Louis de BUADE, comte de Frontenac

(château de Saint-Germain-en-Laye, près Paris 1622 - Québec 1698)

« On ne connaît aucun portrait contemporain de Louis de BUADE, comte de Frontenac (1622-1698). Cette statue du célèbre gouverneur général de Nouvelle-France (1672-1682, 1689-1698) provient de la façade de l'hôtel du Parlement à Québec, conçue par Eugène-Étienne Taché (1836-1912). On la voit ici dans une gravure du début du XXe siècle »

Sources : http://www.cmhg.forces.gc.ca/cmh/fr/image_75.asp?page_id=58

 

Arrivée d'un nouveau gouverneur

La


Filles du roi en 1672

           Yves Landry  signale qu’en 1672 selon la correspondance officielle et les témoignages des contemporains aucune fille à marier n’a été envoyée au frais du roi. Il a néanmoins répertorié quinze Filles du roi pour 1672 dont onze originaires du nord de la France. Elles se sont sans aucun doute embarquées sur la Nativité de Québec le seul navire venant de Normandie pour Québec cette année-là.

*********

Sources : Bulletin des Recherches Historiques volume 37, page 272

1672

No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

855

La Nativité, de Québec

100-130 Tx

Jean BASSET, capitaine du Havre

Charles AUBERT de La Chesnaye

 

Le Havre dép 9 jun

Qc 3 aoû, d. 9 nov, T-N 16 ou 17 nov

La Rochelle 12 déc

856

La Sainte-Hélène, de La Rochelle 

ou Hélène, de Flessingue

100 Tx

CHAVITEAU, capitaine

  La Rochelle

Québec

 

857

La Prince Maurice, de La Rochelle

100-120 Tx

Jean DUHALDE, capitaine

Les GAROS et Simon BASTON

 

La Rochelle dép 11 mai

Percé 15 jul, Québec

 

858

Le Saint-Simon, de Bordeaux

80 Tx

Jacques ARNAUD,cap.

François SAIGE

 

Bordeaux

idem

 

859

Le Neptune, de La Rochelle

100-120 Tx

André CHAVITEAU, capitaine 

LEBORGNE, FRANÇOIS, GARBUSAT, BOUCHEL

 

La Rochelle

idem

 

860

La Fortune Blanche, de La Rochelle

100 Tx

Pierre ARNAUD, capitaine

Guillaume LEE, Arnaud PÉRÉ, Pierre MOREAU

 

idem

Plaisance

 

861

L'Espérance ou La Grande Espérance,

de La Rochelle

300 Tx

Jean GITTON, capitaine

Jean GITTON, Chs AUBERTet Chs BAZIRE

 

La Rochelle dép 28 jun

Québec 2 sep

 

862

La Plûme d'Or, de La Rochelle

170-180 Tx

Jean GRIGNON, capitaine

Jn GRIGNON, PERÉ, PACHOT; puis Jn GRIGNON

Jean GRIGNON et autres

idem

Québec

Pris par Hollandais mené à Bilbao (Esp)

863

L'Espérance, de La Rochelle

180-250 Tx

François THIBAULT,

cap. de La Tremblade

Les ALLAIRE

Les ALLAIRE

La Rochelle dép 23 jul 1672

Qc 22 sep 1672, Marti. 22 déc 1672, d 2 avr 1673

La Rochelle 1er jun 1673

 

No

Membres d'équipage et passagers

Observations diverses

Sources

855

Passagers arrivée :

- BEAUVEAU, Jeanne

- BERRIN, Marguerite

- CHARBONNIER dit Seigneur, Marie- Madeleine

- CHAREBERT, Marie

- DESENNE, Catherine

- JUIN, Jeanne

- LECOMTE, Marie

- MASSERON, Marie

- PAPIN, Madeleine

RICHER, Marguerite

- TÉRILLON, Geneviève

(prob. sur ce navire)

- * PASQUIN, Nicolas

Engagement pour trois ans, à Jean DESCHAMPS Sr des Landes, père de François demeurant à Grémonville en Caux, « payé la somme de 150L, de payer ses outils, le loger, nourrir et chausser et payer son passage et retour aussi si le veut » (tabellionnage de Dieppe, 21 mai 1672). Cet engagé s’est sans doute embarqué dans ce navire, le seul venant de Normandie :

- 13 avril 1672 - Nicolas PASQUIN, natif de la paroisse de la Poterie, puis de Fécamp en Caux, Normandie.

Yves Landry  signale qu’en 1672 selon la correspondance officielle et les témoignages des contemporains aucune fille à marier n’a été envoyée au frais du roi. Il a répertorié quinze Filles du roi pour 1672 dont onze du nord de la France. Elles se sont sans aucun doute embarquées sur ce navire le seul venant de Normandie cette année-là :

  

1- Jeanne BEAUVEAU, de v. Nogent-sur-Seine, év. Troyes, Champagne.

2- Marguerite BERRIN, de par. St-Jean-en-Grève, v. Paris, Île-de-France.

3- Marie-Madeleine CHARBONNIER dit Seigneur, de Meudon, ar. Nanterre, archev. Paris, Île-de-France.

4- Marie CHAREBERT, native de par. St-Sauveur, v. Paris, Île-de-France.

5- Catherine DESENNE, de par. Notre-Dame-du-Chemin, rue des Potiers, proche de la Porte de Bourgogne, v. Orléans, Orléanais.

6- Jeanne JUIN, de par. St-Laurent, v. Paris, Île-de-France.

7- Marie LECOMTE, de par. St-Solène, v. Blois, Orléanais.

8- Marie MASSERON, de v. Paris, Île-de-France.

9- Madeleine PAPIN, de par. St-Jean-de-la-Vieille-Vigne, v. Nantes, Bretagne.

10- Marguerite RICHER, de par. St-Martin-sur-Renelle, v. Rouen, Normandie.

11- Geneviève TÉRILLON, de par. St-Nizier, v. Troyes, Champagne.

BRH, 37 : 272

DGFQ : 871

NNCC : 175

Les Transporteurs de nos ancêtres : 90-91

856

 

NNCC : 193

Drouyneau 1672, 30/04 (LR)

857

Passagers arrivée :

- BASTON, Simon

- GAROS, Jean jeune

Jean GAROS jeune embarque comme subrécargue. Le 26 août 1675 Jean GITTON achète une part d'un tiers à Pierre ASSAILLY pour 1500L et une part d'un sixième au capitaine Salomon BOURDIN pour 750L. Il loue alors le navire pour 650L par mois à Gabriel RAPPÉ, Isaac HOISSARD et Étienne MAHAULT pour une traversée de La Rochelle aux Antilles.

Dans son mémoire daté du 13 novembre 1673 Frontenac mentionne le renvoi de deux matelots basques par le Conseil souverain à l’Amirauté de La Rochelle. Ils sont soupçonnés d’avoir assommé à mort un marchand de La Rochelle, Simon BASTON, « qui passoit en Canada » sur le Prince Maurice. En effet arrivé le 15 juillet 1672 à Percé BASTON embarque à bord d’un dériveur avec quatre marins et il se noie. Mais il a peut-être été assassiné, car le rapport du capitaine, qui est aussi inculpé pour meurtre, est « bref et obscur ».

