Québec à l'apogée du Régime français 

Vers 1750

Ornements de bouteilles et de dalot d'un vaisseau non identifié vers 1750, dessin attribué à Pierre-Noël Levasseur

Vents violents, froids excessifs, neige abondante et scorbut à  l'Île Royale

       PRÉVOST, ordonnateur du ministre à l'Île Royale, lui écrit le 22 juillet 1750 que les coups de vent du nord et du nord-ouest ont duré presque tout l’hiver et empêché la pêche d’automne malgré les efforts des habitants d’envoyer leurs chaloupes sur les fonds. Et les grandes quantités de neige ont rendu les bois impraticables et empêché de faire les gros travaux, de fournir du bois de chauffage et pour bâtir des chaloupes.  Le scorbut s’est particulièrement attaqué aux nouveaux habitants pas habitués au froid et  aux aliments salés, ainsi que dans les troupes qui ont été vivement attaquées, et ajoute-t’il « quelques fénéants, et les plus paresseux en sont morts ». La belle saison a beaucoup fait diminué cette maladie chez les habitants.

Commerce entre le Canada et la Martinique

         Paul-Joseph Le MOYNE de Longueuil, gouverneur intérimaire en l’absence de La Jonquière, écrit au ministre le 4 juillet 1750 que quelques bâtiments canadiens venant de la Martinique ont perdu la moitié de leur capital lors de la négociation de denrées de notre pays. Il se demande si « cela ne dégouterat-il pas nos armateurs de ce commerce » surtout que « les Isles sont des pays sujets a révolution ». En date du 26 décembre PRÉVOST écrit qu’il ne reste plus dans la rade de Louisbourg que quatre petits bâtiments qui doivent partir pour la Martinique et Saint-Domingue. Il espère qu’ils le feront avec plus d’aisance que cet automne qui a été très rude et venteux. C’est une des raisons, avec le manque d’hommes qualifiés, qui explique qu’il y a eu peu de chaloupes pour la pêche cette saison-là.

Pêche abondante et mélasse

       PRÉVOST écrit au ministre le 27 juillet 1750 que la Fortune, l’Ange Gardien, la Sauvage, l’Aigle et la Minerve de Nantes ont apporté du sel mais la pêche est si  abondante que la quantité ne suffit pas et ils devront la suspendre quelques jours. Il a fait aussi l’achat de mélasse en attendant l’arrivée de plusieurs navires venant des  îles et éviter ainsi que les prix ne tombent car ils n’ont plus de débouché en Nouvelle-Angleterre. En effet les Bostonnais, à la demande du général CORNWALLIS, ont défendu aux navires venant de Louisbourg d’y commercer. Deux ou trois bâtiments armés, dont le Succès armé de 22 canons, attendent au passage les navires récalcitrants.

Escarmouches et bâtiments capturés aux frontières de l’Acadie

       Le général CORNWALLIS tente de faire prêter serment de fidelité aux Acadiens pour les attirer sous le gouvernement anglais. Quelques Anglais ont harcelé des Acadiens à Cobequit en tuant leurs bestiaux. Plusieurs n’ont eut d’autres choix que de fuir dans les bois et de prendre les armes contre eux et d’en tuer quelques uns. Ce qui a exaspéré le général. Le capitaine anglais GORHAM a enlevé M. GIRARD, le curé de l’endroit, et les quatre députés de la paroisse le 1er mars et les a amenés à Halifax. Le 13 septembre la flotte anglaise, composée de 17 voiles, paraît dans la baie de Chibouctou. Ils veullent s’y fortifier pour empêcher les Acadiens de sortir de Beaubassin et des  Mines à l’ouverture de la navigation mais 70 Indiens et quelques habitants ont constamment harcelés les travailleurs, en en tuant quelques uns et en enlevant d’autres. Sept bâtiments anglais ont mouillé à la pointe de Beauséjour et tenté de faire une descente avec 350 hommes et d’y construire un blochauss. M. de La CORNE et des Indiens, qui ont mis le feu aux maisons, les ont forcé aussitôt à se rembarquer. Les Anglais ont fait camper 700 hommes à Beaubassin pour y faire un établissement. Les Indiens veullent  inquiéter les Anglais réussiront leur  établissement.

           Les Français ont une garnison à Chediak où des Indiens et des Acadiens y sont réfugiés. Le commandant de la place M. de La CORNE a demandé au gouverneur Des   HERBIERS un secours de 200 hommes. Le 26 mai 50 soldats sont arrivés à Chedaïk par le brigandin de Québec avec des fusils, des balles et de la poudre. Les postes de  Saint-Jean et de Chedaïk réclamaient avec instance des lards. Ils ont reçu ceux chargés sur le navire le Tourneur. Dès lors les troupes en garnison mangeront du bœuf frais jusqu’au printemps et le fournisseur ne manquera pas de salaison. Pour garder un bon contact avec ces postes l’intendant a fait refaire le chemin qui va de la rivière du Loup au lac Témiscouata. Ce chemin datait de la guerre. Des bois avaient repoussés et quelques fossés étaient à combler, le rendant impraticable. Cela a coûté de 6 à 700LT. Deux gardiens avec un magasin de vivres pour les courriers ont été établis. Ces derniers amènent des nouvelles à Québec tous les huit jours de la rivière Saint-Jean et tous les dix ou douze jours de Chedaïk.

       Les Anglais ont deux navires de guerre de 32 canons destinés l'un pour Boston, l'autre pour la Baie Verte. Ils ont aussi trois navires de guerre à Chibouctou, établissement anglais qui prend de plus en plus d’ampleur. La goélette la Duchesse a l’ordre de roder dans le bassin des Mines. L’été dernier tous ces vaisseaux anglais se sont répandu jusque dans le fond du golfe Saint-Laurent, arrêtant et insultant les navires français en dépit de la paix. Ainsi six matelots d’un brigandin français amariné ont été fait prisonniers par les Anglais. C’était le brigandin envoyé de Québec au printemps par l’intendant BIGOT porter des provisions à la rivière Saint-Jean. Puis un vaisseau anglais de 60 canons est venu à la rivière Saint-Jean avec un bâteau armé. Le capitaine présenta au commandant du poste BOISHÉBERT ses ordres de couler bas tous navires français entrant dans le port et de capturer tous ceux en sortant. Un brigandin de 130 à 140 Tx, de 10 canons et 70 hommes d’équipage dont 32 soldats, le Saint-François, a été armé pour escorter une goélette, l’Aimable Jeanne, chargée de vivres pour BOISHÉBERT et le père GERMAIN. Lorsqu’une frégate anglaise de Halifax l’Albany capture le brigandin le Saint-François et le bâteau le London le gouverneur Des HERBIERS écrit au ministre le 23 novembre que pour contrer les procédés des Anglais qui bloquent le passage des baies Française et Verte aux navires apportant des secours il faut des frégates pour répondre ainsi à la force par la force.

Des familles acadiennes se réfugient à l’île Saint-Jean

          Le 27 juillet 1750 PRÉVOST signale qu’à la fin du mois de mai 200 Acadiens étaient déjà passés sur l’île Saint-Jean. Il leur a fait porter pour un an de subsistance. Il en arrive chaque jour de plus en plus. Il les trouve « presque tous indolents et paresseux » et il doute que ceux qui vivent à l’indienne réussissent. Ils ne pourront défricher  assez de terre pour s’établir dans l’année malgré les incitations à les faire travailler. Des HERBIERS, le gouverneur de l’Île Royale, mentionne au ministre dans une lettre le 6 août 1750 que faute de règlement relatif aux limites pour les frontières beaucoup de familles acadiennes arrivent à Chedaïk et se retirent à l’île Saint-Jean avec grande précipitation amenant même leurs bestiaux. BIGOT lui écrit le 20 août que cinq ou six bâtiments ne sont occupés qu’à ces transports, dont les deux envoyés au printemps  porter des vivres à Chedaïk. Claude-Élisabeth DENYS de Bonaventure, commandant de l’île, a assuré que l’on en attend beaucoup d’autres d’ici le mois d’octobre. Ce dernier « craint alors la dizette parmy ce peuple et la mortalité parmi les bestiaux ». M. PRÉVOST leur fournit tout ce qu’il peut mais si leur nombre augmente aussi considérablement des secours seront nécessaires. Dès la réception de la lettre de Bonaventure, qui lui a fait observer que les Acadiens sont « tous nuds, une partie ayant été obligé de s’échapper les armes à la main », BIGOT a fait charger deux bâtiments d’environ 2 400 quintaux de farine, de biscuits, de couvertes et d’étoffes. Il attend  leur retour avec des nouvelles à savoir si d’autres secours seront requis pour la dernière saison. Le 27 septembre PRÉVOST mentionne cette fois que les nouveaux établissements de l’Île commencent à prendre une bonne forme et on doit en attendre un succès favorable. Les dépenses sont considérables mais la France en tirera un grand avantage en peuplant ses territoires frontaliers de l’Acadie dont cette île. Elle doit donc tenir ses promesses faites aux  Acadiens de les soutenir les premières années s’ils s’y établissent. BIGOT fait savoir au garde-magasin de Port-Lajoie le 2 octobre que les Acadiens recevront la ration gratis au moins deux ans. Selon l’intendant les dépenses seront plus considérables que lors de la dernière guerre.

La récolte a belle apparence

       Dans le gouvernement de Montréal, écrit BIGOT le 20 août, la récolte, qui est déjà commencée, a une belle apparence. Il espère dès lors avoir assez de farines pour fournir l’Île Royale et l’île Saint-Jean l’an prochain.

Lancement raté de l'Orignal

        Le Journal des Jésuites rapporte que le vaisseau du roi l'Orignal a été perdu lors de son lancement au Cap Diamant le 2 septembre 1750. L'épave du navire a été détruite en 1878-1879 car elle nuisait à la navigation selon une note en bas des Relations des Jésuites.

Un nouvel enseigne de port à Québec et demande d’augmentation du capitaine de port de Louisbourg

      Le gouverneur La Jonquière et l’intendant BIGOT écrivent au ministre le 18 octobre 1750 qu’ils ont reçu des plaintes de d’Ailleboust de Cerry, capitaine de port, contre Lamorille, enseigne de port. Ce dernier prétend n’être tenu à aucun service lorsque le capitaine de port est présent et n’entre en fonction que lors de son absence. Ils recommandent de le remercier et de le remplacer par Gabriel PELEGRIN. Ce pilote entretenu pour la rivière du Canada mérite par ses services et son intelligence un brevet de lieutenant de port. Il est capable d’entrer et de sortir les vaisseaux du roi, cela épargnerait de prendre comme en ce moment des pilotes pratiques à l’Île-aux-Coudres. D’ailleurs il pourrait aussi enseigner la navigation aux jeunes gens et former des pilotes pratiques du fleuve dont le besoin est très grand. Ils pensent qu’il se contenterait des 300LT attribués aux enseigne de port et des 600LT données par le roi au pilote entretenu. Il leur a déjà temoigné de son grand désir de servir en Nouvelle-France. L’air de Rochefort ne lui convient pas et il est aussi marié avec une Canadienne et ont des enfants.

       Le 29 novembre monsieur d’OLABARATS, capitaine de port de Louisbourg, écrit au ministre que les émoluments de sa charge ne lui donnent pas de quoi vivre. Il demande en sa faveur la levée de certains droits sur les vaisseaux comme cela se fait dans des ports méridionnaux. Il aurait aussi besoin d’un enseigne de port. Son fils, qui dans le service depuis six ans, vit à Louisbourg et a fait quatre campagnes pour officier avec lui. Dans la dernière il a été honoré d'un brevet de lieutenant de frégate. Il lui demande de se le faire accorder comme enseigne.

