1497

Découverte du Canada

par Giovanni CABOTO

Deux répliques du navire de John CABOT : une à Terre-Neuve et l'autre en Angleterre.

Dessin de la réplique du Matthew, construit à Bonavista, Terre-Neuve en 1998.
Réplique du Matthew en mer, construit à Bristol, Angleterre en 1997 à l'occasion du 500e anniversaire de la traversée de John CABOT.
Sources: http://www.matthewlegacy.com/index.html
Sources : http://www.matthew.co.uk/
 

À la recherche des épices et de l'or

 

La prise de Constantinople par les Turcs en 1453 augmente considérablement le prix des épices et autres produits exotiques d'Asie. Les Européens veulent éliminer les trop nombreux

intermédiaires en cherchant de nouvelles routes maritimes. Le Portugais Vasco de GAMA se dirige vers le sud, contourne l'Afrique et arrive aux Indes en 1487. Le Gênois Christophe

COLOMB, au service de l'Espagne, prend la direction de l'ouest et atteint l'Amérique en 1492. Dès lors, nombreux suivront leurs traces. L'Espagne n'est pas longue à exploiter les

richesses de ses nouvelles découvertes et l'or afflue en Europe. Désirant conserver le monopole de leurs découvertes l'Espagne et le Portugal font sanctionner par une bulle papale en

1493 un premier partage du monde que ne reconnaissent ni l'Angleterre, ni la France. En 1497 le Florentin Giovanni CABOTO, au service de l'Angleterre, atteint vraisemblablement

Terre-Neuve ou le Cap-Breton et prend possession du territoire au nom d'Henri VII. Quant à la France, prise avec les guerres d'Italie pendant trente ans, elle n'organisera une première

expédition avec Giovanni da VERRAZZANO qu'en 1524.

Le droit de possession

Les explorateurs européens reçoivent l'autorité de leurs souverains de s'approprier des nouvelles terres découvertes. Ce droit s'est développé à partir du Moyen-Âge sur une théorie 

religieuse de la propriété et du titre de propriété. Cette doctrine stipulait que le monde appartenait au Dieu des chrétiens, et avec l'appui du pape, son délégué au commande des affaires

 temporelles, les monarques européens peuvent s'emparer de n'importe quel territoire habité par des païens ou infidèles.

*********

Sources : Canada-Québec, Synthèse Historique, pages 26-29. Lacoursière, Jacques et Vaugeois, Denis; Épopée en Amérique, vol. 1, pages 1-11. Lacoursière, Jacques.


1497

No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

1

Le Matthew, de Bristol

50 Tx

Giovanni CABOTO



Bristol (Angl.) dép. mai 1497

Bristol 6 aoû 1497


No

Membres d'équipage et passagers

Observations diverses

Sources

1

Membres d'équipage :

- 18 ou 20 hommes

- un chirugien gênois

- un Bourguignon

- deux marchands de Bristol

- marins de Bristol

(peut-être sur ce navire)

- * CABOTO, ..., fils

Après l'échec de l'expédition de 1496 au cours de laquelle son équipage se mutine Giovanni CABOTO (ou John CABOT) qui avait comme mission du roi Henri VII d'annexer à l'Angleterre, toute terre inconnue des chrétiens, repart en 1497 à bord du Matthew, une caravelle de 50 Tx et d'une longueur de 26 mètres, nommée ainsi en l'honneur de sa femme, Mattea. Avec un équipage de 18 ou 20 hommes, dont un barbier (chirurgien) gênois, un Bourguignon, deux marchands de Bristol, peut-être un des fils CABOTO et des marins de Bristol, il aborde vraisemblablement le 24 juin soit près de l'Anse-aux-Meadows à Terre-Neuve, soit à l'Île du Cap-Breton ou soit au Labrador sur la rive nord du golfe Saint-Laurent. Quoique les historiens ne s’entendent pas sur le lieu d’abordage de CABOTO, selon Marcel Trudel, il est depuis l’entrée de Terre-Neuve dans la Confédération, et non Jacques CARTIER, « le découvreur du Canada ».