NNCC : 183

AD17, B 5672, 06/05/1673, B 5673, 22/02/1674; Teuleron 1672, 12/01 fol. 19 et 1671, 20/02 fol. 38 et 1675, 26/08 et 24/11 fol. 31 et liasse 1674, 05/05 (LR)

RHAF, 4 : 500
B 5672 no 243 1673, 06/05 et Teuleron 1673, 06/05

(LR)

Web : ACF : CAOM : COL C11A 4/fol.25-26

858

 

Chargé de 50 Tx de fret pour Jacques de LAMOTHE.

NNCC : 203

Ferrand, 1672, 07/03 (Bx) fol. 151, 1243, 1672, 18/05 et 15/10

859

 

Les propriétaires du navire étaient Emmanuel LEBORGNE, Simon FRANÇOIS, Pierre GARBUSAT et Antoine BOUCHEL. Le navire est commandé par André CHAVITEAU.

NNCC : 175

AD17, B 5671, B 5672, 184; Rivière 1672, 25/05 (LR) liasses

860

 

Le navire était la propriété de Guillaume LEE, Arnaud PERÉ et Pierre MOREAU pour une part d'un tiers chacun. MOREAU vend sa part à Jean GRIGNON pour 1100L le 19 octobre 1673. Ce dernier rachète rapidement aussi la part de PERÉ. Puis LEE vend sa part à Charles AUBERT de La Chesnaye pour 1122L le 29 mai 1674.

NNCC : 157

Teuleron 1672, 23/06 et 1674, 29/05 (LR); Miquelon 1673, 19/10

(LR) vente

861

Passagers arrivée :

- BUADE (de), comte de Frontenac, Louis

 

Le navire est commandé par Jean GITTON. Le nouveau gouverneur Louis de BUADE, comte de Frontenac est à bord du navire. Il écrit au ministre datée le 2 novembre qu’il est « assez heureux » d’être arrivé à Québec. À peine sorti de La Rochelle le 28 juin 1672 un vent violent brise les deux mâts de hune du navire. Après 71 jours de navigation et des vents contraires qui l’ont fait naviguer continuellement entre les côtes d’Angleterre et d’Irlande et celles de l’Espagne, les 19 derniers jours ils n’ont point rencontré de navires corsaire. Dans la baie Sainte-Marie, à l’entrée du fleuve Saint-Laurent, son navire a fait presque naufrage. Il a touché le fond douze ou quinze fois et risqué de s’échouer. Finalement il est arrivé à Québec le 2 septembre.

NNCC : 153, 154

AD17, B 5671, 18 et 28/04/1672 et B 5674; Ferrand 1672, 26/09 (Bx)

RHAF, 4 : 500
B 5671 (LR)

Web ACF : CAOM : COL C11A 3/fol.233-251 et 4/fol.283-31

862

 

Le 17 mars 1672 Jean GRIGNON achète pour 6200L une part de deux tiers de ses associés PACHOT et PÉRÉ et envoie le navire à Québec avec lui-même comme capitaine. Mais le navire est pris avant par des corsaires hollandais et amené à Bilbao où il est vendu. Le capitaine et l’équipage sont débarqués dans cette ville.

Frontenac écrit au ministre le 2 novembre 1672 qu’il est « assez heureux » d’être arrivé à Québec et lui relate le comportement du capitaine et marchand Jean GRIGNON qui au lieu de le secourir lorsque son vaisseau perd ses deux mâts de hune, « quitte le pavillon » en dépit de ses ordres et de ceux du capitaine. Frontenac fait dresser un procès verbal que signent le capitaine BOURDET (celui-ci l’a escorté jusqu’à la hauteur des Açores et rapporte la lettre de l’intendant au ministre à son retour en France), les officiers et passagers du navire de GRIGNON et du sien. De plus le sr de La Chesnaye, associé de Jean GRIGNON, a fait charger sur la Plûme d'Or, « ou il avoit part », une bonne partie de ses provisions en dépit des ordres du ministre de les embarquer « sur le sien avec ma personne » écrit l’intendant. Il aurait pu facilement s’en consoler, malgré un peu d’embarras pour son arrivée dans ce pays, mais les pertes les plus considérables rejailliront « sur les pauvres, et sur les misérables » habitués au secours de l’État.

Cette grande faute, si « estrange » et « d’une telle importance », de GRIGNON, révélant et « son inhumanité » envers l’intendant, et surtout qu’il a « bien joué de malheur » avec la perte de son navire aux mains des corsaires, démontre qu’il doit être puni, non seulement par la restitution des biens des particuliers (si lui ou ses associés les vendent) « mais mesme par une punition corporelle ». Cela servira d’exemple aux autres marchands. En effet les marchands de La Rochelle ont établi depuis trois ou quatre ans une nouvelle coutume pour le Canada (les îles et autres endroits en sont exemptés) : celle de faire payer d’avance le fret. Les Canadiens en demandent l’abolition.

Un marchand, s’il est « méchant, ou fripon », continue l’intendant, peut ruiner ceux qui ont des biens dans son navire car en cas de perte lui n’en encoure aucune, et peut même faire des profits. Aussi cite-t’il en exemple ce navire perdu, la Plûme d'Or, de 200 Tx valant de 7 à 8000 francs, ils auraient touché d’avance pour 12 000 francs de fret, puis acheté pour 20 à 25 000 francs de marchandises avec de l’argent pris à la grosse aventure. Une fois le navire pris ils rachèteraient « ses mesmes et le reste de la cargaison du vaisseau pour la moitié de sa juste valeur ». À ce que l’on dit « La Chesnaye est allé en Espagne, pour essaier de le faire ». Leur gain sera considérable parce que leur perte se résumera à la prime payée et à l’argent pour l’assurance du vaisseau.

Les congés cette année devraient être accordés plus tôt, écrit Jean TALON le 9 mars 1673 de Paris au ministre, car depuis la perte de ce navire « enlevé l’an passé par les capres* » les colons du Canada ont besoin de secours, surtout les communautés religieuses et les hôpitaux « qui ont plus perdu ».


