Henri-Marie DUBREIL de Pontbriand  
(Vannes circa janvier 1708 - Montréal 1760)
Jean-Olivier BRIAND
(Plérin 1715 - Québec 1794)

Mgr Henri-Marie Dubreuil de Pontbriand,
6e évêque de Québec de 1741 à 1760

Sources :
http://www.geocities.com/hgig.geo/lav_eveques_quebec.htm
Mgr Jean-Olivier Briand
Musée de la civilisation, dépôt du Séminaire de Québec,
1993.15252 Dessin, Gerritt Schipper, vers 1810 
Mgr Briand a été chanoine de la cathédrale de Québec de
1741 à 1766, puis 7e évêque de Québec de 1766 à 1784.
Sources : http://www.mcq.org/fr/complexe/craf_fonds/craf_fonds.php?idEv=w397
et http://www.geocities.com/hgig.geo/lav_eveques_quebec.htm





La vie quotidienne à bord d'un ancien vaisseau
The Age Of Exploration Life On The Open Sea Biscuit de merToilettes-poulaine
La vie d'un marin  était vraiment difficile à bord d'un vaisseau à l'époque des
grandes explorations  maritimes. Voyage parfois interminable, les navires ne
couvraient que 100 milles par jour, mal payé, quart de travail alternant de
jour et de nuit, désobéissance sévèrement punie par une correction et le fouet, parfois engagé de force, certains commençaient même à travailler à 7 ou 8 ans malgré l'âge minimum de 16 ans.


La diète quotidienne du marin, d'environ 3 000  calories, se composait d'une livre de boeuf et de porc salés, mélangés avec du gras lorsque les rations diminuaient. Comme supplément de nourriture, que tous détestaient, une livre de biscuits de mer infestés de charançons et de vers. Puis un gallon de bière, vin et liqueurs fortes, ce régime salé avec le manque d'eau fraîche potable menaient à la déshydratation. Il n'y avait ni fruit ni légume frais.

Le manque de vitamines apportait le scorbut, dès lors dents et gencives pourrissaient, plaies ouvertes apparaissaient et même des dépressions nerveurses. Ce fléau de la mer, tuait souvent jusqu'à 50% d'un équipage. Le capitaine COOK a été un pionnier en ce domaine en nourrissant ses hommes
de choucroute et de soupe aux légumes séchés.


Les marins n'avaient qu'un seul ensemble de vêtements rarement lavés. Qu'importe pour eux, la saleté et la graisse les protégeaient, croiraient-il, contre la pluie et le vent. Les feux n'étant autorisés qu'en mer calme, les navires pouvait donc être parfois dangereusement froids. Le manque d'air frais sous les ponts causaient un empoissonement au monoxide de carbone. Les hommes couchaient dans des hamacs, coutume empruntée aux Amérindiens.

Le biscuit de mer ou de marin était
autrefois à la base de la nourriture de tout marin et passager. Les voyages en mer étant très long, la conservation des aliments posait donc problème. Même salée la viande  finissait par pourrir. Seuls restaient les biscuits de mer, extrêmement durs et  conservables des années durant mais quand  même pas exempté de vers après un certain  temps. Fait d'un pain sans levain composé de farine de blé avec de la vitamine B et d'environ 10% de protéines. Il était très dense, cuit et recuit plusieurs fois jusqu'à l'absence complète d'humidité. L'origine du mot biscuit vient donc de là, cuit deux fois. L'intendant BIGOT mentionne dans une lettre que la flûte du roi le
Profond a amené de la farine de mauvaise qualité et qu'ils en feront probablement des biscuits.
Sources : http://www.pirates-corsaires.com/
qu-est-ce-qu-un-biscuit
-de-marin-qr1137.htm




Sans commentaires!
Sources : http://www.pirates-
corsaires.com/etant-passionne-
d-histoire-je-sais- qu-a-l-epoque-
au-chateau-de-versailles-les-
qr4-htm


Inondation, pont de glace, scorbut à Louisbourg et
manque de charbon aux forges causés par la rigueur de l’hiver

    Le gouverneur Beauharnois écrit au ministre le 3 février 1741 que le fort de Chambly a été inondé au début de l’année par une digue formée (embâcle de glace) en bas du bassin. L’eau est montée de trois pieds par dessus les planchers et le 17 janvier l’eau ne s’était pas encore retirée. Le 11 janvier le pont en face de Québec a pris d’une glace vive et on a passé dessus le même jour. Maintenant il est pris à Montréal. Le refoulement d’eau s’est porté jusqu’au parapet des murailles de la ville heureusement sans grand dommage.

   De Louisbourg BIGOT écrit au ministre le 1er juin 1741 pour l’informer de ce qui est arrivé dans la colonie : « l’hyver le plus rude qu’on ayt essuyé depuis son établissement a causé beaucoup de scorbut parmi le peuple et le soldat ce dernier a été maltraité, cette maladie commence cependant à diminuer ». Quant aux forges de Saint-Maurice on mentionne dans un mémoire daté du 10 juin suivant que pendant « trois mois entiers de cette hyvert où les froids ont été excessives » ils ont manqué de charbon tant la  consommation extraordinaire que les chaufferies en ont fait entre autre « pour empêcher d’y geler les instruments qui se glacoient neansmoins malgré les feux continuelles qui y estoint de toutes parts ».

