Henri-Marie DUBREIL de Pontbriand   
(Vannes circa janvier 1708 - Montréal 1760)
Jean-Olivier BRIAND (Plérin 1715 - Québec 1794

         Mgr Henri-Marie Dubreuil de Pontbriand, 6e évêque de Québec                                                de 1741 à 1760                                      
Sources : http://www.geocities.com/hgig.geo/lav_eveques_quebec.htm

Mgr Jean-Olivier Briand
Musée de la civilisation, dépôt du Séminaire de Québec, 1993.15252
Dessin, Gerritt Schipper, vers 1810
Mgr Briand a été chanoine de la cathédrale de Québec de 1741 à 1766, puis 7e évêque de Québec de 1766 à 1784. Sources : http://www.mcq.org/fr/complexe/craf_fonds/craf_fonds.php?idEv=w397 et 
http://www.geocities.com/hgig.geo/lav_eveques_quebec.htm
La vie quotidienne à bord d'un ancien vaisseau transatlantique
Toilettes-poulaine Biscuit de mer
Sans commentaires!
Sources : http://www.pirates-corsaires.com/etant-passionne-
d-histoire-je-sais-qu-a-l-epoque-au-chateau-de-versailles-les-qr4.htm
Le biscuit de mer ou de marin était autrefois à la base de la nourriture de tout marin et passager. Les voyages en mer étant très long, la conservation des aliments posait donc problème. Même salée la viande finissait par pourrir. Seuls restaient les biscuits de mer, extrêmement durs et conservables des années durant. Fait d'un pain sans levain composé de farine de blé avec de la vitamine B et d'environ 10% de protéines. Il était très dense, cuit et recuit plusieurs fois jusqu'à l'absence complète d'humidité. L'origine du mot biscuit vient donc de là, cuit deux fois. L'intendant BIGOT mentionne dans une lettre que la flûte du roi le Profond a amené de la farine de mauvaise qualité et qu'ils en feront probablement des biscuits.
Sources : http://www.pirates-corsaires.com/qu-est-ce-qu-un-biscuit-de-marin-qr1137.htm

Inondation, pont de glace, scorbut à Louisbourg et manque de charbon aux forges causés par la rigueur de l’hiver 

         Le gouverneur Beauharnois écrit au ministre le 3 février 1741 que le fort de Chambly a été inondé au début de l’année par une digue formée (embâcle de glace) en bas du bassin. L’eau est montée de trois pieds par dessus les planchers et le 17 janvier l’eau ne s’était pas encore retirée. Le 11 janvier le pont en face de Québec a pris d’une glace vive et on a passé dessus le même jour. Maintenant il est pris à Montréal. Le refoulement d’eau s’est porté jusqu’au parapet des murailles de la ville heureusement sans grand dommage.

    De Louisbourg BIGOT écrit au ministre le 1er juin 1741 pour l’informer de ce qui est arrivé dans la colonie : « l’hyver le plus rude qu’on ayt essuyé depuis son établissement a causé beaucoup de scorbut parmi le peuple et le soldat ce dernier a été maltraité, cette maladie commence cependant à diminuer ». Quant aux forges de Saint-Maurice on mentionne dans un mémoire daté du 10 juin suivant que pendant « trois mois entiers de cette hyvert où les froids ont été excessives » ils ont manqué de charbon tant la  consommation extraordinaire que les chaufferies en ont fait entre autre « pour empêcher d’y geler les instruments qui se glacoient neansmoins malgré les feux continuelles qui y estoint de toutes parts ».

Navires à Louisbourg et commerce avec la Martinique

       Dans sa lettre du 1er juin 1741 BIGOT écrit qu’il est venu à cette date au port de Louisbourg 13 navires basques, 2 bordelais, 3 bretons et 3 ou 4 bâteaux de la Martinique. Les armateurs ont fait des merveilles à la Martinique. Ils y ont vendu leur pêche à un très haut prix. Si la pêche continue d’être aussi favorable l’année sera très bonne. Cela compense pour la pêche d’automne qui a totalement manqué. Une lettre de HOCQUART au ministre du 30 octobre 1741 pour diverses dépenses faites cet sautomne-là mentionne des lettres de change tirées par le commis des trésoriers généraux de la marine pour l’achat et fret de farines, pois blancs et fers envoyés de Québec à l’Île Royale se montant à 18 672LT et pour l’achat et fret de farines envoyés à la Martinique se montant à 9 652LT 16S 10D.

Le nouvel évêque, dernier de la Nouvelle-France, et son futur successeur arrivent à bord du Rubis

         Le futur évêque de Québec, le sixième, Henri-Marie DUBREIL de Pontbriand, né à Vannes vraisemblablement en janvier 1708, est élevé à Peurtuit en Bretagne. Il fait ses humanités chez les Jésuites au collège de La Flèche puis sa philosophie et sa théologie au séminaire de Saint-Sulpice à Paris. Ordonné en 1731 il obtient le grade de docteur à la Sorbonne. Revenu en Bretagne il devient grand vicaire de l’évêque de Saint-Malo en 1740 où il est nommé par Louis XV évêque de Québec. Installé au séminaire de Saint-Sulpice à Paris avant de s’embarquer, il se renseigne alors auprès de l’abbé de l’Isle-Dieu sur la Nouvelle-France. Il est consacré le 7 avril 1741. Accompagné de François-Elzéar VALLIER, supérieur du séminaire de Québec qui a passé deux années en France pour se refaire une santé et de deux Bretons comme lui, René-Jean ALLENOU de Lavillangevin, l’ancien recteur de Plérin et un jeune prêtre Jean-Olivier BRIAND, qui deviendra lui aussi évêque de Québec en 1766, il s’embarque sur le Rubis. Il arrive à Québec le 29 août.

       Le nouvel évêque veut continuer, mais avec plus de souplesse, les réformes entreprises par Saint-Vallier, dont la discipline ecclésiastique avec l’institution de retraites sacerdotales et de conférences ecclésiastiques. Il veut aussi mettre fin aux abus causés par l’absentéisme de ses prédécesseurs immédiats. Il entretient au début de très bonnes relations tant avec le chapître de Québec, dès son arrivée il y fait des nominations dont ALLENOU et  BRIAND, qu’avec les Jésuites. Puis il aura quelques brouilles à partir de 1750 notamment à propos du ministère de la cathédrale de Québec et aussi avec le séminaire de Québec, qui sous la direction des Missions étrangères de Paris, se considérait non pas comme un séminaire épiscopal mais indépendant de l’évêque. D’abord un pasteur Pontbriand entreprend sa première visite pastorale le 8 janvier 1742 à Québec,  puis le 25 juin il est à Montréal. Pendant l’été 1742 il visite les missions entre Québec et Montréal. En 1743 il se retrouve sur la côte de Beaupré et l’île d’Orléans et finalement en 1744 il visite la côte sud. La deuxième a lieu en 1749 et dure plusieurs années. Durant sa première visite l’évêque fera restaurer le palais épiscopal et agrandir la cathédrale malgré le refus de la cour d’apporter son aide. Il s’endette considérablement car la quête et la fondation des messes n’apportent pas les sommes suffisantes. En 1752 il s’occupe de la reconstruction du monastère incendié des Ursulines de Trois-Rivières en trouvant les fonds nécessaires ensuite en 1755 il fait de même pour l’Hôtel-Dieu de Québec incendié. Les besoins de la colonie et sa grande générosité le font considérer comme un évêque pauvre malgré qu’il touche 9 000L à titre d’évêque de Québec et une pension de 3 000L sur les économats.

       Son épiscopat de 19 années sans interruption, durant lequel il érige une vingtaine de paroisse, sans compter les missions, est l’un des plus difficiles et pénibles du régime français. Entre autres l’État avait affirmé son autorité sur l’Église de Québec pendant les années 1727 à 1741 avec l’absence quasi permanente d’évêque ce qui a rendu son administration difficile et complexe. Lui qui se montrait timide face à ses supérieurs, ne voulant pas leur déplaire mentionne son biographe Jean-Guy Lavallée, ne dénoncera jamais directement les abus de l’administration de BIGOT qui ont plongé le peuple et la colonie dans la misère. Enfin la guerre avec la Conquête de l’Acadie et l’occupation de Québec l’ont placé entre une France à satisfaire et une Angleterre à ne pas déplaire. Malade en octobre 1758 il songe alors à quitter la colonie mais ne veux pas laisser son Église sans évêque il attendra donc à la paix. Pontbriand écrit une lettre circulaire à l’intention de ses curés en juin 1759 dans laquelle il prône une attitude de conciliation et de soumission envers les autorités anglaises. Pour demeurer en territoire français il se retire à Montréal le 17 septembre suivant où il demeure jusqu’à sa mort le 8 juin 1760. Songeant d’abord et avant tout à la survie de son Église, son attitude conciliante envers le gouverneur MURRAY servira les intérêts de l’Église du Canada et peut-être aussi selon l’historien Lavallée les intérêts matériels de la population. Son successeur le grand vicaire Jean-Olivier BRIAND, suivant ses directives, poursuivra dans la même voie toute son action épiscopale.


Éloge du commandant du vaisseau du roi

         Jérémie de MÉCHIN, commandant du vaisseau du roi le Rubis, a débarqué avec diligence les effets du roi, écrit l’intendant dans une lettre au ministre le 9 octobre. Il affirme aussi que l’évêque n’a que des bons mots pour le commandant : « Dans la traversée qui a esté de 84 jours il a vecû très honorablement … [l’évêque] se louë infiniment de ses intentions ». De plus l’intendant ajoute qu’« il a soutenu icy sa table avec la même dignité ». Il se désole toutefois de la pacotille qu’il a apporté consistant en 59 quarts d’eau-de-vie et qu’il a été obligé de laisser à terre n’ayant pu la vendre qu’à un très bas prix eu égard au prix d’achat. Touché par sa situation, l’intendant raconte que le commandant a même dû emprunter pour l’achat des provisions pour le retour. HOCQUART a pris sur son compte de se contenter de sa soumission faite au Bureau du Domaine de payer l’année prochaine les droits de son eau-de-vie, soit 688LT 15S. Il sollicite du ministre la remise de ces droits pour cet officier.

Le commerce des marchands des côtes ruine-t’il celui des négociants des villes ?

           Pierre TROTTIER Desauniers, syndic des négociants de Québec, dénonce dans un mémoire adressé au ministre le 8 septembre 1741 entre autres le commerce des marchands des côtes dont des domestiques, engagés et faux-sauniers qui ruine, selon lui, celui des négociants de Québec. Ils dépouillent les habitants de la campagne de leurs biens qu’ils revendent à vil prix aux bourgeois des villes. Il se plaint aussi des paiements faits avec des acquits de dépenses et prétend qu’on les falsifie aisément. Toutes les dépenses du roi devraient être payées en monnaie de cartes et jusqu’au 25 octobre de chaque année celle-ci devrait être reçue et payée sans aucune réduction en lettres de change du trésor. Le gouverneur Beauharnois et l’intendant HOCQUART lui retorquent qu’il y a très peu de ces sortes de marchands dans les côtes. Au contraire les marchands des côtes ayant des magasins possèdent aussi des terres et des établissements considérables. Leur commerce permet aux habitants d’écouler leur produits et de se procurer leurs besoins plus facilement. Les négociants de Québec se plaignent que leur profession les ruine c’est peut-être parce qu’il y a dans cette ville 100 magasins vendant toutes sortes de marchandises là où 50 suffiraient amplement, d’après eux. Il est vrai que les marchands des côtes se fournissent de marchandises de toutes sortes auprès des forains et des domiciliés qu’ils amènent à Québec en automne. Ils le font pour leur compte mais le plus souvent comme commissionnaire des marchands des villes. Puis la rentrée au printemps se fait en blé et légumes qui servent aux armement des bâtiments destinés à l’Île Royale et aux Îles.