Épopée en Amérique, 1 : 12

Matthew in web Matthew, web Matthew 1503-1504 et web Survey Bristol Ships

Web Explorateurs


1498


No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

2

Le Matthew, de Bristol

50 Tx

Giovanni CABOTO, grand amiral

   

Bristol (Angl.) dép mai 1498

 

Bristol

3 à 6

1498-2e à 5e

   

idem

 

inconnu


No

Membres d'équipage et passagers

Observations diverses

Sources

2

Équipage de 300 hommes sur 5 navires

Giovanni CABOTO est nommé grand amiral, par le roi d'Angleterre Henri VII, avec de nouvelles lettres patentes royales accordées en février 1498, avec 10£ et pour plus tard une pension de 20£ pour une année. On l'autorise à organiser une nouvelle expédition de six navires « pour aller aux terres et îles trouvées récemment par le dit John ». Cinq navires avec 300 hommes partirent en mai 1498 et refirent probablement le même voyage que l'année précédente. Un des navires retourna en Angleterre, endommagé par une tempête, sans doute le Matthew. Selon la tradition CABOTO, naufragé près de Grates Cove, aborda à terre avec son fils Sancio et quelques hommes d'équipage où tous périrent, soit de faim ou aux mains des Béothuks. L'expédition s'avère un grand désappointement pour ces promoteurs : bien que de nouvelles zones de pêche aient été découvertes, la route de l'Asie avec ses promesses de richesse et de pouvoir, est encore lointaine.

 

De nouvelles études au Department of Historical Studies of University of Bristol, faites à partir des archives du Bristol Custom Accounts, permettent d'affirmer que le navire de CABOTO fit sans aucun doute cinq autres voyages entre le 29 septembre 1503 et le 28 septembre 1504 en Irlande, à Bordeaux et au nord de l'Espagne, probablement au pays basque. De plus dans le Survey of Bristol Ships fait le 15 janvier 1513 se trouve le « new mathew of the portage of cxx tons », appartenant à John SHIPMAN, un des plus riches marchands de Bristol; selon Dr Evan Jones de l'University of Bristol, ce nouveau navire portant le même nom, suggère à cette date, la fin récente de la carrière du navire de John CABOT.

Épopée en Amérique, 1 : 12

Matthew in web Matthew, web Matthew 1503-1504 et web Survey Bristol Ships

web Discovery
web Explorateurs

3 à 6

Les quatre autres navires de l'expédition de 1498 de Giovanni CABOTO.

idem

1500

No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

7

« navire de Gaspard Corte-Real »

Gaspard CORTE-REAL

Île de Terceira (Açores, Portugal)

Nord-ouest de l'Amérique du Nord


No

Membres d'équipage et passagers

Observations diverses

Sources

7

Gaspard CORTEREAL obtient la permission du roi Manuel du Portugal pour une expédition de deux navires pour découvrir des terres au nord-ouest de l'Amérique du Nord. Il est nommé capitaine de toutes les nouvelles terres à découvrir. Il approche le Gröenland, qu'il ne peut aborder à cause des glaces, explore le Labrador et aborde à Terre-Neuve.

web Explorateurs

CORTEREAL in web DBC

1501
 

No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

8

« navire de Gaspard Corte-Real »

Gaspard CORTE-REAL

Portugal

Nord-ouest Amérique du Nord

Disparu

9

1501-2e et 3e

     

idem

idem

Lisbonne oct

 

No

Membres d'équipage et passagers

Observations diverses

Sources

8

 

Parti du Portugal avec trois caravelles Gaspar CORTE-REAL tente de parvenir à la terre aperçue l'année précédente. Les glaces l'empêchent de continuer plus loin, probablement le détroit de Davis. Il descend plus au sud et parvient dans un estuaire vraisemblablement le Hamilton Inlet au Labrador, qu'il explore. Des Indiens sont kidnappés et ramenés au Portugal. Les navires continuent l'exploration jusqu'à Terre-Neuve. Le navire de Gaspar CORTE-REAL a dû sombrer en mer car on en entend plus parler, tandis que les deux autres rentrent à Lisbonne en octobre 1501.

