1617

Le premier colon, Louis HÉBERT et sa famille, établis  
d'abord à Port-Royal, ensuite à l'île Sainte-Croix puis à Québec


Louis HÉBERT prépare sa terre

pour pratiquer l'agriculture

en Nouvelle-France

Découverte de l'acte de mariage de
 Louis HÉBERT et Marie ROLLET

Sources : Artiste inconnu / BIBLIOTHÈQUE

et ARCHIVES Canada / C-016952 in http://www.recitus.qc.ca/images/

main.php?g2_itemId=520

Un grand merci à Jocelyne et Bernard Quillivic,

du site de migrations.fr, qui m'ont relayé ces photos.
 Références : Paris 1557-1604/AN LL 958
RP. Saint-Sulpice Baptêmes 1557-1574 et mariages
Conservé au Centre historiques des Archives nationales de Paris
Chercheur Gilles Brassard Paris 2016



Louis HÉBERT, « premier chef de famille au païs,

qui vivoit de ce qu'il cultivoit »


   Après ses deux séjours en Acadie en 1606-1607 et 1611-1613 où il a cultivé la terre, l'épicier et apothicaire Louis HÉBERT ne s'installe définitivement au pays qu'en 1617 en amenant avec lui sa famille embarquée dans le navire de la Compagnie du Canada. Celle-ci lui a promis 200 couronnes par an comme apothicaire, le gîte et la nourriture fournis pour lui et sa famille. Mais juste avant de partir de Honfleur  le 11 mars on lui impose un nouveau contrat dans lequel son salaire est réduit de moitié, de plus sa famille et son serviteur devront travailler sans salaire pour la Compagnie. Après avoir vendu sa maison de Paris avec un jardin il n'a guère le choix, il signe le nouveau contrat. À Québec comme Louis HÉBERT peine pour obtenir la subvention que la Compagnie lui a promise, les Jésuites et d'autres se plaignent que la Compagnie est plus intéressé au profit qu'à amener des colons. À Québec malgré l'opposition de la Compagnie il est le seul avec CHAMPLAIN, à cultiver un jardin; ses légumes, de même que son talent d'apothicaire soulageront grandement les colons malades et affamés. En 1623 il obtient pleine possession de sa terre et peut enfin la cultiver librement et vendre ses produits. Avec ses pâturages pour ses bovins, ses champs de céréales, ses potagers et son verger il a été comme l’écrit CHAMPLAIN : «  le premier chef de famille résident au païs, qui vivoit de ce qu'il cultivoit ».

*********

Sources : Dictionnaire généalogique des familles du Québec, page 561. Jetté, René;

Dictionnaire biographique du Canada en ligne, Louis HÉBERT in

http://www.biographi.ca/FR/index.html; Oeuvres de Champlain, tome V, page 1116.


1617


No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

417

Le Saint-Étienne


MOREL


Compagnie du Canada

Honfleur d 11 mar

Tadoussac 14 jun

France avant 22 jul

418
Le Petit Pellicquant



de Biencourt
La Rochelle d vers 13 mar Port-Royal
419 La Fortune 110 Tx François SOREAU
de Biencourt La Rochelle d vers 27 mar idem

No

Membres d’équipage et passagers

Observations diverses

Sources

417

Membres d’équipage :
- GRAVÉ, François

Passagers arrivée :
- BEAUCHESNE, …

- CARON (Le), Joseph

- CHAMPLAIN (de), Samuel

- HÉBERT, Anne

- HÉBERT, Guillaume

- HÉBERT, Guillemette

- HÉBERT, Louis

- HUET, Paul

- ROLET, Claude

- ROLET, Marie

(prob. dans ce navire)
- * JONQUEST, Étienne

Passagers départ :
- CHAMPLAIN (de), Samuel

- DOLBEAU, Jean

(prob. dans ce navire)
- * GODET, sieur duParc, Jean

 

Le Saint-Étienne, dirigé par le capitaine MOREL, quitte Honfleur le 11 mars 1617. Il y a à bord CHAMPLAIN et François GRAVÉ à titre de capitaine et conducteur en chef. De plus Louis HÉBERT est aussi à bord du navire. Il amène avec lui toute sa famille : sa femme Marie ROLET, son fils Guillaume, ses deux filles Anne et Guillemette et son beau-frère Claude ROLET. Le père récollet Joseph Le CARON, qui amène avec lui un missionnaire le récollet Paul HUET, revient à Québec avec le titre de commissaire provincial c´est-à-dire Supérieur. Étienne JONQUEST est sans doute aussi à bord de ce navire.


Le voyage dure environ trois mois. Les voyageurs vivent alors dans de « continuelles apprehensions de la mort », le navire vogue à travers des champs de banquises « qui sembloient des villes & des chasteaux, puissants au possible ». Une fois Marie ROLLET élève « ses deus enfants par les coutils » pour qu’ils reçoivent des récollets ce qu’elle croyait être leur dernière bénédiction puisque l’on n’atendait plus d’autre « sepulture que le ventre des poissons ». Finalement le navire arrive à Tadoussac le 14 juin.


Le CARON vient remplacer le père Jean DOLBEAU qui repasse en France sur ce navire. Ce dernier veut tenter de convaincre les autorités « de l’avarice et de la cupidité des associés ». (1) Un des facteurs et commis de la Cie des marchands Jean GODET du Parc s’en retourne aussi en France, sans doute sur ce navire. Celui-ci repart tout de suite pour la France puisqu´on retrouve CHAMPLAIN à Paris le 22 juillet suivant. Il a laissé le commandement de Québec à BEAUCHESNE. La disparition de deux Français au printemps et la découverte de leurs corps à l'automne 1617 mettront le commandant sur ses gardes et il ne laissera plus les Amérindiens aller et venir en l'habitation.

          

Canada-Québec; Synthèse historique : 58


DGFQ : 561, 1004


Jean DOLBEAU in DBC en ligne (1)


HNF, 2 : 3, 245, 246, 258, 466


Louis HEBERT et Joseph

LECARON in DBC en ligne


418


Navires et engagés

AD17, 1617/13/03 LR Chesneau
419

Le navire, commandé par François SOREAU, vient faire la traite des pêches. David LOMERON est passager à bord.

Navires et engagés

AD17, 1617/27/03 LR Chesneau

Web Michel Robert
         

                   autres gens de mer de 1617                autres religieux de 1617           autres volontaires de 1617


1618


Jean NICOLLET l'un des premiers truchements,
soit un coureur des bois et interprète



Premier mariage célébré au Canada


   Anne HÉBERT, la fille aînée de Louis HÉBERT, se marie au début de l'été 1618 avec Étienne JONQUEST. Le célébrant est le père Joseph Le CARON. Sagard écrit que c'est « le premier mariage qui se soit faict en Canada avec les ceremonies de la S. Eglise ». Malheureusement à la fin de 1619 ou au début de 1620 Anne HÉBERT meurt « en travail d'enfant ». Son enfant, le premier blanc né en Nouvelle-France, meurt tout de suite.


