1704

Expédition punitive en Acadie

par Benjamin CHURCH

 

Expédition punitive en Acadie par Benjamin CHURCH

 

Lors de la première année de la guerre de Succession d'Espagne Benjamin CHURCH se propose au gouverneur du Massachusetts, DUDLEY, comme chef d'une expédition

punitive en Acadie pour venger le raid de Deerfield au Massachusetts, au cours duquel le 11 mars 1704 les Français et leurs alliés indiens avaient tué ou amené prisonnier environ

le tiers des 450 habitants de la ville. Le gouverneur nomme CHURCH colonel et l’autorise à faire des incursions le long de la côte acadienne jusqu'à Port-Royal. Parti de

Boston il capture par surprise Thomas LEFEBVRE et ses deux fils Thomas et Timothée. Pour protéger la frontière entre l'Acadie et la Nouvelle-Angleterre devenue

précaire avec le traité de Ryswick (1697) LEFEBVRE avait reçu le 7 mai 1703 en concession la seigneurie de Koessanouskek, située entre Meniekec (aujourd'hui Owl's

Head, près de Rockland, Maine, dans la baie de Penobscot) et la rivière Saint-Georges. À Pentagouet CHURCH combat d'autres Français et Indiens, puis le 20 juin (ou 1er

juillet, nouveau style) son expédition atteint les Mines (Grand-Pré, N.-É.). Après avoir sommé les habitants de se rendre, la ville est incendiée, les digues et les récoltes sont

détruites. Le 22 c'est au tour de Pigiguit et le 23 de Cobequid (Truro, N.-É.) de subir le même sort. Après s'être embarqué pour Port-Royal on décide lors d'un conseil des

forces de l'expédition de ne pas prendre cette ville. À la place CHURCH se rend jusqu'au fond de la baie de Chignecto et pille le village de Beaubassin puis retourne en

Nouvelle-Angleterre.

 

Nouvelle expédition corsaire contre les Anglais de Terre-Neuve

 

En 1703 flairant que les affaires déclinaient et que la jeunesse de Québec avait bien besoin d’aventure le marchand et capitaine de navire Jean LÉGER de La Grange

obtient la permission du gouverneur Philippe de RIGAUD de Vaudreuil et de l'intendant François de BEAUHARNOIS de La Chaussaye de mener une nouvelle expédition

corsaire contre les Anglais de Terre-Neuve. Avec l'aide de quelques marchands dont Nicolas DUPONT de Neuville, Pierre PERRAULT de Dérisy, Antoine de LAGARDE,

Louis PRAT, Claude PAUPERET et Antoine PASCAUD, il fait construire le Joybert, achète le Philippeaux puis arme en course les deux navires. Au moins 26 hommes,

entre autres Louis-Joseph MOREL de La Durantaye et Denis-Joseph JUCHEREAU de la Ferté, s'engagent sans salaire sur le bâteau de La Grange mais moyennant une

part de l'éventuel butin. PAUPERET et La Grange commandent chacun un des navires, ce dernier toutefois reste le chef de l'expédition. Le 29 août 1704 ils attaquent Bonavista,

brûlent deux petits navires et capturent le Pembrock Galley de Londres. Quoique armé, le navire de 250 Test alourdi par une cargaison de 2500 quintaux de morues sèches

et après une vaillante défense son capitaine, Michael GILL, doit se rendre. Le butin est partagé à Québec, une part d'environ 40 écus revient pour chaque homme d'équipage.

Pour alléger le navire et faciliter sa défense pour le voyage vers l'Europe une partie de la cargaison de morue est vendue sur place. Peine perdue, après la vente du restant de la

marchandise, le navire est repris par les Anglais entre Bilbao et La Rochelle. La Grange sera nommé capitaine de flûte dans la marine du roi à Rochefort en récompense

de ses exploits. À l'instar de La Grange d'autres aussi se lanceront dans la course dont Alexandre LENEUF de Beaubassin mais sans le même succès.

 

Près d'un million de livres de valeurs et l'évêque de Québec, aux mains des Anglais

 

Le 26 juillet 1704 en pleine guerre de Succession d'Espagne (ou Deuxième Guerre intercoloniale) le vaisseau de guerre, la Seine de Rochefort, qui escorte des navires marchands 

transportant pour un million de livres de valeurs, l'évêque de Québec et 16 autres ecclésiastiques, est capturé au large des Açores par des navires anglais, qui eux escortent la flotte de 

Virginie. Les magasins en Nouvelle-France se retrouveront bientôt vides, plus que jamais l'industrie locale devra vêtir l'habitant. D'après un rapport en 1715 les pertes en mer, suite

à la guerre et aux naufrages, depuis 1690 s'élevaient alors à 3 million et demi de livres.

Le garde-marine Jacques MALERAY de La Molerie est tué lors de la fusillade le 26 ou 27 juillet. Il revenait d'un séjour de deux ans en France avec sa femme, Françoise 

PICOTÉ, et leurs enfants. Quant à Jean-Baptiste  de La CROIX de Chevrières de Saint-Vallier, l'évêque de Québec, saisi à la gorge par un matelot qui voulait lui prendre 

        sa croix pectorale, il est amené prisonnier à Rochester en Angleterre sur le Faulkland. Il avait passé quatre ans en France et il avait même été rendre visite au pape à Rome.        

La reine Anne d'Angleterre ne voulut relâcher l'ecclésiastique que si de son côté Louis XIV rendait la liberté au baron de Méan, le doyen de la cathédrale de Liège. Ce que Versailles

refusa considérant ce dernier individu dangereux pour les intérêts français. De plus les autorités françaises n'étaient pas fâchées d'être débarrassé d'un évêque, certes zélé, mais qui 

avait le don de la querelle. Certains espéraient même qu'il démissionnerait si sa captivité se prolongeait. Il ne démissionna pas malgré qu'il resta prisonnier cinq ans dans diverses

petites villes de la banlieue londonienne. Une captivité mêlée de tracasseries administratives de la part des Anglais, de querelles avec son entourage ecclésiastique, d'ennui et même 

de souffrance physique, puisqu'il pensa mourrir pendant l'hiver 1704-1705.