DBC, 1 : 243 in web Pionniers
HC, Lanctôt, 1 : 68 in web Pionniers
web Explorateurs

CORTEREAL in web DBC

9

 

Deux des trois caravelles de l'expédition de Gaspar CORTE-REAL qui reviennent à Lisbonne en octobre 1501.

idem


1502


No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

10

« navire de Miguel Corte-Real »

 

Miguel CORTE-REAL

   

Portugal dép mai

N.-O. Amérique du Nord

Disparu

11 et 12

1502-2e et 3e

 

   

idem

Lisbonne

 

No

Membres d'équipage et passagers

Observations diverses

Sources

10

 

Tout comme son frère Gaspar, disparu, Miguel CORTE-REAL obtient du roi Manuel du Portugal un accord le nommant capitaine de toutes les nouvelles terres à découvrir. Il a investi d'énormes sommes pour les deux expéditions de 1500 et 1501. Il organise une nouvelle expédition en 1502 avec trois caravelles et part en mai à la recherche de son frère disparu. Il semble avoir atteint les côtes explorées par son frère. Pour intensifier les recherches les navires se séparent et se donnent rendez-vous le 20 août au sud de Terre-Neuve, probablement à St-Jean ou à la baie de Plaisance. Mais à la date prévue séparés par la brume seulement deux des navires de l'expédition sont présents au point de rencontre prévu. Le navire de Miguel lui a disparu. Les navires rentrent à Lisbonne.

DBC, 1 : 243 in web Pionniers
HC, Lanctôt, 1 : 68 in web Pionniers
web Explorateurs

CORTEREAL in web DBC

11 et 12

 

Le 20 août 1501 des deux navires de l’expédition de CORTEREAL présents au point de rencontre prévu, probablement St-Jean ou la baie de Plaisance, à Terre-Neuve.

idem

1503 

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

13

« navires portugais »

       

Portugal

Nord-ouest de l'Amérique du Nord

Lisbonne automne


No

Membres d'équipage et passagers

Observations diverses

Sources

13

Vasco Añes CORTE-REAL, le troisième frère des deux disparus, veut les retrouver et organise une nouvelle expédition en 1503 mais le roi Manuel du Portugal lui refuse la permission de partir. Il n'abandonna jamais pour autant ses prétentions sur Terre-Neuve et les fit confirmer maints fois par le roi. Toutefois deux vaisseaux sont envoyés par le roi la même année pour retrouver les deux explorateurs mais reviennent en vain en automne 1503.

CORTEREAL in web DBC

1504

No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

14

« navires de pêche »

       

Bretagne

Terre-Neuve


No

Membres d'équipage et passagers

Observations diverses

Sources

14

Première présence attestée de navires de pêche bretons sur les bancs de Terre-Neuve en 1504, Thomas AUBERT a vraisemblablement fait partie d'un de ces voyages de pêche avant de se voir confier l'expédition de 1508.

AUBERTTHOMAS in web DBC

1508

No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

15 et 16

« navires de Sébastien Cabot »

 

Sébastien CABOT

   

Angleterre dép printemps

Passage du Nord-Ouest

17

La Pensée

 

Thomas AUBERT

Jean ANGO, de Dieppe

Dieppe

Nouveau Monde

Rouen

No

Membres d'équipage et passagers

Observations diverses

Sources

15 et 16

 

Sébastien CABOT, fils de l'explorateur Giovanni CABOTO, organisa vraisemblablement une expédition de deux navires avec 300 hommes d'équipage, selon des témoignages identiques rapportés par trois auteurs, dont Pietro MARTIRE qui connut le navigateur, en vue de trouver un passage par le nord ouest vers le Cathay (Chine). Cependant il n'existe aucun document officiel attestant ce voyage, et les cartes dessinées plus tard par CABOT, décrites par des auteurs anglais de l'époque, sont depuis longtemps disparues. Cet hypothétique voyage eut lieu soit en 1508 ou en 1509, plus probablement au printemps de 1508 et revint après le 21 avril 1509. L'historien R.A. Skelton mentionne que l'expédition se dirigea d'abord vers l'arctique au large de l'Islande et du sud du Groënland avant d'atteindre la côte du Labrador d'où elle continua vers le nord ouest. L'explorateur aurait atteint le détroit d'Hudson jusqu'à l'entrée de la baie d'Hudson, d'où il aurait voulu continuer jusqu'au Cathay, mais la mauvaise volonté de son pilote et de son équipage, enclin à la mutinerie, l'ont forcé à faire demi-tour. Les navires longèrent alors la côte américaine jusqu'à la latitude de Gibraltar avant de rentrer en Angleterre. L'erratique carrière subséquente de l'explorateur, tant au service des Anglais que des Espagnols, fut marquée par la recherche d'une route maritime vers le Cathay.