Du charbon en feu sur la flûte du roi et envoi de farine de mauvaise qualité

           Les 400 barriques de charbon de terre destinées au port de Rochefort sont déchargées de la flûte du roi le Profond en rade à Louisbourg car le feu y a pris. Selon le rapport des officiers du navire et du capitaine de port la cause serait la chaleur du fond de cale. Mais pour l’intendant BIGOT, qui informe le ministre dans une lettre le 24 octobre, on a jamais vu d’exemple d’un tel événement et il croît plutôt qu’un lumignon de chandelle allumée ou une pipe tombée sur les barriques a pu déclancher le feu. Il veut éviter un autre accident et ne chargera plus désormais de charbon que sur ses ordres. 

            Par ailleurs dans une autre lettre le 1er février 1742 il se plaint au ministre de la mauvaise qualité des farines envoyées sur cette flûte. Chaque jour elles se détériorent de plus en plus, on les mélangent avec celles du Canada et celles de France de 1740 mais les boulangers prétendent qu’elles ne sont pas composées de froment pur et que l’on ne leur a pas donné le temps de ressuer avant de les mettre dans les quarts. Si les prochaines farines à recevoir étaient dans le même cas on serait obliger d’en faire des biscuits. Pour conclure depuis quelques jours le poisson donne et cela fait espérer que la pêche d’automne ne sera pas entièrement perdue. Il envoie sa lettre par le dernier navire à partir de Louisbourg cet hiver (1742) le Saint-Pierre de Canada de Marseille qui s’en va à la côte Saint-Domingue.

Les Indiens de l’Acadie, chassés par la famine, viennent à Québec 

             La plus grande partie des Indiens de l’Acadie sont venus à Québec en 1741, raconte HOCQUART dans sa lettre du 24 octobre au ministre. Leur récolte de blé d’Inde a manqué en 1740 et leurs terres étant inondées au printemps 1741 ils n’ont pu semer. Il a fallu donner à tous des secours extraordinaires. Une dépense considérable puisque le village de Narantsouach a été aux charges du roi une partie de l’été. Heureusement la plupart sont rentournés chez eux. Il en est restés environ 30 qui se sont retirés au village Saint-François, à qui quelques vivres ont été donné. Les Hurons du village de Lorette ont aussi reçu cet hiver 200 minots de blé, leur récolte ayant manqué l’an dernier. Des secours extraordinairesont aussi été donné aux Indiens du Sault-Saint-Louis et du lac des Deux-Montagnes qui ont aussi manqué de blé.


Très belle récolte à l’île Saint-Jean mais médiocre récolte de blé au Canada

           BIGOT écrit au ministre le 25 octobre 1741 que Saint-Pierre est le meilleur endroit pour établir le poste principal à l’île Saint-Jean (aujourd'hui : Île du Prince Edouard). Les terres y sont les plus fertiles. La récolte dans l’île a été très belle cet été. Plusieurs habitants ont récolté plus de blé qu’il leur en faut mais faute de voiture pour le transporter ils ne peuvent le vendre. Le commerce devra être encourager pour sortir les habitants de la pauvreté. Ainsi ils pourraient s’associer et bâtir une goélette pour le transport de leurs surplus à Louisbourg et y chercher eux-mêmes leurs nécessités au lieu qu’on viennent leur porter et leur vendent à fort prix. Certains lui ont demandé de leur fournir des graines de tabac mais il s’est refusé à leur en procurer de peur que les habitants n’abandonnent la culture du blé, une culture vitale, au profit de la culture du tabac si celle-ci s’avère trop rentable. BIGOT souligne aussi que le sieur DuVivier, qui a acheté une métrairie à SAINT-OVIDE l’an passé, a perdu 50 bêtes à cornes à cause de la rudesse de l’hiver. Heureusement cette perte a déjà été remplacée. C’est à souhaiter, écrit-il, qu’il réussisse car se serait d’un grand secours pour Louisbourg. 

           HOCQUART écrit dans une lettre au ministre le 7 septembre 1741 que la récolte est commencée et on le renseigne de tous les coins de la colonie que la récolte sera fort abondante et que les blés seront d’une excellente qualité. Pourtant dans une autre lettre le 17 décembre 1741 il mentionne que le prix du blé a varié de 50S à 3LT le minot. C’est que la récolte finalement a été médiocre et il y en a moins que l’on pensait. Quoiqu’il en soit il va en facilité la sortie autant que possible en particulier pour secourir l’Île Royale. Pour plus de sûreté il demande que l’on avertisse dans les ports les navires de ne pas se rendre à Louisbourg absolument dépourvu de vivres.

La culture du chanvre

        Il serait souhaitable que la culture du chanvre devienne importante pour la colonie, notamment pour la construction navale, estiment les autorités qui ont donc tenté de l’implanter mais HOCQUART constate avec peine qu’elle ne se perfectionne pas, écrit-il le 3 octobre au ministre. Les habitants avaient l’habitude de présenter et de livrer leur chanvre aux magasins du roi où l’on a refusé le chanvre de moindre qualité ce qui en a rebuté plusieurs. Ils se sont alors adressé aux marchands de Québec qui leur ont tout acheté. L’intendant a voulu rebuter tous les chanvres mal préparés du sieur GUGNIÈRES et des habitants de Batiscan mais il s’est ravisé car cela aurait dégoûté tout le monde de cette culture. Il s’est contenté de faire à tous une réfraction de 10% et de leur dire qu’à l’avenir il ne prendrait plus que les bien conditionnés. Cela a ralenti beaucoup les cultivants, mais le prix de 25LT par quintal est suffisant, croit-il, pour entretenir cette culture chez les habitants. De plus heureusement il reste près de 40 milliers de chanvre en magasin. Cela suffira pour faire travailler pendant 2 ou 3 ans les trois cordiers établis à Québec. Un de ces cordiers a ces lettres de maîtrise, un nommé RAYMOND. L’intendant a besoin de plusieurs pièces de cordage blanc pour la flûte le Canada et il a fait préparer son chanvre comme on fait dans les ports. Son fil est bien filé. Il a eu une entente avec lui et celui-ci tente de faire venir ses deux jeunes neveux établis à Marennes. HOCQUART demande qu’on ordonne leur passage sur le vaisseau du roi lorsqu’ils se présenteront.


Abondance des pelleteries dans les Pays d’en Haut

              Les ventes de pelleteries à Québec, Montréal et Trois-Rivières se sont élevées en 1740 à  60 182LT 12S 3D. Celles provenant des forts Frontenac et Niagara se montent à 21 785LT 16S  6D  y compris 3 762LT 5S  de castors remis dans les bureaux de la Compagnie des Indes. HOCQUART explique qu’il y a eu une si grande quantité de pelleteries dans les Pays d’en Haut qu’il a été à la veille d’être obligé d‘envoyer toutes ces pelleteries en France à fret sur un navire marchand, ce que la plupart des voyageurs ont été dans la nécessité de faire, attendu le vil prix que les marchands forains en offraient. Il a heureusement pu les vendre presque au même prix que l’année dernière payables moitié dans le courant de décembre prochain, et la moitié restante à la fin d’octobre 1742.


États des liqueurs, vins de liqueurs et des tabacs débarqués des bâtiments arrivés en la rade de Québec année 1741
 

                Selon un état des liqueurs et vins de liqueurs débarqués des douze bâtiments arrivés en la rade de Québec fait le 26 octobre 1741 les navires arrivés à Québec ont déchargé cette année-là un grand total de 6 barriques, 4 tierçons ***, 17 quarts, 3 queues * et 9 demi-queues * de liqueur et vin de liqueur. Cet état doit être sans aucun doute très, très partiel puisqu’un mémoire datant de la même année parle de 3 000 à 3 600 barriques déchargées chaque année à Québec ? Puis un autre état sur les tabacs fait le 26 octobre 1741 indique que sept navires ont déchargé aussi à Québec pour 1175 carottes ** de tabac de Saint-Domingue, totalisant 5 790 livres.


Commerce du Canada

                Un mémoire de 1741 portant sur le commerce au Canada mentionne que quoique la colonie perd des hommes tous les ans avec la traite des fourrures son économie se diversifie depuis quelques années avec les pêches, la construction navale, l’exploitation des bois pour les îles, les fers des forges de Saint-Maurice et les cultures plus particulièrement celle du blé. C’est de cette dernière que dépend la richesse des habitants, la multiplication des nouveaux établissements et l’augmentation considérable du commerce des négociants du pays et des forains avec l’Île Royale et les îles de l’Amérique méridionnale. Ce commerce extérieur se fait aussi avec la plupart des ports de France. Au Canada c’est à Québec que viennent mouiller tous les navires mais le port manque de sécurité. En effet il s’y trouve une grande quantité d’ancres qui rend le mouillage dangereux et de plus les bâtiments sont exposés pendant l’automne à de violents vents du nord-est. Il vient des ports de France annuellement de 12 à 14 navires, dont deux ou trois appartenant à des négociants du pays. Ils sont chargés en vins, eaux-de-vie, liqueurs, draperies, toiles, cordages, confitures sèches et autres marchandises. Rouen a été le premier port à commercer avec la colonie puis celui de La Rochelle a suivi et l’a contrôlé de nombreuses années. Maintenant Bordeaux semble le devancer en offrant plus de choses nécessaires en particulier les vins et eaux-de-vie, le principal commerce, soit de 3 000 à 3 600 barriques de vin et de 3 à 4 000 veltes d’eau-de-vie.