Des baudets et des ânesses

       Il y a à bord de la frégate du roi, la Diane, quatre ânesses et deux baudets. Un des ânes et deux ânesses ont été remis à deux habitants qui les nourrirront à leur frais jusqu’à ce que les femelles aient des petits. Ensuite s’ils veulent, écrit l’intendant BIGOT le 20 octobre, ils les remettront à d’autres habitants. L’autre baudet et les deux autres ânesses ont été remis aux forges de Saint-Maurice pour porter la mine et les charbons. « Ce qui épargneroit considérablement sur le foin, ces animaux n’estant pas d’un aussi fort ordinaire que les chevaux ».

Les soldats arrivés en 1750 : vieux, séditieux et mauvais sujets

        Le gouverneur La Jonquière mentionne le 5 octobre que les soldats de recrue sont arrivés à Québec, sauf les 40 restés malades à l’hôpital de Louisbourg, parmi eux 13 en sont morts. Des HERBIERS en a envoyé sept autres et La Jonquière en attend 20 autres sur la Renommée. Plus de 300 soldats sont arrivés malades à Québec, dont 26 en sont morts. Il a envoyé une grande partie de ces soldats à Montréal et aux Trois-Rivières.

        Le 1er novembre La Jonquière écrit au ministre qu’il est venu dans la colonie 1073 soldats cette année sur différents navires. Il en est mort 55, trois ont déserté, 13 ont été congédié. Il en reste donc 1002 et il a mis les 30 compagnies sur pied de 50 hommes chacunes. Vu cette augmentation considérable de soldats il en a congédié 233, soit les mariés, les mauvais sujets et les invalides. La plupart seront répartis dans les campagnes, mais ceux qui ont un métier ou qui ne sont pas propres à cultiver la terre resteront dans les villes. Jamais on a choisi d’aussi mauvais sujets. On a engagé des estropiés de naissance, des hommes de 60 à 70 ans, des matelots classés, des gens mariés qui ont amenés avec eux femme et enfants, des gens de toute nation dont une grande partie d’Espagnols ne parlant pas français. Il se trouve une quantité de coquins et scélérats qui mériteraient d’être aux galères. Quelques uns ont fait des larçins. Il les a prévenu qu’il punirait la plus légère faute avec beaucoup de sévérité. M. Des HERBIERS est dans la même situation que lui, ajoute-il, et même pire puisque des soldats se sont rebellés au Port Toulouse.

       Sur les navires on avait entassé les soldats les sur les autres. Ce qui a causé une mortalité considérable tant durant la traversée qu'à l'arrivée. Les ho^pitaux étaient  pleins de malades, plusieurs religieuses de l’hôpital général ont attrapé la maladie, des fièvres malignes et très contagieuses, et en sont mortes. La grande majorité des soldats se sont plaint d’harcèlement, qu’ils avaient été pris de force et d’autres par surprise, qu’on ne les avait pas payé ce qu’on leur a promis lors de leur engagement. Il conclut en le priant qu’à l’avenir on n’envoie que des jeunes gens et que des ordres soient donner d’écarter les mauvais sujets.

 

Dures conditions de vie pour les soldats et officiers, congés pour la France, 

procès de déserteurs, invalidités, maladies vénériennes et galériens 

 

       Le gouverneur Des HERBIERS est surpris, écrit-il le 28 septembre, que les navires amenant le grand habillement, essentiel pour les troupes, soient envoyés après les autres depuis deux ans. Ils devraient être envoyés en premier car les soldats venusd de France sont presque nus et les froids ont déjà commencé à se faire sentir. Le temps de la navigation le long des côtes acadiennes tirent à sa fin et on ne pourra peut-être pas leur envoyer si les vaisseaux arrivent trop tard. Les soldats se trouveront dans une triste situation qui les fera souffrir. De plus, écrit-il le 5 novembre, il est impossible de vivre à Louisbourg pour les officiers, qui sont maintenant 96, avec leurs seuls appointements. Le prix des denrées est le même que dans les îles mais on ne leur fournit même pas de chambre meublée dans les casernes comme pour tous les officiers de France, seulement le bois d’une couchette et une table. Ils doivent donc acheter tout le surplus nécessaire mais la plupart couchent sur une couverte sans matelas ni drap au risque de tomber malade dans un pays au climat si rude où de tels ustensiles sont rares et chers. 

       Par ailleurs il n'a pas mis au Conseil de guerre deux soldats déserteurs de l'Acadie que les Indiens ont repris et demandé grâce de leur vie. Il les fera mettre au cachot trois mois puis les fera remettre en service car ce sont de bons sujets qui ont été séduits par l’ivresse. De plus continue-t'il le sieur SAINT-GERMAIN de Placé, soldat cadet de la garnison et gentilhomme angevin, est mort à l’hôpital en août. En outre M.de La PERRELLE, lieutenant de cette garnison, supplie le ministre de lui accorder un congé pour passer en France pour y régler ses affaires particulières. De même que M. de GANNE, major de cette garnison, si le ministre lui refuse un avancement au Canada, il le supplie de lui accorder un congé pour passer en France pour y terminer ses affaires de famille. Des HERBIERS, ajoute pour conclure, que lui aussi ne peut plus offrir de continuer ses services et demande son retour en France l’an prochain car sa présence y est nécessaire pour ses affaires et sa famille.

         Du 22 au 26 octobre se déroule à Québec le procès de Pierre BARREAU dit Saint-Sorlin, soldat de la compagnie de Lamartinière et de Jean François BOUDELAUD dit Lamy, soldat de la compagnie de Beaujeu. Le signalement du premier est décrit au procès. Il est âgé de 18 ans, taille de cinq pieds, cheveux châtains et plats, visage long, nez long, yeux bleus, sourcils noirs, corps fort mince et droit. Deux témoins témoignent contre les accusés : Nicolas ANOT dit Anot, premier caporal de la compagnie de Lamartinière, âgé de 40 ans et natif de Niof Château et Pierre MOREL dit Lamortière, soldat de la compagnie de Saint-Ours, âgé de 18 ans, natif de Beauguenoy paroisse Saint-Nicolas. Le 26 octobre le Conseil de guerre condamne les deux accusés à être passés par les armes jusqu’à ce que mort s’ensuive aujourd’hui à 3 heures après midi. Le 30 octobre La Jonquière envoie au ministre les procès de trois soldats condamnés pour crime de désertion, outre le premier mentionné ci-haut celui de deux autres : Jacques BOUDELAU dit Lamy de la compagnie de Beaujeu et Philippe MACARTY dit Macarty de la compagnie de Lanaudière. Le 16 novembre le Conseil de guerre a condamné par contumace Jean RICHARD dit La Freze, François GILLES dit Laramée et François BAILLANT dit Saint-Paul, soldats déserteurs du détachement en garnison à l’Île Saint-Jean et a passé par les armes le sieur DEGANNE major de cette place. De plus M. de La Villéon, lieutenant de vaisseau, signale la désertion d’un sergent et d’un soldat destinés à l’armement de l’Orignal

        Quatorze soldats invalides ont été congédié des troupes et se sont embarqués sur la Frégate du roi l'Anglésea qui part de Louisbourg pour Brest le 2 septembre. Il y a aussi à bord trois autres soldats pour aller se faire soigner de maladies vénériennes impossible à soigner à Louisbourg, de même que deux soldats déserteurs condamnés à perpétuité aux galères du roi.

*********

Sources : Journal des Jésuites de 1710 à 1755, Relations des Jésuites, vol. 69, page 235 et 304, note 64 in http://puffin.creighton.edu/jesuit/relations/; web ACF : ANOM, COL C11A 95/fol.80-81v et 296-316 et 96/fol.177-179 et C11B 29/fol.29-32v et 33-35 et et 55-59 et 62-63v et 73-77 et 84-88v in http://bd.archivescanadafrance.org/acf/home.shtm?l=fr

1750

No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

2692

L’Espérance

 

SAMSON, capitaine de St-Jean-de-Luz

   

Saint-Jean-de-Luz

Lbg 1er mai, pêche Niganiche

2693

La Reine du Nord

 

Pierre BOULLOT, cap.

   

Martinique d 26 mar

Louisbourg

Martin. 25 jan 1751

2694

La Renommée, de Bordeaux

280 Tx

Jean HARISMENDY, cap.

   

Bordeaux

Qc, Lbg, Qc

Bordeaux

2695

Le Saint-Gaud

       

Granville d 7 mar 1750

Gaspé

Granville 11 fév 1751

2696

Les Trois Cousins, de Québec

ex Marie Hélène, de Bilbao

220-240 Tx

Joseph CHAREST dit Dufils, capitaine

Pierre TROTTIER, sieur Desaulniers

 

Bordeaux

Québec

Bordeaux 19 sep

2697

L’Empereur Romain

       

Granville d 12 mar

Gaspé

Granville 12 déc

2698

La Revanche

       

Granville d 13 mar 1750

idem

Granville 24 jan 1751

2699

La Thérèze

       

idem

idem

Granville 11 jan 1751

2700

La Providence

       

Granville d 14 mar 1750

idem

Granville 14 fév 1751

2701

L’Astrée, du Havre ou de Bordeaux

243-400 Tx

François GOSSELIN, cap.

DUGARD et Associés

 

Bordeaux

Qc, Antilles

 

2702

La Marie Brunette, de Cherbourg

170 Tx

Joachim CLÉMENT, cap.

   

idem

Québec

 

2703

Le Prince d’Orange

       

Granville dép 26 mar

Gaspé

Granville 10 déc

2704

L’Aimable Françoise

       

Granville dép 4 avr

idem

Granville 1er déc

2705

La Vigilante, de Bordeaux

95 Tx

Élie LORTIE, capitaine

   

Bordeaux

Québec

2706

Le Saint-Ursin, de La Rochelle

90 Tx

Pierre ROMALET, cap.

J.B. SOUMBRUN

JB. SOUMBRUN

La Rochelle

Québec

La Rochelle 22 aoû

2707

La Gentille Marguerite

       

Granville d 12 avr 1749

Gaspé

Granville 10 déc

2708

Le Château Vert, de Bordeaux ou Cherbourg

140-150 Tx

Jn-Ls BOURIER ou BOUYRIES, cap.

Antoine MARSAL

 

Bordeaux dép 18 avr

Québec 1er jul

 
2709
La Petite Espérance, de Bordeaux

80 Tx

Antoine MAUBOURGUET

 

Bordeaux

Louisbourg

2710

L’Aimable Rose, de Cherbourg

130-140 Tx

Jean VARANGUE, capitaine

Pierre MASSAC, de Rouen, HAVY et LEFEBVRE, de Qc

 

Bordeaux

Québec

Bordeaux 6 mai 1751

2711

La Fidèle, de la Martinique

160 Tx

Michel BOUSCAILLOU, cap.

