Plan des forts faits par

le régiment de CARIGNAN-SALIÈRES

1666

No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

796

Le Neptune, de La Rochelle

100-120 Tx

Jean SIBRON, capitaine 

LEBORGNE, FRANÇOIS, GARBUSAT, BOUCHEL

LEBORGNE, FRANÇOIS, GARBUSAT, BOUCHEL

La Rochelle

Acadie, Macédoine,pêche

 

797

Le Paon, de Hollande

200 Tx

André CHAVITEAU

Cornelissen PAUW, de Veneloo (Hollande) 

Pierre GAIGNEUR

idem

Qc vers 26 jul, dép 17 oct

 

798

L'Orange

250 Tx

RAYMOND, cap.

idem

Québec

799

L'Amitié

50 Tx

Nicolas GRATON

 

Jean de LAMOTHE

idem

Qc vers 3 aoû, dép 30 aoû

Amsterdam ou LR

800

Le Saint-Joseph, de La Rochelle

300 Tx

Jean TADOURNEAU

MOUSNIER, GAIGNEUR, BERNARD,THARAY, CHAUVET

Pierre GAIGNEUR

idem

Qc vers 3 aoû, dép 17 oct

 

801

La Catherine ou Ste-Catherine, de La Rochelle

100 Tx

Tharé CHAILLAUD, capitaine

Jean DEPONT et Pierre FANEUIL

idem

idem

Qc vers 3 aoû, dép (p-ê) 14 nov

 

802

Le Saint-Jean-Baptiste, de Dieppe

 

Pierre FILLYE, capitaine

Cie des Indes

Charles AUBERT de La Chesnaye, Pre GAIGNEUR

LR dép vers 13 mai

Gaspé, Québec 11 aoû, dép 17 oct

 

803

Le Moulin d'Or, de La Rochelle

200 Tx

Pierre JAMIN, capitaine

PETIT, MESNARD, vve J. DAT,M. DAUVERGNE vve cap Jqs FAMIN 

 

LR dép vers 26 mai

Québec 7 sep, dép 18 oct

 

804

La Paix, de La Rochelle

180-200 Tx

Mathurin FORY, capitaine 

J. DEPONT,P. FANEUIL et P. GARBUSAT

Pierre GAIGNEUR et Jérôme Le ROYER

La Rochelle

che, Qc 20 sep, dép (p-ê) 14 nov, naufragée

 

805

Le Combault

 

 

 

 

 

Qc d. (p-ê) 14 nov

 

806

La Fortune Blanche, d'Amsterdam

200 Tx

Vincent de NEUVILLE, capitaine

 

Pierre GAIGNEUR

idem

Échouée,Qc 5 oct, dép (p-ê) 14 nov

 

 

No

Membres d'équipage et passagers

Observations diverses

Sources

796

 

Les propriétaires du navire étaient Emmanuel LEBORGNE, Simon FRANÇOIS, Pierre GARBUSAT et Antoine BOUCHEL.

NNCC : 175

ADCM, B 5671, B 5672, 184;  Teuleron 1666, 09/04 (LR)

RHAF, 4 : 497
Teuleron 1666 (LR)

797

Passagers arrivée :

PINARD, Louis

Loué par Pierre GAIGNEUR pour 1000L par mois plus 150L pour le capitaine à Cornelissen PAUW, de Veneloo en Hollande, le navire amène un passager, Louis PINARD, chirurgien de Trois-Rivières.

Le 26 juillet la nouvelle parvient à Québec qu'un vaisseau arrive, « le Paon laissé à 5 lieues en deça de Tadoussac ». Probablement arrivé le 2 août car M. de Salières écrit dans ses mémoires à cette date que seul le navire le Paon est arrivé à Québec et que sept autres navires doivent venir. Il est commandé par André CHAVITEAU.

Trois navires mettent les voiles pour la France le 17 octobre : «
le Saint-Jean dans lequel s'embarque Mr de Charny avec toutes ses lettres, le Saint-Joseph et le Paon ».

MSGCF, 48 : 241
NNCC : 179

Savin 1666, 17/05

(LR); Teuleron 1666, 06 et 18 et 20/05 (LR); Cherbonnier 1666, 17/05 (LR)

RHAF, 4 : 497
Teuleron 1666, 06/05 (LR)
RJ, 50 : 192, 202

798

Le capitaine Élie RAYMOND commande ce navire, chargé de marchandises valant 1662L envoyées par Auger GRIGNON.

NNCC : 177

799

Membres d’équipage :

- BAU, Jacques

- BENESTAU, Jean

- BENESTAU, Jean

- BERNART, Jean

- DERIVAU, Simon

- MICHEL, Jacques

- OGER, Louis

- PASQUIER, François

- ROU, Jean

ROY, François

Passagers arrivée et départ :

- LAMOTHE, Jacques

Jean de LAMOTHE arme cette barque pour Québec. Ce voyage lui a coûté la somme de 6100L en « argent d'Hollande » à être versée à Amsterdam au retour du navire avec sa cargaison. Ayant emprunté 1000L à la grosse aventure au taux de 30 % à Paul THEVENIN, LAMOTHE doit aussi fournir un pilote pour naviguer sur le fleuve. Le capitaine Nicolas GRATON demeurait à la Rochelle avec Samuel PAGÈS.

«  Estat de lesquipage de la fregatte Lamitié de La Rochelle armée de 4 pierres de canons et 48 mousquetons

premt.

maistre Nicolas GRATON de Ré; contremaistre Jacque BAU de St Gille; cherpentier Jean BENESTAU de St Gille; mathelot Simon DERIVAU dolonne; François PASQUIER dolonne; François ROY de Lisle Dieu; Jean ROU de La Rochelle; Jacque MICHEL de Surgere; Louis OGER de Lisle Dieu; le garçon Jean BENESTAU de St Gille; le pilotte Jean BERNART de Diepe; commis Jacque LAMOTHE15 mai 1666 ».

Le 3 août les gens de Québec apprennent que trois navires voguent sur le fleuve en direction de leur ville : « la barque du sr LA MOTHE, du Saint-Joseph où sont le P. BRUYAS et mre ÉLIE et de la Sainte-Catherine où est P. Étienne de CARHEIL ». Le 30 août la barque, l’Amitié, de LA MOTTE lève l'ancre pour la France.

ADCM, B 5664 no 146, 1666

NNCC : 136, 137

Cherbonnier 1666, 19/05 (LR)

RHAF, 4 : 497
Teuleron 1666, 14/05 (LR)
RJ, 50 : 194, 198

800

Passagers arrivée :
- BRUYAS, Jacques

 

En 1666 les propriétaires du navire étaient Jacques MOUSNIER, pour une part d'un quart, Pierre GAIGNEUR, pour une part d'un quart, Charles BERNARD, pour une part d'un quart, Judith THARAY, veuve de Jean Le ROYER, pour une part d'un cinquième, et Jean CHAUVET, pour une part d'un vingtième. Le 23 décembre 1667 Pierre GAIGNEUR vend une moitié de sa part à Jean Le ROYER pour 4000L. Jean GRIGNON donna ses consignes au capitaine Jean TADOURNEAU.

Le 3 août les gens de Québec apprennent que trois navires voguent sur le fleuve en direction de leur ville : « la barque du sr LA MOTHE, du Saint-Joseph où sont le P. BRUYAS et mre ÉLIE et de la Sainte-Catherine où est P. Étienne de CARHEIL ». Trois navires mettent les voiles pour la France le 17 octobre : « le Saint-Jean dans lequel s'embarque Mr de Charny avec toutes ses lettres, le Saint-Joseph et le Paon ».

DGFQ : 183

NNCC : 197

Teuleron 1666, 28/01 et 20/05 et 1667 23/12 (LR); Cherbonnier 1666, 06/05 (LR)
RHAF, 4: 497
Teuleron 1666, 16/01 (LR)
RJ, 50 : 194, 202

801

Passagers arrivée :
- CARHEIL (de), Étienne

Le 3 août les gens de Québec apprennent que trois navires voguent sur le fleuve en direction de leur ville : « la barque du sr LA MOTHE, du Saint-Joseph où sont le P. BRUYAS et mre ÉLIE et de la Sainte-Catherine où est P. Étienne de CARHEIL ». DGFQ parle du 6 août 1666 comme date d'arrivée du père jésuite Étienne de CARHEIL. «  Le 14 novembre les deux derniers vaisseaux [dont peut-être la Sainte-Catherine] lèvent l'ancre. Le 16 arrêtez par le nordest ils sont à 4 lieues d'ici ». La Sainte-Catherine est commandée par le capitaine  Tharay CHAILLOU.