DGFQ : 183

NNCC : 181

liasses Teuleron 1672, 17/02 vente et 18/10 proc. (LR); Ferrand 1672, 26/09 (Bx); AD17, B 5672, 24/01/1673

RHAF 4 : 500
B 5672 no 7 et Teuleron 1672, 18/10 (LR)

Web : ACF : CAOM : COL C11A 3/fol.233-251 et 4/fol.28-31

863

 

Bosher mentionne deux navires en 1672 appelés l'Espérance, de La Rochelle mais avec des tonnages différents dont l'un de 160-180 TX et qui font un voyage en Martinique. Est-ce-le même navire ? Sans doute puisque  les deux navires ont le même capitaine François THIBAULT. Donc en 1672 les propriétaires Antoine ALLAIRE aîné, Henry et Antoine ALLAIRE jeune et Suzanne ALLAIRE, veuve Jean FREYHOFF arment leur navire, l'Espérance, de La Rochelle (de 160-180 ou 180-250 TX), qui repart de la Martinique le 22 décembre 1672 avec une cargaison de sucre

DGFQ : 130

NNCC : 153

AD17, B 5672; Ferrand 1672, 26/09 (Bx)

RHAF, 4 : 500

B 5671 et Teuleron 1672, 27/06 (LR)

                                            autres immigrants de 1672                   Filles du roi de 1672                  autres émigrants de 1672

1673

Découverte du Mississippi

par Louis JOLLIET et le père Jacques MARQUETTE

Louis JOLLIET (Québec 1645 - Île d'Anticosti 1700)
Jacques MARQUETTE (Laon 1637 - Luddington, Michigan 1675)
Sources : http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Jolliet
Sources : Currey, J. Seymour. Chicago: Its History and Its Builders. Chicago: S.J. Clarke Publishing Co., 1912 Currey, J. Seymour (Josiah Seymour), 1844-1928 in Wikipédia, Personnalité de la Nouvelle-France in http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Marquette.jpg

Un autre ancien de Carignan devient gouverneur de l'Acadie

 

        Jacques de CHAMBLY arrive au pays en juin 1665 comme capitaine d'une compagnie du régiemnt de Carignan-Salières. Il dirige la construction du fort Saint-Louis aux rapides Richelieu.. De plus il participe à l'expédition  de Tracy contre les Iroquois. Puis il rentre en France à l'automne 1668 mais recommandé par Jean TALON il revient en 1670 à la tête d'une compagnie de la marine. Il établit une colonie agricole près du fort Saint-Louis et reçoit en 1672 une seigneurie à cet endroit qui prendra alors son nom. Il reçoit trois des chevaux débarqués des bâteaux, deux juments et un étalon. Plusieurs de ses soldats s'y établissent. Le gouverneur Frontenac le nomme commandant sur la rive sud du fleuve. Puis le 5 mai 1673 il est nommé gouverneur de l'Acadie. Il part à l'automne pour Pentagouet sur un petit navire de Québec, le Saint-Jean.

          Il n'y exerce pas longtemps son commandement. En effet dès l'été suivant des corsaires hollandais conduits par AERNOUTSZ et ROADES attaquent sa petite garnison de 30 hommes. Ils ne peuvent soutenir leur assaut et se rendent après un bref combat. CHAMBLY est fait prisonnier avec son lieutenant Jean-Vincent d'ABBADIE de Saint-Castin, de même que Pierre JOYBERT de Soulanges, pris à Jemseg. Ils seront tous amenés à Boston. Saint-Castin, qui réussit à s'évader, apporte la nouvelle à Québec. Les corsaires exigent une rançon de mille castors pour la libération de CHAMBLY. Malgré le paiement d'une somme de 4 500LT en argent de France par Frontenac CHAMBLY n'est libéré que l'année suivante. Il rentre en France et reçoit un autre mandat pour l'Acadie le 20 mai 1676. Après la promesse d'une aide financière de la part de Colbert il projette alors d'amener 30 soldats et 100 colons. Mais en lieu et place on le nomme commandant militaire aux Îles le 3 septembre 1677, puis gouverneur de la Grenade le 24 avril 1679. Il lèque alors sa seigneurie à sa fiancée Marie-Françoise de THAVENET. Il devient gouverneur de la Martinique le 7 juin 1680 où il y meurt en 1687.     

Découverte du Mississippi

         Louis JOLLIET est le premier Canadien à étudier la musique en Europe. Il deviendra aussi le premier explorateur né au pays, après sa découverte du Mississippi avec le père MARQUETTE. Dans sa jeunesse il entreprend des études au collège du Séminaire de Québec. Grâce à ses dons musicaux on le nomme officier de musique puis il devient le premier organiste de la cathédrale de Québec. Il quitte le Séminaire en juillet 1667 et s'embarque pour la France où il séjourne à Paris et à La Rochelle. Revenu au pays en 1668 il devient trafiquant. Jean TALON, qui pense aux intérêts économiques de la colonie, souhaite développer des alliances avec les Indiens du Mississippi, et découvrir dans quelle mer ce fleuve réputé mais alors inconnu débouchait, dans le golfe du Mexique ou, du côté de la Californie, dans la mer Vermeille. Il décide en 1672 d'envoyer à sa découverte Louis JOLLIET, dont la hardiesse et la détermination étaient bien connues. Au départ de l'intendant le nouveau gouverneur Frontenac accepte la candidature du jeune homme. JOLLIET, qui adhère au projet avec enthousiasme, fonde alors une société commerciale le 1er octobre 1672 devant le notaire Gilles RAGEOT avec six associés, dont son frère Zacharie, François de CHAVIGNY de La ChevrotièreJean PLATTIERPierre MOREAU, Jacques LARGILLIER et Jean THIBERGE afin de faire ensemble un voyage aux Ottaouais, et de faire la traite avec les sauvages pour financer les coûts de sa découverte. Le 8 décembre 1672 JOLLIET est à Michillimackinac, là où se rencontre les lacs Huron, Supérieur et Michigan. Le père Claude DABLON lui a remis une lettre pour le père Jacques MARQUETTE  qui ordonne au jésuite de se joindre à l'expédition. MARQUETTE, qui connait plusieurs langues des tribus indiennes de la région, accepte avec plaisir. 

            Sixième enfant d'une famille très pieuse le père MARQUETTE entre chez les Jésuites à 17 ans et est ordonné prêtre à 29 ans. Il arrive à Québec le 20 septembre 1666 à bord de la Paix de La Rochelle. Envoyé à Trois-Rivières un an plus tard il y étudie le montagnais et d'autres langues indiennes. Il en parlera couramment une demi-douzaine. Il est envoyé au Sault-Sainte-Marie, mission dont dépend 2000 Algonquins. En 1669 il fonde une mission à la Pointe du Saint-Esprit et une autre, celle de Saint-Ignace, sur la rive nord du détroit de Michillimackinac. 