Le nouvel évêque, dernier de la Nouvelle-France, et son futur successeur arrivent à bord du Rubis

   Le futur évêque de Québec, le sixième, Henri-Marie DUBREIL de Pontbriand, né à Vannes vraisemblablement en janvier 1708, est élevé à Peurtuit en Bretagne. Il fait ses humanités chez les Jésuites au collège de La Flèche puis sa philosophie et sa théologie au séminaire de Saint-Sulpice à Paris. Ordonné en 1731 il obtient le grade de docteur à la Sorbonne. Revenu en Bretagne il devient grand vicaire de l’évêque de Saint-Malo en 1740 où il est nommé par Louis XV évêque de Québec. Installé au séminaire de Saint-Sulpice à Paris avant de s’embarquer, il se renseigne alors auprès de l’abbé de l’Isle-Dieu sur la Nouvelle-France. Il est consacré le 7 avril 1741. Accompagné de François-Elzéar VALLIER, supérieur du séminaire de Québec qui a passé deux années en France pour se refaire une santé et de deux Bretons comme lui, René-Jean ALLENOU de Lavillangevin, l’ancien recteur de Plérin et un jeune prêtre Jean-Olivier BRIAND, qui deviendra lui aussi évêque de Québec en 1766. Les quatres s’embarquent sur le Rubis et arrivent à Québec le 29 août.

   Le nouvel évêque veut continuer, mais avec plus de souplesse, les réformes entreprises par Saint-Vallier, dont la discipline ecclésiastique avec l’institution de retraites sacerdotales et de conférences ecclésiastiques. Il veut aussi mettre fin aux abus causés par l’absentéisme de ses prédécesseurs immédiats. Il entretient au début de très bonnes relations tant avec le chapître de Québec, dès son arrivée il y fait des nominations dont ALLENOU et  BRIAND, qu’avec les Jésuites. Puis il aura quelques brouilles à partir de 1750 notamment à propos du ministère de la cathédrale de Québec et aussi avec le séminaire de Québec, qui sous la direction des Missions étrangères de Paris, se considérait non pas comme un séminaire épiscopal mais indépendant de l’évêque. D’abord un pasteur Pontbriand entreprend sa première visite pastorale le 8 janvier 1742 à Québec,  puis le 25 juin il est à Montréal. Pendant l’été 1742 il visite les missions entre Québec et Montréal. En 1743 il se retrouve sur la côte de Beaupré et l’île d’Orléans et finalement en 1744 il visite la côte sud. La deuxième a lieu en 1749 et dure plusieurs années. Durant sa première visite l’évêque fera restaurer le palais épiscopal et agrandir la cathédrale malgré le refus de la cour d’apporter son aide. Il s’endette considérablement car la quête et la fondation des messes n’apportent pas les sommes suffisantes. En 1752 il s’occupe de la reconstruction du monastère incendié des Ursulines de Trois-Rivières en trouvant les fonds nécessaires ensuite en 1755 il fait de même pour l’Hôtel-Dieu de Québec incendié. Les besoins de la colonie et sa grande générosité le font considérer comme un évêque pauvre malgré qu’il touche 9 000L à titre d’évêque de Québec et une pension de 3 000L sur les économats.

Éloge du commandant du vaisseau du roi
  
    Jérémie de MÉCHIN
, commandant du vaisseau du roi le Rubis, a débarqué avec diligence les effets du roi, écrit l’intendant dans une lettre au ministre le 9 octobre. Il affirme aussi que l’évêque n’a que des bons mots pour le commandant : « Dans la traversée qui a esté de 84 jours il a vecû très honorablement … [l’évêque] se louë infiniment de ses intentions ». De plus l’intendant ajoute qu’« il a soutenu icy sa table avec la même dignité ». Il se désole toutefois de la pacotille qu’il a apporté consistant en 59 quarts d’eau-de-vie et qu’il a été obligé de laisser à terre n’ayant pu la vendre qu’à un très bas prix eu égard au prix d’achat. Touché par sa situation, l’intendant raconte que le commandant a même dû emprunter pour l’achat des provisions pour le retour. HOCQUART a pris sur son compte de se contenter de sa soumission faite au Bureau du Domaine de payer l’année prochaine les droits de son eau-de-vie, soit 688LT 15S. Il sollicite du ministre la remise de ces droits pour cet officier.

Le commerce des marchands des côtes ruine-t’il celui des négociants des villes ?

   Pierre TROTTIER Desauniers, syndic des négociants de Québec, dénonce dans un mémoire adressé au ministre le 8 septembre 1741 entre autres le commerce des marchands des côtes dont des domestiques, engagés et faux-sauniers qui ruine, selon lui, celui des négociants de Québec. Ils dépouillent les habitants de la campagne de leurs biens qu’ils revendent à vil prix aux bourgeois des villes. Il se plaint aussi des paiements faits avec des acquits de dépenses et prétend qu’on les falsifie aisément. Toutes les dépenses du roi devraient être payées en monnaie de cartes et jusqu’au 25 octobre de chaque année celle-ci devrait être reçue et payée sans aucune réduction en lettres de change du trésor. Le gouverneur Beauharnois et l’intendant HOCQUART lui retorquent qu’il y a très peu de ces sortes de marchands dans les côtes. Au contraire les marchands des côtes ayant des magasins possèdent aussi des terres et des établissements considérables. Leur commerce permet aux habitants d’écouler leur produits et de se procurer leurs besoins plus facilement. Les négociants de Québec se plaignent que leur profession les ruine c’est peut-être parce qu’il y a dans cette ville 100 magasins vendant toutes sortes de marchandises là où 50 suffiraient amplement, d’après eux. Il est vrai que les marchands des côtes se fournissent de marchandises de toutes sortes auprès des forains et des domiciliés qu’ils amènent à Québec en automne. Ils le font pour leur compte mais le plus souvent comme commissionnaire des marchands des villes. Puis la rentrée au printemps se fait en blé et légumes qui servent aux armement des bâtiments destinés à l’Île Royale et aux Îles.

Du charbon en feu sur la flûte du roi et envoi de farine de mauvaise qualité
  
    Les 400 barriques de charbon de terre destinées au port de Rochefort sont déchargées de la flûte du roi le
Profond en rade à Louisbourg car le feu y a pris. Selon le rapport des officiers du navire et du capitaine de port la cause serait la chaleur du fond de cale. Mais pour l’intendant BIGOT, qui informe le ministre dans une lettre le 24 octobre, on a jamais vu d’exemple d’un tel événement et il croît plutôt qu’un lumignon de chandelle allumée ou une pipe tombée sur les barriques a pu déclancher le feu. Il veut éviter un autre accident et ne chargera plus désormais de charbon que sur ses ordres. 