Biographie succinte de Jean NICOLLET,
l'un des premiers truchements

par Jacques Gagnon #1983 SGCE


    Arrivé de Normandie en 1618, il est envoyé chez les Algonquiens Kichesipirini pour en apprendre la langue et faciliter la traite des fourrures. Après deux ans de résidence à l'île-aux-Allumettes, il passe chez  les Algonquiens Népissingues pour une neuvaine d'années. Il demeure sans doute chez les Hurons pendant l'occupation de Québec par les Anglais (1629-1632). Au retour de Champlain, il est engagé formellement comme interprète et commis de traite pour la Compagnie de la Nouvelle-France (alias des Cent-Associés). C'est à cette époque qu'il effectue une mission de paix chez les Gens de mer (Ouinipigous) du lac Supérieur. Il s'installe à Trois-Rivières à partir de 1635 mais il périt noyé devant Sillery fin octobre 1642. Son frère Pierre, matelot pour la Compagnie de la Nouvelle-France, est arrivé vers 1640. Son frère Gilles, prêtre séculier, est arrivé en 1643. Les deux retournent en France à l'automne 1647.
 
                                                  Les trois frères NICOLLET en Canada (1618-1647)
                                                                     par Jacques Gagnon #1983 SGCE

    Le Dictionnaire biographique du Canada ne mentionne que Jean, interprète et commis de traite arrivé en 1618 [1] et disparu noyé devant Sillery fin octobre 1642.
   
    Il y a aussi Pierre, matelot au service de la Compagnie de la Nouvelle-France (alias des Cent-Associés), qui apparaît le 2 septembre 1640 au contrat de mariage de Nicolas BONHOMME en compagnie de son frère Jean [2]. Il réapparaît en 1642 comme tuteur de sa nièce Marguerite à la suite de la noyade de Jean [3]. En 1647, il a été remplacé à ce titre par Olivier LETARDIF, beau-frère de Jean [4]. Il doit être retourné en France peu après.
   
    Il y a enfin Gilles, prêtre séculier dont la présence en Canada est avérée à partir de septembre 1643 [5]. Deux actes notariés portent sa signature en 1646 [6]. Le Journal des jésuites atteste sa présence jusqu'au 21 octobre 1647, date de son départ pour la France [7].
   
    Ainsi, le prêtre Gilles NICOLLET serait arrivé dans la colonie un an après le décès de son frère Jean et son frère Pierre l'aurait accompagné pour son retour en France, quatre ans plus tard.  
    ____________________________

     [1] Un débat s'est engagé à savoir si Jean Nicollet était venu en 1618 ou 1619. Mes recherches m'amènent à conclure qu'il est bel et
     bien arrivé en 1618.

    [2] Traité de mariage entre Nicolas Bonhomme et Catherine Gouget, Trois-Rivières, 2 septembre 1640, Greffe de Martial Piraube.

    [3] Procès-verbal de l'inventaire de succession de Jean Nicolet, Québec, 27 et 28 novembre 1642 et Décharge concernant la vente
    des biens de Jean Nicolet
, Québec, 30 avril 1643. Greffe de Martial Piraube pour les deux actes.

    [4] Obligation de Olivier LeTardif à Marguerite Nicolet, Québec, 3 septembre 1647, Greffe de Claude Lecoustre.

    [5] Registres de la paroisse Notre-Dame de Québec, sept actes de baptême rédigés par Gilles Nicollet, nos. 57210, 57215, 57217, 57221,
     57227, 57255, 57256 dans le Fichier LAFRANCE de Généalogie Québec.

    [6]Testament de Gilles Nicolet, Québec, 8 mai 1646 et Mariage de Nicolas Macquart et Marguerite Couillard, veuve de Jean Nicolet,    
    Québec, 12 octobre 1646, Greffe de Guillaume Tronquet pour les deux actes.

    [7] Abbés Laverdière et Casgrain, Le journal des jésuites, Québec, Léger et Brousseau, 1871, pp. 8, 12, 48, 73, 75, 93, 95.

     Curieusement, Marcel Trudel mentionne un quatrième frère, Étienne, supposément présent au contrat de mariage de Nicolas BONHOMME en 1640 [8]. Il y a plutôt confusion avec Claude ESTIENNE, témoin à la signature dudit contrat. Mais d'où vient notre improbable Étienne NICOLLET ? Marcel Trudel se garde bien de le ressusciter dans le deuxième tome du troisième volume de son Histoire de la Nouvelle-France où il cite par ailleurs Pierre, Gilles et Jean NICOLLET [9].  En fait je n'ai trouvé d'autre référence au présumé Étienne NICOLLET que dans les cinquième et sixième volumes des Monumenta Novae Franciae du jésuite Lucien Campeau [10] publié bien longtemps après le Catalogue des immigrants de Trudel dont il semble s'être malheureusement inspiré.

  ___________________               Suite du récit sur les frères NICOLLET en page année 1640

  [8] Marcel Trudel, Catalogue des immigrants 1632-1662, Montréal, Hurtubise HMH, 1983.

  [9] Marcel Trudel, Histoire de la Nouvelle-France, tome III, La seigneurie des Cent-Associés, 1627-1663, vol. 2, La société, Montréal,
        
Fides, 1983, p. 217, note 15.  Ce volume paraît quelques mois à peine après le Catalogue des immigrants.

  [10] Lucien Campeau, Monumenta Novae Franciae, Montréal, Bellarmin, vol V, 1990, p. 647, note 2 et vol. VI, 1992, p. 771.  

*********

Sources : Histoire de la Nouvelle-France II, Le comptoir 1604-1627, page 260, 263. Trudel, Marcel



1618


No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

420 Le Charles
Jean GOULLARD

de Biencourt LR d vers jan Acadie, traite
421 La Marie


idem LR d vers 24 jan Nouvelle-France

422

« navire de Gravé »

  François GRAVÉ  

Compagnie du Canada

France

Canada printemps, Tadoussac d 30 juil

 

423

« navire de Robert Gravé 

 

Robert GRAVÉ

    La Rochelle

Acadie


No Membres d’équipage et passagers Observations diverses Sources


420



Jean GOULLARD, maître du navire le Charles, est venu en traite en Acadie  en 1618.

Le navire a été armé en 1617 mais est parti vers janvier 1618.

HNF, 2 : 473


Navires et engagés

AD17, 1618/02/09 LR Chesneau

421


Navires et engagés

AD17, 1618/27/03 LR Chesneau

422

Passagers arrivée :
-
BOULLÉ, Eustache

- CHAMPLAIN (de), Samuel

(prob. dans ce navire)
- *
DOLBEAU, Jean

Passagers départ :
- BEAUCHESNE, ...