          Les deux hommes préparent l'expédition durant l'hiver 1672-1673. Ils interrogent les Indiens qui ont fréquenté ces endroits et mettent sur une carte les rivières où ils devraient naviguer, les noms des lieux et des peuples qu'ils rencontreraient. Accompagnés de cinq autres Français, dont sans doute quelques associés de JOLLIET, soit LARGILLIER, MOREAU, THIBERGE et PLATTIER, ils partent vers la mi-mai dans deux canots. Ils longent la rive du lac Michigan puis de la Baie des Puants (Green Bay) jusqu'à la rivière aux Renards qu'ils descendent jusqu'au village des Mascoutens. Des Indiens leur parlent d'un affluent du Mississippi  près de là. Ils font du portage jusqu'à la rivière Meskousing (aujourd'hui Wisconsin). Par cette rivière ils atteignent le grand fleuve le 15 juin 1673. Il le descendent pendant dix jours et rencontrent leur premier village indien à l'embouchure de l'Iowa. En septembre ils sont les premiers blancs à traverser la rivière Chicago. Ils découvrent l'embouchure du Missouri et du Ouabouskigou (Ohio). Ils ont alors parcouru 2000 kilomètres mais ils n'osent aller plus loin. Les Indiens sont hostiles, le père MARQUETTE ne comprend pas leur langue mais il sait qu'ils commercent avec les Espagnols. Craignant de rencontrer des Hispaniques et de tomber entre leurs mains, même si les Indiens lui assurent qu'ils ne sont plus qu'à 50 lieus de l'embouchure du Mississippi, bien qu'ils en étaient en fait à 1000 kilomètres, JOLLIET décide de rebrousser chemin. Il juge qu'il a accompli sa mission, il sait maintenant avec certitude que le grand fleuve se jette dans le golfe du Mexique. À la mi-juillet en deça de la frontière actuelle de l'Arkansas et de la Louisisane le groupe remonte le cours du fleuve jusqu'à la rivière Chicago et atteint le lac Michigan en septembre. JOLLIET passe l'hiver 1673-1674 au Sault-Sainte-Marie et y recopie les notes de son voyage. À son retour dans la colonie à la fin juin 1674 il fait naufrage au Sault-Saint-Louis près de Montréal, il est sauvé de justesse après avoir passé quatre heures dans l'eau, deux Français et un petit Illinois se noient, son journal et ses notes personnelles sont perdus dans les flots. Puis plus tard un incendie à Sault-Sainte-Marie détruit ses copies liassées à la garde des Jésuites. De plus le journal de MARQUETTE a aussi disparu. Il ne reste donc plus aucun récit détaillé de ce voyage historique, sauf les renseignements fournis de mémoire par JOLLIET et des documents de seconde main dont celui du père jésuite DABLON.

            Plus tard JOLLIET voudra s'installer au pays des Illinois mais COLBERT refuse. Il reçoit une terre dans la région de Sept-Îles où il s'installe. En 1679 à la demande de Frontenac il fait un voyage à la baie d'Hudson par l'intérieur des terres. Il devait évaluer l'influence des Anglais sur les Indiens du bassin hudsonien et établir les bases d'une alliance commerciale avec eux. Il en revient avec la conviction que les Anglais font le plus beau commerce du Canada, qui s'étend d'année en année. « Il n'y à point de doute qui si on laisse les Anglais dans cette baie, ils ne se rendent maîtres de tout le commerce du Canada en deça de six ans. » La même année JOLLIET se fait concéder l'archipel Mingan où il veut établir des pêcheries de morues, de loups marins et de baleines. En 1690 la flotte de PHIPS s'empare de sa barque et fait prisonnières sa femme et sa belle-mère. En 1692 deux navires anglais détruisent ses établissements. Il est alors ruiné. En 1694 il explore les côtes du Labrador qu'il cartographie. Son journal de voyage est le premier récit détaillé sur ce territoire et sur les Esquimaux. En automne 1695 il est chargé de piloter la Charente dans le fleuve, le seul dans le pays, selon Frontenac, à pouvoir accomplir un tel emploi, il passe l'hiver en France. Il obtient son certificat  d'hydrographe en 1697. Il passe la saison chaude sur la côte nord et enseigne l'hiver au Collège des Jésuites à Québec. Il meurt en 1700. Quant à Jacques MARQUETTE, dont la santé a été éprouvée par le voyage du fleuve Mississippi, il part en octobre 1674 fonder une mission chez les Illinois. Mais son état de santé le force à s'arrêter dans un village où il fonde la mission de la Conception immaculée de la Sainte-Vierge. Il meurt le 18 mai 1675, à l'âge de 38 ans « au milieu des forests »,  près de l'actuelle ville de Ludington, au Michigan.

Filles du roi en 1673

          C'est dans doute le navire la Nativité de Québec qui apporte l'unique envoi de filles à marier pour l'année 1673, puisqu'il est arrivé le 3 septembre comme l’écrit Frontenac au ministre Colbert dans sa lettre du 13 novembre 1673. Frontenac écrit dans un mémoire daté du même jour que « les 60 filles envoyées ont esté toutes pourvueües, à l'exception de deux demoiselles, il n'en faudrait point envoyer en ce pays ». Ce qui mettra fin abruptement aux envois annuels de Filles du roi. Yves Landry en a répertorié 51 pour 1673 dont 46 d’entre elles venant du nord de la France .

*********

Sources : Dictionnaire biographique du Canada en ligne, Jacques de CHAMBLY, Louis JOLLIET et Jacques MARQUETTE in http://www.biographi.ca/FR/index.htm; http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Jolliet: http://wikipedia.org/wiki/Jacques_Marquette

1673

No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

864

La Marianne

 

Jean MONBEUIL

   

La Rochelle

Plaisance (T-N)

 
865 « vaisseau anglois » Acadie Québec jun
Le Saint-Charles 300 Tx Charles POSTEL, capitaine Honfleur Canada

866

L'Espérance ou La Grande

Espérance, de La Rochelle

300 Tx

Jean GITTON, capitaine

J. GITTON,Chs BAZIRE,Chs AUBERT de La Chesnaye

 

La Rochelle

Québec  

867

La Nativité, de Québec

100-130 Tx

Tharé CHAILLAUD, capitaine

Charles AUBERT de La Chesnaye

F. DOMBOURG

La Rochelle, Normandie (?)

Québec 3 sep

 

868

Le Saint-Simon, de Bordeaux

80 Tx

Jacques ARNAUD, capitaine

François SAIGE

 

Bordeaux

Québec, Antilles

 

869

L'Espérance, de La Rochelle

180-250 Tx

Guyon BASSET, capitaine du Havre

 

La Rochelle dép 11 jul

Québec 27 sep, dép 12 nov

La Rochelle

870

Le Postillon

100 Tx

Pierre THOMAS, capitaine

Isaac DUQUESNOY

PEIRE

La Rochelle d. 11 jul ou sep

Qc 1er oct, dép 16 nov, Antilles

 
871 Le Brêmois André CHAVITEAU, capitaine La Rochelle Québec

872

Le Lion d'Or

70-80 Tx

Helie CHABOISSEAU, capitaine

Jean THOMAS et Louis GUILHEN

Chs AUBERT de La Chesnaye

idem

Québec, mais fait demi-tour avant

 
873 Le  Saint-Jean 
      Québec d automne Pentagouet  




















































 

Membres d'équipage et passagers

Observations diverses

Sources

864

   

NNCC : 170

RHAF, 4 : 500
B 5672 no 249 1673, 03/02 (LR)

865 Dans son mémoire daté du 13 novembre 1673 Frontenac mentionne qu’un « vaisseau anglois » est venu de l’Acadie en juin apporter des mâts. Il doit revenir l’an prochain. L’intendant envoie un mémoire du major CHALAY à ce sujet. Il écrit aussi que si le roi envoie des troupes la communication de uébec à Pentagouët et Port-Royal pourra être réalisée. Web : ACF : CAOM : COL C11A 4/fol.25-26

Membres d'équipage :