   Par ailleurs dans une autre lettre le 1er février 1742 il se plaint au ministre de la mauvaise qualité des farines envoyées sur cette flûte. Chaque jour elles se détériorent de plus en plus, on les mélangent avec celles du Canada et celles de France de 1740 mais les boulangers prétendent qu’elles ne sont pas composées de froment pur et que l’on ne leur a pas donné le temps de ressuer avant de les mettre dans les quarts. Si les prochaines farines à recevoir étaient dans le même cas on serait obliger d’en faire des biscuits. Pour conclure depuis quelques jours le poisson donne et cela fait espérer que la pêche d’automne ne sera pas entièrement perdue. Il envoie sa lettre par le dernier navire à partir de Louisbourg cet hiver (1742) le Saint-Pierre de Canada de Marseille qui s’en va à la côte Saint-Domingue.

Les Indiens de l’Acadie, chassés par la famine, viennent à Québec

   La plus grande partie des Indiens de l’Acadie sont venus à Québec en 1741, raconte HOCQUART dans sa lettre du 24 octobre au ministre. Leur récolte de blé d’Inde a manqué en 1740 et leurs terres étant inondées au printemps 1741 ils n’ont pu semer. Il a fallu donner à tous des secours extraordinaires. Une dépense considérable puisque le village de Narantsouach a été aux charges du roi une partie de l’été. Heureusement la plupart sont rentournés chez eux. Il en est restés environ 30 qui se sont retirés au village Saint-François, à qui quelques vivres ont été donné. Les Hurons du village de Lorette ont aussi reçu cet hiver 200 minots de blé, leur récolte ayant manqué l’an dernier. Des secours extraordinaire sont aussi été donné aux Indiens du Sault-Saint-Louis et du lac des Deux-Montagnes qui ont aussi manqué de blé.


Très belle récolte à l’île Saint-Jean mais médiocre récolte de blé au Canada

   BIGOT écrit au ministre le 25 octobre 1741 que Saint-Pierre est le meilleur endroit pour établir le poste principal à l’île Saint-Jean (aujourd'hui : Île du Prince Edouard). Les terres y sont les plus fertiles. La récolte dans l’île a été très belle cet été. Plusieurs habitants ont récolté plus de blé qu’il leur en faut mais faute de voiture pour le transporter ils ne peuvent le vendre. Le commerce devra être encourager pour sortir les habitants de la pauvreté. Ainsi ils pourraient s’associer et bâtir une goélette pour le transport de leurs surplus à Louisbourg et y chercher eux-mêmes leurs nécessités au lieu qu’on viennent leur porter et leur vendent à fort prix. Certains lui ont demandé de leur fournir des graines de tabac mais il s’est refusé à leur en procurer de peur que les habitants n’abandonnent la culture du blé, une culture vitale, au profit de la culture du tabac si celle-ci s’avère trop rentable. BIGOT souligne aussi que le sieur DuVivier, qui a acheté une métrairie à SAINT-OVIDE l’an passé, a perdu 50 bêtes à cornes à cause de la rudesse de l’hiver. Heureusement cette perte a déjà été remplacée. C’est à souhaiter, écrit-il, qu’il réussisse car se serait d’un grand secours pour Louisbourg. 

   HOCQUART écrit dans une lettre au ministre le 7 septembre 1741 que la récolte est commencée et on le renseigne de tous les coins de la colonie que la récolte sera fort abondante et que les blés seront d’une excellente qualité. Pourtant dans une autre lettre le 17 décembre 1741 il mentionne que le prix du blé a varié de 50S à 3LT le minot. C’est que la récolte finalement a été médiocre et il y en a moins que l’on pensait. Quoiqu’il en soit il va en facilité la sortie autant que possible en particulier pour secourir l’Île Royale. Pour plus de sûreté il demande que l’on avertisse dans les ports les navires de ne pas se rendre à Louisbourg absolument dépourvu de vivres.

La culture du chanvre

    Il serait souhaitable que la culture du chanvre devienne importante pour la colonie, notamment pour la construction navale, estiment les autorités qui ont donc tenté de l’implanter mais HOCQUART constate avec peine qu’elle ne se perfectionne pas, écrit-il le 3 octobre au ministre. Les habitants avaient l’habitude de présenter et de livrer leur chanvre aux magasins du roi où l’on a refusé le chanvre de moindre qualité ce qui en a rebuté plusieurs. Ils se sont alors adressé aux marchands de Québec qui leur ont tout acheté. L’intendant a voulu rebuter tous les chanvres mal préparés du sieur GUGNIÈRES et des habitants de Batiscan mais il s’est ravisé car cela aurait dégoûté tout le monde de cette culture. Il s’est contenté de faire à tous une réfraction de 10% et de leur dire qu’à l’avenir il ne prendrait plus que les bien conditionnés. Cela a ralenti beaucoup les cultivants, mais le prix de 25LT par quintal est suffisant, croit-il, pour entretenir cette culture chez les habitants. De plus heureusement il reste près de 40 milliers de chanvre en magasin. Cela suffira pour faire travailler pendant 2 ou 3 ans les trois cordiers établis à Québec. Un de ces cordiers a ces lettres de maîtrise, un nommé RAYMOND. L’intendant a besoin de plusieurs pièces de cordage blanc pour la flûte le Canada et il a fait préparer son chanvre comme on fait dans les ports. Son fil est bien filé. Il a eu une entente avec lui et celui-ci tente de faire venir ses deux jeunes neveux établis à Marennes. HOCQUART demande qu’on ordonne leur passage sur le vaisseau du roi lorsqu’ils se présenteront.