- CHAMPLAIN (de), Samuel

- DUPLESSIS, Pacifique

- ROLET, Claude

GRAVÉ arrive au printemps avec Samuel de CHAMPLAIN et son beau-frère, Eustache BOULLÉ, 18 ans, frère d'Hélène sa femme. Le père Jean DOLBEAU est de retour de France à Québec le 27 juin 1618. Il a probablement embarqué dans ce navire. BEAUCHESNE s'en retourne en France dans le navire de la compagnie. Le frère convers récollet Pacifique DUPLESSIS repasse en France de Tadoussac le 30 juillet 1618 dans le même navire que CHAMPLAIN. Sans doute aussi dans ce navire s'est embarqué Claude ROLET qui repasse en France en 1618.

HCF, 2: 6, 246, 258, 466


Relations de Champlain 1619 in DGFC, 1 : 33


Jean DOLBEAU in DBC en ligne

423

 

Robert GRAVÉ revient faire la traite en Acadie en 1618. 

HNF, 2 : 13, 132, 467
                        
 
autres engagés de 1618          autres volontaires de 1618    




 
                 

La recherche du passage du Nord-Ouest du Danois MUNCK à la baie

d'Hudson, la pire expédition hivernale en Amérique du Nord
 

     Jens MUNCK, part du Danemark avec deux navires en 1619 à la recherche du passage du Nord-Ouest pour la Chine. Avec deux navires l'Unicorn et le Lamprey l'explorateur a  traversé la baie d'Hudson d'est en ouest et aborde dans une baie qui deviendra le port de Churchill. À travers une tempête de grésil il aperçoit une baie entourée de terre protégée du mascaret par une crête rocheuse. Le Lamprey a pris du retard  mais il est guidé à travers la baie par les feux allumés avec du bois flottant.


     MUNCK se prépare à ce qui sera la pire expédition hivernale en Amérique du Nord. Il a fait construire des brise-glaces  autour de la quille des navires. De plus l'équipage a empilé des tas de cailloux comme des bâtardeaux pour protéger les     navires de la marée des glaces.

*********

Sources : The Project Gutenberg eBook, The ''Adventurers of England'' on Hudson Bay, by Agnes C. (Agnes Christina) Laut in http://www.gutenberg.org/dirs/3/0/3/7/30377/30377-h/30377-h.htm

1619

No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

424 La Prime
Jacques BAUDOIN


LR d vers 29 jan Acadie, traite
425 Le Plaisir 80 Tx Jean GOULLARD
idem idem (Canada) Acadie
426 1619
François GRAVÉ (prob.)
Compagnie du Canada France Québec
427 La Sainte-Anne 55 Tx


La Rochelle Acadie
428 L'Unicorn




Danemark Baie d'Hudson
429 Le Lamprey




idem idem
430 La Différence


de Biencourt
LR d vers 13 nov
Tadoussac
431 Le Plaisir 80 Tx

idem
LR d vers 25 nov Havre du Rossignol

No

Membres d’équipage et passagers

Observations diverses

Sources


424


Commandé par
Jacques BAUDOIN le navire vient faire la traite en Acadie en 1619. Le navire vient faire la traite en Acadie.
HNF, 2 : 417, 467


Navires et engagés

AD17, 1619/29/01 LR Chesneau

425


Passagers arrivée :

- LOMERON, David
Le navire, commandé par Jean GOULLARD, maître et pilote, vient faire la traite des pêches. David LOMERON est passager à bord. À l'époque on disait en Acadie du Canada, plua tard ce dernier mot a désigné seulement la vallée du Saint-Laurent.

Navires et engagés

AD17, 1619/29/01 LR Chesneau

Web Michel Robert

426

Passagers arrivée :
(prob. dans ce navire)
- * …, ..., dit AHUNTSIC

- * deux autres Français

- * DESPORTES, Pierre

- * LANGLOIS, Françoise

- * LANGLOIS, Marguerite

- * MARTIN dit L'Écossais, Martin

En 1619 CHAMPLAIN est évincé et les marchands associés confient le commandement de Québec à François GRAVÉ, qui y hiverne en 1619-1620. Selon l'historien Marcel Trudel, AHUNTSIC / AHAITSIQUE, un Français anonyme portant ce surnom reçu des Hurons, est probablement arrivé dans le navire de la Société en 1619 avec deux autres laïcs donnés « comme associez au ministère apostolique » et qui accompagnaient les Récollets. Trudel mentionne aussi l’arrivée cette même année de Pierre DESPORTES avec son épouse Françoise LANGLOIS et d’Abraham MARTIN dit L’Écossais avec son épouse Marguerite LANGLOIS.

HNF, 2 : 263, 33, 340-342

427


Le navire vient faire la traite des pêches.

Web Michel Robert

428
L'Unicorn, un navire de guerre avec des hypocampes à la proue, un des deux navires de l'explorateur danois Jens MUNCK. The Adventurers of England : 23- 27
429
Le Lamprey, un sloop, un des deux navires de l'explorateur danois Jens MUNCK. idem
430

Navires et engagés

AD17, 1619/13/11 LR Chesneau
431

Navires et engagés

AD17, 1619/25/11 LR Chesneau

                                                       

autres gens de mer de 1619            autres volontaires de 1619


 Naissance du premier poupon blanc viable


         Le 7 juillet 1620 à Québec est baptisée Hélène DESPORTES, le premier enfant blanc né viable en Nouvelle-France. Selon Marcel Trudel, ses parents, Pierre DESPORTES et Françoise LANGLOIS sont arrivés en 1619 sans aucun doute dans le navire de la Société, demeuré anonyme, probablement commandé par François GRAVÉ.


La Compagnie de Caen


      Même si Québec n'a qu'une cinquantaine d’habitants pour la Compagnie de Canada, intéressée surtout à faire du commerce, favoriser le peuplement de la colonie augmenterait le nombre d'intermédiaires pour la traite des fourrures. Elle met donc des entraves à la venue des colons. Les protestations contre son monopole se multiplient. CHAMPLAIN, les pères BIARD et JAMET eux, veulent des colons. De plus CHAMPLAIN présente un mémoire sur les avantages commerciaux de la Nouvelle-France. La Compagnie agacée par ses exigences l'évince en 1619 et le remplace par François GRAVÉ. Elle ne veut le garder que pour l’exploration. Pourtant le duc de Montmorency, le nouveau vice-roi, le  confirme dans ses fonctions de commandant de la colonie. La Compagnie de Caen remplace la Compagnie de Canada et obtient ses franchises. Le monopole de la nouvelle Société pour la traite de fourrures seulement, la pêche restant libre, est valide pour 15 ans à partir de novembre 1620. Elle n’aura à faire traverser que 6 familles en 15 ans.