CABOTSEBASTIEN in web DBC

17

 

Une expédition et un voyage de pêche vers le Nouveau Monde est organisée par l'armateur dieppois, Jean ANGO, père et le commandement du navire la Pensée est confié à Thomas AUBERT. On ramène à Rouen les premiers Amérindiens et on indiquera aux pêcheurs normands l'existence des bancs de morues à Bonavista. Giovanni da VERRAZZANO aurait peut-être été du voyage, selon certains mais aucune preuve ne permet de l'affirmer avec certitude.

DBC, 1 : 73 in web Pionniers

AUBERTTHOMAS in web DBC

1511

No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

18

« navire de Juan de AGRAMONTE  »

Juan de AGRAMONTE

   

Espagne

Terre-Neuve


No

Membres d'équipage et passagers

Observations diverses

Sources

18

Dès 1500 les souverains espagnols s'inquiètent des voyages d'exploration de Giovanni CABOTO. Ils donnent le commandement d'une expédition à Juan de DORNELOS (ou DORVELOS) mais elle ne semble pas avoir eu lieu. Le roi Ferdinand signa un contrat avec le marin catalan Juan de AGRAMONTE pour la découverte et l'exploration de la « Tierra Neuva » qui n'eut pas de suite là aussi, mais sa fille la reine Jeanne le renouvela le 29 octobre 1511. AGRAMONTE, nommé capitaine, devait partir avec deux navires à ses frais et engager en route des pilotes bretons pour servir de guides. Il aurait le droit de s'établir et de faire le commerce des produits des terres découvertes sauf celles relevant du Portugal. Rien ne prouve que le voyage eut vraiment lieu mais ce projet révèle la reconnaissance par l'Espagne de la fréquentation antérieure des bancs de Terre-Neuve par les pêcheurs bretons et la découverte par le Portugal d'une partie de Terre-Neuve.

AGRAMONTE in web DBC

1517

No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

19 à 22

« navires de John Rastell »

     

John RASTELL, John HOWTHING et Richard SPICER

Angleterre

Amérique du Nord


No

Membres d'équipage et passagers

Observations diverses

Sources

19 à 22

Membres de l'expédition :

- RASTELL, John, père

- SPERT, Thomas

- SURREY (de), comte,

En septembre 1517 une expédition est organisée par John RASTELL et deux marchands de Londres, John HOWTHING et Richard SPICER, vers l'Amérique pour la fondation d’une colonie et aussi la recherche du passage du Nord-Ouest. Des lettres leur sont accordées le 5 mars 1517 par Henri VIII, roi d'Angleterre, avec un modeste prêt. Quatre navires font partie du voyage dont au moins un vaisseau royal; les préparatifs sont confiés à Sir Thomas SPERT, un officier de marine, qui sera plus tard accusé de lâcheté et de sabotage ainsi que le comte de SURREY. Car le tout avorte lorsqu’une dissension éclate entre les hommes et leurs chefs, l'expédition relâche à Sandwich, Dartmouth, Plymouth et Falmouth. Un des navires retourne en Angleterre, un autre accoste en Irlande, où RASTELL est déposé et les deux autres ne semblent pas avoir été plus loin que Falmouth.