Finalement en 1709 de Méan est libéré par les Anglais et Saint-Vallier rentre en France. Les nouvelles qu'il a reçues de son diocèse sont mauvaises. LAVAL est mort en 1708 

et plus personne n'ordonne de prêtres dont plusieurs sont morts lors d'épidémies successives. On lui signale aussi de fréquents « désordre d'impureté » parmi ses ouailles. Mais le roi

l'empêche de rentrer à Québec. On craignait une reprise des disputes religieuses. Il resta en France quatre autres années. C'est ce qu'appelle son biographe, Alfred Rambaud (1), son 

deuxième exil. Même un long mémoire adressé au roi en 1711 sur les bienfaits de son administration ne le fit par fléchir. Au printemps de 1713 l'évêque écrit une lettre au roi lui 

rappelant solennellement ses responsabilités de souverain et qu'en le retenant contre son gré en France il se chargeait alors «  devant Dieu » de toutes les conséquences facheuses 

pouvant en résulter. Cette fois Louis XIV céda et l'évêque s'embarqua aussitôt à La Rochelle pour Québec.

*********

Sources : Dictionnaire biographique du Canada en ligne, Benjamin CHURCH, Jean-Baptiste de La CROIX de Chevrières de Saint-Vallier (1), Thomas LEFEBVRE, Jean LÉGER de 

La Grange, Louis PRAT et John WILLIAMS in http://www.biographi.ca/FR/index.html; Bibliothèque et Archives nationales du Québec in http://pistard.banq.qc.ca/unite_chercheurs/recherche_simple 

 

1704

 

No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

1315

Le Neptune, de La Rochelle

90-120 Tx

Pierre BIBAUD ou GIBAUD, capitaine

Charles FLEURY Deschambault

 

La Rochelle

Québec

 

1316

La Diligente, de La Rochelle

130-140 Tx

Jacques MESROT, capitaine

Louis MASSIOT

 

idem

idem

 

1317

La Reine des Anges,

de La Rochelle

160 Tx

Pierre ROUSSELAUD, capitaine

Jacques LECLERC et Frs VIENNAY PACHOT

 

idem

Québec, Antilles

La Rochelle en 1705

1318

Les Trois Frères,

de Chaillevette

100 Tx

Jacques AURIAU, capitaine de Marennes

 

 

idem

Québec, Plaisance

La Rochelle

1319

La Thérèse, de La Rochelle

60 Tx

Vincent REGAIN, cap.

 

 

idem

Québec, Plaisance

La Rochelle

1320

La Sainte-Anne, de Bordeaux

80 Tx

Nicolas CASTILLON

 

 

Bordeaux

Québec

 

1321

« navire de CHURCH »

 

 

 

 

Boston

Côte d’Acadie vers fin juin

 

1322

Le Saint-Pierre, de Bordeaux

100 Tx

Fabien  BROUSSE, cap.

Compagnie du Canada

 

Bordeaux

Québec

 

1323

Le Downes

John EVANS, cap. Virginie Angleterre
1324

Le Faulkland

L. A. STIDDSON idem Rochester, Angleterre

1325

La Seine, de Rochefort

 

Chev. de MAUPEOU

 

 

La Rochelle

Québec

Prise 26 jul au large des Açores

1326

La Loire

 

 

 

 

idem

Qc, Plaisance dép 12 oct, côte d'Acadie

 

1327

« navires marchands »

 

 

 

 

France

Québec

 

1328

Le Joybert

 

 

Louis PRAT

DUPONT,PERRAULT,

PRAT,LÉGER,PASCAUD

Québec

Bonavista (T-N) 29 aoû

Qc vers 12 oct

1329

Le Philippeaux

 

L.-J. MOREL, sieur de La Durantaye

 

idem
 

La Rochelle

 

Qc, Bonavista (T-N) 29 aoû

idem

 

1330

Le Pembrock Galley,

de Londres

250 Tx 

Michael GILL; puis Jean  LÉGER de Lagrange

 

 

Pris Bonavista 29 aoû

Québec vers 12 oct

Bilbao, pris par les Anglais 

1331

La Sainte-Anne,

de La Rochelle

120 Tx

Jean PARADIS, capitaine

2 ou 3 marchands de Qc

ou Jn de La MAIGNIÈRE

 

 

Coulée 25 nov. à Manicouagan

 

1332

L'Heureux Retour

130 Tx

Jean THOMAS, capitaine

GUITARD,DUPORT,THOMAS, COMMUNG MOUCHARD,

 

La Rochelle

Terre-Neuve

La Rochelle

 

No

Membres d'équipage et passagers

Observations diverses

Sources

1315

 

 

NNCC : 175

ADG, 6 B 79* fol.; Grenot 1704, 12/01 (LR) liasses;

ADCM, B 5699, 21/01/1704

1316

 

Frégate.

NNCC : 151

ADCM, B5699 05/03/1704

Web Fortier

1317

Membres d'équipage :

- HÉRAULT, Nicolas

Propriété de Jacques LECLERC, le navire rentre de Québec et des Antilles à La Rochelle en 1705 avec son commis Nicolas HÉRAULT et dix passagers et chargé de fourrures pour la Compagnie du Canada. François VIENNAY PACHOT détient alors une part d'un quart dans le navire.

NNCC : 186

ADCM, B 5699, 01/04/1704; Micheau 1705, 22/01 fol. 92 (LR)

1318

 

Jean BONFILS signe à La Rochelle pour envoyer le navire à Québec et Plaisance. Il est commandé par le capitaine Jacques AURIAU (ORIAU) de Marennes.

NNCC : 208

ADCM, B 5699, 15/01/1704, 29/03/1704; Hirvoix 1704, 08/04 (LR)

1319

 

Jacques DELARONDE appose sa signature à La Rochelle.

NNCC : 206

ADCM, B 5699, 19/04/1704

1320

Membres d'équipage :

- TABERLY, Bertrand

Jean JUNG de Saint-Laurent signe à Bordeaux pour envoyer le navire à Québec avec le commis Bertrand TABERLY, un équipage de 13 hommes 

et un mousse, chargé de vin, d'eau-de-vie, de fer, de prunes, de marchandises sèches et de liqueurs. Le navire est commandé par le captaine Nicolas CASTILLON.