Abondance des pelleteries dans les Pays d’en Haut
   
   
   Les ventes de pelleteries à Québec, Montréal et Trois-Rivières se sont élevées en 1740 à  60 182LT 12S 3D. Celles provenant des forts Frontenac et Niagara se montent à 21 785LT 16S  6D  y compris 3 762LT 5S  de castors remis dans les bureaux de la Compagnie des Indes. HOCQUART explique qu’il y a eu une si grande quantité de pelleteries dans les Pays d’en Haut qu’il a été à la veille d’être obligé d‘envoyer toutes ces pelleteries en France à fret sur un navire marchand, ce que la plupart des voyageurs ont été dans la nécessité de faire, attendu le vil prix que les marchands forains en offraient. Il a heureusement pu les vendre presque au même prix que l’année dernière payables moitié dans le courant de décembre prochain, et la moitié restante à la fin d’octobre 1742.
                                                         
États des liqueurs, vins de liqueurs et des tabacs débarqués
des    
bâtiments arrivés en la rade de Québec année 1741

   Selon un état des liqueurs et vins de liqueurs débarqués des douze bâtiments arrivés en la rade de Québec fait le 26 octobre 1741 les navires arrivés à Québec ont déchargé cette année-là un grand total de 6 barriques, 4 tierçons ***, 17 quarts, 3 queues * et 9 demi-queues * de liqueur et vin de liqueur. Cet état doit être sans aucun doute très, très partiel puisqu’un mémoire datant de la même année parle de 3 000 à 3 600 barriques déchargées chaque année à Québec ? Puis un autre état sur les tabacs fait le 26 octobre 1741 indique que sept navires ont déchargé aussi à Québec pour 1175 carottes ** de tabac de Saint-Domingue, totalisant 5 790 livres.

Commerce du Canada

   
   Un mémoire de 1741 portant sur le commerce au Canada mentionne que quoique la colonie perd des hommes tous les ans avec la traite des fourrures son économie se diversifie depuis quelques années avec les pêches, la construction navale, l’exploitation des bois pour les îles, les fers des forges de Saint-Maurice et les cultures plus particulièrement celle du blé. C’est de cette dernière que dépend la richesse des habitants, la multiplication des nouveaux établissements et l’augmentation considérable du commerce des négociants du pays et des forains avec l’Île Royale et les îles de l’Amérique méridionnale. Ce commerce extérieur se fait aussi avec la plupart des ports de France. Au Canada c’est à Québec que viennent mouiller tous les navires mais le port manque de sécurité. En effet il s’y trouve une grande quantité d’ancres qui rend le mouillage dangereux et de plus les bâtiments sont exposés pendant l’automne à de violents vents du nord-est. Il vient des ports de France annuellement de 12 à 14 navires, dont deux ou trois appartenant à des négociants du pays. Ils sont chargés en vins, eaux-de-vie, liqueurs, draperies, toiles, cordages, confitures sèches et autres marchandises. Rouen a été le premier port à commercer avec la colonie puis celui de La Rochelle a suivi et l’a contrôlé de nombreuses années. Maintenant Bordeaux semble le devancer en offrant plus de choses nécessaires en particulier les vins et eaux-de-vie, le principal commerce, soit de 3 000 à 3 600 barriques de vin et de 3 à 4 000 veltes d’eau-de-vie.
Deux navires de Québec sauvent l’Île Royale d’une grave disette
    Deux lettres envoyées au ministre l’une le 28 novembre 1741 par l’intendant de l’Île Royale, François BIGOT, lui mentionne que des six navires chargés de vivres envoyés de Québec cet automne pour l’Île Royale deux se sont perdus aux îles de la Madeleine, l’autre du 23 décembre par les officiers de l’Amirauté de Louisbourg parle plutôt d’un seul bâtiment perdu. Heureusement l’équipage et une partie des farines a pu être sauvés mais quand la nouvelle est arrivée la saison était trop avancée pour qu’on puisse aller les chercher. Trois autres navires ont dû relâcher aux îles et seulement deux sont finalement arrivés à bon bord. L’arrivée de ces deux navires a fait grand bien vu qu’il n’y avait plus un quintal de biscuits à vendre, ils en manqueront probablement au mois d’avril et la pêche n’ayant pas été si bonne, les vivres sont donc extrêmement chers à Louisbourg.
    D’après les officiers si le beau temps se maintient encore un mois il est à espérer qu la pêche sera meilleure que celle des deux dernières années.  Il est venu beaucoup moins de bâtiments d’Europe qu’à l’ordinaire et cela a aussi fait considérablement augmenter les prix des denrées pour l’habitant pêcheur. Un des deux navires venus de Québec appartient à une compagnie de Rouen qui tient ici tous les ans un magasin plein de vivres qu’elle vend à un an de créance à l’habitant ne pouvant payer comptant. Sans cela la colonie aurait sûrement connu sa plus grave disette de tout temps. Il y a pourtant des farines destinées aux îles dans la rade mais faute d’acquéreur BIGOT n’aurait pu empêcher sa sortie. Il prie le ministre d’avertir le commissaire de Saint-Jean-de-Luz d’obliger les premiers capitaines basques qui viendront ici en avril d’apporter leur pain pour toute la durée de la pêche. Selon leur habitude ils apportent leur pain pour les deux ou trois premiers mois puis ils en achètent en quantité le rendant ainsi dès lors plus rare et plus cher. Il serait souhaitable d’avoir en magasin des vivres en cas de disette mais l’habitant y mettrait-il le prix, et écrit-il cela pourrait faire du tort au commerce. Finalement les officiers le renseignent sur un navire parti de Québec cet automne, chargé de morues et de farine pour les Antilles, qui s’est échoué le 19 novembre dernier à l’anse d’Aspé, près du Cap Noir sur l’Île Royale. L’équipage est sain et sauf, une partie des farines et agrès a pu être sauvé mais le restant de la cargaison est perdu.