Les récollets se dotent d’un couvent mais perdent leur
bienfaiteur ainsi que l’envoi d’un navire de vivres

    En 1619 les récollets entreprennent avec une douzaine d'ouvriers l’établissement d'un couvent nommé Saint-Charles, en l'honneur de leur bienfaiteur Charles Des BOVES,  près de la Petite Rivière au nord de Québec qui prendra le même nom que le couvent. L'année suivante on commence à bâtir une église qui, une fois terminée, sera bénite le 25 mai 1621. De plus l'ensemble comporte un jardin et un verger. Le père Denis JAMET écrit à Des BOVES le 15 août 1620 qu'ils avaient amené un âne et une ânesse comme « animaux de charge » mais les hivernants de l'Habitation « les ont tellement fatiguez qu'enfin ils y ont fait mourrir l'asne ». Les récollets ont aussi des pourceaux, un couple d’oies, sept paires de volailles, quatre de canes. Ils vivent ainsi dans une certaine abondance puisqu'ils ont suffisamment de grains pour faire du pain et de la bière, de poissons pêchés dans la rivière et d'élan obtenu des Indiens pour un peu de pain. De quoi nourrir amplement les six religieux et les neuf ouvriers. Charles Des BOVES veut même leur envoyer un navire « chargé de vivres, de laboureurs et artisans mesmes de quelques munitions de guerre ». Après avoir demandé une autorisation au roi le 2 mai 1622 un congé lui est accordé le 20 septembre suivant par Montmorency pour un navire de 70 Tx prêt à partir de Blavet en Bretagne. Comme les départs n'ont lieu qu’au printemps ou au début de l'été le navire n'est pas parti cette année-là. Malheureusement la mort de Des BOVES le 2 janvier 1623 les prive de leur bienfaiteur et les préparatifs pour le départ du navire ont sans doute prit fin puisque rien n’indique sa venue en Nouvelle-France en 1623. C’est aussi la fin du projet d’un Séminaire pour les Indiens. Ils logeront au couvent en lieu et place.

*********

Sources : APC, publication no 15, 1967, Nouveaux documents concernant Champlain et son époque, pp. 461-463  in web Pionniers;

Canada-Québec, synthèse historique, page 58-61. Lacoursière,Jacques et Vaugeois, Denis; Histoire de la Nouvelle-France, Le Comptoir

1604-1627, page 318-320. Trudel, Marcel


1620


No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

432 Le Saint-Louis



Antoine BUIGNON LR d vers 17 jan
Nouvelle-France

433

Le Plaisir

 

David LOMERON, cap maître

  de Biencourt 

La Rochelle d vers 4 mar

Havre du Rossignol, Acadie

 

434

Le Charles

 


   

France

Canada

 

435

La Salamandre

 

François PORÉE des Chesnes, capitaine

   

Honfleur 5 avr

Tadoussac 30 mai

 

436

Le Saint-Étienne

 


 

Cie du Canada

Le Havre d après 7 mai

Tadoussac 7 jul

 

437

« navire pirate »

 

John NUTT

   

France

TN, capturé puis piraterie

Angleterre

438

« navire pêcheur français »

       

France

Terre-Neuve pris

Piraté

439

« navire pêcheur »,

de Plymouth

       

Plymouth (Angl.)

idem

idem

440

« navire pêcheur flamand »

200 Tx

     

Flandre

idem

idem

441
Le Jehan



de Biencourt La Rochelle d vers 2 oct
Nouvelle-France

No Membres d’équipage et passagers Observations diverses Sources

432


Navires et engagés

AD17, 1620/17/01 LR Chesneau









433




Membres d'équipage :
- CAMUS, Pierre, pilote

Passagers arrivée :
- DEBRIE, Pierre

- MARIDAIN, Daniel

(p-ê dans ce navire)

- * FONTINER, Louis

Trois engagés en 1620.

Engagement un an l
e 11 janvier 1620 (notaire Chesneau à La Rochelle), à David LOMERON, marchand et capitaine de La Rochelle pour Charles de BIENCOURT, sieur de Poutrincourt de :

(1) Daniel MARIDAIN, chaudronnier de La Rochelle.

Engagement le 16 janvier 1620 (notaire Chesneau
à La Rochelle), aux mêmes :

(2) Pierre de BRIE, chirurgien et pharmacien de La Rochelle au salaire de 75L. En attendant son embarquement sur le Plaisir de 80 Tx avec LOMERON, de BRIE demeure au logis La Fontaine, rue du Ménage, en la maison de Balthazar de BRIE, son frère, un apothicaire.

Engagement par chartre partie, l
e 4 mars 1620 (notaire Chesneau à La Rochelle), aux mêmes :

(3)
Pierre CAMUS, marinier de La Tremblade, comme maître pilote du navire le Plaisir.

Le Récollet Louis FONTINER arrive en Acadie en 1620 peut-être dans ce navire.










AG-ERNF : 22


HNF, 2 : 462

Navires et engagés

AD17, 1620/04/03 LR Chesneau
434

Daniel LOMERON achète sa part du poisson à Pierre GARAT, marchand au retour de son voyage de pêche au Canada.


idem


435

Membre d’équipage :
- BOULLÉ, Eustache

Passagers arrivée :
- BONABENTURE, ...

- JAMET, Denis

Trudel écrit que CHAMPLAIN précise qu’Eustache BOULLÉ était avec le capitaine Du Chesne conducteur de ce navire.  Il y a aussi à bord le récollet Denis JAMET et le frère BONAVENTURE de La Presle.



HNF, 2 : 267











436

Membre d’équipage :
(prob. dans ce navire)

- * GODET, sieur desMaretz, Daniel

Passagers arrivée :
- BOULLÉ, Hélène

- CHAMPLAIN (de), Samuel

- LeBAILLIF, Georges

(prob. dans ce navire)

- * CAUMONT dit LeMons, Jean

- * TERRIER, Isabelle

- une ou deux autres femmes

Passagers départ :
(prob. dans ce navire)

- * DOLBEAU, Jean

- * PASTEDECHOUAN, Pierre- Antoine










Guillaume de CAEN retrouve son monopole en 1620 et CHAMPLAIN revient cette année-là à Québec. Il amène sa femme, Hélène BOULLÉ, pour qui malheureusement le premier voyage en mer est une « fascheuse traverse ». Georges LeBAILLIF est aussi du voyage. La servante Isabelle TERRIER, engagée par CHAMPLAIN en 1617, les accompagne aussi probablement. Claude GODET des Maretz vient à Québec en 1620 sans doute dans ce navire. Sulte mentionne que le frère BONAVENTURE est arrivé à la mi-juillet sur ce navire. Jean CAUMONT dit Le Mons hiverne à Québec en 1620-1621, lui aussi sans doute arrivé dans ce même navire.


Le père Jean DOLBEAU rentre définitivement en France à l’automne 1620 probablement dans ce navire. Il amène avec lui un petit sauvage appelé Pierre-Antoine PASTEDECHOUAN, dans le but de le faire instruire.




















CHAMPLAIN et Jean DOLBEAU in DBC en ligne


HNF, 2 : 7, 267, 268, 278, 345


437

En 1620 le pirate anglais John NUTT en compagnie d’autres marins s’adonne à la piraterie avec un navire français capturé à Terre-Neuve. Ils capturent ensuite un grand vaisseau de Plymouth, puis un bâtiment flamand de 200 Tx. Après le pillage de la flotte de pêche, NUTT fait voile pour l'Angleterre.