NNCC : 192

ADG, 6 B 80* fol. 116, 30/04/1704, 6 B 300* 30/04/1704

1321

 

Une expédition anglaise commandée par le colonel Benjamin CHURCH part de Boston pour la côte de l’Acadie. Arrivées d’abord dans la baie de Pentagouet puis le 1er juillet à les Mines, ensuite à Pigiguit, Cobequid et Beaubassin, les forces anglaises se livrent au pillage et à la destruction de chacun de ces endroits.

Benjamin CHURCH in web DBC

1322

Passagers arrivée :

- BROUSSE, Jean

 

Passagers départ :

- BROUSSE, Jean

Partit de Bordeaux pour Québec avec un équipage de 26 hommes et chargé d’une cargaison de Pierre BILLATTE, le navire est la propriété de la Compagnie du Canada. Jean BROUSSE, qui s’était embarqué comme passager, leur ramène des fourrures.

NNCC : 202

ADG, 6 B 80* fol. 126, 6 B 300* 28/05/1704; Dufau 1704, 13/06 (Bx); Rivet 1704, 26/01 (Qc)

1323

-

Le 8 août un ordre du capitaine John EVANS, commandant du dreadnought le Downes, est donné à L. A. STIDDSON, commandant du navire le Faulkland, de déposer à Rochester en Angleterre sous la responsabilité de l'agent des « Commissionners for Sick & Wounded Seamen & Exchange of Prisoners at War », Mgr de Saint-Vallier et tous les personnages qui l'accompagnaient et faits prisonniers lors de la capture de la Seine. Le même jour un ordre est donné aux « Commissionners for Sick & Wounded Seamen & Exchange of Prisoners at War » de prendre soin, dès leur arrivée à Rochester en Angleterre, des 20 officiers canadiens, prêtres et autres dignitaires avec leurs épouses .

Le 18 août EVANS se plaint que son ordre, donné au commmandant L. A. STIDDSON, n'a pas été exécuté. Il lui demande de lui remettre le chevalier de Mirepoix et 4 autres officiers prisonniers.

Le 31 août Ro. HARLEY, « Commissionners for Sick & Wounded Seamen & Exchange of Prisoners at War », à Whitehall en Angleterre, avise que « les prisonniers français capturés sur le navire français
« La Seine » déplacés de Rochester à Farnham, Angleterre, ont droit « sur parole » à circuler en ville. Mgr de  Saint-Vallier a droit au traitement d'un capitaine, les ecclésiastiques et les femmes ont droit au traitement d'un lieutenant ».

Sources : Fonds du Séminaire de Québec in Forumactif.com GeneAmis

http://gazaillegen.forumdediscussions.com/ressources-genealogiques-canada-f21/fonds-du-seminaire-de-quebec-t440.htm?highlight=s%c3%a9minaire+quebec

Forumactif.com GeneAmis

1324 . idem idem

1325

Passagers arrivée :
- La CROIX (de), sieur de Chevrières et de  St-Vallier, Jn-Baptiste

- MALERAY, sieur de La Molerie, Jacques

- PICOTÉ, Françoise

-16 autres ecclésiastiques

Le 26 juillet 1704 des navires anglais qui escortaient la flotte de la Virginie s'emparent du navire français la Seine, à bord duquel se trouve JEANSaint-Vallier, évêque de Québec, qui est fait prisonnier. Un marin prend Saint-Vallier pour avoir sa croix pectorale. Avec16 autres ecclésiastiques, Saint-Vallier est amené en Angleterre. Jacques MALERAY, sieur de La Molerie est tué lors de la fusillade le 26 ou 27 juillet. Il revenait d’un séjour de deux ans en France avec sa femme, Françoise PICOTÉ, et de leurs enfants.

 

« La Seine convoyait des navires marchands portant près d'un million de livres de valeurs qui tombèrent aux mains de l'ennemi; les magasins se trouvant vides, les Canadiens eurent recours plus que jamais à l'industrie domestique pour se vêtir. On estimait, en 1715, que les pertes souffertes en mer, par suite de la guerre ou des naufrages s'élevaient à 3 millions et demiL depuis 1690 ».

résumé in RAPQ, 1940-1941, p. 376; DBC, II : 346
DGFQ : 758

HCF, 6 : 93

Web Paré

1326

 

Le 25 octobre 1704 COSTOBELLE écrit au ministre que la Loire est parti de Plaisance le 12 octobre pour la côte de l'Acadie.

Web ACF : CAOM : COL C11C 4/fol.101-106

1327

 

Navires marchands convoyés par la Seine.

résumé in RAPQ, 1940-1941, p. 376; DBC, II : 346
HCF, 6 : 93

Web Paré

1328

   

Ce brigandin est construit par le marchand Louis PRAT, qui s’est joint au groupe de Jean LÉGER de Lagrange, chef de l’expédition contre les Anglais de Terre-Neuve, « pour l’armement en la course des ennemis de l’état ». Le navire est de l’attaque contre Bonavista le 29 août 1704. Propriété de PRAT le navire se perd en mer en 1709.

 

À Québec le 12 octobre Claude de BERMEN appose sur le navire les scellés gardés par le huissier Jean CONGUET. Ils seront levés le 14 suivant à la requête des marchands et armateurs.

Jean LEGER et Louis PRAT in web DBC

Web BANQ : Pistard : TL5,D340

1329

Passagers départ :

(sans doute sur ce navire)

- * MOREL, sieur de La Durantaye, Olivier

Brigandin acheté et armé par Jean LÉGER de Lagrange, chef de l’expédition contre les Anglais de Terre-Neuve, le navire est de l’attaque contre Bonavista le 29 août 1704. Il est commandé par Louis-Joseph MOREL, sieur de La Durantaye qui capture un navire anglais le Pembrock Galley. Son père, Olivier MOREL, sieur de La Durantaye, repassé en France en 1704, s'est sans doute embarqué sur ce navire. Ce navire est probablement le Phélippeaux venu à Québec en 1701, 1702, 1703 et 1705.

Jean LEGER in web DBC

Web Fortier

1330

 

Le 29 août 1704 à Bonavista le navire de 250 Tx, armé en guerre, vaillamment défendu par son capitaine Michael GILL, est capturé par le Philippeaux. Le capitaine Jean LÉGER de Lagrange le commande jusqu’à Québec.