   

idem

idem

Bordeaux 15 jul 1751

2712

Le Succès

 

Lord COLWIL

   

Boston

Louisbourg 3 jul

2713

L'Anglosia ou Anglesea

 

GOMAIN, capitaine

Le roi
 

Qc d 6 aoû, Lbg 26 aoû, d 2 sep

Brest

2714

Le Maréchal de Bélisle, de Bordeaux

300 Tx

Paul FRADIN, capitaine

   

Bordeaux

Québec

Bordeaux 11 mai 1751

2715

La Marie Élisabeth, de Rouen

130 Tx

Jacques Philippe SAFFRAY

   

idem

Île Royale

2716

L'Auguste, de Rouen

98-120 Tx

Charles JUVIN, capitaine

Ls d'AUBOYNEAU & Associés de Rouen

Ant. LEFEBVRE,

de La Rochelle

La Rochelle

Québec

 

2717

L’Aigle, de Nantes

       

Nantes

Lbg vers 27 jul

2718 

La Minerve, de Nantes

       

idem

idem

2719

La Fortune

       

Rochefort

idem

2720 

L’Ange Gadien

     

idem

idem

 

2721 

La Sauvage

     

 

idem

idem

2722

L’Expédition, de Saint-Malo

     

idem

2723 

La Jeanne Élisabeth, de Bordeaux

280 Tx

Claude VERON, capitaine

   

Bordeaux

Île Royale

2724

L'Infante Victoire ou Madame  

Infante Victoire, de Bayonne

480 Tx

Pierre DUCRABON, capitaine

François CASAUBON

 

Bayonne d vers 5 jun

Lbg 30 jul, d 7 aoû, Qc vers 20 aoû, d 5 nov

Brest

2725 

Le Prothée

 

De BLÉNAC

Le roi

 

Brest

Grand Banc,Lbg 30 jul,d 27 ou 28 aoû

Grand Banc

2726 

L’Amphion

   

idem

 

idem

Grand Banc,Lbg 1er aoû, d 27 ou 28 aoû

idem

2727 

« brigandin »

       

Louisbourg d 6 aoû

Qc vers 20 aoû

 
2728 

« bâteau »

       

idem

idem

 
2729 

Le Tourneur

       

Rochefort

idem

 
2730 

La Mutine

       

Lbg vers 24 aoû

 
2731 

Le Chariot Royal

 

de CORADIN

   

Martinique

Lbg 24 aoû,

dép 26 oct

Martinique

2732 

La Ludic, de La Rochelle

         

Louisbourg

Naufragée sur les banquereaux

2733 

L’Henriette, de Rochefort

         

Lbg vers 24 aoû

 

2734

Le Dauphin, de Dieppe

160 Tx

Jacques ÉLIE, capitaine

 
J.-I. THOURON

La Rochelle

Québec

 

2735

La Reine des Anges, de La Rochelle

270-350 Tx

Denis GOGUET

Denis GOGUET

idem

idem

 

2736

Le Lys, de La Rochelle

300-350 Tx

LAGARENNE-CHAPELAIN, capitaine

J.-B. SOUMBRUN

idem

idem

Naufragé début 1751 île d'Oléron

2737

La Néréide, de Dieppe

85-90 Tx

Jean Le CLERC, capitaine

Guillaume TASSE, de Dieppe

 

idem

idem

 

2738

L’Espérance, de Nantes

François SALMON, capitaine

 

Paimboeuf dép 16 avr, Bx dép début jun

idem

 

2739

Le Saint-Pierre, de Bordeaux

180 Tx

Alexandre DEHATAR, cap.

Pierre DEPÉ

Pierre DEPÉ

Bordeaux

idem

 

2740

La Sainte-Catherine, de Bordeaux

160-180 Tx

Olivier CHABOISSEAU

Jean MEDOUS

Bordeaux dép avr

idem

 

2741

L’Espérance

160 Tx

Gauthier ARCHER, capitaine

Ant. LEFEBVRE,

de La Rochelle

La Rochelle

idem

 
2742

Le Mars, de Dieppe

95 Tx

Jean FOLLIN, capitaine

   

Bordeaux

Louisbourg

 

2743 

Le Favori, de Dunkerque

100 Tx

Jean-Baptiste LECOCK, cap.

   

Bordeaux

Île Royale

 

2744

Le Saint-Florentin, de Bordeaux

170 Tx

Pierre HIRIGOYEN, cap.

   

Bordeaux d vers 10  jun

Québec

2745

Le London

Jacques JALAIN

   

Québec

Chedaïk d 16 aoû

Québec, pris fin aoû, conduit Halifax, saisi

2746

La Parfaite Union, de Honfleur

300 Tx

Charles DURAND, capitaine

HAVY, LEFEBVRE, JACQUELIN

Jean-Baptiste PIÉMONT

Québec

La Rochelle fin 1750

2747 La Marie Magdeleine 60 Tx Jean TERRIER, capitaine La Rochelle Louisbourg

2748

La Marie Madeleine, de Cherbourg

90-100 Tx

Jean LEFEBVRE, cap. de Cherbourg

Jean LEFEBVRE, cap. de Cherbourg

Henri BREVET

La Rochelle

Québec

2749

Le Saint-Sébastien, de La Rochelle

180 Tx

Bernard PARIS, capitaine

Pierre MOREL

Pierre MOREL

idem

Québec

 

2750

La Diane

450 Tx

DUVIGNAUD, cap.

 

Bx dép 17 jun

Québec d 5 oct

Bx 28 nov

2751

Le Saint-Joseph, de Nantes

FONTAINE, capitaine

PLUMARD de Rieux

PLUMARD

de Rieux

Nantes d 30 jun

Québec

Désarmé Québec

2752

La Catin

   

idem

2753

L'Orignal

La VILÉON

Le roi
   

Qc lancé 2 sep

Perdu 2 sep

2754

L’Iphigénie

     

Lbg 13 sep

2755

La Marie Charlotte

 

François VOLANT dit Deschamblain

     

Québec

2756

Le Vainqueur, de Saint-Valéry

90-95 Tx

Noël LEBRUN, capitaine

   

La Rochelle

idem

2757

L’Aimable Jeanne

MONROUGEAU, capitaine

   

Québec

Rivière St-Jean

2758 

Le Saint-François

130-140 Tx

DUCHAMBON de Vergor

   

idem

idem

Pris sep, conduit Halifax, saisi

2759 

L’Albany

John ROUS

   

Halifax

Baie Française

 
2760 

Le Gaspard

       

Rochefort

Lbg 9 oct

 
2761 

« goélette anglaise »

       

Halifax

Lbg 19 nov

 
2762 
Le Grand Saint-Esprit
       

Lbg 17 oct soir

 
2763 
Le Diligent, de Bordeaux

85 Tx

Saubat ROMAT, capitaine

   

Bordeaux

Louisbourg

 
2764 
L’Aimable Rose

ROSSIGNOL

   

Martinique

Boston, Lbg

Saisie

2765 
Le Yorck
       

Gabarrus

idem

No

Membres d'équipage et passagers

Observations diverses

Sources

2692   

L’Espérance, commandé par le capitaine SAMSON de Saint-Jean-de-Luz, le premier navire a donné des nouvelle de France le 27 avril et qui mouille à Louisbourg le 1er mai en route pour la pêche à Niganiche, PRÉVOST lettre du 22 juillet 1750.

Web : ACF : ANOM, COL C11B 29/fol.73-77

2693

Dans le dossier personnel du capitaine Pierre BOULLOT on mentionne ce voyage de la goélette la Reine des Anges de la Martinique à Louisbourg du 26 mars 1750 au 25 janvier 1751, soit 9 mois et 29 jours.

Web : ACF : CAOM : COL E 45/27p.

2694

Passagers arrivée :

- quatre engagés

Passagers départ ;

- NEUVILLE dit Langoumois, Louis

- PENSEN, …

Moïse GRADIS signe à Bordeaux le 7 mars 1750 pour envoyer le navire, la Renommée de Bordeaux, commandé par le capitaine Jean HARISMENDY, à Québec. Il y a à bord quatre engagés. Le capitaine a signé.

Le 16 juillet La Jonquière écrit au ministre qu’il est déjà arrivé 94 hommes de levée sur les navires la Renommée, les Trois Cousins, l’Astrée, la Brunette, le Château Vert, le Maréchal de Belleisle et la Fidèle.

Le 26 septembre PRÉVOST écrit au ministre que Des HERBIERS a accordé un congé à M. PENSEN, capitaine de la garnison de Louisbourg, et il lui procurera un passage sur la Renommée qui va à Bordeaux. Il est fort incommodé et doit passer en France en effet il ne peut trouver de soulagement car il souffre continuellement. PRÉVOST a souvent été témoin de ses accidents. Des HERBIERS rajoute le 28 suivant que capitaine « est attaqué depuis un an de fréquentes palpitations de cœur et de douleurs de rhumatisme intérieures » qui l’oblige à aller prendre les eaux en France.

La Jonquière écrit le 5 octobre qu’il attend les 20 soldats envoyés de Louisbourg sur la Renommée. Le navire a été envoyé là-bas à fret avec des vivres par BIGOT. Le 27 septembre PRÉVOST écrit qu’il a fait embarquer sur ce navire Louis NEUVILLE dit Langoumois, soldat condamné par le Conseil de guerre à six ans sur les galères du roi. Il adresse la sentence à M. de ROSTAN.

NNCC : 187

Web : ACF : ADG, 6B 99 120v et ANOM, COL C11A 95/fol.141-141v et C11B 29/fol.33-35 et 104-105 et 106-109v

2695

   

SHM (Cherbourg), 12P, no

2696

Passagers arrivée :

- quatre engagés

Le capitaine Joseph DUFY CHAREST, probablement Joseph CHAREST dit Dufils, a commandé les Trois Cousins de Québec en 1749, 1750 et 1751. Le propriétaire du navire TROTTIER Désauniers, probablement Pierre TROTTIER, sieur Desaulniers, signe à Bordeaux le 7 mars 1750 pour l’envoyer à Québec. Il y a à bord quatre engagés et six soldats. Le capitaine a signé. 

Le 16 juillet La Jonquière écrit au ministre qu’il est déjà arrivé 94 hommes de levée sur les navires la Renommée, les Trois Cousins, l’Astrée, la Brunette, le Château Vert, le Maréchal de Belleisle et la Fidèle.

NNCC : 208

AM Lorient, 1 P 278d no 14, 11/02/1750

Web : ACF : ADG, 6B 99 121 et ANOM, COL C11A 95/fol.141-141v

2697

   

SHM (Cherbourg), 12P, no

2698

   

idem

2699

   

idem

2700

   

idem

2701

Passagers arrivée :

- six engagés

- vingt soldats

Henri GOUDAL signe à Bordeaux le 24 mars 1750 pour les propriétaires DUGARD et Associés pour envoyer leur navire à Québec. L’Astrée du Havre, commandée par le capitaine François GOSSELIN, amène six engagés.

Le 16 juillet La Jonquière écrit au ministre qu’il est déjà arrivé 94 hommes de levée sur les navires la Renommée, les Trois Cousins, l’Astrée, la Brunette, le Château Vert, le Maréchal de Belleisle et la Fidèle. Le navire revient à Bordeaux le 8 mai 1751 et le capitaine signe alors. D’après son certificat il a débarqué à Québec vingt soldats.

NNCC : 138

ADG, 6 B 99* fol. 125, 24/03/1750

Web : ACF : ADG, 6B 99 125 et ANOM, COL C11A 95/fol.141-141v

2702

Passagers arrivée :

- six engagés

Bernard DUNOUGUEY signe à Bordeaux le 24 mars 1750 pour envoyer le navire, la Marie Brunette de Cherbourg, commandé par le capitaine Joachim CLÉMENT, à Québec. Il y a à bord six engagés. Le capitaine a signé.

Le 16 juillet La Jonquière écrit au ministre qu’il est déjà arrivé 94 hommes de levée sur les navires la Renommée, les Trois Cousins, l’Astrée, la Brunette, le Château Vert, le Maréchal de Belleisle et la Fidèle.

NNCC : 171

ADG, 6 B 99* fol. 125

Web : ACF : ADG, 6B 99 125v et ANOM, COL C11A 95/fol.141-141v

2703

   

SHM (Cherbourg), 12P, no

2704

   

idem

2705

Passagers arrivée :

- quatre engagés

Le 4 avril 1750 Jean DUBOÉ signe à Bordeaux pour envoyer le navire, la Vigilante de Bordeaux, commandé par le capitaine Élie LORTIE, à Québec. Il y a à bord quatre engagés.

Web : ACF : ADG, 6B 99 128

2706

 

Armé par le propriétaire J.B. SOUMBRUN qui signe à La Rochelle le 11 avril 1749 pour envoyer à Québec le navire.

NNCC : 203

ADCM, B 251, 11/04/1750

2707

 

SHM (Cherbourg), 12P, no

2708

Passagers arrivée :

- MARSAL, Antoine

- six engagés

Le Château Vert quitte Bordeaux le 18 avril 1750 avec à bord Antoine MARSAL, le propriétaire du navire. Âgé de 45 ans, natif de Moisac, aille haute, cheveux châtains et ancien catholique il désire s’embarquer sur ce navire le 22 avril pour un voyage d’affaires à Québec. Jean DUPIN signa en son nom à Bordeaux le 24 avril. Il y a à bord six engagés. Après l’arrivée du navire à Québec le 1er juillet le capitaine Jean-Louis BOURIER ou BOYRIES est condamné le 3 août. 

