Louis HÉBERT prépare sa terre pour pratiquer l'agriculture en Nouvelle-France

Découverte de l'acte de mariage de Louis HÉBERT et Marie ROLLET

Sources : Artiste inconnu / BIBLIOTHÈQUE et ARCHIVES Canada / C-016952 in http://www.recitus.qc.ca/images/main.php?g2_itemId=520

Un grand merci à Jocelyne et Bernard Quillivic, du site de migrations.fr, qui m'ont relayé ces photos.
 Références : Paris 1557-1604/AN LL 958
RP. Saint-Sulpice Baptêmes 1557-1574 et mariages
Conservé au Centre historiques des Archives nationales de Paris
Chercheur Gilles Brassard Paris 2016

Louis HÉBERT, « premier chef de famille résident au païs, qui vivoit de ce qu’il cultivoit »

Après ses deux séjours en Acadie en 1606-1607 et 1611-1613 où il a cultivé la terre, l'épicier et apothicaire Louis HÉBERT ne s'installe définitivement au pays qu'en 1617 en amenant avec lui sa famille embarquée dans le Saint-Étienne. La Compagnie du Canada lui a promis 200 couronnes par an comme apothicaire, le gîte et la nourriture fournis pour lui et sa famille. Mais juste avant de partir de Honfleur le 11 mars on lui impose un nouveau contrat dans lequel son salaire est réduit de moitié, de plus sa famille et son serviteur devront travailler sans salaire pour la Compagnie. Après avoir vendu sa maison de Paris avec un jardin il n'a guère le choix, il signe le nouveau contrat. À Québec comme Louis HÉBERT peine pour obtenir la subvention que la Compagnie lui a promise, les Jésuites et d'autres se plaignent que la Compagnie est plus intéressé au profit qu'à amener des colons.  À Québec malgré l'opposition de la Compagnie il est le seul avec CHAMPLAIN, à cultiver un jardin; ses légumes, de même que son talent d'apothicaire soulageront grandement les colons malades et affamés. En 1623 il obtient pleine possession de sa terre et peut enfin la cultiver librement et vendre ses produits. Avec ses pâturages pour ses bovins, ses champs de céréales, ses potagers et son verger il a été comme l’écrit CHAMPLAIN : « le premier chef de famille résident au païs, qui vivoit de ce qu’il cultivoit ».

*********

Sources : Dictionnaire généalogique des familles du Québec, page 561. Jetté, René; Dictionnaire biographique du Canada en ligne, Louis HÉBERT in

http://www.biographi.ca/FR/index.html; Oeuvres de Champlain, tome V, page 1116.

1617

No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

414

Le Saint-Étienne

MOREL

Compagnie du Canada

Honfleur dép 11 mar

Tadoussac 14 jun

France avant 22 jul

415

Le Fortune

110 Tx

François SOREAU

   

La Rochelle

Port-Royal

 

No

Membres d'équipage et passagers

Observations diverses

Sources

414

Membres d’.quipage :

- GRAVÉ, François

Passagers arrivée :

- BEAUCHESNE, …

- CARON (Le), Joseph

- CHAMPLAIN (de), Samuel

- HÉBERT, Anne

- HÉBERT, Guillaume

- HÉBERT, Guillemette

- HÉBERT, Louis

- HUET, Paul

- ROLET, Claude

- ROLET, Marie

(prob. dans ce navire)

- * JONQUEST, Étienne

Passagers départ :

- CHAMPLAIN (de), Samuel

- DOLBEAU, Jean

(prob. dans ce navire)

- * GODET, sieur duParc, Jean

Le Saint-Étienne, dirigé par le capitaine MOREL, quitte Honfleur le 11 mars 1617. Il y a à bord CHAMPLAIN et François GRAVÉ à titre de capitaine et conducteur en chef. De plus Louis HÉBERT est aussi à bord du navire. Il amène avec lui toute sa famille : sa femme Marie ROLET, son fils Guillaume, ses deux filles Anne et Guillemette et son beau-frère Claude ROLET. Le père récollet Joseph Le CARON, qui amène avec lui un missionnaire le récollet Paul HUET, revient à Québec avec le titre de commissaire provincial c´est-à-dire Supérieur. Étienne JONQUEST est sans doute aussi à bord de ce navire.

Le voyage dure environ trois mois. Les voyageurs vivent alors dans de « continuelles apprehensions de la mort », le navire vogue à travers des champs de banquises « qui sembloient des villes & des chasteaux, puissants au possible ». Une fois Marie ROLLET élève « ses deus enfants par les coutils » pour qu’ils reçoivent des récollets ce qu’elle croyait être leur dernière bénédiction puisque l’on n’atendait plus d’autre « sepulture que le ventre des poissons ». Finalement le navire arrive à Tadoussac le 14 juin.

Le CARON vient remplacer le père Jean DOLBEAU qui repasse en France sur ce navire. Ce dernier veut tenter de convaincre les autorités « de l’avarice et de la cupidité des associés ». (1) Un des facteurs et commis de la Cie des marchands Jean GODET du Parc s’en retourne aussi en France, sans doute sur ce navire. Celui-ci repart tout de suite pour la France puisqu´on retrouve CHAMPLAIN à Paris le 22 juillet suivant. Il a laissé le commandement de Québec à BEAUCHESNE. La disparition de deux Français au printemps et la découverte de leurs corps à l'automne 1617 mettront le commandant sur ses gardes et il ne laissera plus les Amérindiens aller et venir en l'habitation.

Canada-Québec; Synthèse historique : 58

DGFQ : 561, 1004

Jean DOLBEAU in web DBC (1)

HNF, 2 : 3, 245, 246, 258, 466

Louis HEBERT et Joseph LECARON in web DBC

415

Passagers arrivée :

- LOMERON, David

Le navire, commandé par François SOREAU, vient faire la traite des pêches. David LOMERON est passager à bord.