*********
Sources : BAC : ANOM, COL C11A 75/fol.83-84v et 76/fol.5-6v et 14-17 et 79-81 et 177-180 et et 81/fol.260-263v 111/fol.246-277 et COL C11B 23/fol.84-85v et 125-132 et 227-228v et 24/fol.75-76v in http://bd.archivescanadafrance.org/acf/home.shtm; Dictionnaire biographique du Canada en ligne, Henri-Marie DUBREIL de Pontbriand in http://www.biographi.ca/index-f.html        


1741

No
Navires
Tge
Maître Proprio Armateur Provenance Destination Retour
2302 L'Heureux Retour


LANDRON

Québec

2303

L’Espérance


Pierre BOULLOT, cap


Martin. d 7 avr 1741 Louisbourg Martin.16 jan 1742

2304

Le Saint-Louis


Cie de M.DUGARD
de Rouen

 
Québec

France

2305 La Nouvelle Galère,
de Bordeaux
200-260 Tx Jean COUPERIE, capitaine Durand DOUMERC Durand DOUMERC Bordeaux Québec Bordeaux 28 déc 
2306 La Sainte-Anne



ÎR, b St-Paul idem

2307

Le Saint-Charles

George TANQUERY, capitaine


Niganiche

idem

2308 Le Pacifique, de Bx ou Québec
250 Tx BOUCHER de Montarville

Bx (p-ê) d 8
avr 1741
idem Bx 30 jan 1743
2309 Le St-Jean-de-Grâce
Abraham RAVARD, cap

Granville d 8 avr  Gaspé Granville 10 oct
2310 Le Saint-Gaud



Granville d 4
avr 1741
idem Granville 22 jan 1742
2311 Le Saint-François

Jean MARTEL, de Québec
Le Havre, La Rochelle Québec Le Havre jan 1742
2312 La Paix



Granville d 21 avr Gaspé Granville 25 nov
2313 La Françoise



Granville d 25 avr
Île Royale Granville 10 oct
2314 La Reine Esther, de LR
Paul FOUCHER, capitaine

La Rochelle Qc, Antilles Échouée 29 jan 1742
2315 La Thérèse,
de la Martinique
40 Tx Michel TRENY, capitaine

St-Pierre Martinique Québec 21 jul
2316 Le Londres et un autre navire



Anglais
Jamaïque
2317 Le Saint-Augustin,
de Bayonne

Étienne DHIRIBAREN
DETCHEVERY

Bayonne Pabo, pêche
2318 La Marie-Anne 55 Tx Jacques BADEAU, capitaine DUPÉRÉ
Île Royale Québec
2319 L’Avé Maria
Baptiste DION, capitaine

idem idem
2320 Les Deux Frères
Charles CHAUVAGE, cap

idem idem
2321 Le St-Pierre de Canada, de Marseille

François RICARD, capitaine

Marseille Qc,Lbg vers 1er fév 1742 St-Domingue
2322 La Déesse, de LR 230-280 Tx Étienne DASSIÉ, capitaine Frères PASCAUD
La Rochelle Québec LR 13 déc
2323 Le Rubis
Jérémie de MÉCHIN
Le roi

Qc 30 aoû
2324 La Ville de Québec,
du Havre
300 Tx
DUGARD & Cie
Le Havre Québec Le Havre
2325 Le Centaure, du Havre 350 Tx Frs VANGELLIKOM
VANDELLE, capitaine
DUGARD & Cie

idem idem
2326 L'Heureux Moine,
de Rouen
80-99 Tx Jean BELLET, capitaine BOTTEREAU & Associés
Bordeaux idem Bordeaux 21 mar 1742
2327 Le Joseph Marie,
de Fécamp
108 Tx

Simon LAPOINTE
idem idem LR 15 jan 1743
2328
La Marie-Rose


M. HAVY

idem
2329 Le Saint-Charles
Charles BOUCHER de Montarville


Île Royale idem
2330 Le Saint-Joachim
Pierre HARISMENDY

idem idem
2331 La Louise
Jean Le CHENU, capitaine

Martinique idem
2332 Le Comte de Matignon, de La Rochelle 200-300 Tx Martin LARREGUY, cap Simon LAPOINTE

La Rochelle idem La Rochelle 12 déc 
2333 La Sainte-Claire, de Bx ou Québec
118 Tx Jn-Bapt. LAQUEYRIE ou
Jean LABADIE, capitaine


Saisi Bx 28 jun Île Royale

2334

Le Saint-Amand, de Bx
99-120
Tx
Marc CAUSSE, capitaine Amand NADEAU

Bx d 27 aoû 1741 Québec Bx 22 fév 1743
2335 L’Orion

M. HAVY

idem
2336 Le Saint-Bernard
Martin GALBARETTE, capitaine

Île Royale idem
2337 L'Angélique
36 Tx Olivier AUGER, capitaine


idem idem Martinique
2338 Le Saint-Nicolas,
de Saint-Jean-de-Luz

Auger LAUGA, capitaine

St-Jean-de-Luz Qc 18 sep
2339 Le Saint-Pierre, de Qc
ou La Rochelle
150-190 Tx Pierre CHABOISSEAU,
capitaine
Pierre BOUDET
Bx d 7 jun 1741 Québec LR fin jun 1742
2340 L’Hirondelle



Granville Île Royale Granville 25 déc
2341 L’Aimable Françoise



Granville d 1741
Gaspé Granville 8 fév 1742
2342 Le Comte de Carbonnel



idem
idem
Granville 21 déc
2343 Le Saint-Louis



idem idem
Granville 8 fév 1742
2344 Le Comte de Torigny



idem idem
Granville 13 jan 1742
2345 La Marie-Anne



idem idem
Granville 28 déc
2346 Le Saint-François



idem idem
Granville 9 déc
2347 Le Joseph-Marie



idem idem
Granville 5 fév 1742
2348 Le Pierre-André



idem idem
Granville 15 jan 1742
2349 Le Saint-Julien



idem idem idem
2350 Le Vigilant 80 Tx
LAGROIS
Québec Martinique

2351 La Catherine 70 Tx
CACHELIÈVRE
idem Cabotage
2352 La Françoise 30 Tx
MONSÉGUR
idem idem
2353 Le Saint-François 60 Tx
CHARLESTEIGUY
idem idem
2354 Le Saint-Joseph 177 Tx
DEPLAINE
idem Martinique
2355 Le Saint-François 30 Tx
SALABERRY
idem Île Royale
2356 L'Heureuse Marie 162 Tx
LANDRON
idem Martinique
2357 Le Profond