DBC, 1: 578 in web Pionniers

RASTELLJOHN in web DBC

1520

No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

23

« navires de João Alvares FAGUNDES »

João Alvares FAGUNDES

Cie résidants de Viana

Portugal

Terre-Neuve


No

Membres d'équipage et passagers

Observations diverses

Sources

23

João Alvares FAGUNDES, nommé capitaine des terres à découvrir de la Corte-Real (Terre-Neuve) à celles attribuées à l'Espagne par des lettres patentes du roi Manuel du Portugal, s'associe à une compagnie fondée par des résidants de sa ville natale de Viena au Portugal pour établir une colonie à Terre-Neuve. Le 13 mars 1521 devant un notaire de Lisbonne il prend acte des découvertes de son récent voyage fait probablement l'année précédente. Il semble incontestablement qu'il est découvert la côte méridionale de Terre-Neuve du cap Race au cap Ray. Il se rend jusqu'au sud de la Nouvelle-Écosse et à l'île de Sable où il laisse quelques vaches, bœufs et chevaux qui se multiplieront avec les années. Peu après des cartes portugaises  indiquent ses découvertes, on ne sait s'il a fondé une colonie mais des pêcheurs portugais se sont établis au sud de Terre-Neuve.

FAGUNDES in web DBC

1521

No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

24

1521

       

Portugal

Terre-Neuve


No

Membres d'équipage et passagers

Observations diverses

Sources

24

Dès 1521 des pêcheurs portugais se sont établis au sud de Terre-Neuve.

FAGUNDES in web DBC


1524

Première exploration officielle française

par Giovanni da VERRAZZANO

François 1er (Cognac 1494 - Rambouillet 1547)

Giovanni da VERRAZZANO

(Val di Greve, près Florence 1485 - probablement Guadeloupe 1528)

François 1er,  roi de France qui régna du 1er janvier 1515 au 31 mars 1547,  voulant aussi sa part des découvertes au Nouveau Monde, finança les expéditions de VERRAZZANO, CARTIER et ROBERVAL.

(Jean Clouet, François 1er en costume d'apparat, Musée du Louvre.)

Giovanni da VERRAZZANO, navigateur florentin, au service de François 1er,  fit deux voyages en Amérique du Nord, en 1524 et 1528.
Sources : http://recit-us.cspi.qc.ca/histoire/2003-2004/equip07/introduction1.html
Sources : http://gallica.bnf.fr/scripts/Page.php?/Themes/ImaMA.htm

Jean ANGO (Dieppe 1480 - id. 1551)
Maquette de la Dauphine
Graffito d'un navire de Jean ANGO
Riche et puissant armateur de Dieppe, ami de Jean de VERRAZZANO, propriétaire de la Dauphine, Jean ANGO arme la caravelle avec des marchands italiens de Lyon. Gourverneur de Dieppe et conseiller maritime de François1er, il se lance dans le commerce des épices en Afrique et en Inde et assure une grande prospérité à la ville avec ses navires. À sa mort en 1551 il est inhumé dans la chapelle d'Ango dans l'église Saint-Jacques de Dieppe. Sources : http://hist-geo.ac-rouen.fr/site/article.php3?id_article=59 et http://www.netmarine.net/tradi/celebres/ango/

Photos grâcieuseté de Didier Lemarchand, président du club des maquettistes navals au Musée maritime, fluvial et portuaire de Rouen. Une maquette de la Dauphine, navire de Jean de VERRAZZANO (photo du centre), a été construite par ce club. Des graffiti (ex-votos) gravés dans la pierre (photo de gauche) par des marins de Jean ANGO représentent les bâteaux utilisés par ce marchand dieppois. Ces graffiti sont sur le mur du Trésor et les murs de la Tour dans l'église Saint-Jacques de Dieppe. « C'est, écrit monsieur Lemarchand, avec ce genre de graffiti, des peintures et de gravures d'époque que nous avons put déterminer la forme de la Dauphine ».
Sources : http://www.musee-maritime-rouen.asso.fr/ et http://perso.wanadoo.fr/memoiremurs/dieppe.html


Première exploration officielle française


Jean ANGO, marchand et armateur dieppois, a amassé une immense fortune avec la « guerre de course » en réplique aux Portugais prétendant saisir tout navire qui navigue

sur les côtes d'Afrique. ANGO est nommé gouverneur de Dieppe en récompense de ses succès par le roi François 1er, son ami. Ceux-ci sollicitent le navigateur florentin

Jean de VERRAZZANO pour trouver le passage du nord-ouest vers l'Asie. Ce n'est pas la première expédition d'ANGO vers l'Amérique puisqu'il a envoyé Thomas AUBERT

à Terre-Neuve en 1508.