DGFQ : 198
NNCC : 144

Teuleron reg. 06/04 et 08/05/1666 (LR)

RJ, 50 : 194, 204

802

Membres d'équipage :
- BODET, Michel

- BRAS DE FER, Nicolas

- CANCHEL, Jacques

- CLOUET, Michel

- CORRUBLE, Guillaume

- COUSTURIER, Jacques

- de La TOUCHE, Guillaume

- DOUILLERE, Toussaint

- DOUILLERE, Vincent

- DUSCAT (?), Antoine

- DU TOURBE, Pierre

- FELE, Simon

- FERE, Vincent

- FLE, Jean

- FONTAINE, Louis

- FOUACHE, Denis

- GAILLOTTE, Louis

- GENDRE, Léonard

- HAVARD, Louis

- HELIER, François

- LANGLOIS, Pierre

- Le CLER, Antoine

- LESEU, Nicolas

- LESEU, Nicolas

- MARQUET, Pierre

- MAZURIER, Jean

- MONNIER, Pierre

- PICQUER, Vincent

- RENARD, André

- RENAULT, Nicolas

- SANNIER, Nicolas

- SANNIER, Pierre

- SIMON, Guillaume

- TELIER, Nicolas

- THIBIN, Élie

- THITIER, François

- VASTEL, Louis


Passagers arrivée :

(prob. débarqués à Gaspé)
- BARDIER, Louis

- BIDAUX, Pierre

- BOILLON, Pierre

- BOISSON, Philippe

- CHARTIER, Paul

- CHARUET, Jean
- CHERAULT, Louis

- DU MARIN, Michel

- FRELCHEUX, Louis

- GIGUER, Jean

- LECHÉ, François

- LELOUDON, Jean

- LEPRINSE, Jacques

- LEURTON, Étienne

- MORIN, Jean

- PITRAN, Jean

- QUINQUEL, Vincent

- RABIET, Agelye

- RODIER, Louis
- TRIPOT, Pierre

(prob. débarqués à Québec)

- BOUDEAU, Jean

- CARON, François

- CHEVALIER, Étienne
- CHEVALIER, Jean     

- DORÉ, Gabriel

- DORÉ, Louis
- DUBOIS, Jean

- FORAND, André
- FORGET, Jean

- GRENIER, Michel

- LAFOND (de), Pierre

- MAGNAN, Étienne

NAULT ou DU NAULT, François

- RICHARD, André          

- ROGER, Michel
- TESSIER, Jacques

Passagers départ :
- LAUZON (de),  sieur de Charny, Charles

« Liste de lesquipage du navire le St Jean Baptiste

le voyage du Canada année 1666

Pierre FILLYE; Nicolas LESEU maître; Louis GAILLOTTE vallet (?); Toussaint DOUILLERE; Anthoine Le CLER; Anthoine DUSCAT (?); Hélie THIBIN; François THITIER; François HELIER; André RENARD; Simon FELE; Nicolas BRAS DE FER; Guillaume de La TOUCHE; Denis FOUACHE; Jacques CANCHEL; Guillaume CORUBLE; Guillaume SIMON; Pierre MONNIER; Jean MAZURIER; Nicolas SANNIER; Léonard GENDRE; Michel CLOUET; Vincent PICQUER charpentier; Pierre LANGLOIS; Jean FLE canonnier; Pierre SANNIER; Jacques COUSTURIER; Michel BODET; Nicolas RENAULT; Pierre DU TOURBE; Nicolas LESEU; Pierre MARCQUET; Louis FONTAINE; Vincent DOUILLERE; Vincent FERE chirurgien; Louis VASTEL;

Garsons du navire

Nicolas THELIER; Louis HAVARD, ce 13e may mil six cent soixante six ».

Michel Langlois a trouvé parmi les membres de l'équipage, le seul qui se soit établi au pays, GuillaumeCORRUBLE.

Dans un mémoire daté du 27 mars 1666 la Compagnie des Indes orientales au Canada a résolu de céder la traite des pelleteries aux habitants du Canada, leur laissant encore la liberté de commerce et donne des instructions à son commis général, Charles Aubert de La Chesnaye, en remplacement de Le BARROYS. Il doit hâter le chargement sur le Saint-Jean-Baptiste des marchandises à La Rochelle et de celles provenant de Rouen. Ensuite il se rendra en droite ligne à Québec. En route pour Gaspé, si faire se peut, il y « laissera » le sieur DOUBLET, le fondeur allemand et le nombre d’hommes nécessaires, choisit par lui parmi les passagers pour travailler à la mine « auxquels il fera dellivrer les outils, victuailles et provisions nécessaires pour leur subsistance et travail ». Selon le généalogiste Michel Langlois (2) le navire, qui n’arrive à Québec qu’en septembre, s’est plutôt rendu directement à Gaspé pour « prendre » François DOUBLET, de Honfleur, et un groupe de travailleurs de la mine de plomb et laisser la moitié des engagés. D’après les Relations des Jésuites (3) le navire arrive à Québec le 11 août avec le père André RICHARD. Selon Langlois c’est vingt un engagés qui sont laissés à Gaspé. Langlois a retrouvé aux Archives départementales de la Charente-Maritime la liste des membres d'équipage et des passagers de ce navire que le capitaine remet le 13 mai avant son départ. Il y avait trente-huit hommes pour l'équipage et trente-cinq passagers. Le navire était armé de dix pièces de canon, en plus de vingt fusils, de douze pistolets et de vingt coutelas. Les passagers étaient : 1- Estienne CHEVALIER; 2- André FORAULT; 3- François DUNAULT; 4- François CARON; 5- Pierre BOILLON; 6- Louis DORÉ; 7- Gabriel DORÉ; 8- Vincent QUINQUEL; 9- François Le CHÉ; 10- Louis RODIER; 11- Louis CHERAULT; 12- Michel ROGER; 13- Agelye RABIET; 14- Jacques LEPRINSE; 15- Jean GIGUER; 16- Jean FORGET; 17- Jean BOUDAULT; 18- Jean PITRAN; 19- Philippe BOISSON; 20- Jean MORIN; 21- Pierre BIDAUX; 22- Estienne MAGNIAN; 23- Pierre de LAFOND; 24- Michel DU MARIN; 25- Pierre TRIPOT; 26- Jean DUBOYS; 27- Louis FRELCHEUX; 28- Jean LELOUDON; 29- Estienne LEURTON; 30- Jean CHARUET; 31- Paul CHARTIER; 32- Jean CHEVALIER; 33- Louis BARDIER; 34- Michel GRENIER.

Le 35e passager est le seul dont l'engagement est connu, soit pour trois ans, à 75L par an à Pierre GAIGNEUR, marchand à La Rochelle, faisant pour MM. de la Compagnie des Indes Occidentales au Canada (Teuleron, notaire à La Rochelle) :

- (658) 1er mai - Jacques TESSIER, de Nantes, laboureur.

Langlois écrit que le capitaine Pierre FILLYE s'est fait donné le 5 mai 1666 une procuration par les marchands Pierre Le BRETON et Jean MICHEL, de Rouen, pour réclamer à monsieur Le BARROYS la somme de 63 662L 8S et 3D pour les droits de pelleteries chargés sur le navire le Saint-Jean-Baptiste en 1665 que le sieur Charles AUBERT de La Chesnaye lui a cédé le 23 octobre 1665. Il fait deux sommations devant le notaire Romain de Québec: les 21 septembre et 16 octobre.

Dans le mémoire du 27 mars 1666 on mentionne que Charles AUBERT de La Chesnaye ordonnera à DOUBLET de retirer ce qui lui est dû des dettes de l’année dernière et de dresser un état qui servira pendant son absence. À Tadoussac il s’informera des commis sur les lieux, de l’état de la traite et y laissera les marchandises pour celle-ci. À Québec il règlera les détails sur les affaires de la Compagnie avec Le BARROYS dont la vérification de la recette des droits de l’année dernière. Si la Compagnie ne veut garder la maison vendue pour son compte à Le BARROYS, il devra lui reprendre. Il fera charger sur le Saint-Jean une partie des orignaux et pelleteries de la Compagnie jusqu’à la valeur de cent mille livres. Le surplus des autres castors de la Compagnie sera chargé dans les autres navires marchands. Il incitera monsieur de TRACY à diminuer le prix du castor gras à dix livres et augmenter celui du castor sec à six livres. Il prendra en paiement des marchandises le plus de castor sec qu’il pourra et les pelleteries envoyées à la Compagnie seront assorties de deux tiers de gras et un tiers de sec. La Compagnie donnera aussi les cent milliers d’ardoise et les cent milliers de clous demandés pour la couverture de l’église paroissiale de Québec. Elle payera au Canada les 63 662L 8S et 3D  dues à La Chesnaye pour le remboursement de la ferme du quart de l’an dernier.