Le 16 juillet La Jonquière écrit au ministre qu’il est déjà arrivé 94 hommes de levée sur les navires la Renommée, les Trois Cousins, l’Astrée, la Brunette, le Château Vert, le Maréchal de Belleisle et la Fidèle.

MSGCF, 37 : 50

ADG, 6B, vol. 51, fol. 1

NNCC : 145

ADG, 6 B 99* 136, 24/04/1750; ANC, C11 A 95, fol.. 141

Web : ACF : ADG, 6B 51 1v et ANOM, COL C11A 95/fol.141-141v

2709

Passagers arrivée :

- LAGRESE, Pierre

- quatre engagés

Pierre ANIERE Fils signe à Bordeaux le 18 avril 1750 pour envoyer le navire, la Petite Espérance de Bordeaux, commandé par le capitaine Antoine MAUBOURGUET, à Louisbourg. Il y a à bord quatre engagés.

Un passager Pierre LAGRESE désire s’embarquer sur ce navire le 15 avril pour aller à Louisbourg pour affaires. Il sait signer.

Web : ACF : ADG, 6B 50 193-193v et 99 132v

2710

Passagers arrivée :

- LABAT, Louis

- six engagés

Le navire, l’Aimable Rose de Cherbourg, propriété de Pierre MASSAC, de Rouen et HAVY et LEFEBVRE, de Québec, est envoyé à Québec après la signature de Bernard DUNOUGUEY à Bordeaux le 20 avril 1750. Il y a à bord six engagés.

Un passager Louis LABAT, âgé de 28 ans, taille moyenne, cheveux noirs, natif et habitant de Condom et ancien catholique, désire s’embarquer sur ce navire le 21 avril pour aller à Québec pour affaires. Il sait signer. Le navire est de retour à Bordeaux le 6 mai 1751 et le capitaine Jean VARANGUE a signé.

MSGCF, 37 : 50

ADG, 6B, vol. 51, fol. 1

NNCC : 135

ADG, 6 B 99* fol. 134, 20/04/1750

Web : ACF : ADG, 6B 51 1v  

2711

Passagers arrivée :

- six engagés

Le navire, la Fidèle de la Martinique, commandé par le capitaine Michel BOUSCAILLOU, est envoyé à Québec après la signature d'Hélie GAUSSEN à Bordeaux le 20 avril 1750. Il y a à bord six engagés.

Le 16 juillet La Jonquière écrit au ministre qu’il est déjà arrivé 94 hommes de levée sur les navires la Renommée, les Trois Cousins, l’Astrée, la Brunette, le Château Vert, le Maréchal de Belleisle et la Fidèle. Le navire revient à Bordeaux le 15 juillet 1751 et le capitaine signe.

NNCC : 155

ADG, 6 B 99* fol. 134, 20/04/1750

Web : ACF : ADG, 6B 99 134 et et ANOM, COL C11A 95/fol.141-141v

2712  

Le navire, le Succès armé de 22 canons et commandé par lord COLWIL, est venu à Louisbourg le 3 juillet. Sous prétexte, écrit PRÉVOST au ministre le 27 juillet, de lever deux ancres portant une chaîne réclamées par M. BOPSOM lors de l’excavation de la place et qu’il était mouillé entre la tour et l’île. Ce lord a fait semblant, continue-t’il de chercher pendant une demie-journée puis a appareillé pour Chibouctou. Sans s’informer aucunement de quoi que ce soit le 8 juillet il était sorti de sa frégate que pour demander à voir M. Des HERBIERS. Ce qui porte à croire qu’il n’était venu que pour voir s’il y avait des Anglais dans le port. Ceux qui étaient venus à l’ouverture de la navigation avec des planches et des bestiaux en étaient sortis depuis lors. D’après PRÉVOST sa présence dans les parages suscite de la crainte parmi les navires français venant à Louisbourg. Ils retardent ainsi leur voyage.

Web : ACF : ANOM, COL C11B 29/fol.84-88v

2713

Membres d'équipage :
- ALLÈRE, Jean
- LEGAL, Jean

- MARSIN, Alain

- SALABERRY (de), Michel

Passagers départ :

- 19 soldats

DOMAIN, lieutenant, des vaisseaux du roi, commandant de la frégate de sa majesté Langleza. (reg. de Beauport 30 juillet 1750) (1) Michel de SALABERRY, officier sur la frégate du roi l’Anglosia ou Anglesea en 1750. (2) Elle fut construite à Plymouth en 1694.

Le 4 juillet 1750 Paul-Joseph Le MOYNE de Longueuil, qui remplace le gouverneur pendant son absence, écrit au ministre qu’à cette date la frégate du roi est arrivée (date ?) après une courte traversée de 36 jours, ainsi que quelques vaisseaux marchands de Bordeaux et de La Rochelle.

Membres d’équipage de l’Anglosia hospitalisés à l’Hôtel-Dieu de Québec en 1750 :

- Jean ALLÈRE, 34 ans, de Nantes, maître d'équipage, hospitalisé le 12 juillet pour sept jours.
- Jean LEGAL, 18 ans, de Morlaix, mousse, hospitalisé le 23 juillet pour huit jours.

- Alain MARSIN, 26 ans de Brest, matelot, hospitalisé le 30 juin pour dix-sept jours.

Des fonds à remettre en 1750 s’élèvent à 50 790LT 15S 11D tant pour le prix des fers et goudrons envoyés à Brest par l’Infante Victoire que pour les dépenses faites par la frégate l’Anglezea pendant son séjour à Québec. Un état des dépenses fait à Louisbourg le 16 octobre pour les vaisseaux du roi le Prothée, l’Amphion, l’Anglesia et la Mutine se monte à 9 930LT 8S 4D, sur cette somme 7 132LT 11S pour vivres et rafraîchissements et 2 797LT 1S 4D pour diverses fournitures. Le 30 octobre 1750 état des lettres de change premières et secondes, tirées sur M. le munitionnaire général des vivres de la Marine par Jacques IMBERT, trésorier de la Marine en Canada, pour vivres et rafraîchissements fournis aux équipages des vaisseaux du roi pendant leur séjour en la rade du port de Québec la présente année, lesdites lettres datées du 10 octobre 1750 et payables au 15 février 1751 : la frégate l'Anglesia : lettres payables à CADET, 1. 2000LT, 2. 2000 LT, 3. 1000 LT, 4. 1000 LT à Mlle PHILIBERT, 5. 4000 LT et Des Granges, 6. 2000 LT, 7. 1000 LT, 214 LT 17S, total : 13 214 LT 17S. 

La frégate l’Anglésia est partie de Québec le 6 août poursuivre sa destination. (lettre de La Jonquière et BIGOT du 1er novembre 1750) Elle a relâché à Louisbourg le 26 suivant. PRÉVOST a fait placer sur ce navire, qui part pour Brest le 2 septembre, 14 soldats invalides congédiés des troupes. Des HERBIERS a donné congé à trois autres soldats pour aller se faire soigner de maladies vénériennes impossible à soigner à Louisbourg. Puis deux soldats déserteurs condamnés à perpétuité aux galères du roi ont aussi été placés sur ce navire. (lettre de PRÉVOST du 1er septembre 1750)

DBBNF : 136, 145, 146

DGFC, 3 : 320 (1); 7 : 110 (2)

NNCC : 138

PRDH : no 257481

Web : ACF : ANOM, COL C11A 95/fol.116-116v et 96/fol. 127-127v et 177-179 et 116/fol.367-368 et C11B 29/fol.98-99 et 120-121

2714

Passagers arrivée :

- POUSEIN, Jean

- six engagés

Jean SAINT-MARTIN signe à Bordeaux le 24 avril 1750 pour envoyer le navire, le Maréchal de Bélisle commandé par le capitaine Paul FRADIN, à Québec. Il y a à bord six engagés. Un passager Jean POUSEIN, âgé de 24 ans, natif de Nîmes et habitant de Bordeaux, taille petite, cheveux bruns et ancien catholique, désire s’embarquer sur ce navire le 27 avril pour aller à Québec pour affaires. Il sait signer.

Le 16 juillet La Jonquière écrit au ministre qu’il est déjà arrivé 94 hommes de levée sur les navires la Renommée, les Trois Cousins, l’Astrée, la Brunette, le Château Vert, le Maréchal de Belleisle et la Fidèle. Le navire revient le 11 mai 1751 et le capitaine a signé.

MSGCF, 37 : 50

ADG, 6B, vol. 51, fol. 2

NNCC : 168

ADG, 6 B 99* fol. 138

Web : ACF : ADG, 6B 51 2 et 99 138 et ANOM, COL C11A 95/fol.141-141v

2715

Passagers arrivée :

- six engagés

Alexis et Pierre DUBERGIER et Frères de Bordeaux signent le 1er mai 1750 pour envoyer le navire, la Marie Élisabeth de Rouen, commandé par le capitaine Jacques Philippe SAFFRAY, à l’Île Royale. Il y a à bord six engagés. Le capitaine a signé.

Web : ACF : ADG, 6B 99 138v

2716

Passagers arrivée :

- ESTY, Jean

Marc-Antoine LEFEBVRE a apposé sa signature à La Rochelle le 8 mai 1750 au nom des propriétaires, Louis d'AUBOYNEAU et Associés de Rouen.

Engagements pour trois ans pour Québec à 300 livres de sucre brut à Marc Antoine LEFEBVRE, négociant de La Rochelle, propriétaire de l’Auguste, 120 Tx, capitaine Charles JUVIN (Desbarres, notaire de La Rochelle) :

- (583) 8 mai - Jean ESTY, 26 ans ou environ, taillandier, de Bègles, Gascogne. Il ne sait pas signer.

NNCC : 139

ADCM, B 251, 08/05/1750

RHAF, 14 : 436
Desbarres 1750, 08/05 (LR)

Web : ACF : ADCM, 3 E art. 622

2717   

PRÉVOST écrit au ministre le 27 juillet 1750 que l’Aigle et la Minerve de Nantes sont arrivés à Louisbourg et que les effets chargés sont déjà dans nos magasins. Les marchandises nécessaires pour la construction de 100 chaloupes ont été réservées pour être délivrées en vente comme il lui a ordonné. Les deux navires de Nantes ont aussi apporté du sel.

Web : ACF : ANOM, COL C11B 29/fol.84-88v

2718   

idem

idem

2719   

PRÉVOST écrit au ministre le 27 juillet 1750 que les bâtiments la Fortune, l’Ange Gardien et la Fortune, chargés à Rochefort de différentes marchandises, ont apporté aussi du sel.

idem

2720   

idem

idem

2721   

idem

idem

2722  

Dans une lettre au ministre du 9 août 1750 PRÉVOST lui écrit que depuis sa dernière lettre du 27 juillet dernier le navire l’Expédition de Saint-Malo a apporté à Louisbourg diverses munitions et marchandises.

Web : ACF : ANOM, COL C11B 29/fol.89-91v

2723

Passagers arrivée :

- six engagés

Le 24 avril 1750 Jean MEDOUS signe à Bordeaux pour envoyer le navire, la Jeanne-Élisabeth de Bordeaux, commandé par le capitaine Claude VERON, pour l’Île Royale. Le capitaine a signé. Il y a à bord six engagés.

Dans une lettre au ministre du 9 août 1750 PRÉVOST lui écrit que depuis sa dernière lettre du 27 juillet dernier le navire la Jeanne Élisabeth de Bordeaux a apporté « un party de légumes et 250 tonneaux de sel sur lequel il y aura un déchet considérable par les avaries et les mauvais tems que ce batiment a supporté ».