Web Michel Robert


                                             autres gens de mer et passagers de 1617


Premier mariage célébré au Canada

Anne HÉBERT, la fille aînée de Louis HÉBERT, se marie au début de l'été 1618 avec Étienne JONQUEST. Le célébrant est le père Joseph Le CARON. Sagard écrit que c'est « le premier mariage qui se soit faict en Canada avec les ceremonies de la S. Eglise ». Malheureusement à la fin de 1619 ou au début de 1620 Anne HÉBERT meurt « en travail d'enfant ». Son enfant, le premier blanc né en Nouvelle-France, meurt tout de suite.

*********

Sources : Histoire de la Nouvelle-France II, Le comptoir 1604-1627, page 260, 263. Trudel, Marcel


1618


No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

416

« navire de Gravé »

 

François GRAVÉ

 

Compagnie du Canada

France

Canada printemps, Tadoussac d. 30 juil

 

417

Le Charles

 

Jean GOULLARD

   

La Rochelle

Acadie, traite

 

418

« navire de Robert Gravé »

 

Robert GRAVÉ

   

idem

Acadie

 

No

Membres d'équipage et passagers

Observations diverses

Sources

416

Passagers arrivée :
-
BOULLÉ, Eustache

- CHAMPLAIN (de), Samuel

(prob. dans ce navire)

- * DOLBEAU, Jean

Passagers départ :

- BEAUCHESNE, ...

- CHAMPLAIN (de), Samuel

- DUPLESSIS, Pacifique

- ROLET, Claude

GRAVÉ arrive au printemps avec Samuel de CHAMPLAIN et son beau-frère, Eustache BOULLÉ, 18 ans, frère d'Hélène sa femme. Le père Jean DOLBEAU est de retour de France à Québec le 27 juin 1618. Il a probablement embarqué dans ce navire. BEAUCHESNE s'en retourne en France dans le navire de la compagnie. Le frère convers récollet Pacifique DUPLESSIS repasse en France de Tadoussac le 30 juillet 1618 dans le même navire que CHAMPLAIN. Sans doute aussi dans ce navire s'est embarqué Claude ROLET qui repasse en France en 1618.

HCF, 2: 6, 246, 258, 466
Relations de Champlain 1619 in DGFC, 1 : 33

Jean DOLBEAU in web DBC

417

 

Jean GOULLARD, maître du navire le Charles, est venu en traite en Acadie  en 1618.

HNF, 2 : 473

418

 

Robert GRAVÉ revient faire la traite en Acadie en 1618.

HNF, 2 : 13, 132, 467

                                              autres gens de mer et passagers de 1618

La recherche du passage du Nord-Ouest du Danois MUNCK à la baie d'Hudson, la pire expédition hivernale en Amérique du Nord

Jens MUNCK, part du Danemark avec deux navires en 1619 à la recherche du passage du Nord-Ouest pour la Chine. Avec deux navires l'Unicorn et le Lamprey l'explorateur a  traversé la baie d'Hudson d'est en ouest et aborde dans une baie qui deviendra le port de Churchill. À travers une tempête de grésil il aperçoit une baie entourée de terre protégée du mascaret par une crête rocheuse. Le Lamprey a pris du retard  mais il est guidé à travers la baie par les feux allumés avec du bois flottant.

MUNCK se prépare à ce qui sera la pire expédition hivernale en Amérique du Nord. Il a fait construire des brise-glaces  autour de la quille des navires. De plus l'équipage a empilé des tas de cailloux comme des bâtardeaux pour protéger les navires de la marée des glaces.

*********

Sources : The Project Gutenberg eBook, The ''Adventurers of England'' on Hudson Bay, by Agnes C. (Agnes Christina) Laut in http://www.gutenberg.org/dirs/3/0/3/7/30377/30377-h/30377-h.htm

1619

No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

419

1619

François GRAVÉ (prob.)

 

Compagnie du Canada

France

Québec

 

420

La Sainte-Anne

55 Tx

     

La Rochelle

Acadie

 

421

Le Plaisir

80 Tx

Jean GOULLARD

   

idem

Canada

 

422

La Prime

Jacques BAUDOIN

   

Acadie, traite

 
423 L'Unicorn Jens MUNCK Danemark Baie d'Hudson
424 Le Lamprey idem idem

No

Membres d'équipage et passagers

Observations diverses

Sources

419

Passagers arrivée :

(prob. dans ce navire)
- *
…, ..., dit AHUNTSIC

- * deux autres Français

- * DESPORTES, Pierre

- * LANGLOIS, Françoise

- * LANGLOIS, Marguerite

- * MARTIN dit L'Écossais, Martin

En 1619 CHAMPLAIN est évincé et les marchands associés confient le commandement de Québec à François GRAVÉ, qui y hiverne en 1619-1620. Selon l'historien Marcel Trudel, AHUNTSIC ou AHAITSIQUE, un Français anonyme portant ce surnom reçu des Hurons, est probablement arrivé dans le navire de la Société en 1619 avec deux autres laïcs donnés « comme associez au ministère apostolique » et qui accompagnaient les Récollets. Trudel mentionne aussi l’arrivée cette même année de Pierre DESPORTES avec son épouse Françoise LANGLOIS et d’Abraham MARTIN dit L’Écossais avec son épouse Marguerite LANGLOIS.

HNF, 2 : 263, 33, 340-342

420

Le navire vient faire la traite des pêches.

Web Michel Robert

421

Passagers arrivée :

- LOMERON, David

Le navire, commandé par Jean GOULLARD, maître et pilote, vient faire la traite des pêches. David LOMERON est passager à bord.

idem

422

Commandé par Jacques BAUDOIN le navire vient faire la traite en Acadie en 1619.