Trois navires mettent les voiles pour la France le 17 octobre : « le Saint-Jean dans lequel s'embarque Mr de Charny avec toutes ses lettres, le Saint-Joseph et le Paon ».

ADCM, B 5667 no 148, 1666, 13/05

DGFQ : 142, 199, 246, 248, 272, 356, 426, 428, 526, 627, 750, 1066
MSGCF, 48 : 241-256 (2)
NNCC : 196

Cherbonnier 1666, 30/12 (LR) attestation; ADCM, B 5667, 17/05/1666

RHAF, 4 : 497; 6 : 396

B 5667 no 148, 1666, 17/05 (LR)

RJ, 50 : 194, 202 (3)

Web ACF : CAOM : COL C11A 125/fol.220-222v (1)

803

Membres d’équipage :

- ARIVÉ, Jean

- CAMUS, Isaac

- CORINAUD, François

- de HAVET, Pierre

- ENSEQUE, Pierre

- ÉRAU, Élie

- GRASTAU, Daniel

- GRONDIN, Antoine

- GUILLAUDAU, Étienne

- GUSTIN, Charles

- JEAN, Yvon

- LALIROU, Nicolas

- Le MUR, Pierre

- LEROI, Étienne

- MICHAU, Jacques

- NESROUST, Élie

- PROPOINT, Bastien

- ROBERT, Pierre

- SANSTIER, Pierre

- SIMONT, Charles

- THEVENAIN, Michel

- THIBAU, François

- TRIODEST, Cadou

- VROIS, François

Passagers arrivée :
- ALAIN, Antoine

- AMIOT, Pierre

- AUCLAIR, Pierre

- BAILLY, Guillaume

- BEAUMIER, Pierre
- BEAUMONT, Vincent
- BIAILLE de Saint-Meur, Daniel

- COUILLARD, sieur  de L’Espinay, Louis

- MOREAU, Pierre
- PIN, Jacques
- TIENNE, Jacques F.
- VALLIÈRE, Pierre

(prob. dans ce navire)

- * AUBINEAU, Suzanne
- * AUCLAIR, André

 
Passagers départ :
- LENEUF, sieur de LaPoterie, Jacques

« Liste de lesquipage du Moulin Dor en 1666

navire armé de 8 canons, 16 mousquets, 36 piques, 2 pistolets, 3 coutelas, 200 livres de poudre à canon. 

Pierre ROBERT; Pierre ENSEQUE; Nicolas LALIROU; Hantoine GRONDIN; Estine GUILLAUDAU; Estine LEROI; Charles SIMONT; Pierre SANSTIER; Pierre de HAVET; François CORINAUD; Jean ARIVÉ; Izact CAMUS; François VROIS; Bastin PROPOINT; Charles GUSTIN; Pierre Le MUR; Eslie ESRAU; Jacques MICHO; Eslie NESROUST; Cadou TRIODEST; Ivont JEAN; Michel THEVENAIN; Frainçois THIBAU; Daniel GRASTAU; Pierre JAMAIN sont tout lesquipage du navire

Pasagers est ensuite : Vincent BAUMONT; Pierre MORAU Travaillant : Pierre AUBINAU; Anthoine ALIN; Pierre AMIOST; Pierre BOMIER; Pierre VALLIÈRE; Jacque PIN; Daniel BIAILLE; Jacque F. TIENNE à La Rochelle ce 26 mai 1666 Pierre JAMAIN (sa signature) ».

Le généalogiste Michel Langlois (1), qui a analysé la liste des passagers et des travaillants et les a identifié, écrit que les deux passagers sont des passagers libres, donc qui ont payé leur traversée tandis que pour les huit travaillants ou engagés au contraire ce sont les armateurs ou marchands qui l’ont payé. De plus Langlois mentionne que Suzanne AUBINEAU (listée par Yves Landry comme Fille du roi) et son fils André AUCLAIR, qui ne sont pas sur la liste des passagers, sont pourtant bel et bien arrivés cette année-là, et sans aucun doute sur ce navire. Elle est la mère de Pierre AUBINAU, embarqué comme travaillant, engagé sous le nom de sa mère il sera connu plus tard sous le nom de son père AUCLAIR.

Le père Archange Godbout (2) écrit que Louis COUILLARD, sieur de Lespinay, habitant de Québec, « reconnait avoir reçu en dépôt pour 225 livres de marchandises, du Sr Pierre MESNIER, marchand de La Rochelle », le 17 mai 1666 (greffe du notaire Lefebvre, de La Rochelle). Il est sur le point d'embarquer sur le navire le Moulin d'Or, commandé par le capitaine Pierre JAMIN. Il embarque la marchandise à ses risques mais il fait la promesse de remettre la moitié des profits à MESNIER. Il n’est pourtant pas sur la liste ci-haut.

Le Moulin d'Or mouille à Québec le 7 septembre « avec les 4 ecclésiastiques de St-Sulpice », dont Guillaume BAILLY. Le navire repart le 18 octobre et « doit conduire Mr de La Poterie à l'Acadie et de là en France. Le capitaine est chargé d'une lettre pour le P. RAGUENEAU ».

Les propriétaires du navire, pour une part d'un quart chacun, étaient Alexandre PETIT, Nicolas MESNARD, la veuve de Jean DAT et Marie DAUVERGNE, veuve du cap. Jacques FAMIN. Le navire revint avec une cargaison de charbon.

 

ADCM, B 5664 no 149, 1666, 26/05

AG-ERNF : 60 (2)

BAILLYGUILLAUME in web DBC

FDR : 272

MSGCF, 48 : 241-256 (1)

RJ, 50 : 200, 202

804

Passagers arrivée :
- MARQUETTE, Jacques

Les propriétaires de Jean DEPONT, pour une part d'un quart, de Pierre FANEUIL, pour une part d'un quart et de Pierre GARBUSAT, pour une part d'une moitié (ce dernier paya 3825L la moitié de Jean JAMAIN), louèrent leur navire à Pierre GAIGNEUR et Jean Le ROYER pour 6000L le voyage.

« Le 20 septembre le P. Jacques MARQUETTE arrive en bonne santé sur le 7ième vaisseau ».

«
Le 14 novembre les deux derniers vaisseaux [dont peut-être la Paix] lèvent l'ancre. Le 16 arrêtez par le nordest ils sont à 4 lieues d'ici ».

Michel Langlois écrit que Daniel BIAILLE de Saint-Meur réclamait le 17 octobre 1667 au nom d'Alexandre PETIT 4 500
LT pour les pelleteries embarquées sur le navire la Paix qui a fait naufrage. Il eut gain de cause puisqu'il se vit octroyer les deux tiers de la marchandise sauvée du naufrage.

DGFQ : 774
MSGCF, 48 : 254
NNCC : 178

Teuleron 1666, 25/02 et 07 et 24/04 et 04/05 (LR)

RHAF, 4 : 497
Teuleron 1666, 16/02 (LR)

RJ, 50 : 200, 202, 204

805

 

« Le 14 novembre les deux derniers vaisseaux [dont peut-être le Combault] lèvent l'ancre. Le 16 arrêtez par le nordest ils sont à 4 lieues d'ici ».

RJ, 50 : 204

806

Passagers arrivée et départ :

CLAESSEN DEVICK, Chadouin

Le navire est loué par Pierre GAIGNEUR à son capitaine Chadouin CLAESSEN DEVICK d'Amsterdam pour 1150L par mois plus 150L pour ce dernier qui reste à bord comme passager.

« Le 5 octobre enfin le dernier vaisseau, dit la Fortune Blanche, arrive après avoir couru bien des risques, perdu de ses ancres, échoué à 4 lieues d'ici il a perdu 5 hommes aux mains des Iroquois croit-on … Le 14 novembre les deux derniers vaisseaux [dont peut-être la Fortune Blanche] lèvent l'ancre. Le 16 arrêtez par le nordest ils sont à 4 lieues d'ici ».