Web : ACF : ADG, 6B 99 137v et ANOM, COL C11B 29/fol.89-91v

2724

Passagers arrivée :

- sieur de Saint-Laurent, …

- BARRÉ, Antoine

- CAISSEMENT (de), …

- CARDOT dit Cardot, Jean

- CLAPIE dit Laimable, Simon

- CORAN dit Dauphiné, Joseph

- DUBROU, Bertrand

- GELOUX dit Geloux, Dominique

- HAROSTEGNY, Domingo ou OSTEGUY dit Domingue, Dominique

- JOUBERT (de), …

- ORTEGA dit Petit, François

- 161 soldats

Le navire, commandé par le capitaine Pierre DUCRABON,  a été jaugé à 480 Tx par le sieur SIMONIN à Bayonne le 13 mai 1750.

Dans une lettre au ministre du 9 août 1750 PRÉVOST lui écrit que les recrues amenées par le navire Madame Infante Victoire ont débarquées à Louisbourg le 30 juillet dernier. On a incorporé 161 hommes dans les 24 compagnies, 5 sont morts en mer soit en tout 166 embarqués à Bayonne. « Il étoit tems que ces soldats prissent terre, car les maladies commencoient à s’en emparer ». Il a été obligé pour précipiter le départ du navire pour Québec, qui s’est fait le 7 août, de mettre 48 de ces soldats à l’hôpital de Louisbourg. Lorsqu’ils seront rétablis, ce dont doute les chirurgiens, il trouvera un moyen de les y envoyer. Monsieur Des HERBIERS écrit au ministre le 6 août que les hommes de recrue du vaisseau la Victoire de Bayonne viennent de toutes les nations. La plupart se plaignent d’avoir été surpris par les officiers. Ils sont dénués du minimum nécessaire, n’ayant qu’un hamac et une couverture. On leur a même fait pendant la traversée des culottes avec les sacs du vaisseau. L’un d’entre eux est « marqué de la fleur de Lis ». Il l’envoie à Québec et le gouverneur jugera à propos quoi faire avec lui. Il envoie aussi sur ce navire six soldats de la garnison de Louisbourg qui lui sont « suspects ». La plupart ont des métiers inutiles à Louisbourg mais néanmoins nécessaires à Québec où ils ont même demandé d’aller. Ils seront remplacés par des soldats hospitalisés.

Il y a aussi à bord les sieurs de JOUBERT et de CAISSEMENT, qui sont sur la liste du commissaire de Bayonne en qualité de capitaine. Ils ont chacun une lettre de M. d’ARGENSON indiquant que le roi leur a accordé une compagnie dans les troupes de l’Île Royale. Des HERBIERS lui demande ses intentions avant de faire quoi que se soit.

M. de Saint-Laurent, lieutenant de la garnison de Québec, et un des quatre officiers embarqués sur ce navire, arrivés le 20 août annoncent à BIGOT la nouvelle que l’Infante Victoire de Bayonne est à l’Île-aux-Coudres. Ce lieutenant avait reçu des ordres le 13 janvier précédent le chargeant de travailler à la levée de soldats nécessaires aux troupes du Canada.

Des fonds à remettre en 1750 s’élèvent à 50 790LT 15S 11D tant pour le prix des fers et goudrons envoyés à Brest par l’Infante Victoire que pour les dépenses faites par la frégate l’Anglezea pendant son séjour à Québec.

L’équipage du vaisseau du roi l'Orignal passe sur l'Infante Victoire.

Signalements de Bertran DUBROU, soldat de recrue déserteur, arrivé sur le navire Madame Infante Victoire. Natif de Bezaudun, âgé de 40 ans ou environ, taille quatre pieds neuf pouces, cheveux noirs, visage rond, le nez long, les sourcils noirs, les épaules et les jambes bien faits, la bouche petite, les yeux noirs, tuilier de sa profession, fils de Simon DURBROU et de Jeanne DUCANE, les deux morts. Et de Dominique GELOUX dit Geloux, soldat de recrue déserteur, arrivé sur le navire Madame Infante Victoire. Deux signalements différents avec quelques contradictions : natif de Bezaudun juridiction de Dax, âgé de 25 ou 28 ans, charpentier de profession, taille quatre pieds dix pouces et demi ou cinq pieds et un pouce, cheveux noirs ou bruns, sourcils noirs ou bruns, la barbe châtain brun, les yeux bruns et enfoncés, le nez petit médiocre, petit front un peu ridé, visage un peu long et rouge, les joues creuses, balafré de la petite vérole, bouche petite, épaules larges, jambes bien faites, pieds petits yeux châtains, fils de Jean GELOUX et de Jeanne DECASSE, tous deux morts, marié à Besauden, a laissé sa femme et trois enfants, engagé volontairement le 17 avril 1750 dans les Compagnies franches de la marine.

Du 23 au 26 octobre se déroule à Québec le procès de Dominique GELOUX dit Geloux, d’Antoine BARRE et de Bertrand DUPROU. Le premier témoin est Simon CLAPIE dit Laimable, sergent de la compagnie de Lanaudière, âgé de 23 ans, natif de Van diocèse d’Uzès, catholique, embarqué avec les recrues à Bayonne sur l’Infante Victoire. Il a livré au dit GELOUX à Bayonne des souliers, guêtres, chemises, gillet et chapeau. Le second témoin est Jean CARDOT dit Cardot, sergent de la compagnie de Laveranderie, âgé de 27 ans, natif de Hongrie, catholique, embarqué avec les recrues à Bayonne sur l’Infante Victoire. Il nie s’être engagé comme soldat ayant laissé femme et enfant qui ont grand besoin de son secours. Faux-saunier il a été arrêté par des employés pour un minot de sel qu’il portait près de Dax. Il a été envoyé à la prison de Dax. On l’en a sorti sans passer devant un commissaire et conduit par deux archers à une barque avec les nommés Bertrand DUBROU et Antoine BARRÉ et mené ensemble liés et garottés à Bayonne et mis à la Citadelle où il est resté huit ou dix jours. Il en est sorti sans passer devant un commissaire et conduit avec les autres à bord de l’Infante Victoire. À bord du navire il a servi à la cuisine avec le coq qui lui a dit qu’en tant que faux-saunier il était libre en ce pays qui était sa prison. Il a marché de paroisse en paroisse jusqu’à Chambly vivant de son métier. L’accusé dit ne pas s’être rendu par lui-même à Montréal, mais qu’il y a été conduit par Sans Quartier avec qui il était engagé à Chambly et il l’a conduit chez M. de Longueuil où il a été arrêté. Le 26 octobre le Conseil absout les accusés.


Soldats et recrues embarqués à Bayonne sur le navire Madame Infante Victoire :
Joseph CORAN dit Dauphiné; Domingo HAROSTEGNY; François ORTEGA dit Petit;

Sources : http://www.sgq.qc.ca/

NNCC : 163

ANC, C11A 96 fol. 5-6, 119 fol. 372, F1A 37 fol. 68; ANM, 4JJ 12

SGQ

Web : ACF : ADPA, B8853 et ANOM, COL C11A 95/fol.296-316 et 398-399 et 96/fol.5-9 et 127-127v et 116/fol.367-368 et C11B 29/fol.29-32v

2725  

M. Des HERBIERS écrit au ministre le 6 août 1750 que le vaisseau du roi le Prothée, commandé par M. de BLÉNAC, est arrivé le 30 juillet dernier. Quant à l’Amphion, séparé du premier pendant quelques jours, il est arrivé le 1er août. lui a apporté la lettre du ministre datée du 9 mai dernier et la lettre du roi. La lettre du ministre mentionne la mission des vaisseaux du roi. Ils ont croisé quinze jours sur le Grand Banc et « il convient qu’ils y retournent, quoi qu’ils n’y ayent rien appris contraire au bon ordre et à la tranquilité de la pêche ». Dès l’arrivée des deux navires à Louisbourg M. PREVOST a pourvu à leurs besoins parant au bois et aux facilités nécessaires pour faire de l’eau, de même qu’au logement des malades à terre et aux rafraîchissements facilitant ainsi leur départ prévu dans quelques jours. En attendant ils examinent avec M. de BLÉNAC, d’après les ordres du ministre, s’il ne serait pas à propos d’établir « sa croisière dans un autre parage » ce qu’il ne croît pas possible avec de si gros vaisseaux et dans une saison aussi avancée. Le départ du navire doit se faire le 28 ou 29 août (lettre de PRÉVOST du 27 août 1750) puisque son équipage s’est bien rétabli. Le Prothée et l’Amphion ont appareillé de Louisbourg le 31 août pour aller sur le Grand Banc. Par crainte que le scorbut n’attaque encore les équipages PRÉVOST (lettre du 1er septembre) leur a procuré des bestiaux en vie pour les rafraîchir. Il mentionne au ministre un différent entre l’écrivain principal M. de SENAC, monté à bord des navires, et le capitaine M. de BLÉNAC.

Les deux vaisseaux du roi ont amené un « reste » de l’équipage du vaisseau l’Orignal, quelques effets, caisses d’armes et canons de calibre de 24 et 12 pour ce vaisseau. Dans une lettre au ministre du 9 août 1750 PRÉVOST lui écrit qu’il a fait chargé par ordre de M. BIGOT ces canons sur le navire Madame Infante Victoire. L’équipage de l’Orignal lui a été réparti sur un brigandin et un bâteau, expédiés il y a trois jours (6 août).

Web : ACF : ANOM, COL C11B 29/fol.6-7 et 89-91v et 96-97 et 98-99

2726 

Passagers arrivée :

- PRÉVOST de la Croix, …

L’Amphion, séparé du Prothée quelques jours, est arrivé le 1er août à Louisbourg. Le départ du navire doit se faire le 28 ou 29 août puisque son équipage s’est bien rétabli. Il y avait à bord PRÉVOST de La Croix, frère de l’ordonnateur au ministre de Louisbourg, embarqué à Brest pour Louisbourg. Son frère remercie le ministre d’avoir offert à son frère un poste à Louisbourg. (lettres de PRÉVOST du 27 août 1750)

idem

2727   

Dans une lettre au ministre du 9 août 1750 PRÉVOST lui écrit que l’équipage de l’Orignal a été réparti sur un brigandin et un bâteau, expédiés il y a trois jours (6 août). BIGOT mentionne le 20 suivant que ces deux bâtiments sont en rivière. Heureusement car le lancement du vaisseau est prévu le 1er ou 2 septembre prochain.

Web : ACF : ANOM, COL COL C11A 96/fol.5-9 et C11B 29/fol.6-7 et 89-91v

2728   

idem

idem

2729   

Le navire le Tourneur venant de Rochefort, chargé en partie pour le compte du roi, est en rivière, écrit BIGOT au ministre le 20 août. Le navire transporte des lards pour les troupes. Ils seront amenés aux postes de la rivière Saint-Jean et de Chedaïk.

Web : ACF : ANOM, COL COL C11A 96/fol.5-9 et 63-68v

2730

Passagers arrivée :

- CHOISEUL (de), …

- FRANQUET, …

Passagers départ :

- DUHAGET, …

- GAULTIER dit Saint-Crespin, Jean

- LAFOND dit Tourville, Jean

- MENAGER dit Bauséjour, Zacharie

- PÉAN, Michel-Jean-Hughes

Le vaisseau du roi la frégate la Mutine est entré dans le port de Louisbourg depuis quelques jours écrit PRÉVOST au ministre le 27 août. M. de CHOISEUL a remis dans la caisse les 250 milliers de livres dont il était chargé. Il pourra ainsi payer les appointements et la solde des troupes. L’ingénieur M. FRANQUET est aussi à bord. Il vient faire des observations sur les fortifications.

Le 26 septembre PRÉVOST écrit au ministre que Des HERBIERS a accordé un congé à M. DUHAGET, et il lui procurera un passage sur la Mutine. Il est fort incommodé et doit passer en France. En effet il ne peut guérir de la blessure qu’il a reçu au Port de Toulouse et doit marcher à l’aide d’un bâton. PRÉVOST a souvent été témoin de ses accidents.