HNF, 2 : 417, 467

423 L'Unicorn, un navire de guerre avec des hypocampes à la proue, un des deux navires de l'explorateur danois Jens MUNCK. The Adventurers of England : 23-27
424 Le Lamprey, un sloop, un des deux navires de l'explorateur danois Jens MUNCK. idem

                                                       

autres gens de mer et passagers de 1619


Naissance du premier poupon blanc viable

Le 7 juillet 1620 à Québec est baptisée Hélène DESPORTES, le premier enfant blanc né viable en Nouvelle-France. Selon Marcel Trudel, ses parents, Pierre DESPORTES et Françoise LANGLOIS sont arrivés en 1619 sans aucun doute dans le navire de la Société, demeuré anonyme, probablement commandé par François GRAVÉ.

La Compagnie de Caen

Même si Québec n'a qu'une cinquantaine d’habitants pour la Compagnie de Canada, intéressée surtout à faire du commerce, favoriser le peuplement de la colonie augmenterait le nombre d'intermédiaires pour la traite des fourrures. Elle met donc des entraves à la venue des colons. Les protestations contre son monopole se multiplient. CHAMPLAIN, les pères BIARD et JAMET eux, veulent des colons. De plus CHAMPLAIN présente un mémoire sur les avantages commerciaux de la Nouvelle-France. La Compagnie agacée par ses exigences l'évince en 1619 et le remplace par François GRAVÉ. Elle ne veut le garder que pour l’exploration. Pourtant le duc de Montmorency, le nouveau vice-roi, le  confirme dans ses fonctions de commandant de la colonie. La Compagnie de Caen remplace la Compagnie de Canada et obtient ses franchises. Le monopole de la nouvelle Société pour la traite de fourrures seulement, la pêche restant libre, est valide pour 15 ans à partir de novembre 1620. Elle n’aura à faire traverser que 6 familles en 15 ans.

Les récollets se dotent d’un couvent mais perdent leur bienfaiteur ainsi que l’envoi d’un navire de vivres

En 1619 les récollets entreprennent avec une douzaine d'ouvriers l’établissement d'un couvent nommé Saint-Charles, en l'honneur de leur bienfaiteur Charles Des BOVES,  près de la Petite Rivière au nord de Québec qui prendra le même nom que le couvent. L'année suivante on commence à bâtir une église qui, une fois terminée, sera bénite le 25 mai 1621. De plus l'ensemble comporte un jardin et un verger. Le père Denis JAMET écrit à Des BOVES le 15 août 1620 qu'ils avaient amené un âne et une ânesse comme « animaux de charge » mais les hivernants de l'Habitation « les ont tellement fatiguez qu'enfin ils y ont fait mourir l'asne ». Les récollets ont aussi des pourceaux, un couple d’oies, sept paires de volailles, quatre de canes. Ils vivent ainsi dans une certaine abondance puisqu'ils ont suffisamment de grains pour faire du pain et de la bière, de poissons pêchés dans la rivière et d'élan obtenu des Indiens pour un peu de pain. De quoi nourrir amplement les six religieux et les neuf ouvriers. Charles Des BOVES veut même leur envoyer un navire « chargé de vivres, de laboureurs et artisans mesmes de quelques munitions de guerre ». Après avoir demandé une autorisation au roi le 2 mai 1622 un congé lui est accordé le 20 septembre suivant par Montmorency pour un navire de 70 Tx prêt à partir de Blavet en Bretagne. Comme les départs n'ont lieu qu’au printemps ou au début de l'été le navire n'est pas parti cette année-là. Malheureusement la mort de Des BOVES le 2 janvier 1623 les prive de leur bienfaiteur et les préparatifs pour le départ du navire ont sans doute prit fin puisque rien n’indique sa venue en Nouvelle-France en 1623. C’est aussi la fin du projet d’un Séminaire pour les Indiens. Ils logeront au couvent en lieu et place.

*********

Sources : APC, publication no 15, 1967, Nouveaux documents concernant Champlain et son époque, pp. 461-463 in web Pionniers; Canada-Québec, synthèse historique, page 58-61.

Lacoursière, Jacques et Vaugeois, Denis; Histoire de la Nouvelle-France, Le Comptoir 1604-1627, page 318-320. Trudel, Marcel


1620


No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

425

Le Plaisir

 

David LOMERON, cap. maître

   

La Rochelle

Acadie

 

426

Le Charles

 

   

France

Canada

 

427

La Salamandre

 

François PORÉE des Chesnes, cap.

   

Honfleur 5 avr

Tadoussac 30 mai

 

428

Le Saint-Étienne

 

 

Cie du Canada

Le Havre d après 7 mai

Tadoussac 7 juil

 

429

« navire pirate »

 

John NUTT

   

France

T-N, capturé puis piraterie

Angleterre

430

« navire pêcheur français »

       

France

Terre-Neuve

Piraté

431

« navire pêcheur »,

de Plymouth 

       

Plymouth (Angl.)

idem

idem

432

« navire pêcheur flamand »

200 Tx

     

Flandre

idem

idem


No

Membres d'équipage et passagers

Observations diverses

Sources

425

Membres d'équipage :
-
CAMUS, Pierre, pilote

Passagers arrivée :

- DEBRIE, Pierre
-
MARIDAIN, Daniel

(p-ê dans ce navire)

- * FONTINER, Louis

Le 16 janvier 1620 à La Rochelle devant le notaire Chesneau, David LOMERON, marchand et capitaine de La Rochelle pour Charles de BIENCOURT, sieur de Poutrincourt, engage Pierre de BRIE, chirurgien et pharmacien de La Rochelle au salaire de 75L. En attendant son embarquement dans le Plaisir de 80 Tx avec LOMERON, de BRIE demeure au logis La Fontaine, rue du Ménage, en la maison de Balthazar de BRIE, son frère, un apothicaire. Le 11 janvier chez le même notaire LOMERON avait engagé aux mêmes conditions Daniel MARIDAIN, chaudronnier aussi de La Rochelle. Le maître pilote du navire est Pierre CAMUS, marinier de La Tremblade, engagé par charte partie le 4 mars 1620 aussi chez le notaire Chesneau. Le Récollet Louis FONTINER arrive en Acadie en 1620 peut-être dans ce navire.