DBC, 1 : 533 in Web Pionniers
438

Navire pêcheur français pris par le pirate John NUTT à Terre-Neuve.

idem
439
Navire pêcheur de Plymouth pris par le pirate John NUTT à Terre-Neuve. idem
440
Navire pêcheur flamand pris par le pirate John NUTT à Terre-Neuve. idem
441


Navires et engagés

AD17, 1620/02/10 LR Chesneau

1621


Concession de la New England (incluant l'Acadie)

par Jacques 1er, roi d'Angleterre à Sir William ALEXANDER



Nova Scotia ou Acadie ?

   La prise de l'Acadie par Samuel ARGALL en 1613 démontre bien les prétentions anglaises sur l'Acadie. En 1621 le roi d'Angleterre Jacques 1er concède à Sir William ALEXANDER, un Écossais, tout le territoire au nord de la rivière Sainte-Croix qui comprend toutes les provinces maritimes et la Gaspésie. ALEXANDER donnent des baronnies à tous ceux qui promettent d'établir six hommes pendant deux ans. Sa concession est renouvelée en 1624 et il crée ainsi 85 baronnies de 1625 à 1631. Il fonde la Merchants  Adventurers of Canada avec des associés. La véritable colonisation ne débutera pas avant 1627 par manque de fonds. Pour les Britanniques le pays a désormais ses armoiries et un nom : Nova Scotia (Nouvelle-Écosse). Les Français ne l'entendent pas de cette façon et se considèrent toujours comme les véritables maîtres en Acadie. En 1627 l'Acadie sera incluse avec le Canada dans le territoire attribué par Richelieu à la Compagnie de la Nouvelle-France. 

********

Sources : Canada-Québec, synthèse historique, pages 48-50. Lacoursière, Jacques et Vaugeois, Denis


1621

No Navires Tge Maître Proprio Armateur Provenance Destination Retour
442 Le Jehan



de Biencourt
La Rochelle d vers 2 fév
Cap de Sable

443 Le Hélies



idem
idem
idem

444 « navire de CAEN »
(prob.) Émery de CAEN
Guillaume de CAEN France Qc printemps
445 « navire du cap Dumais »
Nicolas LEROY dit Dumé, capitaine

idem idem idem
446 La Salamandre
François GRAVÉ

Cie des Marchands de Rouen et de St-Malo idem Fleuve St-Laurent
447 « navire de GIRARD »
GIRARD, capitaine

idem Canada, traite

No Membres d’équipage et passagers Observations diverses Sources

442


Navires et engagés

AD17, 1621/17/01 LR Chesneau

443


Navires et engagés

AD17, 1621/17/01 LR Chesneau



444


La Compagnie de Caen remplace la Compagnie du Canada en novembre 1620. Son monopole valable pour 15 ans n'est que pour les fourrures, la pêche reste libre. Émery de CAEN est arrivé  à Québec au printemps 1621 dans l'un des navires de son cousin Guillaume de CAEN, probablement comme capitaine. Le sous commis Olivier LETARDIF est de passage à Québec en 1621, embarqué sur l’un des navires de la compagnie.

Canada-Québec; Synthèse historique : 58-61


CI : 22, 23


DGFQ : 190, 191


HCF, 2 : 8, 9, 15, 279



445


Passagers arrivée :

- DUVERNAY, …



Un gentilhomme nommé DUVERNAY est à bord du petit vaisseau de Nicolas LEROY dit Dumé.

Canada-Québec; Synthèse historique : 58-61


CI : 22, 23


DGFQ : 190, 191


HCF, 2 : 8, 9, 15, 277, 279, 294, 295





446



François GRAVÉ
commande la Salamande en 1621, et vient trafiquer dans le Saint-Laurent au nom des anciens marchands associés mais Guillaume de CAEN confisque son navire. CHAMPLAIN temporise et de CAEN déçu rend le navire à GRAVÉ.

Canada-Québec; Synthèse historique : 58-61


CI : 22, 23


DGFQ : 190, 191


François GRAVE in  DBC en ligne

447
Avec un passeport pour la pêche, le capitaine GIRARD fait la traite au Canada. Mais Guillaume de CAEN saisit quand même son navire et paie leurs gages aux matelots. HCF, 2 : 8, 9, 15, 279

autres administrateurs de 1621         autres gens de mer de 1621        autres marchands de 1621

  
autres soldats de 1621     autres volontaires de 1621      autres émigrants de 1621

1622


Flotte en Nouvelle-France en 1622


    D'après Trudel trois navires partis de La Rochelle sont venus en Nouvelle-France en 1622 : la Catherine, navire de la compagnie de Guillaume de CAEN, le Bon Rapport, dont il ne connait pas la destination et le navire commandé par le Basque GUERARD. CHAMPLAIN, commande l'hivernement de 1622-1623 et François GRAVÉ est le « principal commis » mais la goutte le force à rester tout l'hiver à l'intérieur de l'Habitation. Il y a en tout 50 personnes à Québec.

*********
Sources : Histoire de la Nouvelle-France II, Le comptoir 1604-1627, page 289-291. Trudel, Marcel

1622

No Navires Tge Maître Proprio Armateur Provenance Destination Retour
448
Le Jehan




LR d vers 26 mar
Cap de Sable

449
Le Hélies




idem
idem

450 La Catherine
Raymond de LaRALDE Guillaume de CAEN
LR, Dieppe d 15 mai Tadous., Qc 15 jun
451 Le Bon Rapport



La Rochelle Nouvelle-France
452 « navire  de GUÉRARD »
GUÉRARD, capitaine

La Rochelle Tadous., pêche baleine automne

No Membres d’équipage et passagers Observations diverses Sources

448


Navires et engagés

AD17, 1622/26/03 LR Chesneau

449


Navires et engagés

AD17, 1622/26/03 LR Chesneau










450

Passagers arrivée :
- CAEN (de), Émery

- CHOPPARD, Henri

- GALLERAN, Guillaume

- GRAVÉ, François

- PIAT, Irenée

- ROUNIER, …

- TARDIF / LeTardif, Olivier

- un jeune Indien

(prob. dans ce navire)
- * DESDAMES, Thierry

Passagers arrivée :
- JAMET, Denis

- POULLAIN, Guillaume



Départ le 15 mai 1622 à Dieppe du récollet Guillaume GALLERAN, nommé visiteur des missions de la Nouvelle-France. Portant aussi le titre de commissaire provincial, il ramène le jeune Indien amené en France par le récollet Le BAILLIF avec lui l'année précédente. Le récollet Irenée PIAT est dans le même navire, arrivée à Tadoussac le 15 juin. Irénée PIAT fait ériger à cet endroit une grande croix et une chapelle en rameaux d'arbres. ROUNIER est venu à Québec avec François GRAVÉ en 1621. Ce dernier se met au service de la compagnie en 1622. Le sous commis Olivier LETARDIF est de passage à Québec cette année-là de même qu'Émery de CAEN. Il y a aussi à bord un engagé recruté par Guillaume COUILLART, Henri CHOPPARD. Selon DBC Thierry DESDAMES est arrivé en 1622 probablement avec ce navire.