 

Le 16 octobre 1704 à Québec Claude de BERMEN procède à l’inventaire du navire qui comprend entre autres une cargaison de 2500 quintaux de morues sèches. Puis il fait lever les scellés gardés par Pierre-François FROMAGE, les marchands et armateurs peuvent alors disposer du navire.

 

Le 13 novembre 1704 René-Louis CHARTIER de Lotbinière s'allie à Jean LÉGER de La Grange pour exploiter ce navire et sa cargaison qui est vendue en Europe. Mais le bâtiment sera peu après repris par les Anglais entre Bilbao et La Rochelle.

Jean LEGER in web DBC

DBC, II : 144 et 403
Web BANQ : Pistard :
TL5,D335

Web Paré et Fortier

1331

 

D'après le BRH (1) les propriétaires du navire étaient deux ou trois marchands de Québec mais selon Bosher (2) Jean de La MAIGNIÈRE en possédait une moitié. Le 25 novembre 1704 jetée sur les battures de Manicouagan la Sainte-Anne, de Bordeaux (1) ou de La Rochelle (2), commandée par Jean PARADIS, fait naufrage. En octobre 1705 l’intendant Jacques RAUDOT ordonne la vente des débris du navire.

BRH, 49 : 67 (1)

NNCC : 192 (2)

ADCM, B 5699, 19/01/1704; Parran fils 1705, 24/09 (Bx)

Jean PARADIS in web DBC
Web Fortier

1332

 

Les propriétaires du navire étaient GUITARD, de Bordeaux pour trois huitièmes, Abraham MOUCHARD, pour un quart, Abraham DUPORT, de 

La Rochelle pour un huitième, COMMUNG (?), de Bordeaux pour un huitième et le capitaine Jean THOMAS, pour un huitième.

NNCC : 161

ADCM, B 5700, 12/02/1705

                              

engagé de 1704                     autres immigrants de 1704                   autres émigrants de 1704

 

 Plan de Québec et de l'attaque de Phips en 1690, dessiné en 1705

1705 

No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

1333

Le Saint-Pierre, de Bordeaux

100 Tx

 

Compagnie du Canada

 

La Rochelle

Canada

 

1334

Le Neptune, de La Rochelle

90-120 Tx

Pierre BIBAUD ou GIBAUD, capitaine

Charles FLEURY Deschambault

 

idem

Québec

 

1335

La Notre-Dame de Bon Port, de La Rochelle

150-160 Tx

Le VASSEUR, capitaine

Paul BERRY, (p-ê) Claude PERTHUIS

 

Nantes

Québec, Antilles

 

1336

Le Saint-Jean-Baptiste, de Québec

100 Tx

Jean RENAUX, capitaine

P. PLASSAN, A. PASCAUD,

J. de la MAIGNIÈRE

 

Bordeaux

Québec

 

1337

Le Trident, de La Rochelle

120 Tx

Tharé CHAILLOU, capitaine

BONFILS frères

 

LR, Bx

Québec, Antilles

 

1338

Le Phélippeaux, de Bordeaux

ou de La Rochelle

150-200 Tx

Pierre ROUSSELEAU, capitaine

A. PASCAUD,J. MICHEL, J. JUNG de Saint-Laurent

 

Bordeaux

Qc, Plaisance, Antilles

Capturé en 1707

1339

La Reine des Anges, de La Rochelle

160 Tx

Pierre ROUSSELAUD, capitaine

Jacques LECLERC et Frs VIENNAY PACHOT

 

La Rochelle

Québec, Antilles

 

1340

«  navire de Samuel Velch »

 

Samuel VETCH

 

 

Boston

Québec

 

1341

Le Héros

 

 

Le roi

 

 

idem

Rochefort

 

No

Membres d'équipage et passagers

Observations diverses

Sources

1333

 

BOURGINE et SEBILLE expédient des fourrures à bord de ce navire en 1705.

NNCC : 202

ADCM, B 5700 21/01/1705; Micheau 1705, 21/01 (LR) fol. 92

1334

 

 

NNCC : 175

ADCM, B 5700, 22/01/1705

1335

 

 

NNCC : 176

ADCM, B 5700, 06/04/1705

1336

 

Jean AQUART vend son navire le 27 mars 1703 à Pierre PLASSAN, Antoine PASCAUD et Jean de la MAIGNIÈRE et il signe à Bordeaux le 10 avril 1705 pour envoyer le navire à Québec.

NNCC : 197

ADG, 6 B 301* 10/04/1705; Guimard 1705, 27/03 (Bx) fol. 148

1337

 

Avec un congé daté du 11 mars 1705 le navire commandé, par le capitaine Tharé CHAILLOU et un équipage de 13 hommes, lève l’ancre de La Rochelle à destination de Bordeaux, Québec et les Antilles. GERMÉ frères signe à Bordeaux le 10 avril mais les propriétaires sont BONFILS frères (1710).

NNCC : 207

ADG, 6 B 301* 10/04/1705, 6 B 1112, 10/04/1705; ADCM, B 5700, 26/02/1705

1338

 

Propriété d'Antoine PASCAUD, pour une part d'un  quart, de Jacques MICHEL, pour une part d'un quart et de Jean JUNG de Saint-Laurent, pour une part d'une moitié, ce dernier signe à Bordeaux le 28 avril 1705. Avec un équipage de 41 hommes et une cargaison variée le navire quitte Bordeaux avec le convoi de La Rochelle pour Québec, Plaisance et les Antilles. En 1707 le navire est capturé en route pour les Antilles.

NNCC : 180

ADG, 6 B 81* 28/04/1705, 6 B 310* 28/04/1705; Guimard 1707, 30/06 (Bx)

1339

 

Le navire est utilisé en 1705 par BOURGINE et SÉBILLE pour le transport de fourrures.

NNCC : 186

ADCM, B 5700, 18/03/1705, 16/06/1705; 24/10/1705; Rivière et Soulard 1705, 15/05 fol. 43-4 (LR)

1340

Passagers arrivée :
- HILL, Samuel

- LEGARDEUR, sieur de Courtemanche, Augustin

Juillet 1705 à Québec, arrivée d'un navire commandé par Samuel VETCH, ayant à son bord Augustin LEGARDEUR de Courtemanche qui s'était rendu à Boston porteur d'une proposition de paix que le gouverneur Joseph DUDLEY de la Nouvelle-Angleterre refusera. A bord aussi, Samuel Hill, prisonnier anglais à Québec, qui s'était rendu lui aussi à Boston pour négocier un échange de prisonniers.