Deux navires de Québec sauvent l’Île Royale d’une grave disette

            Deux lettres envoyées au ministre l’une le 28 novembre 1741 par l’intendant de l’Île Royale, François BIGOT, lui mentionne que des six navires chargés de vivres envoyés de Québec cet automne pour l’Île Royale deux se sont perdus aux îles de la Madeleine, l’autre du 23 décembre par les officiers de l’Amirauté de Louisbourg parle plutôt d’un seul bâtiment perdu. Heureusement l’équipage et une partie des farines a pu être sauvés mais quand la nouvelle est arrivée la saison était trop avancée pour qu’on puisse aller les chercher. Trois autres navires ont dû relâcher aux îles et seulement deux sont finalement arrivés à bon bord. L’arrivée de ces deux navires a fait grand bien vu qu’il n’y avait plus un quintal de biscuits à vendre, ils en manqueront probablement au mois d’avril et la pêche n’ayant pas été si bonne, les vivres sont donc extrêmement chers à Louisbourg. D’après les officiers si le beau temps se maintient encore un mois il est à espérer que la pêche sera meilleure que celle des deux dernières années. Il est venu beaucoup moins de bâtiments d’Europe qu’à l’ordinaire et cela a aussi fait considérablement augmenter les prix des denrées pour l’habitant pêcheur. Un des deux navires venus de Québec appartient à une compagnie de Rouen qui tient ici tous les ans un magasin plein de vivres qu’elle vend à un an de créance à l’habitant ne pouvant payer comptant. Sans cela la colonie aurait sûrement connu sa plus grave disette de tout temps. Il y a pourtant des farines destinées aux îles dans la rade mais faute d’acquéreur BIGOT n’aurait pu empêcher sa sortie. Il prie le ministre d’avertir le commissaire de Saint-Jean-de-Luz d’obliger les premiers capitaines basques qui viendront ici en avril d’apporter leur pain pour toute la durée de la pêche. Selon leur habitude ils apportent leur pain pour les deux ou trois premiers mois puis ils en achètent en quantité le rendant ainsi dès lors plus rare et plus cher. Il serait souhaitable d’avoir en magasin des vivres en cas de disette mais l’habitant y mettrait-il le prix, et écrit-il cela pourrait faire du tort au commerce. Finalement les officiers le renseignent sur un navire parti de Québec cet automne, chargé de morues et de farine pour les Antilles, qui s’est échoué le 19 novembre dernier à l’anse d’Aspé, près du Cap Noir sur l’Île Royale. L’équipage est sain et sauf, une partie des farines et agrès a pu être sauvé mais le restant de la cargaison est perdu.

*********

Sources : Dictionnaire biographique du Canada en ligne, Henri-Marie DUBREIL de Pontbriand in http://www.biographi.ca/index-f.html; web Archives Canada-France : ANOM : COL C11A 75/fol.83-84v et 76/fol.5-6v et 14-17 et 79-81 et 177-180 et et 81/fol.260-263v 111/fol.246-277 et COL C11B 23/fol.84-85v et 125-132 et 227-228v et 24/fol.75-76v in http://bd.archivescanadafrance.org/acf/home.shtm


1741

No Navires

Tge

Maître Proprio Armateur Provenance Destination Retour
2302

L’Heureux Retour

LANDRON

Québec
2303

L’Espérance

Pierre BOULLOT, capitaine Martin. d 7 avr 1741 Louisbourg Martin.16 jan 1742
2304

Le Saint-Louis

Cie de M.DUGARD, Rouen Québec France

2305

La Nouvelle Galère, de Bordeaux

200-260 Tx

Jean COUPERIE, capitaine

Durand DOUMERC

Durand DOUMERC

Bordeaux

Québec

Bordeaux 28 déc

2306

La Sainte-Anne

 

George TANQUERY, cap.

   

ÎR, baie St-Paul

Québec

 
2307 

Le Saint-Charles

 

BOUCHER de Montarville

   

Niganiche

idem

 

2308

Le Pacifique, de Bordeaux ou Québec

250 Tx

Abraham RAVAUD ou RAVARD, cap.

   

Bx (p-ê) d 8 avr 1741

idem

Bx 30 jan 1743

2309

Le Saint-Jean-de-Grâce

       

Granville dép 8 avr

Gaspé

Granville 10 oct

2310

Le Saint-Gaud

       

Granville d 4 avr 1741

idem

Granville 22 jan 1742

2311

Le Saint-François

   

Jean MARTEL, de Québec

 

Le Havre, La Rochelle

Québec

Le Havre jan 1742

2312

La Paix

       

Granville dép 21 avr

Gaspé

Granville 25 nov

2313

La Françoise

       

Granville dép 25 avr

île Royale

Granville 10 oct

2314

La Reine Esther, de La Rochelle

Paul FOUCHER, capitaine

La Rochelle Qc,Antilles Échouée 29 jan 1742
2315

La Thérèse, de la Martinique

40 Tx

Michel TRENY, capitaine

BOUCAULT

 

St-Pierre Martinique

Qc 21 jul

 
2316 Le Saint-Augustin, de Bayonne
Étienne d’HIRIBAREN

DETCHEVERY

Bayonne Pabo, pêche

2317

La Marie-Anne

55 Tx

Jacques BADEAU, capitaine

DUPÉRÉ

 

Île Royale

Québec

 
2318 

L’Avé Maria

 

Baptiste DION, capitaine

   

idem

idem

 
2319

Les Deux Frères

 

Charles CHAUVAGE, cap.

   

idem

idem

 
2320 

Le Saint-Pierre de Canada, de Marseille

 

François RICARD, capitaine

   

Marseille

Qc,Lbg vers 1er fév 1742

Saint-Domingue

2321

La Déesse, de La Rochelle

230-280 Tx

Étienne DASSIÉ, capitaine

Frères PASCAUD

 

La Rochelle

Québec

LR 13 déc

2322

Le Rubis

500-700 Tx

Jérémie de MÉCHIN

Le roi France Québec 30 aoû  
2323

La Ville de Québec, du Havre

300 Tx DUGARD & Cie Le Havre Québec Le Havre

2324

Le Centaure, du Havre

350 Tx

François VANGELLIKOM VANDELLE, capitaine

DUGARD & Cie

 

idem

idem

2325

L'Heureux Moine, de Rouen

80-99 Tx 

Jean BELLET, capitaine

BOTTEREAU & Associés

 

Bordeaux

idem

Bordeaux 21 mar 1742

2326

Le Joseph Marie, de Fécamp

108 Tx Simon LAPOINTE idem idem LR 15 jan 1743

2327

La Marie-Rose


 

M. HAVY

   

idem

 
2328 

Le Saint-Charles

 

BOUCHER de Montarville

   

Île Royale

idem

 
2329 

Le Saint-Joachim

 

Pierre HARISMENDY, cap.

   

idem

idem

 
2330 

La Louise

 

Jean Le CHENU, capitaine

   

Martinique

idem

 

2331

Le Comte de Matignon, de La Rochelle

200-300 Tx

Martin LARREGUY, cap.

Simon LAPOINTE

 

La Rochelle

Québec

La Rochelle 12 déc

2332

La Sainte-Claire, de Bordeaux ou de Québec

118 Tx

Jn-Baptiste LAQUEYRIE ou Jean LABADIE, capitaine

 

Saisi à Bordeaux 28 jun

Île Royale

2333

Le Saint-Amand, de Bordeaux

99-120 Tx

Marc CAUSSE, capitaine

Amand NADAU

 

Bx dép 27 aoû 1741

Québec

Bx 22 fév 1743

2334 L’Orion M. HAVY Québec
2335

Le Saint-Bernard

Martin GALBARETTE, cap. Île Royale idem

2336

L’Angélique

36 Tx

Abel OLIVIER, capitaine

LAMORILLE

 

idem

idem

Martinique

2337 Le Saint-Nicolas, de Saint-Jean-de-Luz

Auger LAUGA, capitaine

Saint-Jean-de-Luz Qc 18 sep

2338

Le Saint-Pierre, de Québec ou La Rochelle

150-190 Tx

Pierre CHABOISSEAU, capitaine

Pierre BOUDET

 

Bx dép 7 jun 1741

Québec

LR fin jun 1742

2339

L’Hirondelle

       

Granville

île Royale

Granville 25 déc

2340

L’Aimable Françoise

       

Granville dép 1741

Gaspé

Granville 8 fév 1742

2341

Le Comte de Carbonnel

       

idem

idem

Granville 21 déc

2342

Le Saint-Louis

       

idem

idem

Granville 8 fév 1742

2343

Le Comte de Torigny

       

idem

idem

Granville 13 jan 1742

2344

La Marie-Anne

       

idem

idem

Granville 28 déc

2345

Le Saint-François

       

idem

idem

Granville 9 déc

2346

Le Joseph-Marie

       

idem

idem

Granville 5 fév 1742

2347

Le Pierre-André

       

idem

idem

Granville 15 jan 1742

2348

Le Saint-Julien

       

idem

idem

idem

2349

Le Vigilant

80 Tx

 

LAGROIS

 

Québec

Martinique

 

2350

La Catherine

70 Tx

 

CACHELIÈVRE

 

idem

Cabotage

 

2351

La Françoise

30 Tx

 

MONSÉGUR

 

idem

idem

 

2352

Le Saint-François

60 Tx

 

CHARLESTEIGUY

 

iden

idem

 

2353

Le Saint-Joseph

177 Tx

 

DEPLAINE

 

idem

Martinique

 

2354

Le Saint-François

30 Tx

 
SALABERRY
 

idem

île Royale

 

L'Heureuse Marie

162 Tx

 

LANDRON

 

idem

Martinique

 
Le Profond
2357 L'Union
2358 Le Fidel

Membres d'équipage et passagers

Observations diverses

Sources

2302

Membres d’équipage `

- BOISSEL, …

- LANGE, …

Le 22 mars 1741 à Québec les matelots du bâteau l’Heureux Retour, LANGE et BOISSEL, sont condamnés à payer à Nicolas RIOUX 60L, prix d’un cheval qu’il a perdu pour leur service en traversant la rivière Trois Pistoles. Le sieur LANDRON, propriétaire du navire, est tenu d’avancer la somme pour ses matelots qui le rembourseront sur leurs gages et salaires.

Web ACF : ANQ, 03Q_E1,S1,P3320

2303

Dans son dossier personnel on mentionne que le capitaine Pierre BOULLOT a fait le voyage sur le bâteau l’Espérance de la Martinique à Louisbourg du 7 avril 1741 au 16 janvier 1742, soit pour une durée de 9 mois 8 jours.

Web ACF : CAOM : COL E 45/27p.

2304

Passagers départ :
- BÉNI, Laurent

Laurent BÉNI  « décédé sur le vaisseau le St-Louis de la Cie de M. DUGARD de Rouen en s'en allant en France », s 09-06-1741 Baie St-Paul.

DGFC, 2 : 214

2305

Passagers arrivée :

- LAMELERIE, Jean ou LAMALÉTIE, Jean-André

Durand DOUMERC, propriétaire du navire, la Nouvelle Galère de Bordeaux, acquis pour 30 000L en août 1732, signe le 27 avril 1741 à Bordeaux pour l’envoyer à Québec avec six engagés. Il est commandé par le capitaine Jean COUPERIE. Le 25 avril 1741 Jean LAMELERIE ou Jean-André LAMALÉTIE, âgé de 23 ans, natif de Bordeaux, cheveux châtains portant perruque et ancien catholique, désire s’embarquer sur le navire à Bordeaux pour aller à Québec pour affaires, il sait signer. Le navire revient à Bordeaux le 28 décembre suivant et le capitaine signe alors.

MSGCF, 37 : 49

ADG, fol. 63

NNCC : 177

Bernard 1741, 20/04 (Bordeaux) engagés; ADG, 6 B 49*, 6 B 97* fol. 41, 27/04/1741, 6 B 1214, 30/08/1732; Faugas 1749 (Bx) inv. de Doumerc

Web ACF : ADG, 6B 49 63v et 97 41v et 97 54

2306   

L'état des liqueurs et vins de liqueurs fait à Québec le 26 octobre 1741 indique que le bâteau la Sainte-Anne, capitaine George TANQUERY, a transporté venant de Baie Saint-Paul, relais de l’Île Royale, pour M. le marquis de Beauharnois un tierçon *** de vin de Canarie, déchargé en juin 1741.