GRAVÉ et de La RALDE, rejoint à la mi-juillet par de CAEN, vont faire la traite à Trois-Rivières. Louis HÉBERT commande à titre d 'enseigne le navire, resté à Tadoussac. Malgré les bons contacts de de CAEN avec les Indiens la traite de cette année-là ne semble pas avoir été abndante car de CAEN déclare un déficit de 7 600L. De La RALDE revenu au début d'août et se dispute avec HÉBERT à propos du commandement du navire puis s'ensuit une autre dispute concernant les matelots huguenots. De CAEN ramène en France les récollets Denis JAMET et Guillaume POULLAIN.










DBC, 1 : 329, 559 in Web Pionniers


DGFC, 1: 529


HCF, 2 : 15


HNF, 2 : 289, 290


Thierry DESDAMES in DBC en ligne


451

L'un des trois navires venus en Nouvelle-France en 1622 mais Trudel ne connait pas sa destination exacte.

HNF, 2 : 289


452

Selon Marcel Trudel ce capitaine basque GUERS ou GUERARD est peut-être ce même capitaine GIRARD venu en 1621. Parti de La Rochelle muni d’une commission officielle il vient faire la pêche à la baleine à Tadoussac à l’automne 1622. Il donne une chaudière de cuivre rouge à BAILLIF, aide sous commis en échange de pois et de lard.




HNF, 2 : 289

1623


No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

453
Le Don de Dieu



de Biencourt
La Rochelle d vers 21 mar


454
Le Jehan



David LOMERON
idem


455

« navire du capitaine Thierry DESDAMES »

 

De Tadoussac à Qc : Thierry DESDAMES

 

Émery de CAEN

France

Québec 28 jun

 

456

 « navire de CAEN »

  Louis HÉBERT  

Guillaume de CAEN

idem

Qc d 23 aoû

 

457

« navire de GUERS »

 

GUERS / GUERARD, cap

 


idem

Miscou, traite

Saisi

458
Le Hélies



David LOMERON



No

Membres d’équipage et passagers

Observations diverses

Sources


453


Navires et engagés

AD17, 1623/21/03 LR Chesneau

454


Navires et engagés

AD17, 1623/19/04 LR Chesneau

455

Passagers arrivée :
- SAGARD, Gabriel

- VIEL, Nicolas

Les frères récollets Nicolas VIEL et Gabriel SAGARD arrivèrent le 28 juin sur le « navire du capitaine Thierry DESDAMES », un employé de Caen depuis 1622 et qui ne commande le navire, arrivé de France, que de Tadoussac à Québec. 

RJ, 4 : 261, note 25, 48; 12 : 275

Thierry DESDAMES in DBC en ligne

456

Passagers départ :
- CAEN (de), Émery

- DUPONT, …

Louis HÉBERT, commandant un des « navires de CAEN », eut un démêlé avec de La RALDE au sujet de la place donnée aux catholiques à l'avant du vaisseau à l'heure des prières, pourtant catholiques tous les deux. Départ de Québec le 23 août du nommé DUPONT, malade au cours de l'hivernement de 1622-1623 et du sieur de CAEN.

HCF, 2 : 16

(8) PIVERT, Nicolas(8) PIVERT, Nicolas457


Selon Marcel Trudel ce capitaine basque GUERS / GUERARD est peut-être ce même capitaine GIRARD venu en 1621. En 1623 en dépit de l’interdit il fait la traite à Miscou et La RALDE lui confisque ses marchandises.

HNF, 2 : 295, 300, 472, 474


458


Navires et engagés

AD17, 1623/27/12 LR Chesneau

  autres gens de mer de 1623        autres marchands de 1623       autres volontaires de 1623        autres émigrants de 1623


1624


Capturés par les Turcs « tous devinrent esclaves »


    La Sainte-Madeleine, montée par douze ou treize matelots, protestants et catholiques, et commandée par le capitaine CANANÉE, un pilote, « bon catholique », part de Gaspé à destination de Bordeaux en septembre 1624 sur ordre de CAEN. « Le long des côtes de Bretagne, ils furent capturés par les Turcs, et tous devinrent esclaves ».  Pirates barbaresques pour les uns ou corsaires ottomans pour les autres, n'empêchent que l'on devenait esclave.


   Pendant des siècles les cités pirates d'Afrique du Nord ont terrorisé les Européens voyageant sur les mers. Leurs navires sillonnaient l'océan au nord jusqu'aux côtes d'Angleterre, à l'ouest sur les bancs de Terre-Neuve, parfois au-delà dans le golfe Saint-Laurent comme celui qui menaça le capitaine DANIEL en 1631. On mentionne dans les Relations des Jésuites que le Public Record Office à Londres rapporte qu'entre 1612 et 1620 les pêcheurs de Terre-Neuve ont subi des pertes de 40 800L sans parler de celles de 180 pièces d'artillerie, de 1080 pêcheurs et mécaniciens amenés de force. Le 12 août 1625 le maire de Plymouth écrit au Conseil Privé que les pirates turcs ont pris en 10 jours 27 navires et 200 hommes.

*********

Sources : Relations des Jésuites, vol. 4, page 264, note 29 in http://puffin.creighton.edu/jesuit/relations/

1624


No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

459

La Sainte-Madeleine

60 Tx

CANANÉE, cap

 

Émery de CAEN

France

Tadoussac début juin,  Gaspé d sep

Bordeaux, pris par les Turcs 

460

« navire de GRAVÉ »

 

François GRAVÉ

   

idem

Qc d 15 aoû, Gaspé d 6 ou 7 sep

 

461

« 2e navire de GRAVÉ »

 


   

idem

idem

 

462

« navire de GUÉRARD »

 

GÉRARD / GUÉRARD, cap

   

idem

Tadoussac d 1er sep

 

No

Membres d’équipage et passagers

Observations diverses

Sources

459

Membes d'équipage :
- GASCOIN, …

Passagers arrivée :               - ALLART, Jacob


GASCOIN, pilote de la Sainte-Madeleine, Jacob ALLART, arrivé sur ce petit navire et Nicolas MARSOLET sont dépêchés à Tadoussac  par CHAMPLAIN pour attendre d'autres navires parce que Québec est à cours de vivres.


La Sainte-Madeleine, montée par douze ou treize matelots, protestants et catholiques, et commandée par le capitaine
CANANÉE, un pilote,  « bon catholique », part de Gaspé à destination de Bordeaux en septembre sur ordre de CAEN. « Le long des côtes de Bretagne, ils furent capturés par les Turcs, et tous devinrent esclaves ».

HNF, 2 : 295


RJ, 2 : 131; 4 : 264, note 29

460

Membres d’équipage :
- GOUÄ, ...