DBC, II : 298
Web Paré

1341

Passagers départ :

- * BEAUHARNOIS, sieur de Beaumont et de Villechauve, Claude

Le navire rentre à Rochefort avec BEAUHARNOIS comme passager, probablement Claude BEAUHARNOIS, sieur de Beaumont et de Villechauve.

NNCC : 160

 

                                            autres immigrants de 1705                                   autres émigrants de 1705

 


Daniel d'AUGER de Subercase,
gouverneur de Plaisance de 1702 à 1706,
gouverneur de l'Acadie de 1706 à 1710
Carte des Bayes, Rades et Port de Plaisance dans l'Isle de Terre-Neuve. s.d.
Sources : L'Acadie par les cartes in
http://www2.umoncton.ca/cfdocs/cea/axe2
/carte2.cfm 
Sources : Collection Moreau de Saint-Méry. Atlas Moreau de Saint-Méry.
''Dressé par M. Bellin pour l'Histoire du Canada par le P. Charlevoix''. Rose des vents fleurdelysée;
sondages et mouillage. Bibliothèque et Archives Nationales du Canada, ANOM, F3 290 75

 

 

« Subercase, le dernier et probablement le plus remarquable gouverneur de l'Acadie française »

 

Daniel d'AUGER de Subercase vient d'une famille anoblie après l'acquisition de plusieurs terres nobles dans le Béarn par son grand-père en 1616. Il sert dans l'armée de

terre une dizaine d'années et devient capitaine du régiment de Bretagne en 1684. Puis il entre dans la marine et recrute 50 hommes pour le Canada. À peine arrivé à Québec

en juin 1687 avec la flotte d'Amblimont il part en campagne avec sa recrue contre les Tsonnontouans. Il devient lieutenant de vaisseau, puis major des troupes et participe

 à une expédition avec Frontenac contre les Onnontagués. Il est nommé le 1er avril 1702 gouverneur de Plaisance mais ne prendra son poste que l'année suivante.

L'établissement de Plaisance est dans un piteux état. La garnison de 150 hommes, mal payée, mal logée, est démoralisée et la population manque souvent de vivres et est

exploitée par les marchands. Quelques semaines après son arrivée en août 1703 la place échappe de peu à un siège. Une flotte de 33 voiles anglaises, réunie à Saint-Jean, avait
pour mission d'attaquer Plaisance mais l'équipage, d'un vaisseau malouin capturé, leur révéle qu'elle est prête à résister. L'arrivée de deux navires de guerre français, le
Juste et
l'
Hasardeux, les dissuade alors d'attaquer.

Subercase prend des mesures énergiques et réussit à améliorer l'existence et le moral des troupes. Avec l'aide des habitants et de matériaux trouvés sur place il fait refaire
les fortifications et les protéger par une digue. Il implante la culture des céréales pour pouvoir élever des volailles, brebis et bestiaux. Puis il fait assécher un marais et établir des
potagers pour y cultiver des légumes. Dès son arrivée le nouveau gouverneur avait proposé aux autorités une attaque contre Saint-Jean. En 1704 l'expédition est autorisée et cent
Canadiens et Indiens arrivent du Canada. Avec les soldats de la garnison, les habitants et les pêcheurs, l'expédition comprend en tout 450 hommes. Parmi les officiers il y a
Jacques TESTARD de Montigny et Jacques L'HERMITTE, qui faisaient partie de l'expédition d'Iberville en 1696. Retardée par des pluies continuelles l'expédition ne se met
en route que le 8 janvier. Un brigandin, avec un mortier et des bombes, doit se rendre à baie des Taureaux. Un froid rigoureux et la marche, à travers la forêt dans la neige, disloquent
 la troupe. Les premiers hommes, arrivés en bas du fort, sont accueillis par un feu soutenu.
Subercase, qui attend le brigandin pendant 33 jours, n'ose attaquer le fort et occupe des
maisons dans le port. Il envoie
Montigny, avec 70 hommes, détruire les établissements des baies de de La Conception et de La Trinité. Tous les postes sont détruits et 1200
 hommes sont faits prisonniers. La plupart seront relâchés, faute de vivres pour les nourrir, seul 80 seront amenés à Plaisance. Le siège est levé. Le gouverneur estime à 4 millions
les dommages à l'ennemi mais l'expédition est un succès relatif puisque Saint-Jean reste intact.

Cette expédition apporte un peu d'aisance à la colonie. Les prisonniers servent de main-d'oeuvre aux pêcheurs et le moral des troupes est restauré. Les fortifications sont
reconstruites par des maçons venus de France. Des équipages corsaires, formés de jeunes Canadiens, de Micmacs du Cap-Breton et d'aventuriers de Plaisance, harcèlent les
établissements anglais. Des habitants, dont le gouverneur, ont des établissements de pêche, des marchands font affaire avec le Canada et un début d'agriculture s'organise. Le
 recensement de 1705 mentionne 450 habitants répartis dans plusieurs postes de Terre-Neuve. Et fait nouveau, les relations entre le gouverneur et les officiers sont
harmonieuses. Tout cela est due en bonne partie, d'après l'historien René Baudry, à l'énergie de
Subercase, son courage et son dévouement au service du roi. La cour a voulu,
sans aucun doute, récompenser ses mérites avec sa nomination de chevalier de Saint-Louis en 1705 et de gouverneur de l'Acadie le 10 avril 1706.

Subercase arrive à Port-Royal le 28 octobre suivant. Il trouve l'établissement misérable, il y manque de tout et le fort, rongé par les pluies, s'éboule en plusieurs endroits. Pour
subvenir à ses besoins et ceux de son administration il emprunte 1000L et fabrique 6 000L de monnaie de carte. Les chicanes  prévalaient dans la population et la garnison. Les
Anglais, eux, harcelaient constamment les côtes avec leurs navires corsaires et leurs vaisseaux de guerre. Le gouverneur fait réparer les fortifications et achever la frégate la
Biche

Au printemps suivant arrivent les 60 Canadiens, matelots et soldats, qu'il avait demandé à Vaudreuil. Ces hommes, commandés par Louis DENYS de La Ronde et AMIOT de 

Vincelotte, surviennent à point. Car le lendemain, le 6 juin (26 mai, ancien style), le colonel John MARCH arrive de Boston, avec une vingtaine de navires et 1000 hommes. 