 

VERRAZZANO fera son premier voyage en Amérique du Nord en 1524 financé par Jean ANGO et des banquiers italiens de Lyon avec l'appui de François 1er. Un autre voyage

prévu en 1526 ne semble jamais avoir eu lieu mais a plutôt été retardé pour des raisons inconnues jusqu'en 1528. L'explorateur y perdra cependant la vie dans une île des Antilles.

Des guerres contre l'empereur Charles Quint empêcheront pendant dix ans François 1er d'envoyer une autre expédition.

*********

Sources : Canada-Québec, Synthèse Historique, pages 28-29. Lacoursière, Jacques et Vaugeois, Denis; Épopée en Amérique, vol. 1, pages 1-13. Lacoursière, Jacques.


1524


No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

25

La Dauphine

100 Tx

Antoine de CONFLANS, capitaine; Giovanni da VERRAZZANO, pilote

Jean ANGO (prob.)

Jean ANGO et des banquiers italiens de Lyon

Dieppe dép fin 1523

Cathay (Chine), Cap Fear (Caroline du Nord) 7 mar, côtes de la Floride à Terre-Neuve

Dieppe début jul 1524

26

La Normanda

     

idem

idem

   

27 et 28

1524-3e et 4e

     

idem

idem

   
 

No

Membres d'équipage et passagers

Observations diverses

Sources

25

 

Le florentin Giovanni da VERRAZZANO (ou Jean de VERRAZZANO), au service du roi François 1er, veut se rendre au Cathay (en Chine). Il était, selon Didier Lemarchand du Musée maritime, fluvial et portuaire de Rouen, qui m'a fourni ces informations en tant que pilote : « le Navigateur, le chargé et le responsable de la mission, il a bien sûr autorité sur le capitaine et il prend les décisions sur le cap et la direction des opérations. Il représente le Roi. Le capitaine [Antoine de CONFLANS] lui commande ses hommes et dirige le navire la Dauphine ». Petite caravelle à deux mâts de 100 Tx, construite en 1518 ou 1519, montée par 50 matelots normands, probablement propriété du marchand dieppois Jean ANGO, ami de VERRAZZANO, il l'arme avec des banquiers italiens de Lyon. Les contrats d'affrètement du navire ont été fait à Rouen. Elle fait partie d'une flotte de quatre navires. Au départ de Dieppe à la fin de 1'année 1523 une tempête force deux des navires à se réfugier en Bretagne. Les deux autres navires réparés et ravitaillés pour huit mois longent la côte espagnole mais semble-t-il, qu'ayant reçu de nouvelles instructions, seule la Dauphine continue le voyage. Elle repart d'un îlot, Porto Santos, à l'ouest de Madère au Açores le 17 janvier 1524 et essuie une violente tempête le 24 février avant de toucher terre 25 jours plus tard soit le 7 mars probablement au Cap Fear en Caroline du Nord. Premier Européen à faire ce voyage et premier représentant officiel de la France VERRAZZANO explore les terres nouvelles de la Floride à Terre-Neuve qu'il nomme «Francesca » en l'honneur du roi. Il explore la côte du New Jersey, l'embouchure du Hudson et le havre de New York, un pont à New York à cet endroit commémore sa mémoire. Il donne le nom de «Terre d'Angoulême » à cette région, encore en l'honneur du roi, ex duc d'Angoulême. Il descend à terre à plusieurs endroits et un jeune « Peau Rouge » est enlevé et emmené en France. Le navire est de retour à Dieppe au début juillet 1524. Son frère, Girolamo, cartographe, écrit «Nova Gallia » (Nouvelle-France) sur la carte qu’il dessine en 1529. Jacques CARTIER aurait peut-être été du voyage lors d’une des expéditions de VERRAZZANO.

Épopée en Amérique,  1 : 13
Web Explorateurs

Web Probertencyclopaedia

VERRAZZANO in web DBC

26

 

Un des deux navires de la flotte de VERRAZZANO qui trouve refuge en Bretagne avec la Dauphine, elle continue le voyage jusqu'au Açores mais retourne probablement en France après de nouvelles instructions.