Web ACF : ANOM, COL C11A 114/fol.250-252

2307   

L'état des tabacs fait à Québec le 26 octobre 1741 indique que le brigandin le Saint-Charles, capitaine Charles BOUCHER de Montarville, a transporté cette année-là venant de Niganiche du tabac, pour le sieur Montarville, soit 45 carottes ** de St-Domingue, totalisant 180 livres, déchargées en juin.

Web ACF : ANOM, COL C11A 114/fol.253-254

2308

Passagers arrivée :

- GUYON Depré, Marie

Nicolas FERAYRE signe le 30 mars 1741 à Bordeaux pour envoyer le navire, le Pacifique de Bordeaux, à Québec avec à bord six engagés. Mais le 30 janvier 1743 au retour du navire le capitaine rapporte seulement la décharge de quatre engagés, il en manque deux. Il est commandé par le capitaine Abraham RAVARD.

Le 27 mars 1741 Marie GUYON Depré, veuve GAUTIER, âgée de 75 ans, native de Québec et ancienne catholique, désire s’embarquer sur ce navire à Bordeaux pour retourner chez elle à Québec.

Le navire part de Bordeaux le 8 avril 1741 et revient le 1er juin 1742 d’après Bosher (1) mais le 30 janvier 1743 selon l’Amirauté de Guyenne. (2) Jean-Baptiste THIBAULT, de Bordeaux achète une part d’un huitième du navire en février 1744 pour 2 250L.

L'état des liqueurs et vins de liqueurs fait à Québec le 26 octobre 1741 indique que le navire le Pacifique, capitaine Abraham RAMARD, a transporté venant de Bordeaux, pour le sieur ESTÈBE dix quarts de vin de Malvoisy et une queue * de vin de Frontignan, déchargés en juin 1741.

MSGCF, 37 : 49

ADG, fol. 59

NNCC : 178 (1)

Parran 1741, 01/04 (Bx); ADG, 6 B 97*, fol. 36, 6 B 1316, 07/02/1744, 6 B 1362

Web ACF : ADG, 6B 49 59v et 97 36v et ANOM, COL 11A  114/fol.250-252 (2)

2309 SHM (Cherbourg), 12P, no
2310 idem

2311

Jean MARTEL, marchand de Québec, est propriétaire du navire et Pierre BOUDET signe en son nom à Bordeaux le 14 avril 1741.

NNCC : 194

ADCM, B 250

2312 SHM (Cherbourg), 12P, no  
2313 idem

2314

Membres d’équipage :

- LABADIE, Pierre

- LAVILLE, Jean-Baptiste

Passagers arrivée :

- HUBERT, Pierre

- HUBERT dit Leroux, Pierre

Engagements pour 3 ans à 300 livres de sucre brut à Paul FOUCHÉ, capitaine du navire la Reine Esther de La Rochelle, pour aller à Québec (Desbarres, notaire de La Rochelle) :

- 15 avril - Pierre HUBERT, tailleur d’habits, natif de Montréal en Canada, âgé de 23 ans ou environ, il ne sait pas signer.

- Pierre HUBERT dit Leroux, ferblantier, natif de Montréal en Canada, âgé de 50 ans ou environ, il sait signer.

Le 22 avril 1741 chez le notaire René-François DESBARRES à La Rochelle Pierre FEBURE, des Sables-dOlonne, en tant que second capitaine du navire la Reine Esther et bien que toutes les formalités aient été faites en son nom, reconnaît Paul FOUCHER, de Fouillou paroisse d’Anvert en Saintonge, en tant que capitaine de ce navire pour le voyage qu’ils vont faire à Québec et delà aux îles de l’Amérique, côte Saint-Domingue.

Membres d’équipage du navire de la Reine Esther hospitalisés à l’Hôtel Dieu de Québec en 1741 :

- Pierre LABADIE, 26 ans de l’Île d’Orléans, matelot de M. FOUCHET, hospitalisé le 28 juin.

Jean-Baptiste LAVILLE, charpentier de navire sur la Reine Esther, est inhumé le 17 juillet 1741 à Beaumont. Quant au navire il s’échoue sur un banc de sable le 29 janvier 1742.

DGFC, 5 : 208

NNCC : 186

Lagénie 1742, 27/02 (Bx) assurance

RMHDQ

Web : ACF : ADG, 3 E art. 613, fol.49 et 55-55v

2315

Membres d’équipage

- BOYAS, Louis

- HAUDOUARD, ...

Le 2 juillet 1741 Michel TRENY, capitaine du bâteau la Thérèse, de 40 Tx ou environ, parti de Fort Saint-Pierre à la Martinique le 13 mai dernier et arrivé à Québec hier au soir, fait une déclaration devant le greffe de l’Amirauté de Québec à propos des insultes faites par un navire anglais à 60 lieues au nord des Bermudes. Il aurait rencontré deux vaisseaux anglais qui sont arrivés sur lui et il a alors fait amener toutes les voiles et attendu ces navires. L’un d’eux, le Londres, a envoyé dix coups de canon chargé de balles sur son navire malgré qu’une pirogue ait déjà été mise à l’eau avec son pilote et cinq hommes de son équipage pour aller à bord des navires anglais. Le dit navire aurait encore tiré un autre coup de canon qui est passé sous le bras de TRENY qui dès lors tenait à la main la drisse (câble) de la grand voile. Au même moment les cinq matelots de la pirogue ont été placés sous le gaillard avant du navire anglais gardés par des fusilliers, tandis que le pilote a été placé sous le gaillard arrière aussi gardé par des fusilliers. Puis le capitaine anglais a fait embarquer dix hommes de son équipage, armés de sabre et pistolet, sur la pirogue qui a abordé son bâteau. Ils sont montés à bord et emmené TRENY avec eux sur leur navire. Ensuite le capitaine anglais l’aurait fait mettre aux arrêts dans la chambre du navire avec défense de parler à son pilote et aux autres hommes de son équipage. Les Anglais, dont un officier resté à bord de la Thérèse, se sont rendus maître du bâteau et auraient ouvert le coffre de TRENY et levé les serrures des coffres de l’équipage. Ils ont enlevé tous les papiers des coffres et les ont emmené. Le capitaine anglais les auraient lus. TRENY lui aurait alors dit que c’était des papiers inutiles et que les plus utiles étaient son congé, son rôle d’équipage et son état de charge. Le capitaine lui aurait plusieurs fois dit des invectives et des paroles injurieuses, le disant espagnol et qu’il l’emmènerait en Jamaique. Il est resté en cet état de 4 heures de l’après-midi jusqu’à minuit. Ces cinq hommes d’équipage étaient pendant ce temps interrogés à savoir si lui était espagnol. Le restant de son équipage et le sieur BOUCAULT, son  bourgeois, ont aussi été interrogés par l’officier devenu maître de son bâteau. Il ont fouillé la chambre de son bâteau et passé leur sabre dans les lambris de la chambre pour voir s’il ne s’y trouvait pas quelques lettres ou expéditions  espagnoles. À minuit le capitaine anglais a fait appeler la pirogue. Les Anglais sur le bâteau auraient pris des oranges et des andouilles **** de tabac puis sont partis sur la pirogue. Finalement on a renvoyé TRENY avec son pilote et les cinq hommes d’équipage sur son bâteau. Pour conclure TRENY déclare au greffier de l’Amirauté de Québec que son équipage s’est bien comporté et lui présente son congé délivré le 12 mai au fort Saint-Pierre de la Martinique pour son bâteau chargé de tafias, sirops et autres effets permis.

Le 11 juillet 1741 HAUDOUARD, second et Louis BOYAS, pilote, font une déclaration devant le greffe de l’Amirauté de Québec corroborant la déclaration de leur capitaine du 2 juillet dernier.

Web ACF : ANOM, COL C11A 75/fol.259-260 et 262-263

2316

Dans une lettre datée du 3 octobre 1741 HOCQUART écrit au ministre qu’en juillet dernier Estienne d’HIRIBAREN, de Ciboure en Biscaye, commandant du navire le Saint-Augsutin de Bayonne appartenant à DETCHEVERY, étant à la pêche à Pabo, a enivré Denis DEDAM, un Micmac et s’est fait donner pour 5 à 6 pots d’eau-de-vie une robe de drap. Il a fait de même avec tous les autres « Sauvages » pour avoir leurs pelleteries. Cette robe de drap avait été donnée au Micmac en juin par M. BELLEFEUILLE, subdélégué de l’intendant à Gaspé, de la part de Sa Majesté. Elle lui avait été adressée par M. GUILLOT.

Web ACF : ANOM, COL C11A 120/fol.274-277v

2317

Cette goélette est sur la « Liste des bâtiments de mer construits en Canada pendant l'année 1741 »; propriétaire : DUPÉRÉ, port : 55 Tx, destination : cabotage; signé par HOCQUART à Québec le 8 octobre 1741.

L'état des liqueurs et vins de liqueurs fait à Québec le 26 octobre 1741 indique que la goélette la Marie-Anne, capitaine Jacques BADEAU, a transporté venant de l’Île Royale, pour le sieur CHALOU une queue * de vin de Canarie, déchargée en juillet 1741.

L'état des tabacs fait à Québec le 26 octobre 1741 indique que la goélette la Marie-Louise, capitaine Jacques BADEAU, a transporté cette année-là venant de l’Île Royale du tabac, pour le sieur CHALOU, soit 229 carottes ** de St-Domingue, totalisant 800 livres, déchargées en juillet.

Web : ACF : CAOM : COL C11A 75/fol.323 et 114/fol.250-252 et 253-254

2318

L'état des liqueurs et vins de liqueurs fait à Québec le 26 octobre 1741 indique que le bâteau l’Avé Maria, capitaine Baptiste DION, a transporté venant de l’Île Royale, pour le sieur DION deux tierçons *** de vin de Malvoisie, déchargés le 28 juillet 1741.

L'état des tabacs fait à Québec le 26 octobre 1741 indique que le bâteau l’Avé Maria, capitaine Baptiste DION, a transporté cette année-là venant de l’Île Royale du tabac, pour le sieur DION, soit 70 carottes ** de St-Domingue, totalisant 280 livres, déchargées en juillet.

Web ACF : ANOM, COL C11A 114/fol.250-252 et 253-254

2319

L'état des tabacs fait à Québec le 26 octobre 1741 indique que le brigandin les Deux Frères, capitaine Charles CHAUVAGE, a transporté cette année-là venant de l’Île Royale du tabac, pour le sieur LAMBERT, soit 36 carottes ** de St-Domingue, totalisant 144 livres, déchargées le 1er août.

Web ACF : ANOM, COL C11A 114/fol.253-254

2320

L'état des liqueurs et vins de liqueurs fait à Québec le 26 octobre 1741 indique que le navire le Saint-Pierre de Canada, capitaine François RICARD, a transporté venant de Marseille, pour le sieur RICARD une barrique et un quart de vin Muscat, déchargés le 16 août 1741.