Malgré leur suprériorité les ennemis sont repoussés. Subercase organise la défense avec vigueur. Tous les habitants sont appelés. De nombreuses escarmouches, dont certaines 

sorties faites par le gouverneur, causent de grandes pertes aux Anglais qui s'enfuient. Toutefois le gouverneur de Boston, DUDLEY, n'accepte pas cet échec et donne un renfort de

600 hommes à MARCH et lui ordonne de retourner attaquer Port-Royal. Les troupes anglaises, revenues le 20 août, campent sur la rive opposée. Des Indiens et des habitants

harcèlent aussitôt les Anglais tandis que l'artillerie bombarde leur position. Les Français remportent encore la victoire devant ce nouveau siège. Le gouverneur est alors gratifié, 

pour sa conduite lors de ces deux sièges, de 2 000L, transformées plus tard en pension de 600L.

L'automne 1707 est pénible, nombre d'habitants de Port-Royal ont été ruinés par les deux sièges. Le gouverneur fournit la literie et les chemises pour les malades, vend sa vaisselle
 pour faire réparer les fortifications. Le navire la
Loire n'apporte aucune marchandise. Éprouvée par des revers en Europe la France n'envoie aucun renfort sérieux en 1708 et 1709.
 Les nouvelle recrues sont des enfants, les deux tiers des fusils crèvent dans les mains des soldats et les officiers ne reçoivent plus leur solde.
Subercase recours aux corsaires de
Saint-Domingue, surtout à
Pierre MORPAIN, pour des vivres et des munitions. Le gouverneur et Saint-Castin arment aussi des navires en course et font plusieurs prises. Mais
une opération menée du Canada par
Jean-Baptiste HERTEL alarme les colonies anglaises qui envoient Samuel VETCH et Francis NICHOLSON demander des secours à
l'Angleterre. Une flotte sera envoyée.
Subercase, qui prévoit des représailles des Anglais, fait de même en France. Mais les finances sont épuisées et le ministre lui répond « le roi
 abandonnerait la colonie, si elle continue d'être aussi à charge
». Dès lors les habitants et soldats se sentent abandonnés par Louis XIV qui ne paye même plus ses dettes. Le
 mécontentement et la discorde se répandent alors de plus belle dans la colonie. Puis une épidémie de fièvre pourpre achève de briser le moral de la population. C'est dans de telles
 circonstances que se présente à Port-Royal le 5 octobre 1710 la
« flotte de Francis NICHOLSON » de 36 vaisseaux, dont sept de guerre, avec 2 000 hommes de débarquement. 

Les Anglais avancent aussitôt vers le fort. L'artillerie française les bloque mais ils réussissent à creuser des tranchées et dresser des batteries. Pendant quelques nuits ils canonnent le

fort et une galiote lancent des bombes. Affolée la population demande la reddition. La capitulation est signée le 13 octobre. Accusé de négligence par ses officiers, blâmé tant par
Vaudreuil
que par le ministre, Subercase est traduit en conseil de guerre à Rochefort mais il sera rapidement acquitté.

En 1711 Pontchartrain, tardivement convaincu de l'importance stratégique de l'Acadie, projettera de reprendre Port-Royal. À cet effet il voudra envoyer
Subercase à Québec,
 mais ce dernier écoeuré, refusera. Son biographe, René Baudry, écrit que «
Subercase, le dernier et probablement le plus remarquable gouverneur de l'Acadie française », 

se retire alors du service puis vivra sur ses terres du Béarn.
*********

Sources :
Dictionnaire biographique du Canada en ligne, Daniel d'AUGER de Subercase, John MARCH et Francis NICHOLSON in http://www.biographi.ca/FR/index.html

1706

 

No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

1342

Le Maréchal de Chamilly

140-150 Tx

Arnaud MARIAUCHAUD

Pierre PLASSAN et Pierre FANEUIL

 

La Rochelle

Québec, Antilles

 

1343

La Légère, de La Rochelle

120 Tx

DAVID, capitaine

BERRY, DARANGO, vve LAMAIGNIÈRE,MICHEL

 

idem

 

 

1344

Le Héros

 

 

Le roi

 

 

Québec

 

1345

La Hollande, de La Rochelle

250 Tx

 

idem

 

 

idem

 

 

No

Membres d'équipage et passagers

Observations diverses

Sources

1342

 

Le propriétaires du navire étaient Pierre PLASSAN, une part de cinq huitièmes et Pierre FANEUIL, une part de trois huitièmes qui estimaient la valeur de leur navire à 17 000L.

NNCC : 168, 169

Rivière et Soulard 1706, 01/05 (LR)

Web Fortier

1343

 

Les propriétaires du navire, commandé par le capitaine DAVID le 4 août 1706, étaient Paul BERRY, François DARANGO et veuve LAMAIGNIÈRE. Cette dernière vendit sa part d'un quart à Jacques MICHEL le même jour pour 1600L.

NNCC : 165

Grenot 1706, 04/08 (LR) fol. 58

1344

Passagers arrivée :

- JEUSSELIN dit Beauceron, Jean

Jean JEUSSELIN dit Beauceron décède à l’Hôtel-Dieu de Québec le 5 décembre 1706. Il est dit soldat du navire du roi « le Héros ».

DGFQ : 599

PRDH : no 73204

1345

 

Flûte du roi abandonnée à Québec à la fin de 1706.