Le 14 octobre PRÉVOST écrit au ministre que l’écrivain principal M. PÉAN, débarqué à Louisbourg de l’Anglesia à cause d’une indisposition qui n’eut pas de suite, est maintenant en état de s’embarquer pour se rendre à son département. Il lui a procuré un passage sur la frégate la Mutine. Il a aussi fait embarquer sur la même frégate les soldats suivants condamnés à servir sur les galères du roi : Zacarie MENAGER dit Bauséjour, Jean LAFOND dit Tourville et Jean GAULTIER dit Saint-Crespin. Il adresse les sentences à M. HOCQUART à Brest.

Web : ACF : ANOM, COL C11B 29/fol.96-97 et 104-105 et 116-117

2731   

Le Chariot Royal, arrivé à Louisbourg le 24 août, a commencé son déchargement le 26 suivant mais un coup de vent du nord l’a suspendu, de même que celui du navire la Henriette de Rochefort. Lorsque ce sera fait le navire sera renvoyé à la Martinique. Le navire est commandé par M. de CORADIN qui a rencontré un navire marchand sur le Grand Banc. Celui-ci lui a dit avoir parlé à la frégate du roi la Diane le 13 ou 14 août, elle s’en allait dans le golfe Saint-Laurent en direction de Québec. PRÉVOST mentionne dans une lettre le 25 octobre qu’il a fait charger à bord un mortier de fonte du calibre de 9 pouces hors service pour le renvoyer à Rochefort et continue-t’il, cette flûte est prête à appareiller pour la Martinique demain matin (le 26 octobre). La dépense qu’elle a faite pendant son séjour au port de Louisbourg se monte à 9 198LT 12S.

Des HERBIERS écrit le 18 septembre et PRÉVOST le 27 suivant que l’on s’affaire à décharger le Chariot Royal. Les affûts sont à terre, ceux de fabrication anglaise sont parfaitement bien faits et très bons. Il s’en faut bien que ceux de France ne soient de même.

Web : ACF : ANOM, COL C11B 29/fol.33-35 et 92-95 et 96-97 et 106-109v et 128-129

2732   

Le 27 septembre PRÉVOST écrit au ministre qu’il a fait un remplacement de matelots de la frégate la Mutine avec une partie du navire la Ludic de La Rochelle. Ce navire a fait naufrage sur les banquereaux * en venant à Louisbourg. Tout le monde a pu se sauver sur des goéletes anglaises qui pêchaient et ceux qui n’ont pu venir à Louisbourg ont été mené à Boston avec le capitaine qui a suivi quelques effets sauvés par les Anglais.

Web : ACF : ANOM, COL C11B 29/fol.106-109v

2733   

Le navire la Henriette de Rochefort, arrivé à Louisbourg quelques jours avant le 27 août, doit suspendre son déchargement après un coup de vent du nord.

Web : ACF : ANOM, COL C11B 29/fol.96-97

2734

 

Jean-Isaac THOURON arme le navire et signe à La Rochelle le 16 mai 1750 pour l'envoyer à Québec.

NNCC : 149

ADCM, B 251, 16/05/1750

2735

 

Denis GOGUET, propriétaire et armateur du navire, signe à La Rochelle le 16 mai 1750 pour l'envoyer à Québec.

NNCC : 186

ADCM, B 251, 16/05/1750

2736

Passagers arrivée :

- BAPTISTE, Jean

- MARTON ou MARTOU, François

- PILARD, Joseph

Engagements pour trois ans à Jean-Baptiste SOUMBRUN, négociant de La Rochelle, armateur du Lys, capitaine La GARENNE-CHAPELAIN au nom des Ursulines de Québec (Desbarres, notaire de La Rochelle) :

- (579) 14 mai - Jean BAPTISTE , 16 ans ou environ, taillandier, de La Rochelle, aller seulement à 50L par an. Il ne sait pas signer.

- (580 19 mai - Joseph PILARD, 28 ans ou environ, garçon cloutier, de Montmoreau, Angoumois à 300 livres de brut pour les trois ans. Il ne sait pas signer.

- (581) François MARTON ou MARTOU, 22 ans ou environ, cloutier, du bourg en Forest, près de Saint-Étienne à 300 livres de brut pour les trois ans. (La Forêt, hameau de la commne de Saint-Étienne, canton de Chaudon (Loire)). Il ne sait pas signer.

RHAF, 14 : 435
Desbarres 1750, 17/05 et 19/05 (LR)

Web : ACF : ADCM, 3 E art. 622

2737

Passagers départ :

- HIRIARD dit Haspard, Jean

Pierre BOUDET appose sa signature à La Rochelle le 19 mai 1750 pour envoyer le navire à Québec.

PRÉVOST écrit le 26 décembre qu’il a accordé son congé absolu au soldat Jean HIRIARD dit Haspard. Il a été tiré des prisons de Bayonne où il était détenu pour folie. Il a été si souvent attaqué pendant la traversée qu’on l’a presque toujours mis aux fers. De même depuis qu’il est incorporé on a usé de la même précaution, il ne pouvait donc faire le service ce qui l’a déterminé à le renvoyer. Il a été embarqué sur le brigandin la Nereyde, commandé par le capitaine LeCLERC, qui doit le remettre entre les mains de M. ROSTAN à Bordeaux.

NNCC : 175

ADCM, B 251, 19/05/1750

Web : ACF : ANOM, COL C11B 29/fol.188-189v

2738

 

Chargé de tuiles, d'eau-de-vie, etc. à Nantes, le navire prend la mer à Paimboeuf le 16 avril 1750 mais à cause des vents il dérive jusqu'à Bordeaux d'où il repart au début de juin.

NNCC : 154

ADG, 6 B 1394, 20/05/1750

2739

 

Pierre DEPÉ arme son navire, le Saint-Pierre de Bordeaux, commandé par le capitaine Alexandre DEHATAR, et signe à Bordeaux le 21 mai 1750 pour l’envoyer à Québec. Le capitaine a signé Alexandre DEHATAR. D’après Bosher (1) le capitaine s’appelle Alexandre de RATAS de Lené.

NNCC : 202 (1)

ADG, 6 B 99* fol. 142; Mansset 1750, 02/06 (Bx)

Web : ACF : ADG, 6B 99 142v

2740

Passagers arrivée :

- six engagés

Le propriétaire Jean MEDOUS fait un emprunt de 15 000L à la grosse aventure au taux de 25 %. Il signe à Bordeaux le 1er juin 1750 pour envoyer le navire, la Sainte-Catherine de Bordeaux, commandé par le capitaine Olivier CHABOISSEAU, à Québec. Il est chargé de marchandises envoyées par Antoine GROC de Bordeaux à Tourton  de CLAIREFONTAINE de Québec. Il y a à bord six engagés. Le capitaine a signé.

NNCC : 193

ADG, 6 B 99* fol. 14; Rauzan 1754, 03/05 (Bx); Lavau 1750, 15/05 (Bx)

2741

Passagers arrivée :

- GUÉRIN, François

- OUELLE ou ORELLE, Pierre

- ROBIN, François

Engagements pour trois ans à 300 livres de sucre brut au sieur Gauthier ARCHER, capitaine de l’Espérance, 160 Tx (Desbarres, notaire de La Rochelle) :

- (584) 25 mai - François ROBIN, 18 ans ou environ, cloutier, de Ligonnes, près de Saint-Maixent, paie 12S de droit de contrôle, il ne sait pas signer. (hameau de la commune de Busseau, dans les Deux Sèvres. Saint Maixent de Beugué, ou de Saint Maixent l'Ecole)

- (585) François GUÉRIN, 24 ans ou environ, garçon cordonnier, de la ville de Languè, paroisse Saint-Denis, Marche, il sait signer. (Ville Langy dans la Nièvre ? ou Villelange, autrefois hameau du Puy de Dôme, commune Villosanges ? Ou encore Villelongue, Puy de Dôme, autrefois bourg rattaché à la commune de Bromont ?)

- (586) 3 juin - Pierre OUELLE ou ORELLE, 24 ans ou environ, garçon perruquier, du bourg de Talmon, Bourgogne, il sait signer.

Le 5 juin 1750 André LAPOINTE (fils de Simon) signe à La Rochelle pour envoyer le navire à Québec.

NNCC : 154

ADCM, B 251, 05/06/1750

RHAF, 14 : 436
Desbarres 1750, 08/05 (LR)

Web : ACF : ADCM, 3 E art. 622

2742 

Passagers arrivée :

- quatre engagés

Alexis et Pierre DUBERGIER de Bordeaux signent le 27 mai 1750 pour envoyer le navire, le Mars de Dieppe, commandé par le capitaine Jean FOLLIN, à Louisbourg. Il y a à bord quatre engagés. Le capitaine a signé.

Web : ACF : ADG, 6B 99 143

2743 

Passagers arrivée :

- six engagés

Jean LAFORE de Bordeaux signe le 3 jun 1750 pour envoyer le navire le Favori de Dunkerque, commandé par le capitaine Jean-Baptiste LECOCK, à l’Île Royale. Il y a à bord six engagés.

Web : ACF : ADG, 6B 99 144v

2744

Passagers arrivée :

- BARTCH, Dominique

- DIEZ dit Lagrenade, Joseph

- SCHINDLER, Jean-Christian

Jean LAFORE signe à Bordeaux le 6 juin 1750 pour envoyer le navire, le Saint-Florentin de Bordeaux, commandé par le capitaine Pierre HIRIGOYEN, à Québec. Le capitaine a signé de même que le capitaine Jean-Baptiste LECOCK. Deux passagers Dominique BARSH, âgé de 28 ans, natif de Danzick, et Jean Christian SCHINDLER, âgé de 25 ans, natif de Saxe, taille haute, entendant et parlant la langue française et sont anciens catholiques lesquels désirent s’embarquer sur ce navire le 8 juin pour aller à Québec pour affaires. Ils savent signer.

Soldats et recrues embarqués à Bordeaux sur le navire le Saint-Florentin :

Joseph DIEZ dit Lagrenade;

Sources : http://www.sgq.qc.ca/

MSGCF, 37 : 50

ADG, 6 B, vol. 51, fol. 8

NNCC : 194

ADG, 6 B 99* fol. 145

SGQ

Web : ACF : ADG, 6B  51 8 et 99 145

2745

Passagers arrivée :

- quatre soldats anglais déserteurs
- un homme
- sept enfants
- quatre femmes acadiennes

Le bâteau le London est envoyé par BIGOT à Chedaïk pour y porter des provisions aux troupes et en même temps des munitions, marchandises et vivres aux réfugiés Acadiens et Indiens. L’abbé Le LOUTRE à Chedaïk mentionne à La Jonquière qu’il a fait partir le London le 16 août pour son retour à Québec. La Jonquière craint qu’il n’ait été pris par une frégate anglaise de 24 canons et un bâteau qui croisent de l’Île Saint-Jean jusqu’à Tamigouche. En effet une lettre écrite par Le LOUTRE à BIGOT, envoyée sur ce bâteau, a été portée à Chignectou (chez les Anglais) et malheureusement il avait joint à celle-ci les factures des armes et munitions de guerre que l’on venait de lui envoyer. D’autres sources indiquent qu’à la fin du mois d’août le bâteau a été capturé par les Anglais entre la côte du Canada et l’île Saint-Jean. Il a été ensuite conduit à Chibouctou où il a été confisqué. Il y avait sur ce bâteau quatre soldats anglais déserteurs, un homme, sept enfants et quatre femmes acadiennes allant rejoindre leur mari à l’Île Saint-Jean. Les Anglais, continue-t’il, ne manqueront pas de dire que ce bâteau a été pris en flangrant délit. Qu’il a favorisé l’évasion de leurs déserteurs et des Acadiens et qu’il a servi à transporter des armes et munitions de guerre pour leur faire la guerre. Il estime qu’ils sont néanmoins dans leur tort en ayant arrêter un bâteau muni d’un passeport de France et qu’ils ont violé les droits des gens et les traîtés. Ils n’auront aucune difficulté à obtenir sa restitution. Pour accentuer la pression La Jonquière demande à Des HERBIERS de s’emparer du premier navire sortant de Chignectou allant à Louisbourg, de ne pas le lâcher et d’en informer CORNWALLIS.