Martinique Île Royale
2358 L'Union



idem Québec
2359 Le Fidel



idem idem

No
Membres d'équipage et passagers Observations diverses Sources


2302

Membres d’équipage :
- BOISSEL, …
- LANGE, …

Le 22 mars 1741 à Québec les matelots du bâteau l’Heureux Retour, LANGE et BOISSEL, sont condamnés à payer à Nicolas RIOUX 60L, prix d’un cheval qu’il a perdu pour leur service en traversant la rivière Trois Pistoles. Le sieur LANDRON, propriétaire du navire, est tenu d’avancer la somme pour ses matelots qui le rembourseront sur leurs gages et salaires.
BAC en ligne : ANF,
ANQ, 03Q_E1, S1, P3320

2303

Dans son dossier personnel on mentionne que le capitaine Pierre BOULLOT a fait le voyage sur le bâteau l’Espérance de la Martinique à Louisbourg du 7 avril 1741 au 16 janvier 1742, soit pour une durée de 9 mois 8 jours. BAC en ligne : ANF,
ANOM, COL E 45/27p
2304 Passagers départ :
- BÉNI, Laurent 
Laurent BÉNI  « décédé sur le vaisseau le St-Louis de la Cie de M. DUGARD de Rouen
en s'en allant en France », s 09-06-1741 Baie St-Paul.
DGFC, 2 : 214






2305





Passagers arrivée :
- LAMELERIE, Jean


Durand DOUMERC
, propriétaire du navire, la Nouvelle Galère de Bordeaux, acquis pour 30 000L en août 1732, signe le 27 avril 1741 à Bordeaux pour l’envoyer à Québec avec six engagés.
Il est commandé par le capitaine Jean COUPERIE. Le navire revient à Bordeaux le 28 décembre suivant et le capitaine signe alors.

Le 25 avril 1741 Jean / André LAMELERIE / LAMALÉTIE, âgé de 23 ans, natif de Bordeaux, cheveux châtains portant perruque et ancien catholique, désire s’embarquer sur le navire à Bordeaux pour aller à Québec pour affaires, il sait signer.
BAC en ligne : ANF, AD33, 6B 49 63v et 9741v et 97 54

MSGCF, 37 : 49
AD33, fol. 63

NNCC : 177
Bernard 1741, 20/04
(Bx) engagés; AD33, fol
41, 27/04/1741, 6 B
Faugas 1749 (Bx) inv.
de Doumerc

2306

L'état des liqueurs et vins de liqueurs fait à Québec le 26 octobre 1741 indique que le bâteau la Sainte-Anne, capitaine George TANQUERY, a transporté venant de Baie Saint-Paul, relais de l’Île Royale, pour M. le marquis de Beauharnois un tierçon *** de vin de Canarie, déchargé en juin 1741. BAC en ligne : ANF, ANOM, COL C11A 114/fol. 250-252

2307

L'état des tabacs fait à Québec le 26 octobre 1741 indique que le brigandin le Saint-Charles, capitaine Charles BOUCHER de Montarville, a transporté cette année-là venant de Niganiche du tabac, pour le sieur Montarville, soit 45 carottes ** de St-Domingue, totalisant 180 livres, déchargées en juin. BAC en ligne : ANF, ANOM, COL C11A 114/fol. 253-254








2308







 Passagers arrivée :

- GUYON Depré, Marie
Nicolas FERAYRE signe le 30 mars 1741 à Bordeaux pour envoyer le navire, le Pacifique de  Bordeaux, à Québec avec à bord six engagés. Mais le 30 janvier 1743 au retour du navire le capitaine rapporte seulement la décharge de quatre engagés, il en manque deux. Il est commandé par le capitaine Abraham RAVARD.

Le 27 mars 1741 Marie GUYON Depré, veuve GAUTIER, âgée de 75 ans, native de Québec et ancienne catholique, désire s’embarquer sur ce navire à Bordeaux pour retourner chez elle à Québec.

Le navire part de Bordeaux le 8 avril 1741 et revient le 1er juin 1742 d’après Bosher (1) mais le 30 janvier 1743 selon l’Amirauté de Guyenne. (2) Jean-Baptiste THIBAULT, de Bordeaux achète une part d’un huitième du navire en février 1744 pour 2 250L.

L'état des liqueurs et vins de liqueurs fait à Québec le 26 octobre 1741 indique que le navire le Pacifique, capitaine Abraham RAMARD, a transporté venant de Bordeaux, pour le sieur ESTÈBE dix quarts de vin de Malvoisy et une queue * de vin de Frontignan, déchargés en juin 1741.


BAC en ligne : ANF,
AD33, 6B 49 59v et 97 36v et ANOM, COL 11A  114/fol 250-252 (2)

MSGCF, 37 : 49
AD33, fol. 59

NNCC : 178 (1)
Parran 1741, 01/04 (Bx); AD33, 6 B 97*, fol. 36, 6 B 1316, 07/02/1744, 6 B 1362
2309

SHM (Cherbourg), 12P, no
2310

idem
2311
Jean MARTEL, marchand de Québec, est propriétaire du navire et Pierre BOUDET signe en son nom à Bordeaux le 14 avril 1741. NNCC : 194
AD17, B 250
2312

SHM (Cherbourg), 12P, no 
2313

idem









2314



Membres d’équipage :
-
LABADIE, Pierre

- LAVILLE, Jean-Baptiste

Passagers arrivée :
- HUBERT, Pierre

- HUBERT dit Leroux, Pierre
Engagements pour 3 ans à 300 livres de sucre brut à Paul FOUCHÉ, capitaine du navire la Reine Esther de La Rochelle, pour aller à Québec (Desbarres, notaire de La Rochelle) :
- 15 avril - Pierre HUBERT, tailleur d’habits, natif de Montréal en Canada, âgé de 23 ans ou environ, il ne sait pas signer.
-
Pierre HUBERT dit Leroux, ferblantier, natif de Montréal en Canada, âgé de 50 ans ou environ, il sait signer.