NNCC : 162

 

                             engagé de 1706                          autres émigrants de 1706

 

1707

Sièges de Port-Royal

par John MARCH

 

Sièges de Port-Royal par John MARCH 

Le 6 juin 1707 (26 mai ancien style) une flotte, d'une vingtaine de navires et 1000 hommes, arrive à l'entrée du bassin de Port-Royal. Elle est commandée par le colonel John 

MARCH, qui a sous ses ordres les deux colonels Francis WAINWRIGHT et Winthrop HILTON, commandants de deux détachements. Malgré leur grande supériorité numérique

les Anglais ne viendront pas à bout de la place. Le gouverneur de Port-Royal, Subercase, organise une vigoureuse défense. Il appelle tous les habitants du fort, il envoie plusieurs

détachements pour harceler les Anglais et en dirige même quelques uns. Le 16 juin les Anglais tentent un assaut, arrêté ausssitôt par l'artillerie. Un détachement de 35 hommes,

habitants et Abénaquis, commandé par Bernard-d'Anselme D'ABBADIE de Saint-Castin, attaque en embuscade une troupe anglaise incendiaire de maisons. Dix ou douze 

Anglais sont tués et une rumeur sur un rassemblement de 300 à 400 hommes achève de miner le moral des assaillants qui se rembarquent sur leurs navires le 5 juin. Il sont perdu de

40 à 50 hommes. Les Français n'ont eu qu'un seul tué et quelques blessés. MARCH  se retire à Casco où trois délégués envoyés par le gouverneur du Massachusssetts, Joseph

DUDLEY, le relèvent pratiquement de son commandement.

DUDLEY n'accepte pas cet échec. Il obtient de son conseil un renfort de 600 hommes et ordonne à
 MARCH de retourner attaquer Port-Royal. Le 20 août la flotte anglaise
réapparaît devant Port-Royal. Le colonel
MARCH, qui voit alors sa santé et son moral s'effondrer, doit remettre son commandement au colonel WAINWRIGHT qui fait 

débarquer tous les hommes sur la rive opposée pour y établir des campements. Un groupe d'Indiens et d'habitants surprend une avant-garde anglaise et tue six hommes. Les 

canons de la garnison forcent les Anglais à se retirer dans les bois. En redescendant vers leurs navires ils sont surpris par Saint-Castin qui les attendait avec 60 Indiens. Il leur 

envoie  des décharges de mousquet. Subercase sort du fort avec 250 hommes et érige des retranchements sur le Ruisseau du Moulin. Les Anglais hésitent face à cet obstacle et 

se retirent. Mais Le POUPET de La Boularderie et Saint-Castin, avec 60 hommes, leur coupent leur retraite. il s'ensuit de vifs combats corps à corps. La Boulederie et

Saint-Castin et une quinzaine des leurs sont blessés. Le lieutenant Antoine de SAILLANS est mortellement blessé. Les Anglais eux perdent 120 de leurs hommes en une seule 

journée. Ils ne tentent rien pendant quelques jours. Puis voyant que les Français recevaient constamment des renforts d'Indiens et d'habitants, ils se rembarquent le 1er septembre.

John David Kugler, le biographe de John MARCH, rapporte les paroles d'un contemporain, il « était un homme bien courageux [...] mais la tâche qu'il entreprit était pour lui un 

fardeau trop lourd à porter »

*********

      Sources : Dictionnaire biographique du Canada en ligne, Daniel d'AUGER de Subercase, John MARCH in http://www.biographi.ca/FR/index.htm 

 

1707

 

No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

1346

La Biche

 

Louis DENIS, sr de La Ronde

 

 

 

Port-Royal avant 5 jun

 

1347

« navires anglais »

 

 

 

 

Boston

idem

Boston

1348

La Notre-Dame de Bon Port, de La Rochelle

150-160 Tx

Le VASSEUR, capitaine

Paul BERRY, (p-ê) Claude PERTHUIS

 

La Rochelle

Québec

Capturée 15 aoû et conduite à Lisbonne

1349

Le Saint-Michel, de La Rochelle

ex Amazonne ex Prince Eugène

120 Tx

 

Jacques MICHEL

 

La Rochelle

Québec

 

1350

La Hollande, de La Rochelle

250 Tx

Gilles DAVID, capitaine

Le roi

RIVERIN et autres

Québec

Antilles

 

1351

Le Neptune

 

 

 

 

 

Québec

 

1352

La Loire

 

BARAILH

idem

 

 

Acadie

 

 

No

Membres d'équipage et passagers

Observations diverses

Sources

1346

 

Repousse une attaque anglaise qui lève le siège le 5 juin.

Wweb Fortier

1347

Membres d'équipage :

- BARNARD, John

- HILTON, Winthrop
- MARCH, John
- WAINWRIGHT, Francis

Expédition d'une vingtaine de navires avec 1000 hommes partit de Boston sous le commandement du colonel John MARCH de Newbury pour prendre Port-Royal. Il y a à bord des navires les colonels, Francis WAINWRIGHT et Winthrop HILTON, commandants de deux détachements. John BARNARD est l'un des cinq aumôniers affecté à cette expédition. À plusieurs reprises s'exposant lui-même sous le feu de l'ennemi il préconisa un siège énergique du fort. Mais ce fut un échec et les Anglais levèrent le siège le 5 juin. 

Les Anglais avec un renfort de 600 hommes reviennent le 20 août pour réattaquer Port-Royal. Ils essuient un autre échec et lèvent le siège le 1er septembre.

John BARNARD et John MARCH in web DBC

Web Fortier

1348

 

Le navire est assuré pour les trois-quarts par Jean JUNG de même que de la cargaison pour Antoine PASCAUD. Il est capturé le 15 août 1707 et conduit à Lisbonne. Propriété de Paul BERRY à l'époque, sa veuve en est alors la propriétaire le 12 mars 1714 lorsque le capitaine Le VASSEUR le commande. Claude PERTHUIS en est aussi possiblement copropriétaire.

NNCC : 176

Gariteau 1707, 13/05 (LR); Grenot 1707, 18/06 (LR), liasses 24/08/1707; Guimard 1707, 24/08 (Bx) fol. 849; Rivière et Soulard 1714, 12/03 (LR)

1349

 

Le navire, dont le propriétaire Jacques MICHEL en vend une part d’une moitié à Paul PIGOIZARD, négociant d’Angoulème, pour 7500L et 3957L dans la cargaison, transporte des engagés pour Québec.

NNCC ; 200

Grenot 1707, 18/06 (LR); Rivire et Soulard 1707, 29/07 (LR) fol. 51

1350

Membres d'équipage :

- PERODEAU, Jean

Dans une lettre PONTCHARTRAIN écrit que le navire a été loué en mars 1707 par RIVERIN et d'autres pour un voyage aux Antilles. La veuve LAMAIGNIÈRE, au nom d'Antoine PASCAUD, engage le capitaine Gilles DAVID et le pilote Jean PERODEAU et quelques matelots et les envoie à Québec certains sur la Notre-Dame de Bon Port et d'autres sur le Saint-Michel « suivants les permissions accordées par Monsieur MASSIOT, commissaire de la marine, en date du 16 du présent mois ». Le capitaine sera payé 90L par mois, le pilote 36L par mois et les matelots de 20 à 30L par mois.