AG-ERNF : 22

HNF, 2 : 462

426

David LOMERON achète sa part du poison à Pierre GARAT, marchand au retour de son voyage de pêche au Canada.

idem

427

Membre d’équipage :

- BOULLÉ, Eustache

Passagers arrivée :

- BONABENTURE, ...

- JAMET, Denis

Trudel écrit que CHAMPLAIN précise qu’Eustache BOULLÉ était avec le capitaine Du Chesne conducteur de ce navire.  Il y a aussi à bord le récollet Denis JAMET et le frère BONAVENTURE de La Presle.

HNF, 2 : 267

428

Membre d’équipage :

(prob. dans ce navire)

- * GODET, sieur desMaretz, Daniel

Passagers arrivée :
-
BOULLÉ, Hélène

- CHAMPLAIN (de), Samuel

- LeBAILLIF, Georges

(prob. dans ce navire)

- * CAUMONT dit LeMons, Jean

- * TERRIER, Isabelle

- une ou deux autres femmes

Passagers départ :

(prob. dans ce navire)

- * DOLBEAU, Jean

- * PASTEDECHOUAN, Pierre-Antoine

Guillaume de CAEN retrouve son monopole en 1620 et CHAMPLAIN revient cette année-là à Québec. Il amène sa femme, Hélène BOULLÉ, pour qui malheureusement le premier voyage en mer est une « fascheuse traverse ». La servante Isabelle TERRIER, engagée par CHAMPLAIN en 1617, les accompagne aussi probablement. Claude GODET des Maretz vient à Québec en 1620 sans doute dans ce navire. Sulte mentionne que le frère BONAVENTURE est arrivé à la mi-juillet sur ce navire. Jean CAUMONT dit Le Mons hiverne à Québec en 1620-1621, lui aussi sans doute arrivé dans ce même navire.

Le père Jean DOLBEAU rentre définitivement en France à l’automne 1620 probablement dans ce navire. Il amène avec lui un petit sauvage appelé Pierre-Antoine PASTEDECHOUAN, dans le but de le faire instruire.

CHAMPLAIN et Jean DOLBEAU in web DBC

HNF, 2 : 7, 267, 268, 278, 345

429

 

En 1620 le pirate anglais John NUTT en compagnie d’autres marins s’adonne à la piraterie avec un navire français capturé à Terre-Neuve. Ils capturent ensuite un grand vaisseau de Plymouth, puis un bâtiment flamand de 200 Tx. Après le pillage de la flotte de pêche, NUTT fait voile pour l'Angleterre.

DBC, 1 : 533 in web Pionniers

430

 

Navire pêcheur français pris par le pirate John NUTT à Terre-Neuve.

idem

431

 

Navire pêcheur de Plymouth pris par le pirate John NUTT à Terre-Neuve.

idem

432

Navire pêcheur flamand pris par le pirate John NUTT à Terre-Neuve.

idem

                                        autres gens de mer et passagers de 1620

1621

Concession de la Nouvelle-Écosse (Acadie)

par Jacques 1er, roi d'Angleterre à Sir William ALEXANDER

Nova Scotia ou Acadie ?

La prise de l'Acadie par Samuel ARGALL en 1613 démontre bien les prétentions anglaises sur l'Acadie. En 1621 le roi d'Angleterre Jacques 1er concède à Sir William ALEXANDER, un Écossais, tout le territoire au nord de la rivière Sainte-Croix qui comprend toutes les provinces maritimes et la Gaspésie. ALEXANDER donnent des baronnies à tous ceux qui promettent d'établir six hommes pendant deux ans. Sa concession est renouvelée en 1624 et il crée ainsi 85 baronnies de 1625 à 1631. Il fonde la Merchants  Adventurers of Canada avec des associés. La véritable colonisation ne débutera pas avant 1627 par manque de fonds. Pour les Britanniques le pays a désormais ses armoiries et un nom : Nova Scotia (Nouvelle-Écosse). Les Français ne l'entendent pas de cette façon et se considèrent toujours comme les véritables maîtres en Acadie. En 1627 l'Acadie sera

incluse avec le Canada dans le territoire attribué par Richelieu à la Compagnie de la Nouvelle-France

*********

Sources : Canada-Québec, synthèse historique, pages 48-50. Lacoursière, Jacques et Vaugeois, Denis

1621

No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

433

« navire de CAEN »

 

(prob.) Émery de CAEN

 

Guillaume de CAEN

France

Québec printemps

 

434

« navire du capitaine Dumais »

 

Nicolas LEROY dit Dumé, cap.

 

idem

idem

idem

 

435

La Salamandre

 

François GRAVÉ

 

Cie des Marchands de Rouen et de St-Malo

idem

Fleuve St-Laurent

 

436

« navire de GIRARD »

 

GIRARD, capitaine

 

idem

Canada, traite

Saisi


No

Membres d'équipage et passagers

Observations diverses

Sources

433

La Compagnie de Caen remplace la Compagnie du Canada en novembre 1620. Son monopole valable pour 15 ans n'est que pour les fourrures, la pêche reste libre. Émery de CAEN est arrivé  à Québec au printemps 1621 dans l'un des navires de son cousin Guillaume de CAEN, probablement comme capitaine. Le sous commis Olivier LETARDIF est de passage à Québec en 1621, embarqué sur l’un des navires de la compagnie.

Canada-Québec; Synthèse historique : 58-61

CI : 22, 23

DGFQ : 190, 191

HCF, 2 : 8, 9, 15, 279

434

Passagers arrivée :

- DUVERNAY, …

Un gentilhomme nommé DUVERNAY est à bord du petit vaisseau de Nicolas LEROY dit Dumé.