Le 22 avril 1741 chez le notaire René-François DESBARRES à La Rochelle Pierre FEBURE, des Sables-dOlonne, en tant que second capitaine du navire la Reine Esther et bien que toutes les formalités aient été faites en son nom, reconnaît Paul FOUCHER, de Fouillou paroisse d’Anvert en Saintonge, en tant que capitaine de ce navire pour le voyage qu’ils vont faire à Québec et delà aux îles de l’Amérique, côte Saint-Domingue.

Membres d’équipage du navire de la Reine Esther hospitalisés à l’Hôtel Dieu de Québec en 1741 :
- Pierre LABADIE, 26 ans de l’Île d’Orléans, matelot de M. FOUCHET, hospitalisé le 28 juin.
- Jean-Baptiste LAVILLE, charpentier de navire sur la Reine Esther, est inhumé le 17 juillet 1741 à Beaumont. Quant au navire il s’échoue sur un banc de sable le 29 janvier 1742.


BAC en ligne : ANF, AD33, 3 E art. 613, fol 49 et 55-55v

DGFC, 5 : 208

NNCC : 186
Lagénie 1742, 27/02
(Bx) assurance

RJMHDQ


















2315

Le 2 juillet 1741 Michel TRENY, capitaine du bâteau la Thérèse, de 40 Tx ou environ, parti de Fort Saint-Pierre à la Martinique le 13 mai dernier et arrivé à Québec hier au soir, fait une déclaration devant le greffe de l’Amirauté de Québec à propos des insultes faites par un navire anglais à 60 lieues au nord des Bermudes. Il aurait rencontré deux vaisseaux anglais qui sont arrivés sur lui et il a alors fait amener toutes les voiles et attendu ces navires. L’un d’eux, le Londres, a envoyé dix coups de canon chargé de balles sur son navire malgré qu’une pirogue ait déjà été mise à l’eau avec son pilote et cinq hommes de son équipage pour aller à bord des navires anglais. Le dit navire aurait encore tiré un autre coup de canon qui est passé sous le bras de TRENY qui dès lors tenait à la main la drisse (câble) de la grand voile. Au même moment les cinq matelots de la pirogue ont été placés sous le gaillard avant du navire anglais gardés par des fusilliers, tandis que le pilote a été placé sous le gaillard arrière aussi gardé par des fusilliers. Puis le capitaine anglais a fait embarquer dix hommes de son équipage, armés de sabre et pistolet, sur la pirogue qui a abordé son bâteau. Ils sont montés à bord et emmené TRENY avec eux sur leur navire. Ensuite le capitaine anglais l’aurait fait mettre aux arrêts dans la chambre du navire avec défense de parler à son pilote et aux autres hommes de son équipage. Les Anglais, dont un officier resté à bord de la Thérèse, se sont rendus maître du bâteau et auraient ouvert le coffre de TRENY et levé les serrures des coffres de l’équipage. Ils ont enlevé tous les papiers des coffres et les ont emmené. Le capitaine anglais les auraient lus. TRENY lui aurait alors dit que c’était des papiers inutiles et que les plus utiles étaient son congé, son rôle d’équipage et son état de charge. Le capitaine lui aurait plusieurs fois dit des invectives et des paroles injurieuses, le disant espagnol et qu’il l’emmènerait en Jamaique. Il est resté en cet état de 4 heures de l’après-midi jusqu’à minuit. Ces cinq hommes d’équipage étaient pendant ce temps interrogés à savoir si lui était espagnol. Le restant de son équipage et le sieur BOUCAULT, son  bourgeois, ont aussi été interrogés par l’officier devenu maître de son bâteau. Il ont fouillé la chambre de son bâteau et passé leur sabre dans les lambris de la chambre pour voir s’il ne s’y trouvait pas quelques lettres ou expéditions  espagnoles. À minuit le capitaine anglais a fait appeler la pirogue. Les Anglais sur le bâteau auraient pris des oranges et des andouilles **** de tabac puis sont partis sur la pirogue. Finalement on a renvoyé TRENY avec son pilote et les cinq hommes d’équipage sur son bâteau. Pour conclure TRENY déclare au greffier de l’Amirauté de Québec que son équipage s’est bien comporté et lui présente son congé délivré le 12 mai au fort Saint-Pierre de la Martinique pour son bâteau chargé de tafias, sirops et autres effets permis.

Le 11 juillet 1741 HAUDOUARD, second et Louis BOYAS, pilote, font une déclaration devant le greffe de l’Amirauté de Québec corroborant la déclaration de leur capitaine du 2 juillet dernier.















BAC en ligne : ANF, ANOM, COL C11A 75/fol 259-260 et 262-263
2316
Deux navires anglais qui ont insulté le navire la Thérèse de la Martinique. idem



2317

Dans une lettre datée du 3 octobre 1741 HOCQUART écrit au ministre qu’en juillet dernier Estienne d’HIRIBAREN, de Ciboure en Biscaye, commandant du navire le Saint- Augustin de Bayonne appartenant à DETCHEVERY, étant à la pêche à Pabo, a enivré Denis DEDAM, un Micmac et s’est fait donner pour 5 à 6 pots d’eau-de-vie une robe de drap. Il a fait de même avec tous les autres « Sauvages » pour avoir leurs pelleteries. Cette robe de drap avait été donnée au Micmac en juin par M. BELLEFEUILLE, subdélégué de l’intendant à Gaspé, de la part de Sa Majesté. Elle lui avait été adressée par M. GUILLOT.