NNCC : 156, 157

ADCM, B 5665, 17/12/1666

RHAF, 4 : 497
Teuleron 1666, 27/05 (LR)

RJ, 50 : 200, 204

                       engagé de 1666             Filles du roi de 1666           autres immigrants de 1666         autres émigrants de 1666

Le Saint-Louis

L'arrivée des Filles du roi en Nouvelle-France en 1667

Sources : http://www.axelnelson.com/skepp/saint.htm

Sources : Eleanor Fortescue Brickdale / BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES Canada / C-020126 in http://www.recitus.qc.ca/images/main.php?g2_itemId=665


Navires à Québec en 1667

        « Il est venu onze navires à la rade de Québec chargés de toutes sortes de marchandises. Plusieurs ravailleurs et aussi filles pour peupler notre colonie et augmenter le nombre de champs cultivés. Des troupeaux de moutons et de chevaux qui croissent en nombre et ont rendu de grands services », rapporte le Journal des Jésuites de 1667. Il y a deux personnes de passage à Québec : le frère franciscain Jérôme de ROILLE et le chirurgien Pierre SAINT-LAON. 

Départ du régiment de CARIGNAN-SALIÈRES

       Le vaisseau du roi le Saint-Sébastien repart de Québec le 28 août 1667, écrit le Journal des Jésuites, avec monsieur de Tracy, commandant des troupes en Nouvelle-France et le corps expéditionnaire français s'embarque aussi à bord du navire pour la métropole. « Sur les 1200 soldats [du régiment de CARIGNAN-SALIÈRES venus en 1665] seulement 550 embarquèrent pour rejoindre la France : 250 étaient morts pendant leur séjour en Amérique, et 400 autres recrues décidèrent de rester vivre au Canada ».

Les soldats demandent des femmes et des habitations

         Parmi les soldats demeurés au pays l’intendant TALON écrit au ministre le 27 octobre 1667 que déjà à cette date deux capitaines se sont mariés à des demoiselles du pays, un lieutenant à la fille du gouverneur des Trois-Rivières, un autre lieutenant et quatre enseignes ont signé des contrats de mariage. Plusieurs officiers et soldats, mariés ou non, travaillent à la mise en valeur des habitations qu’il leur a données. Un très grand abattis sera fait ce hiver pour leur établissement. Il pourrait compter sur l’engagement de la meilleur partie du régiment, beaucoup de soldats demandent des femmes et des habitations, mais il a rencontré des obstacles avec « des esprits qui se plaisent à traverser les  desseins du roi, et ne se faire valoir qu’en controllant la sage conduite de messeigneurs ses ministres ». Il n’ose demander au ministre une gratification pour chacun des officiers qui s’établissent, quoiqu’il en demande pour certains avec des lettres de témoignage d’estime du roi et du ministre, et aux autres des moyens pour l’avancement de la colonie mais à son avis 2000 écus seraient bien employés. Il a fait former trois villages attachés au fort de Saint Louis de Québec et distribuer des habitations aux soldats et volontaires du pays, qui se marient aux filles envoyées, et aux familles nouvellement venues. Cela contribuera à la défense de la ville. À cet effet il a fait mélanger dans les bourgs et villages, soldats et habitants, qui s’instruiront ainsi de la culture de la terre et s’entraideront au besoin.

Engagés et filles du roi envoyés de France

        Dans la même lettre Jean TALON informe le ministre COLBERT qu'au lieu des 400 « bons hommes » prévus, il n'en a reçu que 127 « très faibles, de bas âge et de peu de service ». Et que la Compagnie s'esr reprit en envoyant au contraire plus du double des 50 filles prévues, soit 84 venues de Dieppe et 25 de La Rochelle, sans compter les enfants accompagnant les chefs de famille. Elles sont arrivées en deux contingent. Il devra faire à la Compagnie un recouvrement considérable non seulement pour les avances qu'elles ont reçues en France et leur nourriture mais surtout parce qu'on a laissé entendre à la plupart particulièrement à « celles qui sont de quelque naissance...plusieurs bien demoiselles et bien élevées  », soit 15 ou 20, que le roi leur donnerait. Yves Landry, qui a répertorié treize Filles du roi de 1667 originaires de l’Aunis et du Poitou, mentionne que le premier arrivage de ces filles cette année-là est arrivé à Québec avant le 1er juillet. La Constance est le seul navire arrivé à cette date, elles se sont donc sans aucun doute embarquées sur ce navire. « Le 25 septembre le St-Louis arrive avec le P. Louis de BEAULIEU, maître Pierre PIERSON et n. frère Pierre MAIGNERET quantité de filles plus de 80 et plus de 100 travailleurs, 14 ou 15 chevaux, etc. » d'après le Journal des Jésuites. Une lettre de Jean TALON datée du 27 octobre 1667 au ministre COLBERT l'informe que les filles à marier sont arrivées en deux contingents pour 1667 : « quatre vingt quatre de Dieppe et vingt q de La Rochelle », soit 109 en tout. Yves Landry en a répertorié 63 venues de Dieppe.

 Chevaux et brebis envoyés de France


        Jean TALON, qui surveille l'arrivage des animaux, blâme les employés de la Compagnie : les chevaux, envoyés sur le Saint-Louis, sont trop âgés  Ils ont dû chercher à épargner 4 ou 5 pistoles par tête à l’achat des chevaux, par ailleurs bien arrivés, car certains ont neuf ans. Il est de même avec les brebis envoyées outre qu’elles « sont très faibles et d’un petit corsage », un berger malicieux en a empoisonné vingt. Le conducteur lui a donné son procès verbal, qu’il envoie à M. de BECHAMEIL.

Bois utiles à la construction des vaisseaux

       Jean TALON raconte aussi que ses voyages de l’hiver et du printemps derniers l’ont convaincu, et aussi les charpentiers envoyés, que la Nouvelle-France peut fournir à la France, au lieu des pays de la Baltique, tous les bois nécessaires à la construction des vaisseaux. De forts beaux sapins, épinettes et pins rouges font de forts bonnes mâtures. Aucun des navires venus cette année n’étant ouvert par leur derier il a fait charger une flûte hollandaise et un autre vaisseau par la sainte-barbe des mâtureaux *, des épars ** et des damoiselles *** pour COLBERT de Teron à Rochefort. À l’avenir il pourra en envoyer encore bien plus parce que les chemins ne sont pas encore ouverts dans les bois.

Un capitaine du régiment de Carignan, et commandant de Montréal, abuse de son autorité

         Le colonel de Salière se plaint le 1er septembre 1667 qu'Annibal-Alexis de FLOTTE de Lafredière, capitaine d'une compagnie au régiment de Carignan, va être jugé par les  autorités civiles alors qu'il relève de lui. En effet celui qui est aussi gouverneur de Montréal par intérim a abusé de son autorité. L'interprète de langue iroquoise Pierre CAILLÉ dit Larochelle dépose une plainte au baillage de Montréal contre lui au sujet de boissons vendues aux Indiens. Le capitaine, celui que l'historien Benjamin Sulte décrit comme « déjà disgracié par la perte d'un oeil, il cachait sous des extérieurs repoussant une âme asservie aux passions les plus avillissantes, avare, fourbe, tyrannique et débauché » (1), sera alors jugé lors d'un procès qui se déroule du 15 au 21 septembre 1667. Ce qui sera l'occasion pour tous ceux qui ont des griefs contre lui de témoigner.

        Lors du procès Mathieu MASTA déclare que le capitaine Lafredière se sert de son frère Henri, lieutenant dans sa propre compagnie, pour son commerce d'eau-de-vie avec les Indiens. En effet CAILLÉ mentionne que ce Henri lui aurait demandé son aide pour traîter d'eau-de-vie avec les Indiens puisqu'il parle leur langue. Mais ces derniers se seraient plaint  qu'elle contenait de l'eau. Non seulement le capitaine pratique la traîte illégale de l'eau-de-vie avec les Indiens mais en plus il les exploitent en diluant avec de l'eau du fleuve cette  eau-de-vie que l'on surnomme « eau du Saint-Laurent ». 