AUBER, Hélie
- BARBEL, François
- BERTHELOT, Guillaume
- BESSE (?) Lepare, Charles
- BLONDEL, Guillaume
- BOLLENGER, Louis
BOUCACHART, Michel
- BOUGOURD, Charles
BOUGOURD, Guillaume
- CALAMARE, Jacques
- CANTEREL, Thomas
- CARON, Robert
- CECILLE, Henry
- CHAMBLAUX, Étienne
- CHERONS, Pierre  
COLLIOS, Ivan
- COMBOS, Jacques
- COTIN, Denis
- DANNE, Guillaume
DANNE, Jacques
- DANSART, Jacques
- DEBRIS, Gilles
- De BRIS, Gilles
DEBRIS, Isaac
- de La FONTAINE, Jacques
- de La RUE, Thomas
- de MORAINVILLE, François
- de SAINT-SAUVEUR, Jacques
- DESMELIERS, Pierre
- Des PREZ, Jacques
- DIEUSY, Pierre
- DITESE (?), Guillaume
- FARIDE, Guillaume
- FARVAQUE, Étienne
- FLEURY, Jean
- FOSSE, Robert
- FOUACHE, Charles
- FOUET, Michel
- FRANÇOIS, Charles
- GAILLART, Pierre
- GERMAIN, Charles
- GODARD, Clément
- GODEFFREY, Jean
- GRANEY, Charles
- GRANEY, Nicolas
- GRAVOYS, Jean Baptiste
- GRAVOYS, Robert
- HÉBERT, Guillaume
- HERAMBOURT, François
- HERRIER, Joseph
- HERVIEUX, Noël
- HETIER, Guillaume
- HEUSEY, Louis
- HEUT, Étienne
- HEUTRE, Nicolas
- HOUZARD, Pierre
- HUARD, Sanny
- LAIR, Jacques
- LANGLOIS, Michel
- LANGLOIS, Thomas 
- LANGLOIS, Yvan
- LATIGUY, François
- Le CERF, Pierre
- LECONTE, Hélie
- Le FORT, Abraham
- LÉGER, Henry
- LENGIN, Guillaume
- LESPAREY, Thomas
- LESPÉE, François
- LONGUEMARE, Pierre
- MALARS, Jeuffrey
- MANFILS, Nicolas
- MINAT, Pierre
- OBIERT, Pierre
- PILLORHE, Noël
- POUYET, Guillaume 
RESTOUT, Yvan
- ROST, Jacques
- SALLY, Pierre
- SAUCISSE, Pierre
- SERGENT, Michel
- TOUZARD, Louis
- VINCENT, Pierre
- YUON, Yvan
- YVES, Pierre
C'est la déclaration du navire nommé le St Charles du port de 300 Tx ou environ commandé par Charles POSTRE, estant à présent au port de Honfleur prêt à partir pour le voyage de Canada

86 hommes d'équipage
(1) Charles POSTREL, capitaine de Honfleur, 30 ans
(2) Jacques LAIR, pilote dudit lieu, 42 ans
(3) Yvan YUON, contremaître dudit lieu, 43 ans  
(4) Charles BESSE (?) Lepare, chirurgien dudit lieu, 35 ans
(5) Robert GRAVOYS, maître darneur (?) (p-ê dardeur *) dudit lieu, 28 ans
(6) Robert FOSSE, canonnier dudit lieu, 40 ans
(7) Jacques CALAMARE, charpentier dudit lieu, 37 ans
(8) Guillaume BERTHELOT, salleur * dudit lieu, 29 ans
(9) Jacques DANSART, dudit lieu, 30 ans
(10) Charles BOUGOURD, 29 ans
(11) Guillaume BOUGOURD, 27 ans
(12) Guillaume HEBERT, tous de Honfleur, 28 ans
(13) Joseph HERRIER, de Blangy, 27 ans
(14) Michel LANGLOIS, de Honfleur, 27 ans
(15) Gilles De BRIS, dudit lieu, 29 ans
(16) Charles GRANEY, de St-Gatien-des-Bois, 23 ans  
(17) Thomas LESPAREY, de Honfleur, 30 ans
(18) Pierre OBIERT, de Toucques, 24 ans
(19) Noël PILLORHE, de Crémanville, 22 ans
(20) Michel FOUET, de Honfleur, 39 ans
(21) Pierre LONGUEMARE, de Vateville, 25 ans
(22) Jacques de La FONTAINE, dudit lieu, 26 ans
(23) François de MORAINVILLE, dudit lieu, 29 ans
(24) Thomas de La RUE, dudit lieu, 23 ans
(25) Pierre SALLY, dudit lieu, 32 ans
(26) Pierre HOUZARD, de Honfleur, 19 ans
(27) Estienne CHAMBLAUX, de Vateville, 39 ans
(28) Michel SERGENT, de Honfleur, 29 ans
(29) Abraham Le FORT, dudit lieu, 27 ans
(30) Jacques COMBOS, dudit lieu, 30 ans
(31) Nicolas HEUTRE, dudit lieu, 27 ans
(32) Louis HEUSEY, dudit lieu, 21 ans
(33) Michel BOUCACHART, dudit lieu, 23 ans
(34) Thomas CANTEREL, de Honfleur, 18 ans
(35) Rob. CARON, de Vateville, 23 ans
(36) Charles GERMAIN, de Hennequeville, 30 ans
(37) Guillaume BLONDEL, de Vateville, 30 ans
(38) Jean Baptiste GRAVOYS, de Crémanville, 30 ans
(39) Jean FLEURY, de Vateville, 23 ans
(40) Pierre GAILLART, de Honfleur, 30 ans
(41) Ivan COLLIOS, de Vateville, 23 ans  
(42) Jean GODEFFREY, de Honfleur, 24 ans
(43) Pierre SAUCISSE, de St Ernout, 28 ans
(44) Jacques DANNE, de Honfleur, 29 ans
(45) Guillaume POUYET, d'Esquemxe, 31 ans
(46) Sanny HUARD, de Honfleur, 29 ans
(47) François HERAMBOURT, de Honfleur, 25 ans
(48) Estienne HEUT, de Vateville, 22 ans
(49) Pierre VINCENT, d'Esquemauville, 21 ans
(50) Denis COTIN, de Vasony, 26 ans
(51) Jacques de ST-SAUVEUR, de Crémanville, 33 ans 
en marge droite : dudit lieu Honfleur
(52) Charles FOUACHE, dudit lieu, 23 ans
(53) Henry LEGER, dudit lieu, 30 ans
(54) Yvan RESTOUT, dudit lieu, 42 ans
(55) Jeuffrey MALARS, dudit lieu, 40 ans
(56) Helie AUBER, dudit lieu, 29 ans
(57) Thomas LANGLOIS, dudit lieu, 22 ans
(58) Isaac DEBRIS, dudit lieu, 29 ans
(59) Noël HERVIEUX, dudit lieu, 27 ans
(60) Nicollas MANFILS, dudit lieu, 26 ans
(61) Clément GODARD, dudit lieu, 50 ans
(62) Fran. LESPÉE, dudit lieu, 28 ans
(63) Jacques ROST, de Cormalie, second chirurgien, 29 ans
(64) Helie LECONTE, de Honfleur, 29 ans
(65) Pierre YVES, de La-Rivière, 27 ans
(66) Estienne FARVAQUE, dudit lieu, 27 ans
(67) Fran. LATIGUY, 27 ans
(68) Guillaume DITESE (?), de Honfleur, 29 ans
(69) Guillaume DANNE, de Larivière, 26 ans
en marge droite : d'Honfleur
(70) Pierre  CHERONS,29 ans
(71) Yvan LANGLOIS, d' Honfleur, 27 ans
(72) Henry CECILLE, 30 ans
(73) Guillaume FARIDE, 23 ans
(74) Gilles DEBRIS, 23 ans
(75) Pierre Le CERF, 24 ans
(76) Pierre DIEUSY, 19 ans
(77) Charles FRANÇOIS, 19 ans
(78) Jacq. Des PREZ, charpentier30 ans
(79) Pierre MINAT, de Cremanville, 23 ans
(80) Guillaume LENGIN,d'Esquemauville, 29 ans
(81) Nicolas GRANEY, dudit lieu, 30 ans
(82) Louis BOLLENGER, de Honfleur, 27 ans
(83) Guill HETIER, d'Esquemauville, 32 ans
(84) Fran. BARBEL, de Honfleur, 23 ans
(85) Pierre DESMELIERS, dudit lieu, 29 ans
(86) Louis TOUZARD, dudit lieu, 17 ans
Victuailles Munitions de guerre Aggrets et apparaux
4000 de pain
20 : tonn de sildre
10 : barils de lard
500 : lbs de beurre
30 : boisseaux de pois
10 : boiss de fibres
200 : lbs de chandelle
500 : lbs de br...ers (?)
14 : pièces de canon
40 : mousquetons
2000 : lbs de poudre
300 : boullets à canon
200 : lbs de balles à mousquets
100 : lbs de mesche
20 : espees
30 : picquets
4 : areres (?)
4 : chables *
2 : hausières *
2 : traits*
un hoqueret
2 : corps de voiles

