Aunis

(31) Marie REPOCHE, de par. Notre-Dame-de-Coigne, v. La Rochelle, Aunis

(32) Marie TARGER, de v. La Rochelle, Aunis

(33) Mathurine THIBAULT, de par. Notre-Dame-de-Nantilly, v. Saumur, év. Angers, Anjou

(34) Marie VALADE, de par. St-Nicolas, v. La Rochelle, Aunis


Les vaisseaux du roi repartent le 26 octobre mais « le nord-est étant survenu ils furent arrêtés tout proche jusqu'au 28 ».


BAC : ACF, ANOM, COL C11A 113/fol.3-8

FDR : 126

Jugements et délibérations du Conseil souverain : 201, 202

Nicolas GARGOT in  DBC en ligne

Les Quatre Frères Jean : 105-108

Moreau, 1664, 06/04 (LR)
RJ, 47 : 308


771

Membres d’équipage :

- BELLORE, sieur de Lafontaine, Amboise

- un aumônier

- un chirurgien

- 31 hommes d’équipage dont

8 officiers mariniers, 24 matelots, soldats
et 80 passagers pour Plaisance

« Etat pour la dépense... pour le radoub et l'armement des deux vaisseaux de Sa Majesté nommés l'Aigle d’Or et le Jardin d'Hollande qui doivent porter à Québec et à Plaisance... le secours que Sa Majesté y envoie et pour la levée, subsistance et vivres des familles qui doivent passer aux èsdits lieux », 9 différentes dépenses :
(1) le Jardin d'Hollande : au sieur GUILLON capitaine commandant ce dit vaisseau pour ses appointements par mois la somme de 200LT
(2) au sieur Amboise BELLORE sr de la Fontaine lieutenant la somme de 75LT
(3) l’aumônier 30LT
(4) au chirurgien 50LT
(5) à 8 officiers mariniers à raison de 21LT
chacun par mois de solde la somme de 168LT
(6) à 24 matelots et soldats à raison de 12LT chacun par mois de solde la somme de 28LT
(7) somme par mois de solde 811LT
(8) et pour 4 mois de solde 3 244LT
(9) et pour six mois de la nourriture à 31 hommes d’équipage dudit vaisseau le Jardin d'Hollande à raison 10LT chacun par mois la somme de 1860LT

Des deux navires du roi partis de La Rochelle seul le Jardin de Hollande aborde à Plaisance. L’hiver précédent les soldats de la garnison ont assassiné le gouverneur, frère du capitaine GUILLON, et l’aumônier du fort, puis ont commencé de s’entretuer. Quelque uns des coupables sont capturés par le capitaine qui les ramène à Québec. GARGOT fait alors leur procès et fait pendre un des assassins sur un râdeau.

BAC : ACF, ANOM, COL C11A 113/fol.3-8

Les Quatre Frères Jean : 105-108

Moreau, 1664, 06/04 (LR)
Nicolas GARGOT in  DBC en ligne

RJ, 47 : 308

NNCC : 164


* Cavalle. s. f. La femelle du cheval. Beele grande cavalle. Faire couvrir, faire saillir une cavalle. cette cavalle a esté couverte d'un bel estalon, elle est pleine.

               Cette cavalle a pouliné, a mis bas. boucler une cavalle. 

          Sources : Dictionnaire de l'Académie française, 1st Edition (1694) in http://www.lib.uchicago.edu/efts/ARTFL/projects/dicos/


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à la baie d’Hudson et/ou au nord

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combats, captures et/ou mutineries avaries, échouages, naufrages et tempêtes maladies et/ou décès

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