Canada-Québec; Synthèse historique : 58-61

CI : 22, 23

DGFQ : 190, 191

HCF, 2 : 8, 9, 15, 277, 279, 294, 295

435

François GRAVÉ commande la Salamande en 1621, et vient trafiquer dans le Saint-Laurent au nom des anciens marchands associés mais Guillaume de CAEN confisque son navire. CHAMPLAIN temporise et de CAEN déçu rend le navire à GRAVÉ.

Canada-Québec; Synthèse historique : 58-61

CI : 22, 23

DGFQ : 190, 191

François GRAVE in web DBC

HCF, 2 : 8, 9, 15, 279

436

Avec un passeport pour la pêche, le capitaine GIRARD fait la traite au Canada. Mais Guillaume de CAEN saisit quand même son navire et paie leurs gages aux matelots.

HNF, 2 : 295, 300, 472, 474


                                        autres gens de mer et passagers de 1621              autres soldats de 1621             émigrants de 1621


Flotte en Nouvelle-France en 1622

D'après Trudel trois navires partis de La Rochelle sont venus en Nouvelle-France en 1622 : la Catherine, navire de la compagnie de Guillaume de CAEN, le Bon Rapport, dont il ne connait pas la destination et le navire commandé par le Basque GUERARD. CHAMPLAIN, commande l'hivernement de 1622-1623 et François GRAVÉ est le «  principal commis » mais la goutte le force à rester tout l'hiver à l'intérieur de l'Habitation. Il y a en tout 50 personnes à Québec.

*********

Sources : Histoire de la Nouvelle-France II, Le comptoir 1604-1627, page 289-291. Trudel, Marcel

1622

No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

437

La Catherine

 

Raymond de LaRALDE

 

Guillaume de CAEN

LR, Dieppe dép 15 mai

Tadoussac, Québec 15 jun

 
438 Le Bon Rapport La Rochelle Nouvelle-France

439

« navire de GUERARD »

 

GUERS ou GUERARD, capitaine

   

La Rochelle

Tadoussac, pêche à la baleine automne

 

No

Membres d'équipage et passagers

Observations diverses

Sources

437

Passagers arrivée :

- CAEN (de), Émery

- CHOPPARD, Henri

- GALLERAN, Guillaume

- GRAVÉ, François

- PIAT, Irenée
- ROUNIER, …

- TARDIF ou LeTardif, Olivier

- un jeune Indien

(prob. dans ce navire)

- * DESDAMES, Thierry

Passagers arrivée :
-
JAMET, Denis

- POULLAIN, Guillaume

Départ le 15 mai 1622 à Dieppe du récollet Guillaume GALLERAN, nommé visiteur des missions de la Nouvelle-France. Portant aussi le titre de commissaire provincial, il ramène le jeune Indien amené en France par le récollet Le BAILLIF avec lui l'année précédente. Le récollet Irenée PIAT est dans le même navire, arrivée à Tadoussac le 15 juin. Irénée PIAT fait ériger à cet endroit une grande croix et une chapelle en rameaux d'arbres. ROUNIER est venu à Québec avec François GRAVÉ en 1621. Ce dernier se met au service de la compagnie en 1622. Le sous commis Olivier LETARDIF est de passage à Québec cette année-là de même qu'Émery de CAEN. Il y a aussi à bord un engagé recruté par Guillaume COUILLART, Henri CHOPPARD. Selon DBC Thierry DESDAMES est arrivé en 1622 probablement avec ce navire.

GRAVÉ et de La RALDE, rejoint à la mi-juillet par de CAEN, vont faire la traite à Trois-Rivières. Louis HÉBERT commande à titre d 'enseigne le navire, resté à Tadoussac. Malgré les bons contacts de de CAEN avec les Indiens la traite de cette année-là ne semble pas avoir été abndante car de CAEN déclare un déficit de 7,600L. De La RALDE revenu au début d'août et se dispute avec HÉBERT à propos du commandement du navire puis s'ensuit une autre dispute concernant les matelots huguenots. De CAEN ramème en France les récollets Denis JAMET et Guillaume POULLAIN.

DBC, 1 : 329, 559 in web Pionniers
DGFC, 1: 529

HCF, 2 : 15

HNF, 2 : 289, 290

Thierry DESDAMES in web DBC
 

438

 

L'un des trois navires venus en Nouvelle-France en 1622 mais Trudel ne connait pas sa destination exacte.

HNF, 2 : 289

439

Selon Marcel Trudel ce capitaine basque GUERS ou GUERARD est peut-être ce même capitaine GIRARD venu en 1621. Parti de La Rochelle muni d’une commission officielle il vient faire la pêche à la baleine à Tadoussac à l’automne 1622. Il donne une chaudière de cuivre rouge à BAILLIF, aide sous commis en échange de pois et de lard.

HNF, 2 : 289

1623

No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

440

« navire du capitaine Thierry DESDAMES »

 

De Tadoussac à Qc : Thierry DESDAMES

 

Émery de CAEN

France

Québec 28 jun

 

441

« navire de CAEN »

 

Louis HÉBERT

 

Guillaume de CAEN

idem

Qc dép 23 aoû

 

442

« navire de GUERS »

 

GUERS ou GUERARD, capitaine

 

idem

Miscou, traite

Saisi


No

Membres d'équipage et passagers

Observations diverses

Sources

440

Passagers arrivée :
- SAGARD, Gabriel

- VIEL, Nicolas

Les frères récollets Nicolas VIEL et Gabriel SAGARD arrivèrent le 28 juin sur le « navire du capitaine Thierry DESDAMES », un employé de Caen depuis 1622 et qui ne commande le navire, arrivé de France, que de Tadoussac à Québec.

RJ, 4 : 261, note 25, 48; 12 : 275 Thierry DESDAMES in web DBC

441

Passagers départ :
- CAEN (de), Émery

- DUPONT, …

Louis HÉBERT, commandant un des « navires de CAEN », eut un démêlé avec de La RALDE au sujet de la place donnée aux catholiques à l'avant du vaisseau à l'heure des prières, pourtant catholiques tous les deux. Départ de Québec le 23 août du nommé DUPONT, malade au cours de l'hivernement de 1622-1623 et du sieur de CAEN.