Cette déclaration est signée par Charles POSTEL, capitaine dudit navire, le mardi 31 mai 1673 et Samuel MAZE, huissier royal au siège de Honfleur a signé ce même jour le procès verbal confirmant sa visite dudit navire la même journée.
AD14, Am. Honfleur, 2ii268, Maze S. 1673, 31/05
866 Les propriétaires du navire étaient le capitaine et marchand Jean GITTON, Charles AUBERT de La Chesnaye, Charles BAZIRE.

NNCC : 153, 154

Ferrand 1673, 26/09 (Bx) fol. 215

867

Passagers arrivée :

AMIOT, Jeanne

ANDRIEU, Marguerite

AUBRY, Françoise

- BAMONT, Marie-Anne

- BAUGÉ, Anne

BEAUGRAND, Marie

- BELLEHACHE, Marie

BÉRAUD dit Dubreuil, Anne

BIDEQUIN (de), Marie- Madeleine

- BOYER, Barbe

- BRACONNIER, Jeanne

- CALAIS, Hélène

- CHANCY, Marie

- COLIN, Denise

- DAUBIGNY, Marguerite

- DUCHEMIN, Marie-Anne

DUFAYE, Françoise

FLÉCHET, Anne

GIRARD, Marguerite

GRANGER, Catherine

- ISAMBERT, Catherine

- LAFITTE (de), Apolline

- LANGE, Françoise

- LARUE (de), Charlotte

LATOUCHE, Marguerite

- LEMAIRE, Anne

- LEPAGE, Constance

MARIÉ, Denise

MIGNAULT, Catherine

MORIN, Marie

- PAHIN, Claude-Philiberte

- PARIS, Françoise

POISSON, Catherine

QUENTIN, Jeanne

RAVEAU dit Laumonnier, Barbe 

RENAUD, Élisabeth

ROTEAU, Barbe

- ROU, Madeleine

ROUSSEL, Marguerite

- ROUSSELOT, Marguerite

- ROY, Catherine

- SEL, Marie-Madeleine

TISSERAND, Madeleine

VANZÈGUE, Anne-Marie 

VIGNY, Marie

VIVIEN, Marie-Rose

Le navire est commandé par le capitaine Tharay CHAILLAUD. C’est sans aucun doute le navire la Nativité, qui apporte l'unique envoi de filles à marier pour l'année 1673, arrivé le 3 septembre comme l’écrit Frontenac au ministre Colbert dans sa lettre du 13 novembre 1673. Frontenac écrit dans un mémoire daté du même jour que « les 60 filles envoyées ont esté toutes pourvueües, à l'exception de deux demoiselles, il n'en faudrait point envoyer en ce pays ». Yves Landry en a répertorié 51 pour 1673 dont voici 46 d’entre elles :

1- Jeanne AMIOT, de St-Pierre de Losne, ar. Beaune, év. Langres, Bourgogne.

2- Marguerite ANDRIEU, du bourCg de Duclair, archev. Rouen, Normandie.

3- Françoise AUBRY, de par. St-Roch, v. Paris, Île-de-France.

4- Marie-Anne BAMONT, de par. St-Martin, v. Coutrai, Flandre, Belgique. 

5- Anne BAUGÉ, de par. St-Victor, v. Paris, Île-de-France. 

6- Marie BEAUGRAND, de par. St-Gervais, rue St-Antoine, v. Paris, Île-de-France.

7- Marie BELLEHACHE, de par. Notre-Dame, v. Rouen, Normandie. 

8- Anne BÉRAUD dit Dubreuil, de Notre-Dame de Presles, ar, Melun, archev. Paris, Brie. 

9- Marie-Madeleine de BIDEQUIN, de par. St-Gervais, v. Paris, Île-de-France.

10- Barbe BOYER,  de St-Maurice-lès-Charencey, ar. Mortagne, év. Chartres, Perche.

11- Jeanne BRACONNIER, de par. Ste-Marguerite, faubourg St-Antoine, v. Paris, Île-de-France.

12- Hélène CALAIS, de par. St-Sulpice, v. Paris, Île-de-France. 

13- Marie CHANCY, de par. Notre-Dame-là-Dehors, v. Auxerre, Bourgogne. 

14- Denise COLIN,  de St-Nicolas de Lagny, ar. Meaux, archev. Paris, Brie.

15- Marguerite DAUBIGNY, de par. St-Leu-St-Gilles, v. Paris, Île-de-France.

16- Marie-Anne DUCHEMIN, de par. St-Paul, v. Paris, Île-de-France. 

17- Françoise DUFAYE, de par. St-Hilaire, v. Reims, Champagne.

18- Anne FLÉCHET, de St-Sauveur-sur-Vingeanne, ar. Dijon, év. Langres, Bourgogne.

19- Marguerite GIRARD, de Bourgogne.  

20- Catherine GRANGER, de par. St-Médard de Vaudoy-en-Brie, ar. Melun, év. Meaux, Brie.

21- Catherine ISAMBERT, de par. St-Livier, v. Metz, Lorraine. 

22- Apolline de LAFITTE, de La Capelle, ar. Vervins, év. Laon, Picardie.

23- Françoise LANGE, de par. St-Jacques-de-la-Boucherie, v. Paris, Île-de-France.

24- Charlotte de LARUE, de Bézu-St-Germain, ar. Château-Thierry, év. Soissons, Brie. 

25- Marguerite LATOUCHE, de v. Rennes, Bretagne.

26- Anne LEMAIRE, de Pont-sur-Yonne, ar. et év. Sens, Champagne.