       D'autres viennent témoigner des divers abus du capitaine. Ainsi Joseph BOUCHEROT dit Le Vau, ampessade de la compagnie de Salière au régiment de Carignan, déclare avoir  eu la garde de trois prisonniers, dont le chirurgien André BASSET dit Dutertre, que le colonel de Salière lui avait bien recommandé de ne pas libérer. Dès le départ du colonel le capitaine Lafredière l'obligea à les libérer. Quant à André DEMERS il se plaint lors du procès des mauvais traitements que lui aurait infligé le capitaine. Il aurait reproché au capitaine de chasser sur ses terres avec plusieurs de ses soldats en marchant dans ses champs de blé. Furieux ils tentent de l'attraper pour lui faire un mauvais traitement mais il leur échappe. Le lendemain de l'incident DEMERS est arrêté par deux soldats et emprisonné. Il subit pendant deux jours, des heures durant, le supplice du cheval de bois à chaque jambe avec des poids de 60 livres. Claude JODOIN, un jeune marié, se plaint que le capitaine l'a forcé à travailler 16 jours de plus que les trois jours que chaque charpentier devait donner  gratuitement pour la construction de deux redoutes au Sault Saint-Louis. Pendant ce temps il aurait abusé de sa femme Anne THOMAS. Prétextant qu'elle était pauvre il lui aurait donné de l'argent en échange de ses faveurs. Ce qui se passa à plusieurs reprises, avoue la jeune femme, dans les fardoches le long du fleuve. Comme en témoignent aussi des ouvriers réparant une cheminée sur le toît d'une maison. Le capitaine échoue toutefois dans sa tentative de séduction de Marie-Anne HARDY. Elle se rend au moulin du fort pour obtenir de  la farine. Le meunier, qui a ordre de ne moudre que pour les soldats, reçoit l'ordre du capitaine d'en moudre pour la jeune femme. Il exige en retour d'avoir ses faveurs ce qu'elle refuse. Il l'a poursuit jusque chez elle. Son mari, Pierre MALLET, est à la maison et le capitaine abandonne. Le lendemain MALLET va chercher la farine au moulin mais le meunier, sur  ordre du capitaine, refuse de lui donner.

         À l'issue du procès les autorités suggèrent au capitaine Lafredière de quitter la colonie, mais devant son refus obstiné elles lui en donnent l'ordre formel. Il se rembarque pour la France à l'automne 1667. Quant à son frère Henri, resté au pays, il continue le commerce de son frère. L'année suivante sur le point de s'embarquer pour la France, il est interpellé par le marchand  Charles AUBERT de La Chesnaye, qui fait saisir les 350 peaux d'orignal et 1032 livres de castor, qu'il avait fait charger sur le navire du capitaine GOSSE, le Saint-Antoine l'Espagnol. Il lui répond que les pelleteries appartiennent à lui et à son frère, le capitaine Lafredière, et que le gouverneur de Courcelles lui a donné l'autorisation de les rapporter en France. 

*********

                      Sources : Carignan-Salières 1665-1668, La Maison des Ancêtres inc, Drummondville 2004, Michel Langlois, pages 331-335 (1); Mémoires de la Société de 

généalogie canadienne française, vol. 50, no 219, page 26; Relations des Jésuites, vol. 50, pages 212, 214; Web : Archives Canada-France : CAOM : COL C11A 

2/fol.306-320v in http://bd.archivescanadafrance.org/acf/home.html?&l=fr

 

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

807

Le Clerbault, de Senneville

80 Tx

Jacques HEURTAIN, capitaine 

C. et A. BERGIER, M. GUILLEBAUD

 

La Rochelle

Acadie, Québec

808

La Constance ex Constance, de Cadix

250-300 Tx

André PASQUIER

ou PASQUINET

Pierre GAIGNEUR

Pierre GAIGNEUR

idem

Pêche, Québec 10 jun

 

809

L'Orange, de Nieudam

 

 

Cap. Valck CLAESSEN 

idem

idem

Qc 1er ou 29 jul, dép (p-ê) 20 sep

 

810

La Nouvelle-France, de La Rochelle

250 Tx

André CHAVITEAU, capitaine 

Pierre GAIGNEUR

idem

idem

Pêche, Québec 2 jul, d 3 aoû

Pontendre (Galicie) nov

811

Le Saint-Philippe ou Grand

Philippe, de la Rochelle

150 Tx

Pierre GENTET, capitaine

PAGEZ Frères, Paul THEVENIN et Jean DEPONT

idem

idem

Québec 29 jul, dép (p-ê) 11 nov

 

812

Le Petit Agneau, de Hoorn

160 Tx

 

Jacques VEEN 

idem 

idem

Québec dép (p-ê) 20 sep

 

813

Le Saint-Sébastien

250 Tx 

 

Le roi  

 

 

Québec 5 aoû, dép 28 aoû

 

814

Le Prophète Élie, de La Rochelle

260-300 Tx

 

Élie de BAUSSAY

idem

idem

Québec 13 sep

 

815

La Catherine ou Sainte- Catherine, de La Rochelle

 

Jean CHAILLÉ, capitaine

Jean DEPONT et Pierre FANEUIL

idem

idem

Québec 22 sep

 

816

Le Saint-Louis, de Dieppe

250 Tx 

 

 

 

Dieppe

Québec 25 sep, dép (p-ê) 11 nov

 

817 La Marie, de Bordeaux Pierre TESTEVELLE, capitaine Gabriel REAU et Hélie DUPUY
Bordeaux, La Rochelle Québec

Capturée près de Belle-Isle et île d'Yeu,conduite à St-Sébastien (Es) 



No

Membres d'équipage et passagers

Observations diverses

Sources

807

Membres d'équipage :

- BAUDY, Élie

- DUPRÉ, Michel

- GUITTONNEAUX, Étienne

- GUIET, Jacques

- GUIOT, Paul 

- MATHIEU, François

- PRADIGOU, François

- RIVALLIN, Gilles

- SANSONNERÉ (?), Pierre

- SERPEAU, …

Passagers arrivée et départ :

- ROILLE (de), Jérôme

- SAINT-LAON, Pierre

 « Rolle de lesquipage du vaisseau nommé le Clerbault de Ceneville pour le voyage de Canada

Capitaine Jacques HEURTAIN de la Tremblade aagé de vingt quatre ans ou environ; contremaistre Helie BAUDY de La Tremblade aagé de vingt (?) ans ou environ; Estienne GUITTONNEAUX de La Rochelle aagé de vingt huit ans ou environ; Jacques GUIET de St Gille  aagé de vingt six ans ou environ; Pierre SANSONNERÉ (?) de St Sebastien aagé de vingt cinq ans ou environ; François PRADIGOU du Conquet vingt quatre ans ou environ; Michel DUPRÉ de Diépe aagé de vingt six ou environ; François MATHIEU du Conquet aagé de vingt trois ans ou environ; Gille RIVALLIN de St Gille garson aagé de dix huit ans ou environ; … SERPEAU garson de La Rochelle aagé de dix huit ans;

Suics les noms des passagers

frere Geraume de ROILLE cordelier; Pierre ST LAON chirurgien.

 

Le port d’attache du navire était sans doute Senneville-sur-Fécamp, près de Fécamp, en Haute-Normandie (Seine-Maritime).

D'après Bosher le navire, propriété de Clerbault et Alexandre BERGIER et Moïse GUILLEBAUD, revient de son voyage avec deux passagers, frère Jérôme de ROILLE, cordelier et Pierre SAINT-LAON, chirurgien. Parmi les membres d'équipage il y a Paul GUIOT comme subrécargue.

ACDM, B 5668 no 223, 1667

NNCC : 146

Cherbonnier, 1667 13/04

(LR);

ADCM, B 5688, 22/11/1667

RHAF, 4 : 497 (1)
B 5668 no 223 (LR)

808

Passagers arrivée :
- BALLON, Louis
- COQUELIN, Michel

- FLORAT, Martin
- FOURAULT, René
- GUY, Jean

- MERCIER, Martin

(sans aucun doute sur ce navire)

ANDRÉ, Louise

BONNEAU, Hélène

FORGET, Françoise

FOY, Marguerite

GIRARD, Marie

GRUSSEAU, Marie

GUÉRIN dit Brunet, Marie-Jeanne

GUILLOCHEAU, Renée

LANDRY, Louise

LARTEAU, Marie

LAURENT, Catherine

LÉPINE, Marie

MARCHAND, Catherine

PAQUET, Marguerite

- PAQUET, Jeanne

PAQUET, Maurice

PAQUET, Méry

PAQUET, René

ROY, Marie

Le 12 février 1662 Pierre GAIGNEUR achète ce navire sous le nom de Constance, de Cadix pour 6000L au capitaine Jean BROWER de Dorck, de Hollande, à Ponciane VANDRE HEUTSCHE, négociant de Cadix et à Abraham VANDRE HUTTEN, aussi négociant de Cadix.

Engagements à Pierre GAIGNEUR, au nom de la Compagnie des Indes Occidentales à Québec, embarquement sur le navire la Constance, de 300 Tx , au capitaine André PASQUINET (Teuleron, notaire de La Rochelle).
- (659) 4 avril - Louis BALLON, de La Rochelle, 60L par an, dont 30
L d'avance, « nourri jusqu'à l'embarquement », il sait signer.
- (660) 17 avril - Martin FLORAT, de Paris, jardinier, 70
L par an, dont 30L d'avance, « nourri jusqu'à l'embarquement », il sait signer.
- (661) 17 mai - Michel COQUELIN, 21 ans, du Mans, tailleur d'habits, 75
L par an, il sait signer.
- (662) 19 juin - Jean GUY, de St-Jean d'Angély, laboureur, 70
L par an.
- (663) 22 juin - René FOURAULT, 22 ans, de La Flèche, journalier, 60
L par an, il sait signer.
- (664) 30 juin - Martin MERCIER, 19 ans, des Sables, journalier, il sait signer.