BAC en ligne : ANF, ANOM, COL C11A 120/fol 274-277v





2318

Cette goélette est sur la « Liste des bâtiments de mer construits en Canada pendant l'année 1741 »; propriétaire : DUPÉRÉ, port : 55 Tx, destination : cabotage; signé par HOCQUART à Québec le 8 octobre 1741.

L'état des liqueurs et vins de liqueurs fait à Québec le 26 octobre 1741 indique que la goélette la Marie-Anne, capitaine Jacques BADEAU, a transporté venant de l’Île Royale, pour le sieur CHALOU une queue * de vin de Canarie, déchargée en juillet 1741.

L'état des tabacs fait à Québec le 26 octobre 1741 indique que la goélette la Marie-Louise, capitaine Jacques BADEAU, a transporté cette année-là venant de l’Île Royale du tabac, pour le sieur CHALOU, soit 229 carottes ** de St-Domingue, totalisant 800 livres, déchargées en juillet.




BAC en ligne : ANF, ANOM, COL C11A 75/fol 323 et 114/fol 250-252 et 253-254




2319

L'état des liqueurs et vins de liqueurs fait à Québec le 26 octobre 1741 indique que le bâteau l’Avé Maria, capitaine Baptiste DION, a transporté venant de l’Île Royale, pour le sieur DION deux tierçons *** de vin de Malvoisie, déchargés le 28 juillet 1741.

L'état des tabacs fait à Québec le 26 octobre 1741 indique que le bâteau l’Avé Maria, capitaine Baptiste DION, a transporté cette année-là venant de l’Île Royale du tabac, pour le sieur DION, soit 70 carottes ** de St-Domingue, totalisant 280 livres, déchargées en juillet.



BAC en ligne : ANF, ANOM, COL C11A 114 /fol 250-252 et 253-254

2320

L'état des tabacs fait à Québec le 26 octobre 1741 indique que le brigandin les Deux Frères, capitaine Charles CHAUVAGE, a transporté cette année-là venant de l’Île Royale du tabac, pour le sieur LAMBERT, soit 36 carottes ** de St-Domingue, totalisant 144 livres, déchargées le 1er août. BAC en ligne : ANF, ANOM, COL C11A 114/fol 253-254




2321

L'état des liqueurs et vins de liqueurs fait à Québec le 26 octobre 1741 indique que le navire le Saint-Pierre de Canada, capitaine François RICARD, a transporté venant de Marseille, pour le sieur RICARD une barrique et un quart de vin Muscat, déchargés le 16 août 1741.

BIGOT mentionne dans une lettre le 1er février 1742 qu’il l’envoie au ministre par ce navire, le Saint-Pierre de Canada de Marseille qui s’en va à la côte Saint-Domingue, le dernier à partir de Louisbourg cet hiver-là.



BAC en ligne : ANF, ANOM, COL C11A 114/fol 250-252 et C11B 24/fol 75-76v









2322








Passagers arrivée :

- JEAN, Maurice

- MÉRY, Mathurin

Les propriétaires, les frères PASCAUD, ont signé à La Rochelle le 6 avril 1741 pour envoyer le navire à Québec.

Engagement à 300 livres de sucre, payées à la fin du service à Étienne DASSIÉ, capitaine de la Déesse, de La Rochelle (Desbarres, notaire de La Rochelle) :
- (537) 30 mai - Mathurin MÉRY, 17 ans, tonnelier, de Rochefort, il sait signer.

- (538) Maurice JEAN, 19 ans, tailleur d’habits, de Dinan, Bretagne.

L'état des liqueurs et vins de liqueurs fait à Québec le 26 octobre 1741 indique que le navire la Déesse, capitaine Étienne DASSIÉ, a transporté venant de La Rochelle, pour les pères Jésuites une barrique de vin de Frontignan, pour le sieur Tonnancour, une queue * de vin Muscat, pour le sieur PURY une demi-queue *, pour le séminaire de Montréal, une demi-queue de vin Muscat, déchargés le 17 août 1741.

L'état des tabacs fait à Québec le 26 octobre 1741 indique que le brigandin la Déesse, capitaine Étienne DASSIÉ, a transporté cette année-là venant de La Rochelle du tabac, pour le sieur GOGUET, soit 60 carottes ** de St-Domingue, totalisant 246 livres, pour le sieur BOURGINE, soit 40 carottes ** de St-Domingue, totalisant 160 livres, pour le sieur DASSIER, soit 325 carottes ** de St-Domingue, totalisant 2500 livres, déchargées le 16 août.




BAC en ligne : ANF, ANOM, COL C11A 114/fol 250-252 et 253-254

NNCC : 149

RHAF, 14 : 258
Desbarres 1741, 30/05 (LR)

2323


Le capitaine (1) Jérémie de MÉCHIN commande le vaisseau du roi le Rubis.


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L'état des liqueurs et vins de liqueurs fait à Québec le 26 octobre 1741 indique que le navire le Saint-Bernard, capitaine Martin GALBARETTE, a transporté venant de l’Île Royale, pour le sieur GALBARETTE trois demi-queues * de vin de Navarre, déchargées en septembre 1741. BAC en ligne : ANF, ANOM, COL C11A 114/fol 250-252
2337


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2339


2340

SHM (Cherbourg), 12P, no
2341

idem
2342

idem
2343

idem
2344

idem
2345

idem
2346

idem
2347

idem
2348

idem
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idem
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Code des couleurs des navires 
marchands français royaux
cabotage Canada, Louisiane, Québec Acadie, Plaisance, Louisbourg
construits en Nouvelle-France anglais autres Européens
Antilles et autres îles en traite et/ou saisies prises anglaises ou autres
pêcheurs, Gaspé, Percé, Terre-Neuve Baie d’Hudson et/ou au nord corsaires, flibustiers et pirates
combats, captures et/ou mutineries avaries, échouages, naufrages et tempêtes maladies et/ou décès


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