27- Constance LEPAGE,  de Notre-Dame d’Ouanne, ar . et év. Auxerre, Nivernais.

28- Denise MARIÉ,  de par. St-Paul, v. Paris, Île-de-France.

29- Catherine MIGNAULT,  de v. Tours, Touraine.

30- Marie MORIN, de Damblain, ar. Neufchâteau, év. Toul, Touraine.

31- Claude-Philiberte PAHIN, de par. St-Georges, v. Châlon-sur-Saône, Bourgogne.

32- Françoise PARIS, de par. St-Pierre, v. Sens, Champagne. 

33- Catherine POISSON, de par. St-Paul, v. Paris, Île-de-France.

34- Jeanne QUENTIN, de par. St-Paul, v. Paris, Île-de-France.

35- Barbe RAVEAU dit Laumonnier, de par. St-Roch, v. Paris, Île-de-France.

36- Élisabeth RENAUD, de par. St-Étienne, v. Bar-sur-Seine, év. Langres, Bourgogne.

37- Barbe ROTEAU, de St-Martin-du-Roule, ar. et archev. Paris, Île-de-France.

38- Madeleine ROU, de par. Notre-Dame-la-Ronde, v. Évreux, Normandie.

39- Marguerite ROUSSEL, de Mesnières, v. Rouen, Normandie.

40- Marguerite ROUSSELOT, de par. Ste-Madeleine, v. Troyes, Champagne.

41- Catherine ROY, de par. St-Paul ou St-Nicolas-des-Champs, v. Paris, Île-de-France.

42- Marie-Madeleine SEL, de par. St-Nicolas-des-Champs, v. Paris, Île-de-France.

43- Madeleine TISSERAND, de St-Étienne de Liancourt, ar. Clermont, év. Beauvais, Île-de-France.

44- Anne-Marie VANZÈGUE, de v. Hambourg, Allemagne.

45- Marie VIGNY, de par. St-Nicolas-du-Chardonnet, v. Paris, Île-de-France.

46- Marie-Rose VIVIEN, de par. St-Jean, v. Châlons-sur-Marne, Champagne.  


L'armateur est Jean-François de BOURDON, sieur de Dombourg qui signait toujours «
Dombourg ». Il loue le navire à son propriétaire pour un voyage à Québec.

FDR : 126, 270, 272, 273, 274, 276, 277, 283, 284, 286, 287, 292, 296, 297, 299, 300, 301, 308, 314, 318, 320, 327, 332, 333, 338, 339, 340, 345, 348, 350, 352, 353, 358, 360, 362, 363, 366, 367, 370, 374, 376, 378, 379 
NNCC : 175

AD17, B 5671, 176, B 5672, 22/06/1673

RHAF, 4 : 500
B 5672 no 243 1673, 22/06 (LR)

Web ACF : CAOM : COL C11A 4/fol.25-26

868

 

Envoyé de Bordeaux à Québec et aux Antilles par SAIGE et Étienne DHARRIETTE.

NNCC : 203

Ferrand 1673, 05/07 (Bx)

869

 

Archange Godbout (1) mentionne une sentence arbitrale du 27 juin 1673 (Juge, notaire de La Rochelle) entre Frontenac et Charles BAZIRE, tant pour lui que pour son associé Charles AUBERT de la Chesnaye. Celle-ci porte sur 50 barriques d’eau-de-vie chargées à La Rochelle dans le navire, qu’il nomme la Petite Espérance, commandé par le capitaine THIBAULT. L’intendant touchera à Québec la moitié de la vente des barriques et BAZIRE et AUBERT paieront la moitié du fret des barriques, soit 312L 10S à 50L par Tx.

Ce navire appartenant aux ALLAIRE en 1672 a t’il été acheté par BAZAIRE et AUBERT en 1673 ? Quoiqu’il en soit Delafosse (2) ne donne aucun nom de propriétaire pour cette année-là mais indique qu’il est commandé par le capitaine BASSET. Guyon BASSET d’après Bosher (3) selon qui le navire est parti de La Rochelle le 11 juillet 1673 pour Québec où il arrive le 27 septembre et il y lève l’ancre le 12 novembre pour retourner à La Rochelle.

AG-ERNF : 50 (1)

NNCC : 153 (3)

AD17, B 5671, B 5673, 10/01/1674; Juge 1673, 27/06 (LR) liasses

RHAF, 4 : 500 (2)
B 5672 no 246 1673, 05/07 (LR)

870

Passagers arrivée :

(prob. dans ce navire)
- * CRESSÉ, Michel
- * ROZET, Étienne

Engagement pour trois ans qui commence le même jour que la signature du contrat à Michel CRESSÉ, marchand et bourgeois de Paris, « de présent à La Rochelle, prêt à partir pour Québec » (Drouyneau, notaire à la Rochelle). Cet engagé et son engageur se sont probablement embarqués dans le navire le Postillon :
- (688) 4 juillet - Le sieur Philippe ROZET, marchand de La Rochelle, engage Étienne ROZET, son fils de 16 ans, le père paie le voyage et donne 50
L d'avance à Michel CRESSÉ, prêt à partir pour Québec. Son fils sera envoyé ensuite à la Guadeloupe.

Bosher (1) écrit que le navire est parti de La Rochelle le 11 juillet et Delafosse (2) le 11 septembre. La première date est plus vraisemblable.

NNCC : 182 (1)

AD17, B 5672, 05/06/1673, B 5673, 15/05/1673

RHAF, 4 : 500 (2)
B 5672 no 240 1673, 05/06

871

 

Le navire est commandé par André CHAVITEAU.

RHAF, 4 : 500
B 5672 no 247 1673, 06/07 (LR)

872

 

Loué par les propriétaires Jean THOMAS et Louis GUILHEN à Charles AUBERT de La Chesnaye pour 3000L, plus 50L et « trois barriques de portage » pour le capitaine, le navire doit faire demi-tour, endommagé par le mauvais temps. La traversée pour Québec fut remise l'année suivante.

NNCC : 166

AD17, B 5672, 28/10/1673; Teuleron 1673, 06/07 et 08/11 (LR) fol. 150

873

Passagers arrivée :

CHAMBLY (de), Jacques 
Le 5 mai 1673 Jacques de CHAMBLY, commandant sur la rive sud du Saint-Laurent et ancien capitaine d'une compagnie du régiment de Carignan, est nommé gouverneur de l'Acadie. À l'automne il s'embarque sur un petit navire de Québec, le Saint-Jean, pour Pentagouet. Jacques CHAMBLY in web DBC

             

                              autres engagés pour 1673                          autres Filles du roi de 1673                   autres immigrants de 1673             autres émigrants de 1673

1674

Prise de l'Acadie

par Jurriaen AERNOUTSZ

1674

No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

874

La Nativité, de Québec

100-130 Tx

Jean BOURDON Dombourg, capitaine

Jacques DELAMOTHE

Bordeaux

Québec

 

875

Le Mouton Blanc, de Bordeaux

300 Tx

André CHAVITEAU, capitaine

Compagnie du Nord

Chs AUBERT de La Chesnaye

La Rochelle

idem

 

876

La Fortune Blanche, de La Rochelle

100 Tx

Michel DETCHEVERRY, capitaine

Jean GITTON et Charles AUBERT

 

idem

île Percé « et autres lieux »

 

877

L'Espérance ou La Grande Espérance, de La Rochelle

300 Tx

J. CHAUVET, capitaine

idem

 

idem

Québec

 

878

Le Lion d'Or

70-80 Tx

Nicolas NOUEL, capitaine

Jean THOMAS et Louis GUILHEN

Chs AUBERT de La Chesnaye

La Rochelle dép 11 jun

île Percée, Antilles

 

879

Le Cheval Volant

Jurriaen AERNOUTSZ

   

Curaçao (Antilles)

New York, Pentagouët (Acadie) 10 aoû

 

No

Membres d'équipage et passagers

Observations diverses

Sources

874

 

Jean-François BOURDON Dombourg commande ce navire en 1674.