Le Journal des Jésuites écrit le 29 mai que les navires de France sont arrivés à Gaspé et puis « 
le 10 juin le vaisseau du capit. PACQUINET est arrivé à notre rade » de Québec.

 

Une lettre de l’intendant Jean TALON, datée du 27 octobre 1667, informe le ministre COLBERT que les filles à marier sont arrivées en deux contingents pour 1667 et vingt cinq de ces immigrantes sont venues de La Rochelle. Yves Landry, qui a répertorié treize Filles du roi de 1667 originaires de l’Aunis et du Poitou, mentionne que le premier arrivage de ces filles cette année-là est arrivé à Québec avant le 1er juillet. La Constance est le seul navire arrivé à cette date, elles se sont donc sans aucun doute embarquées dans ce navire :

 

1- Louise ANDRÉ, de par. St-Michel, v. Poitiers, Poitou.

2- Hélène BONNEAU,de St-Martin-des-Noyers, ar. la Roche-sur-Yon, év. Luçon, Poitou.

3- Marguerite FOY, de L’Hermenault, ar. Fontenay-le-Comte, év. Maillezais, Poitou.

4- Marie GIRARD, de par. Notre-Dame-la-Grande, v. Niort, év. Poitiers, Poitou.

5- Marie GRUSSEAU, de Lusignan, ar. et év. Poitiers, Poitou.

6- Marie-Jeanne GUÉRIN dit Brunet, de St-Maurice-des-Noues, ar. Fontenay-le-Comte, év. Maillezais, Poitou.

7- Louise LANDRY, de par. St-Maurice, v. Loiré-sur-Nie, ar. St-Jean-d'Angély, év. Saintes, Saintonge.

8- Marie LARTEAU, du bourg de l’Île de Ré, ar. et év. La Rochelle, Aunis

9- Catherine LAURENT, de St-Étienne de Tonnay-Charente, ar. Rochefort, év. Saintes, Saintonge.

10- Marie LÉPINE, de St-Georges de Périgny, ar. et év. La Rochelle, Aunis.

11- Catherine MARCHAND, de par. St-Nicolas, v. La Rochelle, Aunis.

12- Marguerite PAQUET, de St-Paul , v. Poitiers, Poitou, arrivée avec son père Méry PAQUET, sa belle-mère Renée GUILLOCHEAU, ses frères Maurice et René, sa belle-sœur Françoise FORGET et sa nièce Jeanne PAQUET.

13- Marie ROY, de v. Fontenay-le-Comte, év. Maillezais, Poitou.

DGFQ : 436; 798

FDR : 60, 270, 281, 314, 315, 318, 321, 322, 330, 333, 334, 341, 344, 353, 368

NNCC : 148

Teuleron 1666, 12/02 et 1667, 12 et 14/04

(LR)

RAPQ 1930-1931 :  81

RHAF, 4 : 497
Teuleron 1667, 14/04 (LR)
RJ, 50 : 208

809

 

Le navire est loué par P. GAIGNEUR au capitaine Valck CLAESSEN pour 1750L par mois.

Le Journal des Jésuites mentionne « le 1er juillet l'arrivée du navire dit l'Oranger … le 29 juillet deux vaisseaux arrivent l'Oranger et le St-Philippe  Le 20 [septembre] le vaisseau flamand [ peut-être l’Orange, de Nieudam ou le Petit Agneau, de Hoorn ] fait voile ».

NNCC : 177

Teuleron 1667, 30/04 (LR)

RHAF, 4 : 497
Teuleron 1667, 30/04 (LR)
RJ, 50 : 210, 214

810

Membres d’équipage :

(prob. dans ce navire)

- * BATAILLÉ, Pierre

- * BOUA, Vincent

- * CARIN, Jean

- * DAVID, Pierre

- * DURAND, Alain

- * GERMAIN, Robert

- * MÉRICHAUD, Laurent

- * NOLEAU, Blaise

- * OURSERAS, Jean

- * PILET, Guillaume

- * PILET, Guillaume

- * PILET, Jean

Passagers arrivée :
- PIERRON, Jean 

Le 5 avril 1667 le navire est acheté à des propriétaires hollandais représentés par BION, BRIANS et BION par Pierre GAIGNEUR pour 15 700L. Le navire appelé la Nouvelle-France jette l’ancre à Québec le 2 juillet avec le père PIERRON à bord. Le navire met les voiles pour la France le 3 août. En novembre 1667 il transporta du sel à Pontendre en Galicie. Archange Godbout (1) signale que André CHANITEAU, capitaine du navire la Nouvelle-France, demeurant à La Rochelle, signe un contrat de mariage le 27-10-1667 avec Madeleine BIBARD (Savin, notaire à La Rochelle).

Le 1er août 1667 sont confirmés à Québec les matelots suivants probablement du navire la Nouvelle-France : André CHAVITEAU, matelot de l’Isle-Dieu, diocèse de Luçon; Guillaume PILET, matelot de l’Isle-Dieu, diocèse de Luçon; Jean PILET, matelot de l’Isle-Dieu, diocèse de Luçon; Robert GERMAIN, matelot de l’Isle-Dieu, diocèse de Luçon; Vincent BOUA, matelot de l’Isle-Dieu, diocèse de Luçon; Jean OURSERAS, matelot de l’Isle-Dieu, diocèse de Luçon; Pierre DAVID, matelot de l’Isle-Dieu, diocèse de Luçon; Guillaume PILET, matelot de Ouest Rural; Alain DURAND, matelot de l’Isle-Dieu, diocèse de Luçon; Pierre BATAILLE, matelot de La Rochelle; Laurent MÉRICHAUD, matelot de La Rochelle; Blaise NOLEAU, matelot d’Olonne, évêché de Poitiers et Jean CARIN, matelot d’Argenton, diocèse de Bourges.       

AG-ERNF : 50 (1)

DGFQ : 915
NNCC : 176, 177

Teuleron 1667, 05/04 et 05/05 (LR)

PRDH : no 403726

RHAF, 4 : 497
Teuleron 1667, 05/05 (LR)
RJ, 50 : 210, 212

811

 

Le navire est loué par Pierre GAIGNEUR pour 1000L par mois le 13 avril 1667 à leurs propriétaires  PAGÈS frères, pour une part de moitié, Pierre THEVENIN, pour une part de trois huitièmes et Jean DEPONT, pour une part d’un huitième.

Le Journal des Jésuites mentionne « le 29 juillet deux vaisseaux arrivent l'Oranger et le St-Philippe ». Ce dernier navire, commandé par Pierre GENTET, repart peut-être le 11 novembre.

NNCC : 201

Teuleron 1667, 13/04 (LR)

RHAF, 4: 497
Teuleron 1667, 13/04 et 17/05 (LR)
RJ, 50 : 212, 216

812

Passagers arrivée et départ :

- VEEN, Jacob

Pierre GAIGNEUR arme le Petit Agneau de Hoorn en Hollande et le loue pour 1300L par mois au capitaine Jacob VEEN et 150L pour ce dernier qui voyage comme passager. GAIGNEUR doit trouver un capitaine français et un pilote pour le Saint-Laurent. Selon le Journal des Jésuites « le 20 [septembre] le vaisseau flamand [peut-être l’Orange, de Nieudam ou le Petit Agneau, de Hoorn] fait voile ».

NNCC : 180

Teuleron 1667, 16/05 (LR) fol. 100

RHAF, 6 : 497
1667, 16/05

(LR)

RJ, 50 : 212, 216

813

Passagers départ :

- BARDY, Claude

- PROUVILLE (de), marquis

de Tracy, Alexandre

(sans doute dans ce navire)

- * JOYBERT (de), sieur de Soulanges et de Marson, Pierre

- * VILLIEU (de), sieur de Daudeville, Sébastien

Le 5 août arrive à Québec le vaisseau du roi le Saint-Sébastien. Il repart le 28 avec le père jésuite BARDY, écrit le Journal des Jésuites, et monsieur de Tracy, commandant des troupes en Nouvelle-France. Le corps expéditionnaire français s'embarque aussi à bord du navire pour la métropole. « Sur les 1200 soldats [du régiment de Carignan-Salières venus en 1665] seulement 550 embarquèrent pour rejoindre la France : 250 étaient morts pendant leur séjour en Amérique, et 400 autres recrues décidèrent de rester vivre au Canada ».