BIGOT mentionne dans une lettre le 1er février 1742 qu’il l’envoie au ministre par ce navire, le Saint-Pierre de Canada de Marseille qui s’en va à la côte Saint-Domingue, le dernier à partir de Louisbourg cet hiver-là.

Web ACF : ANOM, COL C11A 114/fol.250-252 et C11B 24/fol.75-76v

2321

Passagers arrivée :

- JEAN, Maurice

- MÉRY, Mathurin

Les propriétaires, les frères PASCAUD, ont signé à La Rochelle le 6 avril 1741 pour envoyer le navire à Québec.

Engagement à 300 livres de sucre, payées à la fin du service à Étienne DASSIÉ, capitaine de la Déesse, de La Rochelle (Desbarres, notaire de La Rochelle) :

- (537) 30 mai - Mathurin MÉRY, 17 ans, tonnelier, de Rochefort, il sait signer.

- (538) Maurice JEAN, 19 ans, tailleur d’habits, de Dinan, Bretagne.

L'état des liqueurs et vins de liqueurs fait à Québec le 26 octobre 1741 indique que le navire la Déesse, capitaine Étienne DASSIÉ, a transporté venant de La Rochelle, pour les pères Jésuites une barrique de vin de Frontignan, pour le sieur Tonnancour, une queue * de vin Muscat, pour le sieur PURY une demi-queue *, pour le séminaire de Montréal, une demi-queue de vin Muscat, déchargés le 17 août 1741.

L'état des tabacs fait à Québec le 26 octobre 1741 indique que le brigandin la Déesse, capitaine Étienne DASSIÉ, a transporté cette année-là venant de La Rochelle du tabac, pour le sieur GOGUET, soit 60 carottes ** de St-Domingue, totalisant 246 livres, pour le sieur BOURGINE, soit 40 carottes ** de St-Domingue, totalisant 160 livres, pour le sieur DASSIER, soit 325 carottes ** de St-Domingue, totalisant 2500 livres, déchargées le 16 août.

NNCC : 149

RHAF, 14 : 258
Desbarres 1741, 30/05 (LR)

Web ACF : ANOM, COL C11A 114/fol.250-252 et 253-254

2322

Membres d’équipage :

- BEAULIEU, François

- BRETON, Jacques

- GRENIER, Joseph

- GRENIER, Léonard

Passagers arrivée :

- ALLENOU de Lavillangevin, René-Jean

- BRIAND, Jean-Olivier

- DUBREIL de Pontbriand, Henri-Marie

- HERVÉ, Charles

- MAINFRET, Jean

- VALLIER, François-Elzéar

- VERGNO dit Laguerre, François

Passagers départ :

- BENOÎT, Antoine-Gabriel-François

- BONAMOUR, Antoine

- CUVILLIER, ...

- DESLANDES, Joseph

- DUBOIS dit Dubois, Christophe

- GASTEBLÉ, …

- GUENEL, René

- HOUZÉ dit Poissy, François

- LAÎNÉ dit Lafrance, Antoine

- LALMAND, …

- LAPINCERIE dit Champagne, Laurent

- LAPORTE (de), sieur de Lalanne. Jean

- LEBER, sieur de Senneville, Joseph-Hippolyte

- LEGARDEUR, sieur de Repentigny de Moncarville, …

- LEVERRIER, LOUIS

- LIÉNARD, sieur de Beaujeu, Louis

- LUBERT de Brets, Joseph

- MILLION, …

- PETIT, Pierre

- RIGAUD (de), sieur de Vaudreuil et de Cavagnial, Pierre

- ROULLIER dit Montaigu, Jacques

- SABOURIN, …

- SALLES dit Provençal, Charles

- SARRAZIN, …

- THIERSANT (de), sieur de Genlis, François-Gabriel

- VADENET dit Dargenteuil, Jean

- VENEL dit Parisien, Charles

- VÉZIN (de), Olivier fils

Le vaisseau du roi le Rubisj, commandé par Jérémie de MÉCHIN, jette l’ancre à Québec le 30 août mentionne HOCQUART dans une lettre au ministre le 7 septembre. Les passagers sont tous en bonne santé sauf quelques scorbutiques qui se rétablissent déjà. Il a fait envoyé un canot pour le nouvel évêque de Québec, le sixième, Henri-Marie DUBREIL de Pontbriand, passager à bord et qui arrive à Québec le 29 août. Il a envoyé à sa rencontre M. Deschaillons, lieutenant du roi, qui lui a fait rendre les honneurs militaires en usage. De son côté il lui a fait la meilleure réception qu’il lui a été possible. Dans une autre lettre, le 9 octobre, l’intendant écrit que l’évêque n’a que des bons mots pour le commandant du navire : « Dans la traversée qui a esté de 84 jours il a vecû très honorablement ». L’évêque est accompagné de François-Elzéar VALLIER, supérieur du séminaire de Québec, qui vient de passer deux ans en France pour se refaire une santé et de deux Bretons comme lui : René-Jean ALLENOU de Lavillangevin, l’ancien recteur de Plérin et un jeune prêtre Jean-Olivier BRIAND, futur évêque de Québec.

4 membres d’équipage du navire du roi hospitalisés à l’Hôtel Dieu de Québec en 1741 :

(1) François BEAULIEU, 45 ans, de Plaisance, calfat, h 22-09

(2) Jacques BRETON, 29 ans, de l'ÎEle-d'Yeu, matelot, h 06-10

(3) Joseph GRENIER, 29 ans, de Verfeuil, près Bordeaux, matelot, h 06-10 

(4) Léonard GRENIER, matelot, h 01 d 13-11

1 soldat du navire du roi hospitalisé à l’Hôtel Dieu de Québec en 1741 :

François VERGNO ou LIVERGNO dit Laguerre, 44 ans, d'Angoulême, soldat de M. Fonville, h 21-07 et (LIVERGNO) 48 ans, h 16-12  

2 faux-sauniers du navire du roi hospitalisés à l’Hôtel Dieu de Québec en 1741 :

(1) Charles HERVÉ, 31 ans, de Chartres, faux-saunier, h 19-07 (2) Jean MAINFRET, 32 ans, de Québec, h 12-09

Le 4 septembre 1741 Guillaume ESTÈBE, du magasin du roi et VARIN, contrôleur de la marine au Canada vérifient le petit habillement, munitions et marchandises de l’envoi du port de Rochefort par le vaisseau du roi le Rubis :

56 vestes pour sergents; 56 grands chapeaux pour sergents; 56 paires de bas pour sergents; 756 vestes pour cadets, soldats et tambours; 756 grands chapeaux pour cadets, soldats et tambours; 756 paires de bas pour cadets, soldats et tambours dont 28 paires rouges pour tambours; 812 culottes pour cadets, soldats et tambours; 1624 chemises de munition; 1624 cravattes; 1624 paires de souliers et munitions. 

Pour garnir les magasins du roy à Québec :

(1) 100 quintaux de lard salé en 50 barils de 200 livres chacun à 35LT le quintal, soit 3500LT
(2) 26 barriques de vin rouge de bord à 340
LT le tonneau, soit 2210LT
(3) 4 barriques de vin blanc à 280
LT le tonneau, soit 280LT
(4) 4 barriques de vinaigre à 150LT le tonneau, soit 150LT
(5) 50 barriques d’eau-de-vie en 77 quarts et veltes ensembles, 1350 veltes et ¾ qui à raison de 27 veltes la barrique fait 50 barriques ¾ à 6LT la velte, soit 8104LT 10S
(6) 907 aunes ¾  de molleton bleu et violet large à 50
S l’aune, soit 2269LT 7S 6D
(7) 212 aunes ½ de maza…(?) violet en 6 pièces à 50
S l’aune, soit 531LT 5S
(8) 631 aunes ¾ de maza…(?) marron en 19 pièces à à 50
S l’aune, soit 1579LT 7S 6D
(9) 204 aune de donogne (?) marron en 7 pièces à 36
S l’aune, soit 367LT 4S
(10) 22 couvertures de ville à 4
LT 10S, soit 99LT
(11) 44 aunes de toiles d’emballage à 10
S, soit 22LT
(12) 30000 quintal de plomb en grain et balles à 40
LT le quintal, soit 12000LT
(13) 40 milliers de cloux à couvrir à 20
LT le millier, soit 800LT
(14) 50 milliers de cloux à bardeaux à 40
S le millier, soit 100LT
(16) 30 milliers de cloux à broquettes à 30
S le millier, soit 45LT
(17) 50 milliers de cloux à plancher à 7
LT le millier, soit 350LT
(18)  (renvoyés 243400) 334 milliers de cloux de demi caravelle à 10
LT le millier, soit 5340LT
(19) (renvoyés) 785 milliers) 1000 milliers de cloux double tillac à 3
LT 14S le millier, soit 3700LT
(20) 100 bottes empile de chanvre à 10
S, soit 50LT
(21) 8 scies de travers et montée à 5
LT, soit 40LT
(22) 20 meulles à moudre à 7
LT, soit 140LT
(23) 12 grosses de champlures à 20
S, soit 12LT
(24) une grosse de vrilles à mortier à 36
LT la grosse, soit 36LT
(25) 30 portefeuilles de carton à 11
S le portefeuille, soit 16LT 10S
(26) 16 registres de 4 mains reliés en veau à 9
LT 3S, soit 146LT 8S
(27) 16 registres de 2 mains reliés en veau à 6
LT 19S, soit 111LT 4S
(28) 20 livres de cire d’Espagne à 5
LT 10S, soit 110LT
(29) 300 fusils de tulle (?) de chasse à 19
LT 3S, soit 5745LT
(30) livres de vermillon à 7
LT, soit 420LT
(31) 30 grosses de couteaux sçavoir à manche de corne à tête de chien à 13
LT la grosse, soit 390LT
(32) 150 livres de fil de penne blanc à 35S, soit 262LT 10 S
(33) 12 livres de fil de penne brun à 35
S, soit 21LT
(34) 2500 livres de chandelles moulées à 66LT le quintal, soit 1650LT 
(35) 20 livres de noix de galle à 34S, soit 34LT
(36) 20 livres de couperose à 3
S, soit 3LT
(37) 20 caisses à tambour avec leur baguette à 10
LT, soit 200LT
(38) 33 milliers de pierres à fusils à 5
LT le millier, soit 165LT
(39) 54 livres de fromage d’Hollande à 10
S, soit 27LT
(40) 100 livres d’acier d’Allemagne à 12
S, soit 60LT
(41) 200 aunes de toiles de Morlaix blanche de 2/3 à 30
S l’aune, soit 300LT
(42) 40 livres de poivre en grain à 35
S, soit 70LT
(43) 30 grosses de tire-bourre simple à 50
S la grosse, soit 75LT
(44) 20 milaines à truitter (?) et à barbier (?) à 6
LT la grosse, soit 500LT
(45) 6 livres de cloux de girofle à 10
LT, soit 60LT
(46) une livre de canelle et de muscade
(47) 6 rouannes à 55
S, soit 16LT 10 S
(48) 10 grosses de couteaux boucher ou à mortier à 30
LT la grosse, soit 300LT
(49) 50 pièces de toile de mechyet (?) de 20 à 21 aunes, la pièce à 30
LT, soit 1500LT
(50) 206 livres d’huile de lin à 45
S le quintal, soit 92LT 14 S
(51) 100 livres de riz à 27
LT le quintal, soit 27LT
(52) 2002 aunes ¼ de toile de lion (?) en ½ aune et 2/3 à 20
S l’aune, soit 2002LT 5 S
(53) 6 grosses d’alaises droites à 3
LT 10S, soit 21LT
(54) 20 pièces de nonpareille bleue à 4
LT10S, soit 90LT
(55) 30 livres de coton ficelé à 32S, soit 48LT
(56) 206 livres de blanc de ferreuse à 27LT10S le quintal, soit 56LT 13S
(57) 80 aunes de toiles de batiste blanche à 3LT10S l’aune, soit 280LT
(58) 24 vrilles de différentes espèces à 10S, soit 12LT
(59) 603 livres de ligne du banc (?) à 60LT le quintal, soit 361LT 16S
(60) 50 livres d’ocre jaune à 12LT10S le quintal, soit 6LT 5S
(62) 50 livres d’ocre rouge à 12LT10S le quintal, soit 6LT 5S
(63) 10 rames de papier à gargousse à 8 LT 10S, soit 85LT
(64) 50 livres de penne pour guipons à 15S, soit 37LT 10 S
(65) 30 livres d’acier à ressort à 12S, soit 18LT
(66) 30 peaux de chèvre pour caisse de tambour à 30S, soit 45LT
(67) 100 aunes de serge bleu et rouge à 30S, soit 150LT
(68) 300 aunes de toile de clocheterie à 15S l’aune, soit 225LT
(69) 200 épées de munition à 45S, soit 250LT
(70) 10 livres de sanguine à 10S, soit 5LT
(72) 12 horloges de table d’une heure à 3LT, soit 36LT