Web : ACF : ANOM, COL C11A 93/fol.199-202v et 95/fol.267-273 et C11B 29/fol.62-63v

2746

Un des propriétaires du navire, la Parfaite Union, JACQUELIN devait recevoir la cargaison à Québec appartenant en partie à Jean GOUËLLAIN, de Rouen. Les autres propriétaires du navire étaient HAVY et LEFEBVRE.

Le 30 décembre 1750 une sommation (notaire Desbarres, La Rochelle) faite par le négociant Joseph PASCAUD au sieur THALVA ou TALVA, maître de la barque la Société, trouvé à La Rochelle sur la grande rive paroisse Saint-Sauveur, de se présenter au magasin de PASCAUD, situé grande rue paroisse Saint-Jean-du-Perot, afin d’assister au procès-verbal des pelleteries, qui après avoir été renversées dans la dite barque, s’en sont trouvées avariées. Les pelleteries avaient été expédiées de Québec sur le navire la Parfaite Union, commandé par DURAND. Le dit THALVA n’a pas voulu se présenter au procès-verbal disant que ce n’était pas de sa faute si les pelleteries étaient avariées et n’a pas voulu signer.

NNCC : 179

ANC, C8B21

Web : ACF : ADCM, 3 E art. 622

2747

Passagers arrivée :

- CADILLON, Antoine

- VESSIÈRE, Jean

Engagements pour trois ans à 300 livres brut pour Louisbourg à Jean TERRIER (le clerc inscrit LeTerrier mais il signe Terrier), capitaine du bâteau la Marie Magdeleine, 60 Tx (Desbarres, notaire à la Rochelle) :

- 20 juin - Jean VESSIÈRE, 45 ans ou environ, natif de Bordeaux, garçon poullieur **. Il ne sait pas signer.

- Anthoine CADILLON, 35 ans ou environ, natif de Bordeaux. Il ne sait pas signer.

Web : ACF : ADCM, 3 E art. 622

2748

 

Henri BREVET arme le navire et signe à la Rochelle le 22 juin 1750 pour l'envoyer à Québec.

NNCC : 171, 172

ADCM, B 251, 22/06/1750; PRO, HCA 32 : 219

2749

 

Le propriétaire Pierre MOREL, qui arme le navire, signe à La Rochelle le 22 juin 1750 pour l’envoyer à Québec.

NNCC : 203

ADCM, B 251, 22/06/1750

2750

 

Un navire marchand qui a rencontré sur le Grand Banc le Chariot Royal, commandé par M. de CORANDIN, lui a dit avoir parlé à la frégate du roi la Diane le 13 ou 14 août, elle s’en allait dans le golfe Saint-Laurent en direction de Québec. (lettre de PRÉVOST du 27 août 1750) Elle arrive à Québec en même temps queles navires le Joseph et la Catin. Il y a à bord du navire quatre ânesses et deux baudets.

Des fonds à remettre en 1750 pour les dépenses faites par la frégate la Diane se montent à 1834LT 2S 6D. Le 30 octobre 1750 état des lettres de change premières et secondes, tirées sur M. le munitionnaire général des vivres de la Marine par Jacques IMBERT, trésorier de la Marine en Canada, pour vivres et rafraîchissements fournis aux équipages des vaisseaux du roi pendant leur séjour en la rade du port de Québec la présente année, lesdites lettres datées du 10 octobre 1750 et payables au 15 février 1751 : la frégate la Diane : lettres payables à Des Granges, 1. 3 000LT, 2. 3 000LT, 3. 735LT 6S 8D, total : 6 735LT 6S 8D.

La frégate la Diane quitte Québec le 5 octobre. Trente hommes de troupes des navires le Joseph et la Catin sont passés à son bord.

NNCC : 151

ADG, 6 B 1470, 28/11/1750

Web : ACF : ANOM, COL C11A 96/fol.127-127v et 116/fol.367-368 et C11B 29/fol.92-95

2751

Membres d’équipage :

- NICOU, François

Le navire part de Nantes pour Québec le 30 juin 1750 pour son propriétaire PLUMARD de Rieux. Le navire le Joseph arrive à Québec avec la Catin en même temps que la frégate Diane. Ces deux navires transporte 480 hommes de troupes dont 30 passeront sur la frégate. (lettre de La Jonquière et BIGOT du 1er novembre 1750)

François BIGOT le loue pour le transport de 230 hommes envoyés par le gouverneur La Jonquière à Chedaïk. Le chevalier de La Corne en demandait 400. Mais le mauvais temps a empêché de charger le navire à temps. On prend alors le parti de le désarmer et de transférer tout ce qu’il portait sur deux petits bâtiments. Ils transporteront 70 hommes dont 50 soldats. D’autres seront envoyés au printemps. Le capitaine du navire sera dédommager écrit BIGOT le 24 octobre.

Le contremaître François NICOU du navire le Saint-Joseph de Nantes, commandé par le capitaine FONTAINE, est inhumé le 5 novembre 1750 à Saint-Laurent de l’île d’Orléans.

DGFC, 6 : 147

NNCC : 198

ANC, C11 A 95 fol., 361, 96 fol. 77

Web : ACF : ANOM, COL C11A 95/fol.116-116v et 96/fol.77-77v

2752

Passagers arrivée :

- CORBIER (de), …

- HÉLÈNE dit Lajeunesse, Pierre Louis

- JADEAU ou JADOT, Louis

- LAGNIER, Thomas

- PHILIPPE, Martial François

- VASSAN (de), …

- VILLARD, …

- 480 soldats avec la Catin

Le navire la Catin arrive à Québec avec le Joseph en même temps que la frégate Diane. Ces deux navires transporte 480 hommes de troupes dont 30 passeront sur la frégate.

Du 13 au 18 septembre 1750 a lieu à Québec le procès du caporal de recrue François Martial PHILIPPE, embarqué à Bellisle (Bretagne) sur la Catin, accusé du crime de révolte. Il aurait pris au collet le sergent Louis JADEAU ou JADOT. Le 13 le Conseil a reçu la plainte de Louis JADEAU, reçu sergent au Port-Louis, contre le dit caporal. Ayant voulu arrêter le caporal « qui lui parloit mal et tenoit de mauvais discours de ses officiers » en présence de deux officiers du même détachement MM. DeVASSAN et DeCORBIER, il le prit au collet et se plaignit à M. DeVASSAN qui le mit aux fers. Le premier témoin M. DeCORBIER, enseigne en pied d’une compagnie de la garnison de Québec embarqué sur le vaisseau pour y contenir le dit détachement, a déclaré que le caporal s’est plaint que l’on avait pris de leurs vivres pour donner aux officiers et que JADEAU ayant voulu lui en imposer le caporal l’a prit au collet. Le deuxième témoin M. DeVASSAN, enseigne du détachement de la marine au Canada, embarqué sur le vaisseau pour y contenir le dit détachement, a déclaré la même chose. Le troisième témoin Thomas LAGNIER, sergent du dit détachement, a déclaré être arrivé lorsque le sergent tenait le caporal et l’avoir alors aidé à lui mettre les fers après qu’on lui ai dit ce qu’il avait fait.

Interrogé l’accusé a dit avoir vu JADEAU, comme sergent à Bellisle mais qu’il avait été cassé (démis) et ne sait pas s’il a été remis depuis et ne le reconnaissait donc pas comme sergent. Il a déclaré ne pas lui avoir dit que les officiers ont pris leurs viandes. Monté sur le gaillard pour recevoir comme tous les autres chefs de plats la viande fraîche il se serait plaint au sergent de ce que le nommé Lajeunesse ne recevait qu’un quarteron de viande alors que le roi en donnait une demie livre. Le sergent lui aurait dit de se taire. Le caporal en a rajouté en disant qu’il avait droit à son dû et c’est alors que le sergent l’aurait frappé à l’estomac. Il s’est alors agrippé à son collet pour éviter de tombé par terre. Lorsque le Conseil lui demanda s’il avait quelle chose à dire pour sa justification. Il dit non « sinon que leur pain leur avoit été continuellement volé ».

Un quatrième témoin M. BENOIST, qui n’était pas sur ce navire, a déclaré avoir vu JADEAU remis sergent à Bellisle par M. VILLARD, major de la recrue, après que le détachement ait été pris en revue. Un cinquième témoin Pierre Louis HÉLÈNE dit Lajeunesse, sergent, a déclaré avoir vu le caporal dire au sergent qu’on ne lui donnait que des os au lieu de viande. Le sergent lui aurait dit de se taire, ce que le caporal refusa, sinon il le ferait mettre aux fers. Sur le point de s’exécuter c’est alors que le caporal le prit au collet.

Le 18 septembre le Conseil de guerre a condamné l’accusé à être aujourd’hui conduit sur la Place d’Armes à l’heure de la garde montante les troupes assemblées à cet effet pour y être passé par les verges *** cinq fois aller et venir. L’accusé François Martial PHILIPPE, 24 ans, est natif de Béthune en Artois, évêché d’Arras, perruquier et de religion catholique. Il a été engagé comme soldat à Paris par M. DORGEBRÉ, recruteur. Il a passé en revue à Bellisle devant le marquis de Brezé.

Web : ACF : ANOM, COL C11A 95/fol.116-116v et 222-236v

2753

Membres d'équipage :
-TAILLARD, François-Marie

Passagers arrivée :

- 480 soldats avec le Joseph

Les deux vaisseaux du roi, le Prothée et l’Amphion, ont amené un « reste » de l’équipage du vaisseau l’Orignal, quelques effets, caisses d’armes et canons de calibre de 24 et 12 pour ce vaisseau. Dans une lettre au ministre du 9 août 1750 PRÉVOST lui écrit qu’il a fait chargé par ordre de M. BIGOT ces canons sur le navire Madame Infante Victoire. L’équipage de l’Orignal lui a été reparti sur un brigandin et un bâteau, expédiés il y a trois jours (6 août).

 

Membre d’équipage de l’Orignal hospitalisé à l’Hôtel-Dieu de Québec en 1750 :

- François-Marie TAILLARD, 19 ans, de St-Brieuc, pilote, hospitalisé le 31 juillet pour cinq jours.

Le vaisseau du roi est perdu lors de son lancement au Cap Diamant le 2 septembre 1750.

Le 30 octobre 1750 état des lettres de change premières et secondes, tirées sur M. le munitionnaire général des vivres de la Marine par Jacques IMBERT, trésorier de la Marine en Canada, pour vivres et rafraîchissements fournis aux équipages des vaisseaux du roi pendant leur séjour en la rade du port de Québec la présente année, lesdites lettres datées du 10 octobre 1750 et payables au 15 février 1751 : le vaisseau du roi l'Orignal (son équipage passe sur l'Infante Victoire) : lettres payables à DESCHENAUX, 1. 3 394LT 3S, 2. 6 000LT, BRASSARD, 3. 600LT, 4. 3 300LT, 5. 2 100LT et LANDREAU, 6. 1000LT, 7. 1000LT, 8. 1000LT, 9. 1000LT, 10. 2 000LT, 11. 2 000LT, 12. 2 202LT 6S, total 25 596LT 9S. Dans une note en 1750 on mentionne que les canons embarqués pour la première batterie du vaisseau l’Orignal doivent rester à Québec ainsi que les boulets.

DBBNF : 151

RJ, 69 : 235, 304, note 64.