HCF, 2 : 16

442

Selon Marcel Trudel ce capitaine basque GUERS ou GUERARD est peut-être ce même capitaine GIRARD venu en 1621. En 1623 en dépit de l’interdit il fait la traite à Miscou et La RALDE lui confisque ses marchandises.

HNF, 2 : 295, 300, 472, 474


                                          autres gens de mer et passagers de 1623                              émigrants de 1623      


Capturés par les Turcs ils deviennent esclaves

La Sainte-Madeleine, montée par douze ou treize matelots, protestants et catholiques, et commandée par le capitaine CANANÉE, un pilote, « bon catholique », part de Gaspé à destination de Bordeaux en septembre 1624 sur ordre de CAEN. « Le long des côtes de Bretagne, ils furent capturés par les Turcs, et tous devinrent esclaves ».  Pirates barbaresques pour les uns ou corsaires ottomans pour les autres, n'empêchent que l'on devenait esclave. Pendant des siècles les cités pirates d'Afrique du Nord ont terrorisé les Européens voyageant sur les mers. Leurs navires sillonnaient l'océan au nord jusqu'aux côtes d'Angleterre, à l'ouest sur les bancs de Terre-Neuve, parfois au-delà dans le golfe  Saint-Laurent comme celui qui menaça le capitaine DANIEL en 1631. On mentionne dans les Relations des Jésuites que le Public Record Office à Londres rapporte qu'entre 1612 et 1620 les pêcheurs de Terre-Neuve ont subi des pertes de 40 800L sans parler de la perte de 180 pièces d'artillerie et de 1080 pêcheurs et mécaniciens amenés de force. Le 12 août 1625 le maire de Plymouth écrit au Conseil Privé que les pirates turcs ont pris en 10 jours 27 navires et 200 hommes.

*********

Sources : Relations des Jésuites, vol. 4, page 264, note 29 in http://puffin.creighton.edu/jesuit/relations/

1624

No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

443

La Sainte-Madeleine

60 Tx

CANANÉE, capitaine

 

Émery de CAEN

France

Tadoussac début juin,  Gaspé dép sep

Bordeaux, pris par les Turcs

444

« navire de GRAVÉ »

 

François GRAVÉ

   

idem

Québec dép 15 aoû, Gaspé dép 6 ou 7 sep

 

445

« 2e navire de GRAVÉ »

 

   

idem

idem

 

446

« navire de GUÉRARD »

 

GÉRARD ou GUÉRARD, capitaine

   

idem

Tadoussac dép 1er sep

 

No

Membres d'équipage et passagers

Observations diverses

Sources

443

Membres d'équipage :

- GASCOIN, …

Passagers arrivée :

- ALLART, Jacob

GASCOIN, pilote de la Sainte-Madeleine, Jacob ALLART, arrivé sur ce petit navire et Nicolas MARSOLET sont dépêchés à Tadoussac  par CHAMPLAIN pour attendre d'autres navires parce que Québec est à cours de vivres.

La Sainte-Madeleine, montée par douze ou treize matelots, protestants et catholiques, et commandée par le capitaine CANANÉE, un pilote,  « bon catholique », part de Gaspé à destination de Bordeaux en septembre sur ordre de CAEN. « Le long des côtes de Bretagne, ils furent capturés par les Turcs, et tous devinrent esclaves ».

HNF, 2 : 295

RJ, 2 : 131; 4 : 264, note 29

444

Membres d’équipage :

- GOUÄ, ...

Passagers départ :

- BOULLÉ, Eustache

- BOULLÉ, Hélène

- CAEN (de), Émery

- CHAMPLAIN (de),

Samuel
- LaRALDE (de), sieur,

- PIAT, Irénée
- SAGARD, Gabriel

GOUÄ est commis de vaisseau à bord de ce navire commandé par François GRAVÉ. Probablement navire sur lequel est arrivé le père SAGARD qui parti de Paris le 18 mars est arrivé à Québec trois mois et huit jours plus tard. Il écrit: « Il me semble n'avoir jamais tant souffert corporellement au reste de ma vie ». Son navire essuie de fortes tempêtes. « Depuis nous fûmes agités d'une tourmente si furieuse par l'espace de sept ou huit jours continuels qu'il semblait que la mer dût se joindre au ciel, de sorte que l'on craignit que les vagues furieuses, qui donnaient jusque par dessus la dunette, abîmassent notre navire : car elles avaient déjà rompues les galeries avec tout ce qui était dedans. C'est pourquoi on fut contraint de mettre bas toutes les voiles et, demeures les bras croisés, nous fûmes portés à la merci des flots ». (1)

Départ de Québec soit le 15 août et le 6 ou 7 septembre de Gaspé du « navire de GRAVÉ » qui ramène en France CHAMPLAIN et Hélène BOULLÉ, sa femme, qui ne reviendra plus dans la colonie, son frère Eustache BOULLÉ, les sieurs de CAEN et de La RALDE. Dans le même navire se trouvent le père Irenée PIAT qui retourne en France pour le recrutement de nouveaux missionnaires et aussi le frère récollet Gabriel SAGARD. Émery de CAEN commandera à Québec de 1624 à 1626 en l'absence de CHAMPLAIN.

DBC, 1 : 200 et 559 in web Pionniers  Épopée en Amérique, 1 : 4 (1)
HCF, 2 : 16, 295, 473

445

 

Un des deux navires commandés par GRAVÉ part de Québec en septembre.

HCF, 2 : 16

446

 

Selon Marcel Trudel ce capitaine basque GÉRARD ou GUÉRARD est peut-être ce même capitaine GIRARD ou GUERS venu en 1621, 1622 et 1623. C’est aussi peut-être lui qui amène les habitants de Saint-Jean-de-Luz à réclamer du roi la traite libre. Celui-ci leur répond qu’ils ont toujours la possibilité d’entrer dans la Société privilégiée.