(74) 449 livres de marmittes de cuivre rouge étamées avec leur couvercle à 50S, soit 1122LT 10 S
(75) 1000 couvertures blanches de Rouen de 2 pièces à 7LT pièce, soit 7000LT
(76) 100 couvertures blanches de Rouen de 3 points à 10LT pièce, soit 1000LT
(77) 12 milliers d’aiguilles à coudre à 10S le millier, soit 30LT
(78) 200 livres de prunes nouvelles de Bordeaux à (blanc); 30 marcs de galon or et argent faux à 7LT10S, soit 225LT
(79) 12 paquets de lime d’Allemagne à 32S, soit 19LT 4 S
(80) 20 grosses de boutons or et argent faux à 5LT10S, soit 110LT
(82) 40 livres de fil de laiton à 50S la livre, soit 100LT
(83) 150 livres d’huile d’olive à 50LT le quintal, soit 75LT
(84) 100 aunes de toile de Rouen d’aune de large à 50S, soit 250LT
(85) 12 paires de flambeaux ou de chandeliers de cuivre à 5LT la paire, soit 60LT
(86) 6 portes mouchettes idem avec leur mouchette à 40S, soit 12LT
(87) 20 pièces de galon de fil blanc à 50S, soit 50LT
(88) 400 livres de blanc d’Espagne à 5LT le quintal, soit 20LT
(89) 100 livres de raisins violets à 32LT le quintal, soit 32LT
(90) 200 livres de savon marbré à 45LT le quintal, soit 90LT
(91) 10 livres de fil d’épinay à 3LT le quintal, soit 30LT
(92) 10 rames de papier à gargousse à 8LT10S la rame, soit 85LT
(93) 20 marmittes de fer depuis 3 jusqu’à 6 pots avec leur anses et couvercles à 3LT, soit 60LT
(94) 50 livres de cire blanche en cierge à 50S la livre, soit 125LT
(95) 100 feuilles de fer blanc petit modèle à  6S, soit 30LT
(96) 30 aunes de drap demi lodeve pour cape à sentinelle à 7LT l’aune, soit 210LT
(97) 6000 livres de bray grail à 9 LT 10 S le quintal, soit 570LT
(98) 500 livres de miche de guerre à 14S, soit 70LT
(99) 30 milliers de poudre de guerre neuve en 300 quarts de 100 livres chacun à 22 S 6D le quintal, soit 33750LT
(100) 2000 livres de vieux cordage pour étoupe à 10LT, soit 200LT
(101) 2 greslin de cordage neuf de 5 pouces et de 100 brasses chacun pesant 1000 livres à 40LT le quintal, soit 400LT
(102) 2020 livres de cordage neuf de 2 pouces en 26 pièces à 40LT le quintal, soit 800LT
(103) un greslin de 6 pouces et de 100 brasses pesant 304 livres à 40
LT le quintal, soit 281LT 12S
soit au total : 102899
LT 10S

  ; récapitulation des articles qui font partie des fonds de l’État du roy :

munitions et marchandises restant au premier septembre : 65285LT 6S 2D, vivres : 18093LT 10S 11D, outils pour cordier : 927LT 14S 7D, soit 84306LT 11S; soit au grand total : 187206LT1S.

Le 4 septembre 1741 Gustave ESTÈBE fait l’inventaire des munitions et marchandises restant dans les magasins du roi à Québec dont entre autres :

meubles à ustensils restant de ceux ont servis dans les hôpitaux à terre aux malades du vaisseau du roy le Rubis :

114 paires de drap; 110 toiles de paillase; 24 chemises; 17 toiles de traversin; 73 couvertures de bordeaux; une couverture de 2 pointes; 48 cuillères d’étain; une cuillère à pôt; 2 fourchettes de fer à tirer la viande du pôt et une grille.

L’intendant HOCQUART écrit au ministre le 3 octobre 1741 que les munitions et marchandises envoyées de Rochefort cette année sont en général de bonne qualité mais elles sont mal emballées. De plus on lui a envoyé pour 7040 livres de cloux de demi caravelle et de double tillac, lui qui n’en avait demandé que pour 170 livres. Il en aura pour plus de 50 ans. Il a fait renvoyer sur le vaisseau du roi la plus grande partie des cloux et n’en a gardé que ce qui est nécessaire soit pour 4 ou 5 ans. Il a fait embarquer sur le Rubis les brays secs et résines fabriqués par Antoine SÉRINDAC en 1740 dans le gouvernement de Montréal. Il espère que l’on sera content à Rochefort car la qualité lui a paru très bonne.

Le 7 octobre 1741 MÉCHIN fait débarquer 59 quarts d’eau-de-vie de jauge de La Rochelle, contenant 850 veltes et ½ d’eau-de-vie dont les droits à raison de 16S 8D par velte, montent à 688LT 15S.

Jean-Victor VARIN de La Marre, contrôleur de la Marine au Canada, Gilles HOCQUART, intendant et René-Nicolas LEVASSEUR, chef de la construction navale royale signent le 8 octobre 1741 à Québec l'« Etat de la dépense faite au sujet du vaisseau du roi le Rubis, commandé par Monsieur MESCHIN, pendant son séjour en la rade de » Québec  :

(1) fournitures de vivres et de bois de chauffage faites par LEPAGE : un bœuf vif 90L
(2) MARANDA : 3 barriques de mélasse à 45
L la barrique, soit 135L
(3)  PICARD : 12 barriques de bière à 8
L la barrique et 3 à 6L la barrique, soit 114L
(4) Laurent AMIOT : 17 cordes et demi de bois de chauffage à 4
L, soit 70L
(5) Joseph FORGUE : 14 cordes, idem à 4
L10S, soit 63L
(6) Pierre ROY fournies de l'année dernière 8 cordes et un quart, idem à 4
L10S, soit     37L2D6S
(7) POISSET : 24 quarts de pois blanc pesant 3814
L à 10L5S le quart, soit 256L5D
(8) HAVY : 20 quarts de farine fleur pesant 3212
L à 11L le quart, soit 353L6D3S et 20   quarts contenant la dite farine, soit 25L, soit 378L6D4S
(9)  BERLINGUET : 22 moutons à 7
L, soit 154L, 238 poulets à 25S, soit 148L15D, 20 dindes à 56S, soit 25L, 12 livres de beurre frais à 12S, soit 7L4D, 80 livres de sucre à 12S, soit 48L, 20 minots de blé à 45S, soit 11L3D, 161 douzaine d'œufs à 7S, soit 60L7D, 200 bottes de foins à 25L (sic), soit 50L, 100 livres d'huile d'olive à 25S, soit 125L1 tierçon *** de vinaigre à 32L, 6 bœufs vifs à 75L, soit 450L, 3 bœufs vifs à 76L, soit 228L, 6 pochées de son à 30S, soit 9L, fournitures du magasin du roi : 1762 livres de farine blutée à 
8L le quart, soit 140L19D2S, 9 quarts contenant la farine à 25S, soit 11L5D, 25 minots de blé à 44S, soit 55L, 16837 livres de pain frais à 7L10S le quart, soit 1262L15D6S, soit 1469L19D
(10) DOLBEC (boucher) : 5350 livres de bœuf frais à 3S à 4L le quart, soit 891L19D
(11) LARCHE (boucher) : 1019 livres de bœuf frais à 3
S à 4L le quart, soit 169L16D8S, 660 choux à 2S, soit 66L, soit 235L16D
(12) transports effectués par SASSEVILLE (charretier) : 48 voyages « de pain et viande des magasins et de chez le boucher à la grève à bord de la chaloupe » à 10S, soit 24L
(13) GAUDREAU dit Germain : 4 voyages idem, soit 2
L
(14) VADEBONCOEUR (charretier) : 34 voyages de bois pour l'hôpital à terre à 10
S, soit 17L
(15) METOT : 8 voyages de bois et bières à 10
S, soit 4L
(16) IGNACE (charretier): 5 voyages de légumes pour l'équipage à 10
S, soit 2L10D
(17) PREVOST : 4 voyages idem, soit 2
L; total de 5143L4D6S à déduire 754L pour la vente à ROBIN de 116 veltes d'eau-de-vie à 6L10S la velte, provenant de 124 veltes et 1 pinte embarqués à Rochefort comme rafraîchissement pour l'équipage, total de 4388L4D6S

Le 9 octobre 1741 à Québec : « Liste des personnes qui doivent s'embarquer sur le vaisseau du roi le Rubis, commandé par Monsieur MESCHIN capitaine de vaisseau, pour passer en France et qui seront nourries à la table et à l'office du capitaine pendant la traversée.  Scavoir : 17 passagers

(1) M. de Vaudreuil, gouverneur des Trois- Rivières
(2) M. de Beaujeu, major des troupes
(3) M.
de LAPORTE Lalanne
(4) e S.
Des LANDES, Jésuite
(5) M.
Le VERRIER, lieutenant
(6) M. le cher BENOIST, enseigne
(7) le S.
de Repentigny de Moncarville
(8) le S.
SARAZIN
(9) le S.
THIERSAN
(10) le S. SENNEVILLE fils
(11) OLIVIER, cadet, me de forge
(12) CUVILLIER, cuisinier de M. le général
(13) GASTEBLE, me d'hôtel de MR l'évêque
(14) René GENEL, valet de chambre de M. de Vaudreuil
(15) SABOURIN, laquais idem
(16) Antoine Bon AMOUR, laquais de M. de Beaujeu
(17) MILLION,  laquais de M. de LAPORTE

Le 9 octobre 1741 à Québec : « Liste des personnes qui doivent s'embarquer sur le vaisseau du roi le Rubis, commandé par Monsieur MESCHIN capitaine de vaisseau, pour passer en France auxquelles la subsistance sera fournie par le commis du munitionnaire. Scavoir : 11 passagers

(1) Laurent La PINCERIE dit Champagne, sergent
(2) Christophe DUBOIS dit Dubois, idem
(3) Jacques ROULLIER dit Montaigu
(4) François HOUZE dit Poissy, soldat
(5) Charles SALLES dit Provensal, idem
(6) Charles VENEL dit Parisien, idem
(7) Jean VADENET dit Dargenteüil
(8) le S. Pierre PETIT (en marge : payé 30L pour son passage), habitant
(9) le nommé LALMAND, maréchal ferrant aux forges de StMaurice
(10 Joseph LUBERT de Brets
(11) Antoine LAINÉ dit Lafrance, domestique de MONREPOS

D’après la lettre de HOCQUART au ministre du 9 octobre 1741 il mentionne que MECHIN compte appareillé pour la France le lendemain matin si les vents sont favorables.