Sébastien de VILLIEU, sieur de Daudeville, lieutenant de la compagnie de Berthier au régiment de L'Allier, est sans doute parmi les soldats embarqués dans ce navire pour la France. De même que Pierre de JOYBERT, sieur de Soulanges et de Marson, lieutenant de la compagnie de Grandfontaine.

DGFQ : 949, 1129

MSGCF, 50, no 219 : 26

NNCC : 202

RJ, 50 : 212, 214

814

 Passagers départ :

- FIRMAN, Marie-Anne

Le navire est armé et loué par Pierre GAIGNEUR pour 8000L le voyage. Le 9 janvier 1658 Élie BAUSSAY, son propriétaire, le vend à Clerbaud BERGIER pour 14 500L.

Le Journal des Jésuites écrit que « le 13 septembre le vaisseau, dit le Prophère Elie mouille à notre rade » de Québec.

Marie-Anne FIRMAN, une Fille du roi embarquée probablement sur le Saint-Louis, annule son contrat de mariage avec Jean-Baptiste MORIN, sieur de Rochebelle et se rembarque sur le « Prophète », selon une note en marge du contrat datée du 17 novembre 1667.

DGFQ : 834

FDR : 313

NNCC : 183

Teuleron 1667, 20/05 (LR) fol. 101;Demontreau 1668, 09/01

(LR)

RHAF, 4 : 497
Teuleron 1667, 20/05 (LR)
RJ, 50 : 214 

815

 

« Le 22 septembre la Ste-Catherine arrive » à Québec écrit le Journal des Jésuites.

NNCC : 144

Teuleron reg. 08/05 et 01 et 05/07/1667

(LR)

RHAF, 4 : 497
Teuleron 1667, 01/07 (LR)
RJ, 50 : 214

816

Passagers arrivée :
- BEAULIEU (de), Louis       

- MAIGNERET, Pierre

- PIERSON, Pierre
(sans aucun doute sur ce navire)

BAILLÉ, Catherine

BANSE, Françoise

BARON, Barbe

BASSET, Catherine

BELLEAU (de), Catherine

BILLOT, Lucrèce

BLANCHARD, Marie

BOISANDRÉ (de), Jeanne-Claude

BONNEFOY dit Sainte-Foy, Marguerite

BOUCHARD, Louise

BOUET, Marie

BOURGEOIS, Catherine

BOURGEOIS, Marie

BUREL, Jeanne

CARCIREUX, Sylvine

CHARMESNIL (de), Françoise

CHARTON, Jeanne

CHEVALIER, Françoise

DÉCHARD, Jeanne

DESCHAMPS, Marie

DESNOYERS, Catherine-

Françoise

DEVAULT, Marie

DUMORTIER de Leur, Madeleine

DURAND, Suzanne

DUVAL, François

ÉLOY, Marguerite

FIRMAN, Marie-Anne

GRANGEON, Marie-

Madeleine

HÉBERT, Françoise

HUBERT, Élisabeth

HUÉ, Marie

ITAS, Marguerite

JOURDAIN, Marguerite

LAÎNÉ, Geneviève

LANGLOIS, Marie

LARCHEVÊQUE, Françoise

LASNON, Marie

LEBRUN, Marie

LEMAÎTRE, Gabrielle

LEPAGE, Marie-Rogère

LEQUIN, Élisabeth

LEVAIGNEUR, Marguerite

LEVASSEUR, Jeanne

LOSTELNEAU (de), Catherine

MICHEL, Marie

NEVELET (de), Marguerite

NIEL, Madeleine

OLIVIER, Madeleine

PARENT, ...

PASQUIER de Franclieu, Marie

PAVIOT, Marie

PIÉTON, Françoise

PLOUARD, Marie-Madeleine

PORTAS (de), Marie-

Angélique

QUELQUEJEU, Marie

RANCOURT, Joseph

RANCOURT, Noël  

RELOT, Catherine

RENAUD, Marguerite

RIGAUD, Geneviève

SAGEOT, Geneviève

SEL, Marie

SENÉCAL, Louise

TOPSAN, Catherine

TURBAR, Ursule-Madeleine

VARIN, Marie

VASSAL, Françoise

VIEILLOT, Catherine

 

 

« Le 25 septembre le St-Louis arrive avec le P. Louis de BEAULIEU, maître Pierre PIERSON et n. frère Pierre MAIGNERET quantité de filles plus de 80 et plus de 100 travailleurs, 14 ou 15 chevaux, etc. » d'après le Journal des Jésuites.

Une lettre de Jean TALON datée du 27 octobre 1667 au ministre COLBERT l'informe que les filles à marier sont arrivées en deux contingents pour 1667 : « quatre vingt quatre de Dieppe et vingt cinq de La Rochelle », soit 109 en tout. Yves Landry en a répertorié 63 venues de Dieppe :

 

1- Catherine BAILLÉ, de par. St-Étienne de Fécamp, ar. Le Havre, archev. Rouen, Normandie.

2- Françoise BANSE, de par. St-Sauveur, v. Rouen, Normandie.

3- Barbe BARON, de par. St-Vincent, v. Rouen, Normandie.

4- Catherine BASSET, de St-Ouen-de-Longpaon, commune de Darnétal, ar. Rouen, Normandie.

5- Catherine de BELLEAU, de St-Aignan de Pommeroy, Grivesnes, ar. Montdidier, év. Amiens, Picardie.

6- Lucrèce BILLOT, de par. St-Prix d’Ornbais, ar. Épernay, év. Soissons, Champagne.

7- Marie BLANCHARD, de par. St-Michel ou St-Nicaise, v. Rouen, Normandie.

8- Jeanne-Claude de BOISANDRÉ, de par. St-Jean, v. Caen, év. Bayeux, en Normandie, arrivée avec ses deux fils Joseph et Noël RANCOURT.

9- Marguerite BONNEFOY dit Sainte-Foy, de par. St-Denis de Duclair, ar. et archev. Rouen, Normandie.

10- Louise BOUCHARD, de Neufchâtel-sur-Ainse, ar. Laon, év. Reims, Île-de-France ou Neufchâtel-Hardelot, ar. Boulogne-sur-Mer, Picardie.

11- Marie BOUET, de par. St-Vivien, v. Rouen, Normandie.

12- Catherine BOURGEOIS, de par. St-Gervais, v. Rouen, Normandie.

13- Marie BOURGEOIS, de par. St-Rémy, v. Rouen, Normandie.

14- Jeanne BUREL, de par. St-Denis de Duclair, ar. Rouen, Normandie.

15- Sylvine CARCIREUX, de par. St-Ursin, v. Bourges, Berry.

16- Françoise de CHARMESNIL, de par. St-Maclou, Rouen, Normandie.

17- Jeanne CHARTON, de par. St-Pierre-le--Guillard, v. Bourges, Berry.

18- Françoise CHEVALIER, de par. Ste-Croix, v. Elbeuf, Normandie.

19- Jeanne DÉCHARD, de Mézy-Moulins, ar. Château-Thiery, év. Soissons, Brie.

20- Marie DESCHAMPS, de par. St-Martin, v. Rouen, Normandie.

21- Marie DEVAULT, de Nogent-le-Roi, ar. Dreux, év. Chartres, Beauce.

22- Madeleine DUMORTIER de LEUR, de Chemilli, ar. Mortagne, év. Le Mans, Perche.

23- Suzanne DURAND, de par. St-Sauveur, v. Montivilliers, ar. Le Havre, archev. Rouen, Normandie.

24- Marguerite ÉLOY, de par. St-Jacques, v. Dieppe, Normandie.

25- Marie-Anne FIRMAN, de par. St-Séverin, v. Paris, Île-de-France. Elle est repassée en France sur le navire le Prophère Hosée, selon une note en marge de son contrat de mariage datée du 17-11-1667.

26- Marie-Madeleine GRANGEON, de par. St-Laurent, v. Nogent-sur-Seine, év. Troyes, Champagne.

27- Françoise HÉBERT, de par. Notre-Dame, v. Le Havre, Normandie.

28- Élisabeth HUBERT, de par. St-Gervais, rue de la Tisserandrie, v. Paris, Île-de-France.

29- Marie HUÉ,de par. St-Vivien, v. Rouen, Normandie.

30- Marguerite ITAS, de St-Siméon, ar. Bernay, év. Lisieux, Normandie.

31- Marguerite JOURDAIN, de par. Notre-Dame du Bois-Robert, ar. Dieppe, Normandie.

32- Geneviève LAÎNÉ, de par. St-Barthélemy, v. Paris, Île-de-France.

33- Marie LANGLOIS, de par. St-Jacques, v. Dieppe, Normandie.