NNCC : 162

Grenot 1707, 18/06 (LR) fol. 138 engagement

1351

Membres d’équipage :

- BÉJON, Jean

Jean BÉJON, matelot du Neptune, décède à l’Hôtel-Dieu de Québec le 12 novembre 1707.

DGFQ : 75

PRDH : no 73234

1352

 

Dans web DBC (1) l'historien René Baudry écrit qu'en 1707 la Loire n'apporte aucune marchandise à Port-Royal.

Le sieur BARAILH commande la flûte du roi la Loire, en rade dans le détroit de Belle-Isle le 29 janvier 1708 il y rédige une relation de son voyage au ministre.

AUGER Subercase in web DBC (1)

Web ACF : CAOM : COL C11D 6/fol. 107-114

 

1708

 

No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

1353

Le Royal Dauphin,

de La Rochelle

300 Tx

Jean TRAHAN jeune, capitaine

Jacques MICHEL, puis Jn GITTON, puis Jn TRAHAN

 

La Rochelle

Québec

 

1354

La Vénus

 

Louis DENIS de La Ronde

 

 

France

Port-Royal à Pâques

 

1355

Le Neptune, de La Rochelle

90-120 Tx

BIBAUD, capitaine

Chs FLEURY Deschambault

 

La Rochelle

Québec

 

1356

La Marie, de La Rochelle

100 Tx

Gaspard LEBLANC, cap.

Jean BUTLER

 

idem

Plaisance (T-N)

 

1357

L'Émerillon, de La Rochelle

50-60 Tx

 

Paul BERRY

 

La Rochelle

Plaisance,Qc,Antilles

 

1358

Le Maréchal de Chamilly

140-150 Tx

Denis DUPEUX, capitaine

Pierre HARDOUINEAU

 

idem

Québec, Antilles

 

1359

Le Phoénix

180 Tx

 

Pierre DUMOULIN, Chs MERCIER & Cie du Canada

 

La Rochelle dép 1708

Fort Bourbon (baie d'Hudson)

La Rochelle 30 sep 1709

1360

Le Duc de Berry, de La Rochelle

250 Tx

Jacques BERGERON, cap.

Pierre BON, de La Rochelle

 

idem

Québec, Antilles

Capturé 

1361

L'Africain

460 Tx

 

Le roi

AUBERT et Ant. PASCAUD

France

Québec

 

 

No

Membres d'équipage et passagers

Observations diverses

Sources

1353

 

Navire de 36 canons, construit en 1706 ou 1707 sous la supervision de CHANJON fils, Jacques MICHEL vend sa part de trois sixièmes à Jean GITTON pour 4337L. Le 21 novembre 1707 ce dernier vend sa part et une part de trois sixièmes dans un autre navire le Dauphin à Jean TRAHAN pour un total de 8815L. Le navire est prêt à mettre les voiles en décembre 1707 et semble être venu à Québec en 1708.

NNCC : 188

Rivière et Soulard 1707, 28/12 (LR) fol. 96; Grenot 1708, 10/09 (LR) liasses

1354

 

 

Web Fortier

1355

 

 

NNCC : 175

ADCM, B 5704, 05/04/1708

1356

 

 

NNCC : 171

ADCM, B 5704, 05/04/1708

1357

 

Paul BERRY, propriétaire du navire, l'envoie en 1708 pour un voyage à Plaisance, Québec et les Antilles.

NNCC : 153

ADCM, B 5704, 12/04/1708

1358

 

 

NNCC : 168, 169

ADCM, B 5704, 17/04/1708

1359

 

 

Le navire est parti de La Rochelle pour le fort Bourbon en 1708 avec des engagés pour la Compagnie du Nord et rentra du Canada le 30 septembre 1709 (1719 ?) avec des fourrures. Propriété de Pierre DUMOULIN, de Charles MERCIER et de la Compagnie du Canada le navire est vendu 10 000L le 18 décembre 1710 par l'intermédiaire de Jean-Baptiste COUSTIL, « bourgeois de Paris », à Jacques LECLERC, pour une part de trois huitièmes, à Antoine PASCAUD, pour une part de trois huitièmes, à François DARANGO, pour une part d'un huitième et à la veuve La MAIGNIÈRE, pour une part d'un huitième. Ceux-ci prévoyaient l'envoyer en mer sous le même nom.

NNCC : 180

ADCM, B 5708, 05/12/1710, B 5709, 07/03/1711, Soullard 1710/13 et 18/12 (LR); Grenot 1708, 24/02 et 12/06 (LR) liasses; ANMC, Auvray 1711, 23/01 (Paris); AMR, 1 E 72, fol. 171

1360

 

Paul BERRY signe à La Rochelle le 28 avril 1708 et Noël NOUGUÈS prend une assurance pour le propriétaire du navire Pierre BON, de La Rochelle. Le navire est capturé au retour.

NNCC : 152

ADCM, B 5704, 28/04/1708, 23/06/1708; Bernard 1708, 29/12 (Bx)

1361

Membres d’équipage :

(prob. sur ce navire)

- * ALMIN, Pierre

Vaisseau de guerre du roi de 460Tx construit à Bayonne en 1692, vaisseau de guerre du roi. Probablement embarqué sur ce navire l’écrivain de vaisseau de Sa Majesté, Pierre ALMIN, est cité le 23 octobre 1708 à Québec.

NNCC : 133

Genaple, 07/05/1708 (Qc)

PRDH : no 67851

 

                                          engagés de 1708                         autres immigrants de 1708                   autres émigrants de 1708


Code de couleur des navires

marchands français

royaux

cabotage

construits en Nouvelle-France

anglais

autres Européens

pêcheurs

en traite et/ou saisies

prises anglaises ou autres

aux Antilles et autres îles

à la baie d’Hudson et/ou au nord

corsaires, flibustiers et pirates

combats, captures et/ou mutineries

avaries, échouages, naufrages et tempêtes

maladies et/ou décès

 

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