HNF, 2 : 295, 300, 472, 474


                                         émigrants de 1624

Les Récollets accueillent les Jésuites 

en Nouvelle-France en 1625
Jean de Brébeuf
 (Condé-sur-Vire 1693 - près de la Baie Georgienne 1649)

Sources : d'après un dessin couleur de Charles William Jefferys / BIBLIOTHÈQUE et ARCHIVES 

Canada / C-028332 in http://www.recitus.qc.ca/images/main.php?g2_itemId=550

Saint, Premier martyr du Canada, avec Gabriel LALLEMANT

Sources : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_de_Brébeuf 

1625

No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

447

« navire de CAEN »

     

Guillaume de CAEN

Dieppe dép avr

Québec 19 jun


No

Membres d'équipage et passagers

Observations diverses

Sources

447

Passagers arrivée :

- BRÉBEUF (de), Jean

- BUREL, Gilbert

- CHARTON, François

- LALEMANT, Charles

- LAROCHE d’Aillon (de), Jean-Joseph

- MASSÉ, Énemond

(prob. dans ce navire)

- * GIFFARD, sieur de Moncel et de Beauport, Robert

- * GRAVÉ, François

Passagers départ :

- CAEN (de), Émery

- CAEN (de), Guillaume

- CARON (Le), Joseph

En France au printemps arrivé, Guillaume de CAEN reçut l'ordre de prendre à son bord les pères Jean de BRÉBEUF et Charles LALEMANT, Jésuites et le père Jean-Joseph de LAROCHE d’Aillon, Récollet et deux coadjuteurs, François CHARTON et Gilbert BUREL. Arrivée du navire en juin, mais selon DGFQ les religieux sont arrivés à différentes dates : les pères jésuites Charles LALEMANT le 19 juin, Énemond MASSÉ le 9 juin et Jean de BRÉBEUF  en juin et le missionnaire récollet Jean-Joseph de LAROCHE d’Aillon le 15 juin.

Puis plus tard en saison c'est le retour en France d’Émery de CAEN avec son oncle, Guillaume. Selon DGFQ Robert GIFFARD a séjourné à Québec en 1625-1626. François GRAVÉ aussi a hiverné à Québec durant la même période. Le père récollet Joseph le CARON repasse en France. Il est délégué par les missionnaires porter plaindre auprès du Conseil du roi de la Compagnie des Marchands et de son directeur MONTMORENCY qui paralysent le développement de l’Église en Nouvelle-France.

DGFQ : 167, 494, 634, 655, 785

HCF, 2 : 18, 20

Jean BREBEUF et Joseph LECARON in web DBC

RJ, 4 : 255

                                         autres gens de mer et passagers de 1625                           émigrants de 1625

Baleinier basque incendié

Un navire basque venu pour la pêche à la baleine au port de Chisedec sur le fleuve Saint-Laurent, est la proie des flammes lorsqu'un garçon met accidentellement le feu aux poudres. L'équipage se rend en chaloupe à l'île Percée dans l'espoir de trouver un passage sur un navire pour la France. La flotte de de LaRALDE arrive à l'île Percée le 20 juin. De LaRALDE, qui veut en savoir plus sur leur traite, les conduit alors à Miscou.

Défendu aux matelots protestants de chanter des psaumes

Le commandant de la flotte, de LaRALDE, qui passe le commandement de son navire la Catherine à Émery de CAEN, demande aux matelots huguenots, qui forment les deux tiers de l'équipage, de ne pas chanter leurs psaumes sur le fleuve comme ils l'ont fait en mer. Ils protestent en vain mais ils demandent au moins le droit de s'assembler pour réciter leurs prières. Ce qu'on leur accorde.

*********

Sources : Oeuvres de Champlain, tome V, page 1103, 1104.


1626


No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

448

« navire basque »

       

France

Chisedec avant 21 jun

Incendié

449

« vaisseau rochelais »

50 Tx

     

La Rochelle

Les Escoumins avant 26 jun

 

450

La Catherine

250-300 Tx

de LaRALDE, amiral de la flotte

 

Émery de CAEN

Dieppe dép 24 avr

Île Percée, Québec 5 jul

 

451

La Flèque

260 Tx

Émery de CAEN, vice-amiral de la flotte

 

idem

idem

Pêche île Percée, Québec 5 jul

 

452

L’Alouette

80 Tx

     

idem

Québec, Miscou

 

453

1626-4e

200 Tx

     

idem

idem

 

454

1626-5e

120 Tx

     

idem

idem

 

455

« forban »

       

En mer 27 avr

   

No

Membres d'équipage et passagers

Observations diverses

Sources

448

 

À l’île Percée le 21 juin des Basques informent les Français que leur navire a flambé lorsqu’un garçon a malheureusement mis le feu aux poudres. Venu pour la pêche à la baleine le « navire basque » était au port de Chisedec sur le fleuve Saint-Laurent. Ils veullent s’embarquer sur des navires pour retourner en France, de LaRALDE les conduit à Miscou à cet effet.

Oeuvres de Champlain, 5 : 1103-1105

449

 

Le 26 juin aux Escoumins un « vaisseau rochelais », d’environ 50 Tx, traitait illégalement avec les Sauvages de Tadoussac. Ces derniers avertissent l’équipage de la venue du navire la Catherine, ils coupent alors leurs câbles sur l’écubier, laissent leur ancre et mettent les voiles. La Catherine, mauvais voilier, ne peut les prendre en chasse. Toutefois l’Alouette qui est fortement armée, part en chasse après ce vaisseau et le prend.

idem

450

Passagers arrivée :

- CARON (Le), Joseph

- CHAMPLAIN (de), Samuel

Cinq navires la Catherine, la Flèque, l’Alouette et deux autres navires demeurés anonymes appareillent à Dieppe le vendredi 24 avril 1626. L’embarquement a eu lieu le 15 avril et CHAMPLAIN s' est embarqué sur la Catherine, commandé par le capitaine de LaRALDE, avec le père récollet Joseph CARON.