VERRAZZANO in web DBC

27 et 28

 

Séparés de la flotte de VERRAZZANO lors d'une tempête au départ de Dieppe à la fin de 1523, ces deux navires ne feront pas le voyage vers l'Amérique.

idem

 
1525


No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

29

La Anunciada

75 Tx

Estevão GOMES

   

La Corogne (Espagne) dép 24 sep 1525

Asie, Santiago de Cuba, côtes de la Floride au cap Race (Terre-Neuve)

La Corogne (Espagne) 21 aoû 1526


No

Membres d'équipage et passagers

Observations diverses

Sources

29

Membres d'équipage :

- LUNA (de), Pedro

Estevão GOMES (ou Esteban GÓMEZ, en espagnol), explorateur portugais, persuade en 1523 Charles V, roi d'Espagne, qu'il peut trouver un passage plus court que celui de MAGELLAN pour aller vers la route des Épices en Asie. Il construisit à cet effet une caravelle de 75 Tx La Anunciata à Bilbao. Elle met les voiles de La Corogne en Espagne le 24 septembre 1525 avec GOMES comme capitaine et pilote, Pedro de LUNA, comme contrôleur, et 29 hommes d'équipage. Le navire se rend directement à Santiago de Cuba pour se ravitailler en vivres avant l'exploration de la côte orientale de l'Amérique du Nord, de la Floride à Terre-Neuve. L'explorateur visite la baie Française (Fundy) pour un passage en vain vers l'Asie et prend la Nouvelle-Écosse pour une île. Des Indiens sont capturés dans le Maine ou la Nouvelle-Écosse pour avoir quelque chose à montrer au retour et les vendre comme esclaves. Le navire revient à La Corogne le 21 août 1526 après 10 mois et 27 jours. Au moins 58 Indiens survivent au voyage et seront plus tard libérés sur ordre de Charles Quint. Une nouvelle carte est dressée en 1525 par Pedro RIBERO.

HNF, 2: 19

GOMES in web DBC

1528

No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

30

La Flamengue

 

Giovanni da VERRAZZANO

Jean ANGO et Philippe de CHABOT

France dép printemps 1528

Floride, îles Bahamas, Petites Antilles

Fécamp mar 1530

31 et 32

1528-2e et 3e

     

idem

idem

idem

No

Membres d'équipage et passagers

Observations diverses

Sources

30

 

La plupart des auteurs parlent de trois voyages de VERRAZZANO. Le révérend HAKLUYT, aumônier à l'ambassade d'Angleterre à Paris, a écrit en 1583 que l'explorateur a atteint trois fois les côtes de l'Amérique. Il pensait peut-être à l'expédition de Thomas AUBERT de 1508. Un deuxième voyage était prévu en 1526 mais des circonstances inconnues l'ont fait retarder jusqu'en 1528, aucun document ne permet de croire que ce voyage a eu lieu. D'ailleurs des témoignages révèlent que le roi indemnisa les promoteurs. La flotte de trois navires, dont deux vaisseaux du roi, part au printemps de 1528 pour la Floride, les îles Bahamas et les Petites Antilles. Dans l'une d'elles, probablement la Guadeloupe, VERRAZZANO est capturé avec des compagnons, tué et mangé sous les yeux de son équipage par les Caribes, Amérindiens cannibales des Antilles. Un des édits du parlement de Normandie en 1532 au sujet des navires de la flotte de VERRAZZANO mentionne le déchargement de bois du Brésil de la Flamengue, navire de l'explorateur, en mars 1530 à Fécamp en Normandie, prouvant ainsi sa visite aux Antilles.

Canada-Québec; Synthèse historique : 43

Web Explorateurs

VERRAZZANO in web DBC

31 et 32

 

Deux des navires de la flotte de VERRAZZANO en 1528.

VERRAZZANO in web DBC

Code de couleur des navires

marchands français

royaux

cabotage

construits en Nouvelle-France

anglais

autres Européens

pêcheurs

en traite et/ou saisies

prises anglaises ou autres

aux Antilles et autres îles

à la baie d’Hudson et/ou au nord

corsaires, flibustiers et pirates

combats, captures et/ou mutineries

avaries, échouages, naufrages et tempêtes

maladies et/ou décès

 

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