Web : ACF : ANOM, COL C11A 96/fol.5-9 et 116/fol.367-368 et C11B 29/fol.89-91v

2754

Passagers arrivée :

- DUFRESNE, …

- JONHUSTON, …

- MONTALAMBERT, …

- TRION (de), …

- soldats de recrue

L’Iphigénie est arrivée à Louisbourg le 13 septembre après une traversée de 77 jours. Il y a à bord les sieurs DUFRESNE et MONTALAMBERT, capitaines et les sieurs de TRION, lieutenant et JONHUSTON, enseigne en pied. Le sieur De FRESNE, capitaine des Grenadiers du régiment de Bourbon, a reçu le 25 mai le commandement des troupes des colonies tant des officiers que des recrues rassemblés jusqu’à leur embarquement à la Citadelle de l’Île de Ré. La recrue arrivée sur ce navire est en très bonne état étant composée de jeunes gens, qui pourront s’acoutumer à la rigueur du climat. Il aurait été souhaîtable, écrit Des HERBIERS le 18 septembre, que celles venues précédemment aient été comme elle, ce qui serait un grand bien pour la colonie.

Le 27 septembre PRÉVOST mentionne que la traversée de ce navire, qui a chargé à Rochefort, a été des plus périlleuse « par les mauvais tems qui ont reigné à la mer depuis deux mois ». Tous les bâtiments qui arrivent ont souffert de très grosses avaries. Ce navire a été démâté de son mât d’artimon et de ses huniers et il a fait beaucoup d’eau. Il ne sait pas encore si sa cargaison en a souffert mais les officiers et les soldats débarqués sont en bonne santé.

Web : ACF : ANOM, COL C11B 29/fol.33-35 et 106-109v et COL D2C 2/fol.89  

2755

Goélette de Québec.

Web Fortier

2756

   

Nicolas PAILLET appose sa signature à La Rochelle.

NNCC : 209

ADCM, B 251, 257 fol. 153, 166, 178

2757

Membres d'équipage :
- VERDON, Jacques

Cette goélette est envoyée à la rivière Saint-Jean porter des secours aux troupes du roi. Elle est escortée par le brigandin le Saint-François. Ce dernier est attaqué le 16 octobre par la frégate anglaise l’Albany.

   

Jacques VERDON, 25 ans matelot sur l’Aimable Jeanne originaire de Saintes en Saintonge, est inhumé le 24 octobre 1750 à Québec.

DGFC, 7 : 438

Web : ACF : ANOM, COL C11A 93/fol.199-202v et C11B 29/fol.62-63v

2758  

Le brigandin le Saint-François, de 130 à 140 Tx, de 10 petits canons, commandé par De Vergor, avec un équipage de 70 hommes dont 32 soldats, est armé à Québec en septembre pour escorter une goélette l’Aimable Jeanne qui doit porter des secours nécessaires aux troupes du roi à la rivière Saint-Jean. Dans ses instructions au capitaine le gouverneur La Jonquière lui demande de ne rien entreprendre contre les bâtiments anglais. Il ne doit riposter sur un de ces navires que si les Anglais eux-mêmes commencent à tirer. Le 16 octobre le brigandin et la goélette  se trouvent à deux lieues à l’ouest des îles Scal (?)  lorsque vers les onze heures du matin une frégate anglaise qui vient par l’entravent, arrive tout d’un coup vent arrière sur lui, mettant toutes voiles dehors. Une demi heure après la frégate tire un coup de canon à balle dans l’arrière du brigandin et met son pavillon. Le capitaine Vergor fait mettre sur le champ la flamme et son pavillon et continuant toujours sa route lui tire un coup de canon. La frégate continue sa chasse et l’ayant atteint une demi heure plus tard à la portée d’un canon de 6 elle tire un second coup de canon et met la flamme. Peu après elle tire un troisième coup de canon dont le boulet traverse la moitié du petit hunier du brigandin qui fait alors ses préparatifs pour le combat. La frégate s’étant rapprochée lui tire quatre coups de canon à boulet. Le brigandin fait crier en français au commandant de la frégate qu’il est un bâtiment du roi de France. Pour toute réponse la frégate lui répond en français et en anglais qu’elle le coulerait bas et lui envoie toute sa volée de canon qui tue deux hommes. Le brigandin lui envoie à son tour sa volée de canon et mousquetterie. Le combat dure deux heures. Le brigandin est obligé de se rendre lorsqu’il se trouve sans son grand mât après qu’il ait été coupé, sans ses voiles et ses manœuvres et que plusieurs de ses hommes aient été tués ou blessés. Sa chaloupe étant hors d’usage le capitaine anglais envoie la sienne. Le capitaine du brigandin avec ses hommes d’équipage passent sur la frégate, seuls restent à bord les blessés. Le brigandin est remorqué par la frégate qui met les voiles immédiatement pour Chibouctou. Ils y arrivent le 19 octobre. Le lendemain CORNWALLIS fait chercher le capitaine Vergor. D’abord conduit et enfermé à clef une demi heure dans une chambre dans la maison du gouverneur, il lui dit qu’il était très fâché des événements et que le capitaine ROUS avait fait pendre beaucoup de monde. Il lui conta la conduite du capitaine anglais et celui-ci lui dit que si c’était vrai alors ROUS avait tort. Il réunit son conseil le lendemain et les deux parties ont alors comparu. Le capitaine anglais ne nia point avoir tiré le premier. Mais même après cinq ou six séances le conseil ne décida rien et CORNWALLIS, pour mettre le brigandin en état de reprendre la mer, fit couper un grand mât ainsi que fit racommoder ses voiles et les haubans et les autres choses nécessaires. C’est alors que le capitaine ROUS fait porter l’affaire devant l’Amirauté. Par lettre au gouverneur de l’Île Royale CORNWALLIS l’avise qu’il fait renvoyer à Louisbourg le capitaine Vergor et son équipage parce que l’Amirauté a prononcé la confiscation du brigandin pour avoir commercer dans une province anglaise. Le capitaine et son équipage sont ramenés à Louisbourg le 19 novembre par une goélette anglaise. De VERGOR passe en France rendre compte de sa conduite, des motifs de son combat, de sa prise et de sa confiscation. Il y remettra les pièces de son procès devant l’Amirauté de Halifax.

Web : ACF : ANOM, COL C11A 93/fol.199-202v et C11B 29/fol.62-63v

2759   

La frégate royale anglaise l’Albany, armé de 14 canons, 28 pierriers et 120 hommes d’équipage, est commandée par le capitaine John ROUS. Elle capture le brigandin le Saint-François.

Web : ACF : ANOM, COL C11A 93/fol.199-202v

2760 

Passagers arrivée :

- DUCHAMBON de Vergor, …

- équipage du Saint-François

Le navire le Gaspard, chargé à Rochefort, est arrivé à Louisbourg le 9 octobre après 73 jours de traversée. Il a essuyé beaucoup de mauvais temps. Le déchargement de la marchandise est en train de se faire, écrit PRÉVOST le 14 octobre. Elle semble en bon état à l’exception de quelques matelats endommagés par l’humidité et les rats, accidents communs dans tous les navires et oblige à un léger radoub avant la livraison de ces ustensiles.

Web : ACF : ANOM, COL C11B 29/fol.110-115v

2761 

Une « goélette anglaise » entre dans le port de Louisbourg le 19 novembre. Il amène de Halifax le capitaine de VERGOR du brigandin le Saint-François et son équipage, capturé par les Anglais.

Web : ACF : ANOM, COL C11B 29/fol.62-63v

2762 

PRÉVOST écrit le 14 octobre qu’il ne manque à venir que le navire le Saint-Esprit. Il apporte les derniers ordres du ministre et les vestes pour l’habillement des troupes. Les recrues ont reçu jusqu’ici les habits, les culottes, les bas, les chemises et les souliers. Le navire est entré dans le port de Louisbourg le 17 octobre au soir. PRÉVOST a reçu les dépêches du ministre.

Web : ACF : ANOM, COL C11B 29/fol.110-115v et 122-123

2763 

Passagers arrivée :

- quatre engagés

Le 21 septembre 1750 Bernard LESTOUNAT signe à Bordeaux pour envoyer le navire le Diligent de Bordeaux, commandé par le capitaine Saubat ROMAT, à Louisbourg. Il y a à bord quatre engagés.

Web : ACF : ADG, 6B 99 160

2764 

En 1750 le bâteau français l’Aimable Rose, commandé par le sieur ROSSIGNOL, allant de la Martinique à l’Île Royale, a été contraint par les mauvais temps de relâcher à Boston. Il a dû vendre une partie de sa marchandise de sirop et taffia pour payer le radoub nécessaire à son bâteau. Arrivé à Louisbourg le bâteau est pris par Des HERBIERS et PRÉVOST qui en rendent compte devant le Conseil de la Marine. Ayant vérifié sur sa déclaration que le capitaine avait vendu au-delà de qu’il fallait pour payer cette dépense et que par conséquent il avait fait le commerce étranger, son bâteau avec sa marchandise sont alors saisi et confisqué par le Conseil. Puis le capitaine est déclaré incapable de naviguer et condamné à une amende de 600LT. Se basant sur des précédents survenus en 1732 dont celui du bâteau anglais la Suzanne, Des HERBIERS et PRÉVOST demandent au Conseil une portion de cette prise ainsi que celle de la goélette anglaise le Yorck. Mais les officiers n’ont pas crû devoir le faire. Ils s’adresseront alors au ministre. D’après Des HERBIERS et PRÉVOST et les officiers de l’Amirauté l’objet de ces prises a peu de valeur : le produit du bâteau français vaut 4 000LT et celui de la goélete anglaise 1009 quintaux de morue.

Web : ACF : ANOM, COL C11C 15/no254/2p.

2765 

La goélette anglaise le Yorck est allée dans le port de Gabarrus où il n’y a pas de garnison. Son capitaine a proposé aux habitants de leur vendre de la morue. Mais avertis par les officiers de l’Amirauté de l’Île Royale d’arrêter tout étranger qui viendrait dans ce port ils l’ont fait et l’ont amené à Louisbourg. L’instruction est ordonné et la goélette saisie sur leurs déclarations que Des HERBIERS et PRÉVOST rendent compte devant le Conseil de la Marine. Ces derniers demandent au Conseil une portion de cette prise ainsi que celle du bâteau française l’Aimable Rose. Mais les officiers n’ont pas crû devoir le faire. Ils s’adresseront alors au ministre. D’après Des HERBIERS et PRÉVOST et les officiers de l’Amirauté l’objet de ces prises a peu de valeur : le produit du bâteau français vaut 4 000LT et celui de la goélete anglaise 1009 quintaux de morue. 

idem

     autres engagés de 1750                                         autres émigrants de 1750                              autres soldats de 1750

                                                                                    

* BANQUEREAU (ban-ke-rô) s. m. Terme de marine. Petit banc de sable. ÉTYMOLOGIE : Diminutif de banc.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE : BANQUEREAU. Ajoutez :  HAUTEFEUILLE, Code de la pêche maritime, p. 28: Le grand banc de Terre-Neuve et les banquereaux environnants
     extr. du Progrès de Fécamp, dans Journ. offic. 21 sept. 1872, p. 6118, 3e col.: Le trois-mâts Rubens, de Fécamp, est arrivé samedi à Bordeaux avec 100 000 morues du Grand-Banc et du banquereau.

                    Sources : Émile Littré, Dictionnaire de la langue française (1872-1877) in http://colet.uchicago.edu/cgi-bin/dico1look.pl?strippedhw=banquereau

** POULIEUR (pou-li-eur) s. m. Ouvrier qui fabrique des poulies ; marchand qui en vend.

                   Sources : Émile Littré, Dictionnaire de la langue française (1872-1877) in http://colet.uchicago.edu/cgi-bin/dico1look.pl?strippedhw=poulieur

** VERGES (Page 728) Dans la discipline militaire, Faire passer quelqu'un par les verges, par les baguettes, signifie, Le faire passer entre deux rangs de Soldats armés de verges ou baguettes d'osier, et qui frappent sur les épaules nues de celui ou de celle qui passe.

               Sources : Dictionnaire de L'Académie française, 5th Edition (1798) in http://colet.uchicago.edu/cgi-bin/dico1look.pl?strippedhw=verges

    

Code de couleur des navires

marchands français

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aux Antilles et autres îles

à la baie d’Hudson et/ou au nord

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