Passagers départ :
- BOULLÉ, Eustache

- BOULLÉ, Hélène

- CAEN (de), Émery

- CHAMPLAIN (de), Samuel

- LaRALDE (de), sr,

- PIAT, Irénée

- SAGARD, Gabriel

GOUÄ est commis de vaisseau à bord de ce navire commandé par François GRAVÉ. Probablement navire sur lequel est arrivé le père SAGARD qui parti de Paris le 18 mars est arrivé à Québec trois mois et huit jours plus tard. Il écrit: « Il me semble n'avoir jamais tant souffert corporellement au reste de ma vie ». Son navire essuie de fortes tempêtes. « Depuis nous fûmes agités d'une tourmente si furieuse par l'espace de sept ou huit jours continuels qu'il semblait que la mer dût se joindre au ciel, de sorte que l'on craignit que les vagues furieuses, qui donnaient jusque par dessus la dunette, abîmassent notre navire : car elles avaient déjà rompues les galeries avec tout ce qui était dedans. C'est pourquoi on fut contraint de mettre bas toutes les voiles et, les bras croisés, nous fûmes portés à la merci des flots ». (1)

 

Départ de Québec soit le 15 août et le 6 ou 7 septembre de Gaspé du « navire de GRAVÉ » qui ramène en France CHAMPLAIN et Hélène BOULLÉ, sa femme, qui ne reviendra plus dans la colonie, son frère Eustache BOULLÉ, les sieurs de CAEN et de La RALDE. Dans le même navire se trouvent le père Irenée PIAT qui retourne en France pour le recrutement de nouveaux missionnaires et aussi le frère récollet Gabriel SAGARD. Émery de CAEN commandera à Québec de 1624 à 1626 en l'absence de CHAMPLAIN.

DBC, 1 : 200 et 559 in Web Pionniers 


Épopée en Amérique, 1 : 4 (1)

HCF, 2 : 16, 295, 473
461

Un des deux navires commandés par GRAVÉ part de Québec en septembre.

HCF, 2 : 16

462

 

Selon Marcel Trudel ce capitaine basque GÉRARD / GUÉRARD est peut-être ce même capitaine GIRARD / GUERS venu en 1621, 1622 et 1623. C’est aussi peut-être lui qui amène les habitants de Saint-Jean-de-Luz à réclamer du roi la traite libre. Celui-ci leur répond qu’ils ont toujours la possibilité d’entrer dans la Société privilégiée. 

HNF, 2 : 295, 300, 472, 474


                                         autres émigrants de 1624


1625
Arrivée des Jésuites



Les Récollets accueillent les Jésuites

en Nouvelle-France en 1625

Jean de Brébeuf
 (Condé-sur-Vire 1693 -

près de la Baie Georgienne 1649)

Sources : d'après un dessin couleur de Charles William Jefferys / BIBLIOTHÈQUE et ARCHIVES 

Canada / C-028332 in http://www.recitus.qc.ca/images/main.php?g2_itemId=550

Saint, Premier martyr du Canada,

avec Gabriel LALLEMANT

Sources : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_de_Brébeuf

1625


No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

463

« navire de CAEN »

     

Guillaume de CAEN

Dieppe d avr

Québec 19 jun



No

Membres d’équipage et passagers

Observations diverses

Sources

463

Passagers arrivée :
- BRÉBEUF (de), Jean

- BUREL, Gilbert

- CHARTON, François

- LALEMANT, Charles

- LAROCHE d’Aillon (de), Jean-Joseph

- MASSÉ, Énemond

(prob. dans ce navire)
- * GIFFARD, sr de Moncel et de Beauport, Robert

- * GRAVÉ, François

Passagers départ :
- CAEN (de), Émery

- CAEN (de), Guillaume

- CARON (Le), Joseph

En France au printemps arrivé, Guillaume de CAEN reçut l'ordre de prendre à son bord les pères Jean de BRÉBEUF et Charles LALEMANT, Jésuites et le père Jean-Joseph de LAROCHE d’Aillon, Récollet et deux coadjuteurs, François CHARTON et Gilbert BUREL. Arrivée du navire en juin, mais selon DGFQ les religieux sont arrivés à différentes dates : les pères jésuites Charles LALEMANT le 19 juin, Énemond MASSÉ le 9 juin et Jean de BRÉBEUF  en juin et le missionnaire récollet Jean-Joseph de LAROCHE d’Aillon le 15 juin.


Puis plus tard en saison c'est le retour en France d’Émery de CAEN avec son oncle, Guillaume. Selon DGFQ Robert GIFFARD a séjourné à Québec en 1625-1626. François GRAVÉ aussi a hiverné à Québec durant la même période. Le père récollet Joseph le CARON repasse en France. Il est délégué par les missionnaires porter plaindre auprès du Conseil du roi de la Compagnie des Marchands et de son directeur MONTMORENCY qui paralysent le développement de l’Église en Nouvelle-France.

DGFQ : 167, 494, 634, 655, 785


HCF, 2 : 18, 20


Jean BREBEUF et Joseph LECARON in DBC en ligne


RJ, 4 : 255

 

                                         autres engagés de 1625                         autres émigrants de 1625


Baleinier basque incendié


   Un navire basque venu pour la pêche à la baleine au port de Chisedec sur le fleuve Saint-Laurent, est la proie des flammes lorsqu'un garçon met accidentellement le feu aux poudres. L'équipage se rend en chaloupe à l'île Percée dans l'espoir de trouver un passage sur un navire pour la France. La flotte de de LaRALDE arrive à l'île Percée le 20 juin. De LaRALDE, qui veut en savoir plus sur leur traite, les conduit alors à Miscou.


Défendu aux matelots protestants de chanter des psaumes


  Le commandant de la flotte, de LaRALDE, qui passe le commandement de son navire la Catherine à Émery de CAEN, demande aux matelots huguenots, qui forment les deux tiers de l'équipage, de ne pas chanter leurs psaumes sur le fleuve comme ils l'ont fait en mer. Ils protestent en vain mais ils demandent au moins le droit de s'assembler pour réciter leurs prières. Ce qu'on leur accorde.

*********

Sources : Oeuvres de Champlain, tome V, page 1103, 1104.

1626

No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

464

« navire basque »

       

France

Chisedec avant 21 jun

Incendié

465

« vaisseau rochelais »

50 Tx

     

La Rochelle

Les Escoumins avant 26 jun

 

466

La Catherine

250-300 Tx

de LaRALDE,

amiral  de la flotte

 

Émery de CAEN

Dieppe d 24 avr

Île Percée, Qc 5 jul

 

467

La Flèque

260 Tx

Émery de CAEN,

vice-amiral de la flotte

 

idem

idem

Pêche île Percée, Qc 5 jul

 

468

L’Alouette

80 Tx

     

idem

Québec, Miscou

 

469

1626-6e

200 Tx

     

idem

idem

 

470

1626-7e

120 Tx

     

idem

idem

 

471

« forban »

       

en mer 27 avr

   

No

Membres d’équipage et passagers

Observations diverses

Sources

464

 

À l’île Percée le 21 juin des Basques informent les Français que leur navire a flambé lorsqu’un garçon a malheureusement mis le feu aux poudres. Venu pour la pêche à la baleine le « navire basque » était au port de Chisedec sur le fleuve Saint-Laurent. Ils veullent s’embarquer sur des navires pour retourner en France, de LaRALDE les conduit à Miscou à cet effet.