Le 24 octobre 1741 extrait du fonds à remettre au Canada pour le prix des goudrons, brai, résine, fer, clous et planches envoyés au port de Rochefort par le vaisseau du roi le Rubis que pour le remplacement de fonds à la colonie des dépenses faites à l'occasion de ce vaisseau pendant son séjour à Québec la présente année 1741 et autres dépenses : sçavoir 

François LEGER pour 230 barils de goudron à 25LT le baril et de 7 009 quintal de bray sec et raisine à 25LT le quintal soit 7 502LT 5S
Pierre RACINE dit Sainte-Marie au nom et comme fonds de procuration de M. BEGON pour 7 920 planches à 19S pièce qui n’ont pu être chargées la présente année sur le vaisseau du roi soit 7 524LT
Olivier de VÉZIN maître de forges à Saint-Maurice pour des fers plats et carrés envoyés par le dit vaisseau cette présente année soit 13 145LT pour des cloux de double tillac et de demie carvelle tirés des magasins de la colonie et chargés sur le vaisseau le Rubis soit 5 378LT
construction et armement d'une chaloupe pour aller au-devant du vaisseau du roi à Joseph PARENT pour le prix de la main-d’œuvre et la chaloupe soit 450LT, munitions et ustensiles délivrées des magasins de Québec pour la dite construction soit 441LT 12S 3D,  au sieur VOISY pour des vivres fournis pour la subsistance des matelots de la dite chaloupe soit 211LT 12S, aux dits matelots pour la journée qu’ils ont employée à aller à l’île Verte dans la dite chaloupe soit 262LT 10S, au grand total 37 280LT 13S 8D

Le 27 octobre 1741 état de 32 lettres de change tirées sur M. de SELLE, trésorier de la marine en exercice pour dépenses faites à Québec, la présente année concernant le vaisseau du roi roi le Rubis et pour effets envoyés au port de Rochefort, les dites lettres sont toutes datées du 19 octobre payables le 27 mars 1742 par TASCHEREAU, son commis à Québec. 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         

1 = à M. TONNANCOUR : 850LT
2 = idem : 337
LT 15S
3 = idem : 830
LT
4 = idem : 6 668
LT 2S
5 = à M. DOUTRELEAU : 1611
LT
6 = à M. de BOISCLER fils : 269
LT 5S
7 = à M. Du HAUTMESNIL : 716LT 13S
8 = à M. DUNIÈRE : 1000LT
9 = idem : 2 000
LT
10 = idem : 500
LT
11 = à M. DUNIÈRE : 100
LT
12 = idem : 400
LT
13 = idem : 300LT
14 = idem : 1000LT
15 = idem : 1000LT
16 = idem : 1647LT
17 = idem : 1000
LT
18 = idem : 600
LT
19 = idem : 1400LT
20 = idem : 456
LT
21 = à M. MARCHAND : 453LT
22 = à M. BELLEVILLE : 750LT
23 = à M. BEAUON : 2 151
LT
24 = à M. JAYAT : 889
LT
25 = à M. POULIN :  200LT
26 = idem : 504
LT
27 = à M. LIQUART : 603T
28 = à M. BEGON : 5 296LT
29 = à M. FOUCAULT : 2 100
LT
30 = à M. BERTHELOT : 666
LT
31 = à M. RANJARD : 274
LT
32 = à M. ANDRÉ : 143
LT11S; total : 36 738LT

Le 30 octobre 1741 état de lettres de change tirées par le commis des trésoriers généraux de la marine pour des dépenses et envois faits au port de Rochefort par le vaisseau du roi en 1741 se montant à 36 738LT et une lettre tirée sur le munitionnaire pour les vivres fournis à l’équipage du vaisseau du roi en 1741 se montant à 4 713LT 4S 6D.

DGFC, 2 : 218; 6 : 568

DGFQ : 343, 671, 732, 736, 986, 1079

NNCC : 188

RMHDQ

Web : ACF : CAOM : COL C11A 75/fol. 288-300v et 301-303v et 304-304v et 329-334 et 76/fol. 79-81 et 115-116v et 117-117v et 119-120

2323 NNCC : 211

2324

Membres d’équipage :

- DESVAUX, Nicolas

Le 22 septembre 1741 HOCQUART, VARIN et Guillaume ESTÈBE ont procédé à la visite des marchandises de traite fournies par BOTTEREAU et LEMOINE, marchands de Rouen, apportées par le navire le Centaure, commandé par le capitaine François VANGELLIKOM VANDELLE, destinées à garnir le magasin du roi. En ouvrant les balles ils ont trouvé les couvertures de deux et trois points moins grandes qu’à l’ordinaire et de lainage plus rude; le drap porté sur la facture demi loivre n’est que du drap de nire qui peut cependant servir à faire des capots de sentinelles, usage auquel il est destiné; le fil de laiton porté sur la facture de la grosseur d’une paille ne l’est que de celle d’un fils arvile. Lesquelles différences sont les seules qu’ils ont trouvé.

Une lettre de HOCQUART au ministre le 6 octobre 1741 pour lui dire qu’il a bien reçu par le Centaure du Havre les marchandises destinées aux magasins de la colonie au défaut de pareille quantité que les sieurs BOTTEREAU et LEMOINE avaient envoyée à Rochefort sur le Paul Denis, que l’on croît perdu.

Membres d’équipage du navire le Centaure de M. HAVY hospitalisés à l’Hôtel Dieu de Québec en 1741 :

- Nicolas DESVAUX, 30 ans, de Saint-Martin-du-Bec, près du Havre, navire le Centaure de M. HAVY, matelot, hospitalisé le 23 octobre.

HOCQUART envoie quatre caisses de plantes pour le « Jardin du Roy » par le Centaure du Havre, écrit-il au ministre le 25 octobre 1741. Deux lui ont été remises par Jean-Baptiste GOSSELIN, qui lui a de plus remis une autre plus petite caisse de graines, les deux autres par Hubert-Joseph de La CROIX.

NNCC : 144

RMHDQ

Web : ACF : CAOM : COL C11A 75/fol.335 et 76/fol.3-4v et 22-22v

2325

François MATHIEU aîné signe à Bordeaux le 17 juin 1741 pour envoyer le navire l’Heureux Moine de Rouen de 99 Tx, commandé par le capitaine Jean BELLET, à Québec avec quatre engagés. Le 21 mars 1742 Noël GOSSELIN, le propriétaire du navire, rapporte au port la décharge des engagés et des fusils boucaniers et signe.

NNCC : 161

ADG, 6 B 97, 17/06/1741; Parran 1741, 14/06 (Bx)

Web ACF : ADG, 6B 97 54

2326

Armé par Simon LAPOINTE qui signe à Bordeaux le 21 juillet 1741 pour envoyer le navire de La Rochelle à Québec.

NNCC : 164

ADCM, B 250, 21/07/1741, 15/01/1743

2327

Membres d’équipage :

- BOUILLARD, Jean

Membres d’équipage du navire la Marie-Rose de M. HAVY hospitalisés à l’Hôtel Dieu de Québec en 1741 :

- Jean BOUILLARD, 18 ans, du Havre, navire la Marie-Rose de M. HAVY, matelot, hospitalisé le 30 août.

RMHDQ

2328

C'est le 2e voyage à l’Île Royale pour ce brigandin en 1741.

L'état des liqueurs et vins de liqueurs fait à Québec le 26 octobre 1741 indique que le brigandin le Saint-Charles, capitaine Charles MONTARVILLE, a transporté venant de l’Île Royale, pour le sieur MONTARVILLE deux demi-queues * de vin de Navarre, déchargées en août 1741.

 

Web ACF : ANOM, COL C11A 114/fol.250-252

2329

L'état des liqueurs et vins de liqueurs fait à Québec le 26 octobre 1741 indique que le navire le Saint-Joachim, capitaine Pierre HARISMENDY, a transporté venant de l’Île Royale, pour le sieur HARISMENDY deux quarts et deux demi-queues * de vin de Rencie, déchargés en août 1741.

Web ACF : ANOM, COL C11A 114/fol.250-252

2330

L'état des tabacs fait à Québec le 26 octobre 1741 indique que la goélette la Louise, capitaine Jean Le CHENU, a transporté cette année-là venant de la Martinique du tabac, pour le sieur SAINT-GERMAIN, soit 300 carottes ** de St-Domingue, totalisant 1200 livres, déchargées le 5 septembre.

Web ACF : ANOM, COL C11A 114/fol.253-254

2331

Le propriétaire Simon LAPOINTE signe à La Rochelle le 17 avril 1741 pour envoyer le navire à Québec.

L'état des tabacs fait à Québec le 26 octobre 1741 indique que le navire le Comte de Matignon, capitaine Martin LARREGUY, a transporté cette année-là venant de La Rochelle du tabac, pour le sieur LARREGUY, soit 70 carottes ** de St-Domingue, totalisant 280 livres, déchargées le 7 septembre.

NNCC : 147

ANC, F2B 11; ADG, 6 B 1285 et 1286; Lagénie 1741, 13/05 (Bx)

Web ACF : ANOM, COL C11A 114/fol.253-254

2332

Passagers arrivée :

- BESSAIGNET, Jean

Le 15 avril 1741 Jean BESSAIGNET, âgé de 27 ans natif de Saint-Thomas, diocèse de Toulouse, taille moyenne portant perruque et ancien catholique, désire s’embarquer sur le navire la Sainte-Claire, commandé le capitaine Jean LABADIE pour aller à l’Île Royale pour affaires. Il sait signer.

Le 17 avril 1741 Jean MEDOUS signe à Bordeaux pour envoyer le navire la Saint-Claire de Bordeaux de 118 Tx, commandé par le capitaine Jean LABADY, à l’Île Royale.

Les salaires de l'équipage n'ayant pas été payés le navire est saisi à Bordeaux le 28 juin 1741 et vendu aux enchères le 22 juillet 1741. DEPÉ l'achète pour 6000L après une offre de 3500L d'Armand NADAU. LUETKENS représentait les propriétaires à Québec.