34- Françoise LARCHEVÊQUE, de par. St-Martin de Veules-les-Roses, ar. Dieppe, archev. Rouen, Normandie.

35- Marie LASNON, de par. St-Vivien, v. Rouen, Normandie.

36- Marie LEBRUN, de par. St-Jacques, v. Rouen, Normandie.

37- Gabrielle LEMAÎTRE, de Clefs, ar. Saumur, év. Angers, Anjou.

38- Marie-Rogère LEPAGE, de St-Martin, v. Clamecy, év. Autun, Nivernais.

39- Élisabeth LEQUIN, de par. St-Gervais, v. Paris, Île-de-France.

40- Marguerite LEVAIGNEUR, de St-Saëns, ar. Dieppe, archev. Rouen, Normandie.

41- Jeanne LEVASSEUR, de par. St-Éloi, v. Rouen, Normandie.

42- Catherine de LOSTELNEAU, de v. Agen, Gascogne ou de par. St-Nicolas-des-Champs, v. Paris, Île-de-France.

43- Marie MICHEL, de par. St-Vivien, v. Rouen, Normandie.

44- Marguerite de NEVELET, de par. Ste-Madeleine, v. Troyes, Champagne.

45- Madeleine NIEL, de par. St-Gervais, v. Rouen, Normandie.

46- Madeleine OLIVIER, de Caudebec-en-Caux, ar. et archev. Rouen, Normandie.

47- Marie PASQUIER de Franclieu, de par. St-Étienne, v. Brie-Comte-Robert, ar. Melun, Brie.

48- Marie PAVIOT, de Neuville-Ferrières ou d'Esclavelles, ar. Dieppe, archev. Rouen, Normandie.

49- Françoise PIÉTON, de Pont-Aven, ar. et év. Quimper, Bretagne.

50- Marie-Madeleine PLOUARD, du Polet de St-Pierre de Neufville, ar. Dieppe, archev. Rouen, Normandie.

51- Marie-Angélique de PORTAS, de Brie-Comte-Robert, ar. Melun, Brie ou de par. St-Nicolas-des-Champs, v. Paris, Île-de-France.

52- Marie QUELQUEJEU, de St-Julien ou du faubourg de Montsor, v. Alençon, év. Sées, Normandie.

53- Catherine RELOT, de par. St-Georges-du-Château, v. Caen, év. Bayeux, Normandie.

54- Marguerite RENAUD, de Ligny-en-Barrois, ar. Bar-le-Duc, év. Toul, Lorraine.

55- Geneviève RIGAUD, de par. St-Médard, v. Paris, Île-de-France.

56- Geneviève SAGEOT, de par. St-André-des-Arts, v. Paris, Île-de-France.

57- Marie SEL, de par. Ste-Trinité de Bois-Guillaume, ar. et archev. Rouen, Normandie.

58- Louise SENÉCAL, de par. St-Éloi, v. Rouen, Normandie.

59- Catherine TOPSAN, de par. St-Jacques, v. Dieppe, Normandie.

60- Ursule-Madeleine TURBAR, de v. Chaumont-en-Bassigny, év. Langres, Champagne ou de par. St-Séverin, v. Paris, Île-de-France.

61- Marie VARIN, de par. St-Pierre du Grand-Quevilly, ar. et archev. Rouen, Normandie.

62- Françoise VASSAL, de par. St-Pierre, v. Chartres, Beauce.

63- Catherine VIEILLOT, de par. St-Vivien, v. Rouen, Normandie.

Catherine-Françoise DESNOYERS a escorté à partir de Dieppe une vingtaine de Filles du roi en 1667. Celles-ci ont signé le 17 juin 1667 un acte de protestation chez le notaire Antoine Lemareschal à Dieppe pour se plaindre du comportement des commis de la Compagnie des Indes occidentales en charge de leur entretien et de leur transport au Canada. Ce qui contredit la lettre de Jean TALON du 27 octobre 1667 au ministre COLBERT selon qui : « les Demoiselles qui sont venues de France cette année se louent fort du traitement qu’elles ont receu de Messs de la Compe à Rouen, à Dieppe et en rade, mais elles m’ont fait de grandes plaintes de celuy qu’elles ont reçeu sur mer, et elles m’ont asseuré que du moment qu’elles ont esté soubs la voile, elles ont reconnu ny honnesté, ny humanité, dans les officiers de leur bord, qui les ont fait beaucoup souffrir de la faim, ne leur donnant qu’un léger repas le matin, et le soir pour souper un bien peu de biscuit sans aucune suite. ». TALON suggère au ministre qu’un conducteur « sage et autorisé pour leur faire donnes les choses nécessaires » accompagne l’an prochain les demoiselles de « qualité ». L’intendant souligne qu’il tente d’amoindrir leur chagrin et de les détourner de leur projet d’écrire à leurs correspondants les mauvais traitements subis, ce qui pourrait contrecarrer le prochain envoi « des demoiselles bien choisies ». Celles-ci Yves Landry signale que les noms de six d’entre elles n’apparaissent pas dans les archives canadiennes, elles sont soit vraisemblablement restées en France, soit mortes en mer.

 

Michel Langlois (1) mentionne que François DUVAL déclare devant la Prévôté de Québec le 5 juillet 1668 s'être embarqué avec le nommé PARENT sur le Saint-Louis en 1667.

Le Journal des Jésuites écrit que « le 11 novembre le départ du petit navire de Normandie » peut-être le Saint-Louis, et que « le dernier vaisseau seul nous a fourni 24 hommes et 16 filles malades » sans doute ce navire.

Selon Noel Schultz (2) le Saint-Louis, un deux ponts armés d'environ 250 Tx, a brûlé peu après un voyage à Londres en 1691.

Carignan-Salières 1665-1668 (1)

DGFQ : 69, 754

FDR : 46, 51, 60, 126, 273, 274, 275, 276, 279, 280, 281, 282, 283, 285, 286, 290, 297, 298, 299, 302, 303, 304, 306, 307, 310, 311, 312, 324, 326, 327, 328, 330, 331, 332, 333, 334, 338, 340, 341, 342, 345, 346, 348, 351, 352, 353, 354, 357, 358, 360, 361, 362, 363, 364, 369, 370, 371, 374, 375, 376, 377, 378.

Les Transporteurs de nos ancêtres : 69-71

RAPQ 1930-1931 :  81

RJ, 50 : 214, 246; 51: 106

NNCC : 199

Web axelnelson (2)

817

Loué par les propriétaires Gabriel REAU et Hélie DUPUY à Alexandre PETIT de La Rochelle pour prendre une cargaison à Québec. Le navire est capturé au retour avec des peaux de castors et d'orignaux près de Belle-Isle et de l'île d'Yeu par un corsaire d'Ostende, l'Espérance du capitaine François ESCET, et conduit à Saint-Sébastien en Espagne.

NNCC : 170

ADG, 6 B 944, 05/01/1668

   

                      

autres engagés de 1667     autres Filles du roi de 1667      autres gens de mer et immigrants de 1667    autres émigrants de 1667

* MÂTEREAU. s. m. (Page 2:176) MÂTEREAU. s. m. T. de Marine. Petit mât.   

                          Sources : Dictionnaire de L'Académie française, 6th Edition (1832-5) in http://www.lib.uchicago.edu/efts/ARTFL/projects/dicos/

** ESPARS. s. m. pl. (Page 1:678) T. de Marine. Longs mâtereaux de sapin, qui servent à faire des mâts de chaloupe et de canot, des bouts-dehors de vergues, etc. On se munit toujours d'espars dans les bâtiments qui font des voyages de long cours.

                          Sources : Dictionnaire de L'Académie française, 4th Edition (1762) in http://www.lib.uchicago.edu/efts/ARTFL/projects/dicos/

*** DEMOISELLE s.f. (Page 496) On appelle aussi Demoiselle, Une pièce de bois ronde, haute de trois ou quatre pieds, ferrée par un bout, & dont les Paveurs se servent pour enfoncer les pavés. On l'appelle autrement Hie.   

                         Sources :  Dictionnaire de L'Académie française, 6th Edition (1832-5) in http://www.lib.uchicago.edu/efts/ARTFL/projects/dicos/


Code de couleur des navires

marchands français

royaux

cabotage

construits en Nouvelle-France

anglais

autres Européens

pêcheurs

en traite et/ou saisies

prises anglaises ou autres

aux Antilles et autres îles

à la baie d’Hudson et/ou au nord

corsaires, flibustiers et pirates

combats, captures et/ou mutineries

avaries, échouages, naufrages et tempêtes

maladies et/ou décès

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