Oeuvres de Champlain, 5 : 1103-1105

465

 

Le 26 juin aux Escoumins un « vaisseau rochelais », d’environ 50 Tx, traitait illégalement avec les Sauvages de Tadoussac. Ces derniers avertissent l’équipage de la venue du navire la Catherine, ils coupent alors leurs câbles sur l’écubier, laissent leur ancre et mettent les voiles. La Catherine, mauvais voilier, ne peut les prendre en chasse. Toutefois l’Alouette qui est fortement armée, part en chasse après ce vaisseau et le prend.

idem

466

Passagers arrivée :
- CARON (Le), Joseph

- CHAMPLAIN (de), Samuel

Cinq navires la Catherine, la Flèque, l’Alouette et deux autres navires demeurés anonymes appareillent à Dieppe le vendredi 24 avril 1626. L’embarquement a eu lieu le 15 avril et CHAMPLAIN s' est embarqué sur la Catherine, commandé par le capitaine de LaRALDE, avec le père récollet Joseph CARON.

 

Le sieur DESTOUCHES (enseigne de CHAMPLAIN, qui retourna en France l'année suivante) et Eustache BOULLÉ arrivent à Québec le 5 juillet. Henri CHOPPARD et FOUCHER, arrivés à Québec en 1626, sont peut-être à bord de ce navire.


Le 27 avril la Catherine donne la chasse pendant trois heures à un navire qu’ils « jugeoit estre forban », mais ce dernier  étant meilleur voilier le navire changea de bord. Puis le 23 mai une tourmente, qui dure deux fois vingt quatre heures, s’abat sur eux avec « orages de pluyes, tonnerres, esclairs, & bruines fort espesses ». Ils perdent alors de vue le petit navire des Jésuites, l’Alouette. Le navire mouille l’ancre le 20 juin entre les îles Bonaventure et Percée, tous les autres navires y étaient déjà. Même que la Flèque est arrivée 15 jours avant. Preuve que leur navire « n'estoit pas trop bon voillier », il fut durant la traversée deux mois et six jours « contrariéz de mauvais temps ».


À l’île Percée  de LaRALDE fait décharger des navires, dont le petit navire des Jésuites, « quelque nombre » de barriques de galettes et de pois. Le 21 juin il se résout de se rendre à Miscou. Il y va pour y recouvrir des dettes dues par les Sauvages et pour vérifier l’état des marchandises laissées là l’année dernière. Il promet à CHAMPLAIN de revenir à Québec d’ici un mois (pris à Miscou à pourchasser les navires en traite illégale il ne viendra pas à Québec cette année- là) et d’apporter toutes les choses qu’il leur manque dont principalement des poudres et des mousquets. Il doit aussi y conduire des Basques venus à la chasse à la baleine dans un port sur le fleuve Saint-Laurent, nommé Chisedec. Ils se sont sauvés en chaloupe de leur navire en flammes, un garçon a mis malheureusement le feu aux poudres. Puis ils se sont rendus à l’île Percée pour s’embarquer sur d’autres navires pour la France. De plus de LaRALDE veut s’informer de ce que ces Basques ont vraiment fait et traité. Il met de CAEN au commande de son navire pour se rendre jusqu’à Québec et demande alors aux matelots de lui obéir comme si c’était lui. Il dit aussi aux marins prétendus réformés qu’il désirait qu’ils ne chantent pas leurs psaumes dans le fleuve Saint-Laurent comme ils l’avaient fait en mer. Ceux-ci protestent et demandent qu’on leur accorde au moins le droit de s’assembler pour dire leurs prières. Formant les deux tiers de l’équipage ce droit est consenti aux matelots huguenots.


La nuit du 25 juin aux Escoumins le navire est pris dans une brume très forte et on ne voyait pas la longueur du navire. Le lendemain ils aperçoivent un vaisseau rochelais d’environ 50 Tx. Il traitait avec les Sauvages de Tadoussac. Ces derniers avertissent l’équipage de la venue du navire, ils coupent alors leurs câbles sur l’écubier, laissent leurs ancre et câbles puis mettent les voiles. La Catherine, mauvais voilier, ne peut les prendre en chasse.Toutefois l’Alouette, qui est fortement armée, part en chasse après le vaisseau et le prend.

Selon DGFQ Robert GIFFARD est venu à Québec en 1625-1626, il a peut-être embarqué dans ce navire pour son retour en France. De même que Émery de CAEN qui s'en retourne en France après avoir hiverné deux fois à Québec de 1624 à 1626.

CI : 22, 23


DGFQ : 494


HCF, 2 : 20


Oeuvres de Champlain, 5 : 1080-1081, 1103-1105

467


Émery de CAEN est vice-amiral sur ce navire qui va à la pêche aux poissons à l’Île Percée.

idem

468

Passagers arrivée :                  - GOFFESTRE, Jean


Le frère jésuite Jean GOFFESTRE est arrivé à Québec en 1626 dans l’Alouette, navire des Jésuites du port de 80 Tx. Le 24 mai 1626 le petit navire des Jésuites perd de vue la Catherine dans des bruines fort épaisses. Le 26 juin au matin au Bic le navire, bien armé, part en chasse après un « vaisseau rochelais » en traite illégale avec les Sauvages de Tadoussac et le prend.


Le 22 juillet à Québec arrive une lettre de LaRALDE demandant l’envoi de l’Alouette à Miscou. Il y a trouvé plusieurs vaisseaux en traite de pelleteries en défense du roi. Il a besoin que l’on arme le petit vaisseau des Jésuites « des choses nécessaires pour se rendre tant plus fort & maistre desdits vaisseaux qui traittoient ».

HNF, 2 : 307, 344, 346, 473


Oeuvres de Champlain, 5 : 1080-1081, 1103-1105, 1113

469

 

Un des deux navires anonymes, l’un du port de 200 Tx et l’autre de 120 Tx, faisant partie de la flotte de cinq navires qui prennent les voiles à Dieppe le vendredi 24 avril 1626.

Oeuvres de Champlain, 5 : 1080-1081

470

 

idem

idem

471

 

Un navire que l’on croit forban. La Catherine l’aperçoit le 27 avril et lui donne la chasse pendant trois heures. Mais meilleur voilier qu’elle, elle doit changer de bord.

Oeuvres de Champlain, 5 : 1081

    autres engagés de 1626        autres gens de mer de 1626            autres marchands de 1626       autres religieux de 1626

  autres soldats de 1626            autres volontaires de 1626         autres émigrants de 1626


Code de couleur des navires
marchands français royaux
cabotage Canada, Louisiane, Québec Acadie, Plaisance, Louisbourg
construits en Nouvelle-France anglais autres Européens
Antilles et autres îles en traite et/ou saisies prises anglaises ou autres
pêcheurs, Gaspé, Percé, Terre-Neuve Baie d’Hudson et/ou au nord corsaires, flibustiers et pirates
combats, captures et/ou mutineries avaries, échouages, naufrages et tempêtes maladies et/ou décès


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