Le sieur DESTOUCHES (enseigne de CHAMPLAIN, qui retourna en France l'année suivante) et Eustache BOULLÉ arrivent à Québec le 5 juillet. Henri CHOPPARD et FOUCHER, arrivés à Québec en 1626, sont peut-être à bord de ce navire.

Le 27 avril la Catherine donne la chasse pendant trois heures à un navire qu’ils « jugeoit estre forban », mais ce dernier étant meilleur voilier le navire changea de bord. Puis le 23 mai une tourmente, qui dure deux fois vingt quatre heures, s’abat sur eux avec « orages de pluyes, tonnerres, esclairs, & bruines fort espesses ». Ils perdent alors de vue le petit navire des Jésuites, l’Alouette. Le navire mouille l’ancre le 20 juin entre les îles Bonaventure et Percée, tous les autres navires y étaient déjà. Même que la Flèque est arrivée 15 jours avant. Preuve que leur navire « n’estoit pas trop bon voillier », il fut durant la traversée deux mois et six jours « contrariéz de mauvais temps ».

À l’île Percée  de LaRALDE fait décharger des navires, dont le petit navire des Jésuites, « quelque nombre » de barriques de galettes et de pois. Le 21 juin il se résout de se rendre à Miscou. Il y va pour y recouvrir des dettes dues par les Sauvages et pour vérifier l’état des marchandises laissées là l’année dernière. Il promet à CHAMPLAIN de revenir à Québec d’ici un mois (pris à Miscou à pourchasser les navires en traite illégale il ne viendra pas à Québec cette année-là) et d’apporter toutes les choses qu’il leur manque dont principalement des poudres et des mousquets. Il doit aussi y conduire des Basques venus à la chasse à la baleine dans un port sur le fleuve Saint-Laurent, nommé Chisedec. Ils se sont sauvés en chaloupe de leur navire en flammes, un garçon a mis malheureusement le feu aux poudres. Puis ils se sont rendus à l’île Percée pour s’embarquer sur d’autres navires pour la France. De plus de LaRALDE veut s’informer de ce que ces Basques ont vraiment fait et traité. Il met de CAEN au commande de son navire pour se rendre jusqu’à Québec et demande alors aux matelots de lui obéir comme si c’était lui. Il dit aussi aux marins prétendus réformés qu’il désirait qu’ils ne chantent pas leurs psaumes dans le fleuve Saint-Laurent comme ils l’avaient fait en mer. Ceux-ci protestent et demandent qu’on leur accorde au moins le droit de s’assembler pour dire leurs prières. Formant les deux tiers de l’équipage ce droit est consenti aux matelots huguenots.

La nuit du 25 juin aux Escoumins le navire est pris dans une brume très forte et on ne voyait pas la longueur du navire. Le lendemain ils aperçoivent un vaisseau rochelais d’environ 50 Tx. Il traitait avec les Sauvages de Tadoussac. Ces derniers avertissent l’équipage de la venue du navire, ils coupent alors leurs câbles sur l’écubier, laissent leurs ancre et câbles puis mettent les voiles. La Catherine, mauvais voilier, ne peut les prendre en chasse.Toutefois l’Alouette, qui est fortement armée, part en chasse après le vaisseau et le prend.

Selon DGFQ Robert GIFFARD est venu à Québec en 1625-1626, il a peut-être embarqué dans ce navire pour son retour en France. De même que Émery de CAEN qui s'en retourne en France après avoir hiverné deux fois à Québec de 1624 à 1626.

CI : 22, 23

DGFQ : 494

HCF, 2 : 20

Oeuvres de Champlain, 5 : 1080-1081, 1103-1105

451

Émery de CAEN est vice-amiral sur ce navire qui va à la pêche aux poissons à l’Île Percée.

idem

452

Passagers arrivée :

- GOFFESTRE, Jean

Le frère jésuite Jean GOFFESTRE est arrivé à Québec en 1626 dans l’Alouette, navire des Jésuites du port de 80 Tx. Le 24 mai 1626 le petit navire des Jésuites perd de vue la Catherine dans des bruines fort épaisses. Le 26 juin au matin au Bic le navire, bien armé, part en chasse après un « vaisseau rochelais » en traite illégale avec les Sauvages de Tadoussac et le prend.

 

Le 22 juillet à Québec arrive une lettre de de LaRALDE demandant l’envoi de l’Alouette à Miscou. Il y a trouvé plusieurs vaisseaux en traite de pelleteries en défense du roi. Il a besoin que l’on arme le petit vaisseau des Jésuites « des choses nécessaires pour se rendre tant plus fort & maistre desdits vaisseaux qui traittoient ».

HNF, 2 : 307, 344, 346, 473

Oeuvres de Champlain, 5 : 1080-1081, 1103-1105, 1113

453

 

Un des deux navires anonymes, l’un du port de 200 Tx et l’autre de 120 Tx, faisant partie de la flotte de cinq navires qui prennent les voiles à Dieppe le vendredi 24 avril 1626.

Oeuvres de Champlain, 5 : 1080-1081

454

 

idem

idem

455

 

Un navire que l’on croit forban. La Catherine l’aperçoit le 27 avril et lui donne la chasse pendant trois heures. Mais meilleur voilier qu’elle, elle doit changer de bord.

Oeuvres de Champlain, 5 : 1081

                          autres gens de mer et passagers de 1626                           émigrants de 1626

Code de couleur des navires

marchands français

royaux

cabotage

construits en Nouvelle-France

anglais

autres Européens

pêcheurs

en traite et/ou saisies

prises anglaises ou autres

aux Antilles et autres îles

à la baie d’Hudson et/ou au nord

corsaires, flibustiers et pirates

combats, captures et/ou mutineries

avaries, échouages, naufrages et tempêtes

maladies et/ou décès

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