NNCC : 193

ADG, 6 B 648* 13/09/1741, 6 B 1289, 14/08/1741

Web ACF : ADG, 6B 49 62v

2333

Le 22 août 1741 à Bordeaux a signé Aman NADAU pour envoyer le navire le Saint-Aman de Bordeaux, commandé par le capitaine Marc CAUSSÉ, à Louisbourg avec à bord quatre engagés. Selon le registre des passeports et soumissions à l’Amirauté de Bordeaux le navire est revenu à Bordeaux le 22 février 1743 mais d’après Bosher (1) c’est plutôt le 12 octobre 1743.

NNCC : 190 (1)

ADG, 6 B 96* fol. 254, 6 B 1288, 04/07/1741, 11/09/1741, 6 B 1445, 22/03/1755; Bernard 1741, 18/08 (Bx)

Web ACF : ADG, 6B 97 65v

2334

Membres d’équipage :

- DANTU, Jacques

- MARAIS, Philippe

Membres d’équipage du navire l’Orion de M. HAVY hospitalisés à l’Hôtel Dieu de Québec en 1741 :

- Jacques DANTU, 22 ans, du Havre, navire Lorion de M. HAVY, matelot, hospitalisé le 20 septembre.

- Philippe MARAIS, 24 ans, du Havre, navire Lorion de M. HAVY, matelot, hospitalisé le 22 septembre.

RMHDQ

2335

L'état des liqueurs et vins de liqueurs fait à Québec le 26 octobre 1741 indique que le navire le Saint-Bernard, capitaine Martin GALBARETTE, a transporté venant de l’Île Royale, pour le sieur GALBARETTE trois demi-queues * de vin de Navarre, déchargées en septembre 1741.

Web ACF : ANOM, COL C11A 114/fol.250-252

2336

Cette goélette est sur la « Liste des bâtiments de mer construits en Canada pendant l'année 1741 »; propriétaire : LAMORILLE, port : 36 Tx, destination : île Royale; signé par HOCQUART à Québec le 8 octobre 1741. Le 18 octobre suivant HOCQUART mentionne l'achat et le fret de farine fleur envoyée en Martinique en 1741. À cet effet une lettre de change est tirée sur de M. De SELLE, trésorier de la Marine à LAMORILLE, propriétaire du navire l'Angélique pour le prix de 601 quintaux 2 livres de farine fleur à 10S le quintal et de 350 quarts contenant les dites farines à 30S pièce, soit la somme du de 6535L4S.

L'état des liqueurs et vins de liqueurs fait à Québec le 26 octobre 1741 indique que la goélette l’Angélique, capitaine Abel OLIVIER, a transporté venant de l’Île Royale, pour le sieur ESTÈBE deux quarts de vin de Malvoisye, déchargés en septembre 1741.

Web ACF : ANOM, COL C11A 75/fol.323 et 76/fol.124-124v et 114/fol.250-252

2337

L'état des liqueurs et vins de liqueurs fait à Québec le 26 octobre 1741 indique que le navire le Saint-Nicolas, capitaine Auger LAUGA, a transporté venant de Saint-Jean-de-Luz, pour le sieur MALVOIS (?) une barrique de vin de Canarie, déchargée le 18 septembre 1741.

NNCC : 200

ANC, C11A 114 fol. 251

Web ACF : ANOM, COL C11A 114/fol.250-252

2338

Acheté à PHILIBERT & CHABOISSEAU par Pierre BOUDET en 1741 qui l’envoie à Québec. Le 31 mai 1741 le sieur GRATELOUP, marchand de Bordeaux, a signé pour envoyer le Saint-Pierre de Québec, 190 Tx, commandé par le capitaine Pierre CHABOISSEAU avec un chargement de 500 barils de farine, à Québec.

L'état des liqueurs et vins de liqueurs fait à Québec le 26 octobre 1741 indique que le navire le Saint-Pierre, capitaine Pierre CHABOISSEAU, a transporté venant de Bordeaux, pour le sieur PHILIBERT un quart de vin de Frontignan, pour le sieur CHABOISSEAU une barrique et deux quarts de vin de Frontignan et une barrique d’eau-de-vie d’Annizée, déchargés le 18 septembre 1741 et pour le sieur MONREPOS une barrique et un tierçon *** de vin de Canarie, déchargés le 19 septembre 1741.

NNCC : 202

Parran 1741, 07/06 (Bx)

Web ACF : ADG, 6B 97 49 et ANOM, COL C11A 114/fol.250-252

2339 SHM (Cherbourg), 12P, no
2340 idem
2341 idem
2342 idem
2343 idem
2344 idem
2345 idem
2346 idem
2347 idem
2348 idem

2349

Ce bâteau est sur la « Liste des bâtiments de mer construits en Canada pendant l'année 1741 »; propriétaire : LAGROIS, port : 80 Tx, destination : la Martinique; signé par HOCQUART à Québec le 8 octobre 1741.

Web : ACF : CAOM : COL C11A 75/fol.323

2350

Ce bâteau est sur la « Liste des bâtiments de mer construits en Canada pendant l'année 1741 »; propriétaire : CACHELIÈVRE, port : 70 Tx, destination : cabotage; signé par HOCQUART à Québec le 8 octobre 1741.

idem

2351

Cette goélette est sur la « Liste des bâtiments de mer construits en Canada pendant l'année 1741 »; propriétaire : MONSÉGUR, port : 30 Tx, destination : île Royale; signé par HOCQUART à Québec le 8 octobre 1741.

Web : ACF : CAOM : COL C11A 75/fol.323

2352

 

Ce bâteau est sur la « Liste des bâtiments de mer construits en Canada pendant l'année 1741 »; propriétaire : CHARLESTEIGUY, port : 60 Tx, destination : cabotage; signé par HOCQUART à Québec le 8 octobre 1741.

idem

2353

Ce navire est sur la « Liste des bâtiments de mer construits en Canada pendant l'année 1741 »; propriétaire : DEPLAINE, port : 177 Tx, destination : la Martinique; signé par HOCQUART à Québec le 8 octobre 1741. Le 18 octobre suivant HOCQUART mentionne l'achat et le fret de farine fleur envoyée en Martinique en 1741. À cet effet une lettre de change est tirée sur de M. De SELLE, trésorier de la Marine à Joseph DAMOUR De Plaine, capitaine et propriétaire du navire le Saint-Joseph pour le fret de 80 quarts de farine à 75L par tonneau, composé de 8 demi quarts, soit la somme due de 750L.

Web : ACF : CAOM : COL C11A 75/fol.323 et 76/fol.124-124v

2354

Ce navire est sur la « Liste des bâtiments de mer construits en Canada pendant l'année 1741 »; propriétaire : LANDRON, port : 30 Tx, destination : île Royale; signé par HOCQUART à Québec le 8 octobre 1741.

James S. Pritchard, biographe de Michel de SALLABERRY, mentionne que celui-ci a lancé un second navire en 1741 de plus grandes dimensions que le Saint-Michel de 68 Tx de 1736. Peut-être un troisième navire ?

Michel de SALLABERRY in web DBC

Web : ACF : CAOM : COL C11A 75/fol.323

2355

Ce navire est sur la « Liste des bâtiments de mer construits en Canada pendant l'année 1741 »; propriétaire : SALABERRY, port : 162 Tx, destination : la Martinique; signé par HOCQUART à Québec le 8 octobre 1741.

idem

2356

BIGOT écrit au ministre le 24 octobre 1741 qu’il a fait débarquer de la flûte du roi le Profond les 400 barriques de charbon de terre destinées au port de Rochefort. Le feu a pris dans les barriques de charbon de terre. Selon les officiers et le capitaine de port la chaleur du fond de cale en est la cause. Mais d’après BIGOT n’ayant jamais eu connaissance d’un tel événement il croit plutôt que c’est un lumignon de chandelle alumée ou une pipe qui serait tombé sur lesbarriques.

Web : ACF : ANOM, COL C11B 24/fol.75-76v   

2357

Le 18 octobre suivant HOCQUART mentionne l'achat et le fret de farine fleur envoyée en Martinique en 1741. À cet effet une lettre de change est tirée sur de M. De SELLE, trésorier de la Marine à FRÉMONT, capitaine du navire l'Union pour le fret de 160 quarts de farine à 75L par tonneau, composé de 8 demi quarts, soit la somme due de 1500L.

Web : ACF : CAOM : COL C11A 76/fol.124-124v

2358

Membres d’équipage :

- DROUET, Pierre

Le 18 octobre suivant HOCQUART mentionne l'achat et le fret de farine fleur envoyée en Martinique en 1741. À cet effet une lettre de change est tirée sur de M. De SELLE, trésorier de la Marine à Michel de SALABERRY, capitaine du navire le Fidel pour le fret de 110 quarts de farine à 75L par tonneau, composé de 8 demi quarts, soit la somme due de 1031L5D.

Membres d’équipage du navire le Fidel hospitalisés à l’Hôtel-Dieu de Québec en 1741 :

- Pierre DROUET, 17 ans, de Bordeaux matelot de M. SALABERRY, hospitalisé le 11 décembre.

RMHDQ

Web : ACF : CAOM : COL C11A 76/fol.124-124v

autres gens de mer de 1741                            autres faux-sauniers de 1741                       autres immigrants de 1741                     autres soldats de 1741

* QUEUE. s. f. Sorte de fustaille contenant environ un muid & demi. Mettre du vin dans des queuës. c'est un vin qui se vend trente escus la queuë. défoncer une queuë de vin. les soldats luy beurent deux ou trois queuës de vin en un jour.

DEMI-QUEUË. s. f. Fustaille contenant la moitié de ce que contient une queuë. Il a mis son vin dans des demi-queuës.

Sources : Jean-François Féraud: Dictionnaire critique de la langue française (Marseille, Mossy 1787-1788) in DMF1: http://www.atilf.fr/blmf

** CAROTTE, s. f. Les carottes de tabacs sont des rouleaux de feuilles de tabacs.

                         Sources : Jean-François Féraud: Dictionnaire critique de la langue française (Marseille, Mossy 1787-1788) in DMF1: http://www.atilf.fr/blmf

*** TIERÇON, s. m. [Tiêr-son: 1re ê ouv.] Mesure de liquides, qui contient le tiers d'une mesûre entière. = C'est aussi le tiers d'une barique renfermant des marchandises solides. "Un tierçon de sucre, de café.

Sources : Jean-François Féraud: Dictionnaire critique de la langue française (Marseille, Mossy 1787-1788) in DMF1: http://www.atilf.fr/blmf

**** ANDOUILLE 2. Andouille de tabac, botte de feuilles de tabac préparées et liées ensemble.

Sources ; Émile Littré, Dictionnaire de la langue française (1872-1877) in http://colet.uchicago.edu/cgi-bin/dico1look.pl?strippedhw=andouille

 

Code de couleur des navires

marchands français

royaux

cabotage

construits en Nouvelle-France

anglais

autres Européens

pêcheurs

en traite et/ou saisies

prises anglaises ou autres

aux Antilles et autres îles

à la baie d’Hudson et/ou au nord

corsaires, flibustiers et pirates

combats, captures et/ou mutineries

avaries, échouages, naufrages et tempêtes

maladies et/ou décès

 

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