NNCC : 175

Ferrand 1674 (Bx) fol. 214-221

875

 

La Compagnie du Nord loue son navire à Charles AUBERT de La Chesnaye le 8 mai 1674 pour 1400L par mois. Il est commandé par André CHAVITEAU.

NNCC : 174

AD17, B 5673, 21/06/1674

RHAF, 4 : 501
B 5673 no 240 1674, 21/06 et Teuleron
1674, 08/05 (LR)

876

 

Le navire est envoyé en 1674 à l'île Percé « et autres lieux ».

NNCC : 157

Teuleron 1674, 30/04 et 29/05 (La Rochelle); Miquelon 1673, 19/10

(LR) vente

877

 

Le 30 juin 1674 les propriétaires du navire, Charles AUBERT et Jean GITTON, détenaient respectivement une part de trois quarts et d'un quart. Delafosse (1) parle d’un tonnage de 200Tx pour ce navire. Il est commandé par le capitaine Jean CHAUVET.

NNCC : 153, 154

RHAF, 4 : 501 (1)
B 5673 no 238, 1674, 19/06 et Teuleron 1674, 30/06 (LR)

878

Le capitaine Nicolas NOUEL commande ce navire.

NNCC : 166

AD17, B 5674, 13/03/1675

RHAF, 4 : 501
Teuleron 1674, 06/07 et 08/11 (LR)

879

Passagers départ :

(prob. dans ce navire)

- * JOYBERT (de), de Soulanges et de Marson, Pierre

Jurriaen AERNOUTSZ, officier de marine hollandais, commandant de la frégate le Cheval Volant, de Curaçao aux Antilles, reçoit l'ordre d'aller combattre les Français et Anglais dans l'Atlantique Nord. À son arrivée à Nieuw Amsterdam (New York), reconquise par les Hollandais, il apprend qu'un traité de paix a mis fin à la troisième guerre entre l'Angleterre et la Hollande. Sa commission n'étant plus valide que contre les Français il rencontre alors John RHOADES, un colon de la Nouvelle-Angleterre qui le guide jusqu'à Pentagouët en Acadie. Arrivé le 10 août (nouveau style) AERNOUTSZ et ses 50 hommes (Frontenac parle de «110 corsaires hollandais») capturent en moins de deux heures le fort, défendu par une trentaine d'hommes et le lieutenant Jacques de CHAMBLY, gouverneur de l'Acadie, blessé au combat, est fait prisonnier. Le Hollandais reste un mois en Acadie et pille tous les postes de la baie Française (de Fundy) et fait aussi prisonnier Pierre de JOYBERT de Soulanges et de Marson, commandant du fort de Jemseg, sur la rivière Saint-Jean. Prenant officiellement possession de la région il la renomme : « Nouvelle- Hollande ». Il charge RHOADES et quelques uns de ses hommes demeurés à Boston de défendre ses droits et intérêts en Acadie mais ceux-ci saisissent des bâtiments anglais faisant du commerce avec les Indiens. Le Massachusetts réagit alors en les capturant, jugés comme pirates ils sont bannis. Les Français se réinstallent alors sans problème en Acadie et la Hollande ne peut que protester auprès de l'Angleterre.

AERNOUTSZ et JOYBERT in web DBC

                                              autres immigrants de 1674                       autres émigrants de 1674

* AUSSIÈRE ou HAUSSIÈRE. Cordage de gros diamètre (supérieur a 25 millimètres) constitué par trois ou quatre torons, destiné à l'amarrage, au remorquage ou au déhalage des              navires                  

                Sources : Mandragore II : termes de marine ancienne in http://www.mandragore2.net/dico/lexique1/lexique1.php?page=a

* CAPRE. Sorte de vaisseau Corsaire, Capre Hollandois, Ne se dit gueres qu'en parlant des estrangers.

                Sources : Dictionnaire de L'Académie française, 1st Edition (1694) in http://www.lib.uchicago.edu/efts/ARTFL/projects/dicos/

* CHABLES. corde tendue au milieu du jeu, et garnie de filets jusqu'au bas. Sorte de gros cordon d'argent, de soie, de filoselle, etc. pour retrousser des rideaux, des draperies. XIIe s. Lors firent faire               barges et nés (nefs) de grand ator, Qui joignent as cheable e as cordes entor XIIIe s. Uns homs peut bien une nef traire ?-Oil, dame, ou au moins chaable XVe s.. Le chevalier estoit jeune et de                 grande volonté... tout armé il se mit à monter amont et à ramper contre le cable de la nef où il estoit XVIe s. Les unes appuyées sur le timon, les autres sur les chables et cordages du bateau                      Langages des ouvriers et des paysans, chable ou cable, dit Chiffet dans sa Grammaire : espagn. cable ; portug. cabre ; ital. cappio, noeud; de capulum, caplum, corde, qui se trouve dans Isidore              Diez remarque que cette présence de capulum dans Isidore, qui est du VIIe siècle, exclut l'origine arabe (habel, câble), les mots arabes n.étant entrés dans les langues romanes que longtemps                   après. On avait, dans l'ancien français, chaable, machine de guerre (voy. CHÂBLIS), mot d'une tout autre origine, mais qui a été confondu de bonne heure avec câble, puisque le poëme des                     Saxons et le roman de la Rose, pour câble, ont dit cheable, chaable, dont les deux voyelles ea ou aa ne s'expliquent que par cette confusion. L'accent circonflexe que nous mettons sur câble                     s'explique de la  même façon, ayant confondu cable avec chaable, on a mis l'accent pour indiquer la suppresion d'un a.       

                  Sources : Émile LITTRÉ, 1873 Dictionnaire de la langue française (Émile Littré. (Hachette, Paris, 1873)

* TRAITS. trait carré : Gréement dont les voiles principales sont carrées. 

                  Sources : Mandragore II, Lexique des termes marins in http://mandragore2.net/dico/lexique1/lexique1.php?page=t

 

Code de couleur des navires

marchands français

royaux

cabotage

construits en Nouvelle-France

anglais

autres Européens

pêcheurs

en traite et/ou saisies

prises anglaises ou autres

aux Antilles et autres îles

à la baie d’Hudson et/ou au nord

corsaires, flibustiers et pirates

combats, captures et/ou mutineries

avaries, échouages, naufrages et tempêtes

maladies et/ou décès

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